3 brèves

Si j’en crois mes indicateurs, DSK, sollicité par un auditeur d’une radio publique, aurait répondu la chose suivante : « N’ayez crainte, je suis anti-libéral ! Je ne cherche à promouvoir que la social-démocratie de type scandinave. ». Puisque, comme l’écrit par ailleurs la Lime, personne n’est obligé d’être con, j’aimerais bien savoir ce qui peut pousser ce candidat à la candidature à tenir de pareils propos. La démagogie ? La flagornerie d’une base militante fortement ancrée à gauche ? La bêtise peut-être ? Tout à la fois ?

Si DSK se met à concurrencer Ségo, je vais bien avoir du mal à trancher à qui je verserait ma prime au plus con. Dotée d’une enveloppe de 10 000 copeauflouzes, quand même.

En tout cas, si ce n’est pas lui qui est désigné par les socialistes, cela simplifiera considérablement mon choix ; je ne me sens aucun atome crochu avec le grand bourgeois au crâne d’œuf, ni avec la madone des socialistes.


La Lime nous apprend ce qu’est la micropolitique : je vous laisse lire son excellent billet plutôt que d’en faire un résumé ici. Toutefois, je ne résiste pas à l’envie de citer sa conclusion :

Pour caricaturer, le discours français est :

Je suis élu, je travaille pour l'intérêt général, donc ceux qui s'opposent à mes réformes sont des salauds égoïstes que je dois écraser (et qui finissent en général par me faire reculer !).

Le discours micropolitique est :

Je suis élu, mes réformes sont bonnes pour le plus grand nombre, mais certains vont y perdre, il est légitime qu'ils s'opposent à la réforme en question, il faut les acheter.


Et pour finir, une petite citation péchée par ailleurs :

Si tu préfères le bien-être à la liberté, la tranquillité de la servitude au défi exaltant d'être libre, retourne en paix chez toi. Nous ne te demandons ni ton conseil, ni ton appui. Incline-toi et lèche la main qui te nourrit. Que tes chaînes te soient légères et que la postérité oublie que tu fus notre compatriote.

Samuel Adams (1722 - 1803) - révolutionnaire nord-américain et organisateur de la Boston Tea Party.


EDIT : je vous invite à lire cet article d'Aurel, consacré à la taxe environnementale sur les importations, et qui fait un excellent point sur la question.


Et si vous voulez vous détendre encore un peu, voici la parabole footballistique du libéralisme.

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Sur les « peines plancher »

Sarko veut obliger le juge à condamner selon un barème préétabli, du moins quant à son plancher. On dit qu’agir ainsi, c'est tourner le dos à tout l’héritage judiciaire français, ainsi qu’à la Convention européenne des droits de l’homme. Ce formalisme me semble inutile et néfaste. Inutile, car ce n’est pas le problème : rien n’empêche d’innover, et innover c'est par définition proposer quelque chose qui n’existait pas auparavant, qui, donc, peut entrer en contradiction avec ce qui existait déjà. Néfaste, parce que ce formalisme détourne de la vraie question, qui est le fond et non la forme, du problème.

Et le fond du problème, c'est bien le degré de liberté qu’on laisse aux juges de juger.

Rappelons tout d’abord deux choses : d’une part, l’individualisation des peines est récente (elle date du code pénal Badinter de 1994) ; d’autre part, elle n’est pas totale (il existe encore des peines plancher, par exemple les peines criminelles assorties d’une période de sûreté). Enfin, il y a le cas particulier des récidivistes, qui encourent toujours des peines deux fois plus lourdes que les autres.

Je pense que cette automaticité par le bas des peines est une mauvaise chose. Elle comporte en effet deux biais, non pas théoriques, mais que l’histoire a déjà démontré. Comme le dit Serge Portelli, président de la chambre correctionnelle de Paris,

« Au début du XIXe siècle, les jurys préféraient déclarer des coupables innocents plutôt que de les voir condamnés à des peines fixes trop fortes dont ils >ne voulaient pas ».

C'est un argument de poids, qui me semble vrai encore aujourd'hui, le cas de Marc Cécillon peut du reste en être une bonne illustration.

L’autre biais, c'est celui du but, de la finalité de la peine. Sans vouloir faire du sous-Michel Foucault, que je vous invite à lire ou relire, la peine me semble-t-il sert à amender le coupable, pas à l’enfoncer. Pour qu’il s’amende, encore faut-il qu’il comprenne, qu’il accepte, qu’il juge légitime la sanction qui lui est infligée. Et pour cela, il faut qu’il puisse exercer sa responsabilité, se défendre, espérer l’acquittement ou la relaxe, bref, qu’il puisse faire valoir tout son point de vue, sans qu’il soit amputé, quoi qu’il arrive, d’une partie de sa défense.

De même, je ne suis pas pour des peines plancher dans la durée, sans qu’on puisse aménager l’application de celles-ci.

En revanche, je ne vois pas très bien pourquoi il serait interdit de supprimer « l’excuse de minorité », issue de l’ordonnance sur les enfants délinquants de 1945. Le monde a changé, la sociologie aussi, et « l’enfant » de 16 à 18 ans des années quarante, du sortir de la guerre, pas plus d’ailleurs que celui des « blousons noirs » des années soixante, n’a rien à voir avec celui du XXIe siècle. Revenir sur cette « excuse », et les rendre par conséquent pleinement responsables de leurs actes, ne me pose aucun problème éthique.

Un beau métier

Mme Pavan-Dubois est magistrate. Plus exactement, elle est membre du parquet, du ministère public, près la Cour d’Assises de l’Isère, à Grenoble. Elle exerce les fonctions d’avocate générale, et prononce des réquisitoires dans les affaires criminelles que la Cour d’Assises a à juger. En général, elle requiert des peines lourdes pour des inconnus que jamais elle ne reverra. Ça ne l’incite guère à la clémence.

Parfois, lorsqu’un sordide affaire d’inceste, de meurtres de petites filles, ou toute autre affaire défrayant la chronique des faits divers du Dauphiné libéré, le journal local, passe en jugement, elle connaît même une pointe de notoritété et assiste, impassible comme l’est la loi d’airain de la Justice, avec un grand « J », au ballet médiatique, aussi exagéré qu’éphémère.

Mais il est plus rare que Mme Pavan-Dubois ait à requérir dans une affaire, certes médiatique, mais dans laquelle l’ « opinion publique », telle qu’on l’appelle élégamment, et même la partie civile, sont favorables à la plus grande clémence à l’égard de l’accusé. C'était le cas la semaine dernière avec le jugement de l’ancien rugbyman berjallien Marc Cécillon. Il vient pourtant d’être condamné à 20 ans de réclusion.

Mme Pavan-Dubois avait requis un peu moins, soit à peine quinze ans de réclusion criminelle, une broutille, une bagatelle, et savez-vous pour quelle raison ? Alors même que ses propres filles s’y opposaient, Mme Pavan-Dubois a osé affirmer que son réquisitoire voulait être la « sanction d’un trouble social » et que, par conséquent, les filles de Marc Cécillon « n’avaient pas à s’en mêler ». La peine « est destinée à compenser la déchirure de l’ordre social, quelles que soient les exhortations des victimes. »

Suis-je le seul à trouver ces propos scandaleux ? De quel droit cette fonctionnaire, cette gratte-papier de tribunal de quartier, cette femme que la réussite du concours de la magitrature a extrait du genre humain pour mieux la ranger dans la cuisse de la justice divine, de quel droit celle qui n’est rien de plus que vous et moi, lève-t-elle le glaive aveugle de la Justice comme d’autres leur verre pour trinquer ? De quel droit se permet-elle de juger au nom de la société ? de quel droit agit-elle à l’encontre de la volonté même des parties, de toutes les parties ?

Au nom du stupide système français, où, outre la procédure inquisitoire d’une autre époque, où le juge d’instruction est tout sauf un juge mais a tout du flic pinailleur, il existe encore une autre particularité, de taille ; à tout procès, qu’il soit civil ou pénal, administratif ou de sécurité sociale, en première instance ou en cassation, devant un tribunal ordinaire ou spécial, jamais deux parties ne s’opposent, sous l’œil impartial de la justice qui tranche. Vous avez en réalité trois parties, car aux côtés du plaignant et la défense, vous avez toujours le « représentant de la société », le « défenseur de la loi », et pourquoi de la veuve et de l’orphelin pendant qu’on y est ? Bref, le parquet, le commissaire du gouvernement, le ministère public, qui requiert en fonction de critères que le ministre de la Justice dicte. Et qui, au délibéré, lequel est secret, influence et critique le travail de ses collègues du siège, au point d’exercer, bien souvent, un magistère moral de premier plan.

C'est ce principe même de représentation de la société que je conteste, car la « société » n’existe pas plus que la marmotte qui aime le chocolat suisse. Ce « ministère public » n’est rien que l’émanation du ministre de la Justice. Lequel est membre d’un gouvernement, qui, aux ordres d’un président élu par 20% des électeurs du premier tour des dernières présidentielles, ne représente, au mieux, que 10% des électeurs inscrits (et je vous fais grâce de tous les non-inscrits). Et c'est cela que vous appelez « société » ? Et pourquoi pas un collège de syndicalistes, pendant qu’on y est ? Un « ministère public des enfants » qui, à titre consultatif, viendrait s’enquérir des problématiques concernant les plus jeunes ?

La « société » existe : simplement, elle n’est pas la fiction abstraite, celle des lecteurs inattentifs de Rousseau, elle n’est pas un fürher désincarné et subjugant toute réalité ; elle est un jeu permanent d’interactions individuelles, elle ne vise aucune fin unique, mais a de multiples fins, elle n’est pas une « organisation » donnée, qu’on gère comme ses comptes de blanchisserie, mais un « ordre » au sens hayékien, spontané, éphémère, mouvant, imparfait, un ordre désordonné, si j’ose dire, car tout sauf téléologique. Il ne tend vers aucune fin, il met simplement en relation pacifique et profitable chacune de ses parties. Ce qui est déjà beaucoup et bien suffisant.

C'est donc l’abolition même du « ministère public » qu’il faut réclamer ; c'est sa disparition du système judiciaire français qu’il faut espérer. Un procès doit opposer les deux parties, sous l’œil d’un arbitre ou d’un juge. Point barre.

Se faire rembourser Windows ?

Cela semble possible à présent, à en croire ceci.

Ranking

Si j'en crois ce site, l'humble blog de votre modeste serviteur tournerait, en moyenne, aux environs de la centième place des "blogs politiques" (qualification que je rejette frontalement, au passage). C'est un résultat à la fois surprenant (je n'aurais jamais cru être si haut) et un peu inquiétant, tant d'autres blogs, de grande tenue, n'apparaissent pas dans cette liste, du moins à des positions honorables.

Pire encore, hormis Alternative libérale (56e) et ExtrêmeCentre (28e), ce dernier site étant très particulier (pardon Jugurta, j'accroche très peu), il n'y a quasiment aucun défenseur des valeurs de la liberté parmi les blogs les plus fréquentés. Sauf à prendre le grand angle plutôt que le téléobjectif, et d'évoquer notamment ceux de DSK, ou de Devedjian. Pourquoi pas, mais vous savez ce que j'en pense : le libéralisme n'est pas politique, il est moral et philosophique.

Ceci devrait vous en convaincre.

Douceur et mauvais goût

tatu9sp...autrement dit, tout Copeau en quelques mots. Je poursuis ma série d'intermèdes musicaux, qui n'apportent certes rien, sinon un peu d'air, je veux dire d'espace, à ce blog qui n'en manque pas en général (d'air, pas d'espace), hormis ces derniers temps, me semble-t-il. Je vous invite donc à découvrir t.A.T.u, et leur morceau intitulé 30 minutes. Vous connaissez bien sûr leur réputation sulfureuse, celle de All the things she said et de son long baiser langoureux sous la pluie ; vous ne connaissez peut-être pas cette ritournelle russe, issue de l'album 200 km/h in the Wrong Lane, qui est celui d'All the things she Said.

Battle Royale au pays des soviets ?

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Salade verte

Je ne résiste pas à l'envie de reprendre in extenso la dernière chronique d'Eric, qui, bien qu'anodine et comparable à celles que la Lime écrit, a l'immense mérite de paraître dans un journal tel que le Monde.

Le réchauffement de la planète est devenu un problème trop sérieux pour être laissé aux écologistes. La Grande-Bretagne l'a compris. Tony Blair a confié à un économiste de renom, Nick Stern, le soin de rédiger un rapport de 700 pages sur les conséquences du changement de climat. Publié il y a huit jours, ce texte est devenu immédiatement une référence mondiale.

La France est restée, elle, dans le politicard et l'émotionnel. Les partis Verts continuent de se perdre dans d'inénarrables combats de chefs, et voilà que le pays, oubliant Descartes, porte aux nues une vedette de la télévision et que les candidats à la présidence de la République se l'arrachent.

Que l'on se comprenne bien : Nicolas Hulot est sûrement très utile pour mobiliser les consciences, comme Coluche a été utile pour créer les Restos du coeur. Mais, de même que l'initiative de l'amuseur n'a pas fait diminuer la pauvreté, celle de l'animateur ne va pas refroidir la température de la planète d'un milliardième de milliardième de degré.

M. Hulot propose "un nouveau contrat entre les Français et le président de la République" prévoyant cinq propositions et dix mesures à mettre en oeuvre sur le territoire national. Rappelons que la France est responsable de 1,5 % des émissions mondiales de CO2 : 368 millions de tonnes sur 24 milliards. Les Français auraient beau élire un vice-président tout vert comme le souhaite M. Hulot, rouler à vélo et couper le courant, cela ne changerait strictement rien au ciel.

Sans doute, répondent les écolos. Mais "il faut bien montrer l'exemple" ! Nous voilà au coeur de leur stratégie : avoir mauvaise conscience, se serrer la ceinture, entrer volontairement dans " la culture de la modération". Au besoin, il faut contraindre les récalcitrants par la force (à Paris, par exemple) pour sauver la planète. Les hommes roulent-ils toujours en 4 × 4, veulent-ils la "clim" (parce que, justement, il commence à faire chaud, vous ne trouvez pas ?) et la Terre continue-t-elle de bouillir ? C'est parce qu'on n'a pas assez expliqué, que la prise de conscience n'est pas assez haute dans la hiérarchie de l'Etat, que le capitalisme et les industriels (hou ! hou !) refusent de "produire autrement" et de faire "des produits qui durent et qui soient réparables". Changeons le capitalisme, diminuons la croissance !

Cette salade verte, arrosée par Dieu et Malthus, idéologisée, séduit en France. L'écologie y est devenue la dernière manière de lutter contre le capitalisme. Mais elle n'a aucune chance de convaincre ailleurs. C'est une version première (et encore douce) de cette stratégie qui a présidé au fameux protocole de Kyoto, lequel impose aux pays signataires des restrictions chiffrées d'émissions de CO2 par rapport à 1990. Le malheur est que ça n'a pas marché. Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le protocole, le Canada vient de s'en retirer. Aucun pays émergent n'est concerné alors que la Chine deviendra la plus grosse "pollueuse" dans dix ans. En Europe, seules la Grande-Bretagne et la Suède respectent leur ordre de marche. La France à peine.

Entre-temps, sur la lancée, expose le rapport Stern, l'atmosphère, qui comprend 430 parts par million (ppm) de gaz à effet de serre (contre 280 ppm avant la révolution industrielle), en contiendra trois fois plus en 2100. La température montera de 2 °C ou 3 °C en 2050 et de 3 °C à 10 °C en 2100. Et de souligner l'ampleur du problème en rappelant que le thermomètre est aujourd'hui plus haut de seulement 5 °C par rapport à l'ère glaciaire.

Pourquoi l'échec ? Parce que la gestion du climat pose une question inédite à l'humanité, "un défi biblique", dit justement Martin Wolf dans le Financial Times : il faut que tout le monde participe et qu'il n'y ait pas de gros malin profitant, sans rien faire, des efforts des autres. La méthode du cri d'alarme, de l'exemplarité et de la restriction volontaire défaille. Elle se heurte en outre, quoi qu'en disent les militants Verts, à des incertitudes scientifiques.

Pas sur la réalité du réchauffement ni sur la responsabilité de l'homme (encore que Claude Allègre a bien raison de maintenir des doutes), mais sur les conséquences de ce réchauffement. Ensuite parce que les solutions en appellent à un retour des Etats à une coopération entre eux, ce qui déplaît aux pays libéraux (la très grande majorité), qui craignent cet étatisme et redoutent qu'il ne débouche sur un immense gâchis d'argent.

Comment convaincre les réticents, et d'abord les Etats-Unis et la Chine ? Sûrement pas en leur proposant la "modération", et encore moins de changer le capitalisme. Nicolas Stern inverse le point de vue : c'est le réchauffement qui menace la croissance, et non pas le contraire. "Le monde n'a pas à choisir entre "éviter le changement climatique" et "promouvoir la croissance et le développement". L'évolution des technologies énergétiques et les mutations des appareils économiques font que la croissance n'est pas antinomique avec la réduction des gaz à effet de serre." Il faut bien sûr faire prendre conscience (comme les écolos ou Al Gore), taxer le CO2 (comme M. Hulot, mais à l'échelle mondiale), mais à la condition de décupler les efforts de recherche et de développement sur les énergies propres.

Pas moins de croissance, mais plus de science. Ajoutons : plus de nucléaire.

ÉRIC LE BOUCHER

Libéralisme

La version livre numérique de Libéralisme (ebook, si vous préférez) de l'ouvrage majeur de Pascal Salin existe, je l'ai trouvée !

Je vous invite et vous conseille à vous jeter dessus, pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore lu, c'est un must. L'un des meilleurs bouquins consacrés à la question, sous de nombreux aspects, depuis des années.

Elle est disponible à cette adresse en version PDF, ou encore à celle-ci en version PDF optimisée pour une lecture à l'écran.

Il existe même une version Mobipocket Reader, à lire avec ce lecteur, spécialement adapté au format e-book.

Interlude

La fidélité masculine, tout un programme, hein ?

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La reproduction (bis)

J'aime beaucoup ce que la Lime a écrit, je le cite donc in extenso.

Voici ce que Madonna a dit de Ségolène Royal :

"Elle a de la classe (...) Le monde se porte mieux depuis qu'il y a plus de femmes au pouvoir. Une femme présidente en France, ce serait logique."

Tandis que Corneille (Pierre évidemment) a écrit dans Cinna :

"le pire des Etats, c'est l'Etat populaire"

Enfin, l'historien André Kaspi, à la question : "Est-ce qu'Hillary Clinton ne ressemble pas à Ségolène Royal ?", a répondu avec un demi-sourire sans ambiguité sur le sous-entendu :

"Hillary Clinton est très compétente."

...

Vous devinez bien de quel coté je penche.

La reproduction

A propos du livre de Michel Turin :

Les Français n'aiment pas leur entreprise, la Bourse, l'argent (des autres), parce que les syndicats parlent toujours du « grand soir », que les politiques n'aident pas vraiment, que des abus ont lieu dans la communauté financière, avec sa large part d'énarques, parce que les enseignants sont hostiles et/ou peu compétents, les journalistes pas mieux, les prêtres pareil, les intellectuels itou, les structures non capitalistes florissantes, Colbert toujours là, les jacobins au mieux de leur forme et que tout ceci entre dans une « reproduction simple » à la Marx version Bourdieu. Vient le temps où il faut payer le prix de cette sarabande et l'addition est salée : peu de croissance mais des déficits, peu de PME mais des fonctionnaires, peu de fonds de pension mais des fortunes qui vont à l'étranger.

(Jean-Paul Betbèze)

Sarko le Che

Je note une nette inflexion dans le discours sarkoziste. A toutes fins utiles, je reproduis ci-dessous le passage le plus anti-libéral, de mémoire, qu'il n'ait jamais prononcé. Il date de ce soir, à Saint-Etienne, où Nicolas a semble-t-il lancé sa campagne présidentielle.

Effet de tribune ? Peut-être pas. Une fois de plus, la droite montre qu'elle n'a rien compris au libre-échange, qui ne profite pas aux riches, certes ! Mais qui est le salut de tous les pauvres, ceux de France comme ceux d'ailleurs.

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