Daniella Rush

Quelques petites photos de la star :

http://www.pornstarfinder.net/tgp/daniellalea/V00254_photo_14.jpg

http://www.pornstarfinder.net/tgp/daniellalea/dlog1.htm

La pyramide des besoins

Elle avance, à lire ici.

Par ailleurs, et sur conseil d'Eskoh, je vous invite à visiter le site des communistes pour Kerry.

Une photo parmi d'autres :

The imperialist rain dampened but couldn't destroy the educational tool of the masses - The People's Cube.

This Ultimate Egalitarian Puzzle teaches the people the correct attitude towards choice, competition, and collectivism, as well as improves self-esteem and provides hours of entertainment to the proletarians.

The advantages of The People's Cube are obvious:

NOBODY IS TOO FAST

NOBODY IS TOO SLOW

NOBODY IS TOO SMART

NOBODY IS TOO STUPID

EVERYBODY IS EQUALLY AVERAGE

Et voir une vidéo ici, ou le courrier du coeur de Jacques Chirac.

Dans un autre genre, Agent Provocateur sort une nouvelle collection, avec un trailer sympa disponible ici.

Reagan, Clinton, Bush : le plus orthodoxe n'est pas celui que l'on croit

Dans la liberlishaft, plusieurs vouent une grande admiration pour Ronald. Il en est même qui défendent George. Mais rares sont ceux qui éprouvent une quelconque sympathie pour Bill.

Je trouve cela profondément injuste, sans même parler de la sympathie due à Monica.

En effet, il me semble difficile de faire de Ronald le parangon de la pensée libérale. Ce constat est vrai sur le plan politique, il est vrai aussi sur le plan économique. C'est ce second point que je vais tenter de démontrer ici.

Ronald, en arrivant au pouvoir en 1981, peut s'appuyer sur un allié de taille : Paul Volcker, président de la FED depuis octobre 1979. Ils décident, tous deux, de mener une politique monétaire très résolue à réduire l'inflation, qui était en effet élevée, et ce au prix de taux d'intérêt réels très élevés, du moins en début de période (6,2% sur la période 1980-84). Par ailleurs, Ronald mène une "révolution de l'offre", comprenant notamment une baisse des impôts, et réduisant le poids du gouvernement en éliminant le gaspillage et son implication dans l'économie.

Mais cette politique monétaire restricitive, couplée à une politique de l'offre active, n'est qu'un des aspects de l'action de Ronald.

Celui-ci, en effet, a mené une politique budgétaire fortement expansionniste, essentiellement du fait de l'accroissement des dépenses militaires (on se souvient du programme de la Guerre des étoiles).

Je ne conteste pas les résultats positifs de cette politique, dans la mesure où la baisse des impôts, par l'effet Laffer, et la politique monétaire restrictive ont permis de limiter le déficit budgétaire américain (-4% entre 1980 et 1984, -4,3% entre 1985 et 1989, soit une quasi-stabilité).

Mais on ne peut en faire une politique totalement libérale. C'est plutôt un savant dosage de néo-keynésianisme et de politique de l'offre.

Prenons à présent le cas de George W. : un point commun avec Ronald, sa politique de relance par l'offre. Trois plans de relance successifs ont été votés par le Congrès : en juin 2001, pour 1 350 milliards de dollars, en mars 2002, pour les entreprises, et enfin en mai 2003, pour 700 milliards de dollars (réduits de moitié depuis). Ces plans de relance ont consisté en des baisses d'impôts, et en l'abandon de la double taxation des dividendes versés.

L'accroissement budgétaire, pour important qu'il soit, n'atteint toutefois pas celui de Ronald.

La grande différence entre Ronald et George, c'est la politique monétaire suivie : la FED a en effet mené ces dernières années une politiique de soutien à l'activité, passant par une forte baisse des taux d'intérêt, et l'abandon de facto du dollar fort : de 6,5% début 2001, le taux directeur de la FED a été abaissé jusqu'à 1% en 2003, soit un taux d'intérêt réel négatif d'environ -1%, compte tenu de l'inflation.

Cette politique n'est pas inefficace, elle non plus : après un fort ralentissement en 2000, dû à l'éclatement de la bulle internet[1], la reprise a été constatée dès 2003. Elle provient surtout de la consommation des ménages, stimulée par les baisses d'impôts. Mais l'investissement des entreprises, lui, est pour l'instant assez atone. Ce qui est un motif d'inquiétude.

Conclusion (provisoire) :

  • Ronald combine une politique monétaire ultra-restrictive, une politique fiscale volontariste, et une politique budgétaire ultra-keynésienne. Ce policy mix me semble assez éloigné de la vision caricaturale tant des libéraux pour qui Ronald ne saurait être critiqué, que des lefties qui voient en lui la réincarnation du Malin.
  • George W. combine une poltique budgétaire expansionniste, keynésienne de facto, avec une politique fiscale très stimulante et une politique monétaire accomodante. A la différence de celle de Ronald, la politique menée par George est particulièrement risquée : toutes les manettes aboutissent à accroître considérablement le déficit budgétaire US. Lequel sera une dette publique demain. D'un excédent de 2,3% du PIB en 2000, le solde budgétaire est passé à un déficit de 3,4% du PIB en 2002, et atteindrait 4,9% en 2003 et 5,3% en 2004. Le risque est d'autant plus grand que les ménages américains sont particulièrement endettés. Bien sûr, comme je le disais dans un autre billet, le fait d'attirer des capitaux étrangers est un signe de dynamisme. Mais le pari est risqué. Et peu orthodoxe.

Il est surtout trompeur.

En effet, rien n'aurait été possible sans Bill.

C'est en effet son administration qui a engagé la réduction du déficit public, en arrêtant les baisses d'impôt et en contrôlant les dépenses. Le déficit public a non seulement été résorbé, mais plus encore des excédents ont été réalisés. Ce sont eux qui ont permis à George de mener sa politique budgétaire expansionniste. Bill n'a pas augmenté les impôts, ni remis en cause le rôle de l'Etat dans l'économie, tel que Ronald l'avait établi.

Moralité ?

De Ronald, George et Bill, le plus classiquement libéral, au sens économique du terme, c'est le troisième.

Notes

[1] les prêteurs ont pris conscience de l'importance disproportionnée des actifs de la nouvelle économie dans leurs portefeuilles ; la recomposition de ceux-ci s'est donc traduite par une chute des flux nets entrants d'investissements directs, des achats nets d'actions et par des entrées de capitaux courts.

Bientôt deux journalistes de retour au pays

...mais pas forcément entiers. Outre la tragédie personnelle que représente cet événement (je ne ferai pas le mariole si j'étais sur le seuil de la porte de la Grande faucheuse), on ne peut néanmoins pas rester apathique devant cela.

Je suis de l'avis de Frodon, non pas en ce sens qu'il fallait nécessairement, et en tout point, défendre la position americano-israélienne au moyen orient. Mais en ce que la France n'a pas seulement tenté de convaincre les autres pays de son point de vue. Elle a mené une campagne tambour battant en faveur des saddamites, en faisant le tour des capitales pour dénigrer la position americano-anglo-espagnolo-italienne. Ce n'était pas innocent.

Le fait qu'il y ait beaucoup d'Arabes en France, en milieu urbain, n'est à mon sens pas étranger à cet état de fait. De même que la volonté, continuelle depuis de Gaulle, de prendre le contre-pied des Etats-Unis pour tenter de fonder une soi-disant diplomatie autonome. Mais il y a beaucoup de lâcheté dans la position qui consiste à protester vertement contre les vexations (et non tortures, ou alors il faut trouver un autre mot pour définir les méthodes qui ont eu cours en Allemagne, en URSS ou encore au Cambodge) d'Abu Graib, et contre les méthodes de Guantanamo, et à ne dire mot devant ce qui se passe en Iran.

Evidemment, il faut critiquer Guantanamo et les methodes américaines. On peut s'opposer aux méthodes de nazis qu'emploie Israël en Palestine. On peut d'ailleurs très bien être opposé à la guerre en Irak, comme le sont les courageux membres de Chacun pour soi. Mais il faut aussi ne pas confondre la paille et la poutre. Là on parle de fondamentalisme religieux. De fanatiques. De nouveaux Torquemada.

Il y a en vérité beaucoup de compromission dans la position française. Ca ne paye pas vraiment, on dirait.

Il faut avoir le courage de dire que les islamistes sont des enculés.

Naan, y paraît que c'est la faute du Mossad. Heureux les simples d'esprit...

Social individualist

Blogographe s'interroge sur l'art et l'ordure, suite à cette info rigolote : Une femme de ménage a jeté par erreur un sac poubelle qui faisait partie d'une exposition d'art moderne à la Tate Britain, l'un des principaux musées londoniens.

La photo en haut, c'est Alice Cooper. Enfin, vous m'avez compris, c'est Angelina avec un T shirt d'Alice, elle qui est une fan de longue date du vieux métalleux.

Pourquoi vous parle-je d'Alice ?





C'est parce que le Frogman s'interroge sur les billion dollars lefties, ces con-cons (contestataires consensuels) du showbiz qui défendent, par définition, des thèses de gauche en ayant à peu près rien dans le citron. Comme il le dit fort bien :

il ne s'agit pas de savoir si les rock stars et autres saltimbanques peuvent avoir des opinions en politique comme tout un chacun (la réponse est évidemment oui), mais de bien établir une distinction entre opinion personnelle et prosélytisme, particulièrement lorsque les prosélytes sont loin d’être des lumières en la matière.

Et particulièrement lorsque, comme c'est le cas avec les artistes à qui les remarques d'Alice Cooper s'adressent, ils mettent leur renommée au service de leurs convictions... et au mépris de leur public, puisque rien, sinon leur arrogance et leur égocentrisme sans bornes, ne leur permet d'affirmer que tous leurs fans (qu’il s’agisse d’REM, de Bruce Springsteen ou des autres) sont anti-Bush.

Concernant Alice Cooper, je n'ai pas l'impression que ses positions aient fondamentalement changées, puisqu'il supporte Bush fils. Ce qui m'amène, en fait, à lui attribuer le titre de libre penseur, c'est plutôt le fait que dans un milieu incroyablement conformiste, celui des artistes - tant du show business que du cinéma (et en dépit des apparences qu'ils se donnent...) - des individus comme lui ne se sont jamais coulé dans le moule du zeitgeist.

Mes souvenirs d’ancien lecteur de Metal Hammer mais aussi d’abonné à Kerrang, me confirment d’ailleurs que c’était généralement le cas dans le genre musical auquel appartient Alice Cooper. J’ai comme l’impression qu’on ne naît pas social individualist, mais qu’on l’est devenu dans les années 80.

Je suis un junkie de cinéma et de musique, mais en dehors de leur art, je n'ai que peu de considérations pour les artistes. Posez n'importe quelle question à un Michael Stipes ou à un Bono (sans même parler de nos sous crétins néo-marxistes locaux du genre Manu Chao), et vous obtiendrez les même réponses superficielles et pré formatées du genre: "les pauvres pauvres sont si pauvres, c'est une horreur horrible."

Ouais, maintenant sors de la piscine et passe moi la coke.

Pendant ce temps, Vincent poursuit son étude sur la pauvreté comparée de la France et des Etats-Unis.

Enfin, Johan s'oppose à l'accroissement excessif du budget de la commission européenne.

Hallali

Un billet de Romain qui nécessite quelques commentaires, encore que je n'ai pas grand chose à voir, ni avec les millonistes, ni avec l'auteur du site web dont il est question ici. Mais comme j'aime bien mettre mon grain de sel, l'occasion est trop belle.

Je ne répondrai pas sur tout, mais je ne peux pas laisser passer la référence à l'article sur l'idéologie marxiste.

L'auteur de l'article évoque la controverse qui s'est fait jour lorsque Pascal Salin a été récusé par le tribunal de la pensée, alors qu'il venait d'être nommé président du jury du concours 2003-2004 de l'agrégation en Sciences Economiques. L'auteur cite aussi

(...) le professeur Caccomo, qui est de mes amis et qui, bien entendu, a fait lui-même l'objet d'odieuses insinuations ad hominem, est cité par Roland Granier, professeur émérite de l'Université d'Aix-Marseille et doyen honoraire de la Faculté d'Economie appliquée, dans un article intitulé "Socialisme, libéralisme et concours d'agrégation de Sciences économiques de 2004 en France" que publie l'Association Liberté chérie sur son site www.liberte-cherie.com. L'indignation de cet honnête homme, qui bien sûr rejoint en tout point la mienne, reflète ce que nous pensons tous de tels agissements qui illustrent la misérable situation dans laquelle ces gens, dont la pensée frelatée repose sur une imposture permanente, ont plongé notre université incapable de rivaliser, dans un monde ouvert, avec l'enseignement supérieur d'aucune autre nation avancée.

Alors, oui, en effet, le milieu universitaire français reste fortement marqué par l'extrême gauche, plus ou moins marxisante. L'auteur a totalement raison. Et Pascal et Jean-Louis ont mes amitiés.

Concernant la SNCF, le sympathique Romain nous dit que

A mon trés humble avis, le probléme de la SNCF c'est qu'elle ne remplit plus vraiment son rôle de service public avec par exemple des tarifs à 110 euros voire plus pour un Lyon-Paris allez-retour en seconde classe

Je doute pour ma part que ceci soit indifférent à la situation actuelle. Il est peu contesté que les chemins de fer français sont parmi les plus chers au monde. Pas seulement pour l'usager évidemment, mais au coût par kilomètre. Et qu'on ne me dise pas que la France est le seul pays à posséder un TGV, c'est faux.

Ma réponse personnelle : La libéralisation ferroviaire mal contrôlée au Royaume-Uni offre l'écueil à éviter. Mais entre ce scénario et la situation actuelle, des voies médianes sont envisageables intégrant une ouverture progressive de certaines lignes à d'autres opérateurs, avec une agence de régulation comme on l'a pratiqué dans la téléphonie et une mise en place d'appels d`offre des régions pour le transport régional, ligne par ligne, avec attribution de concessions......

Selon la commission européenne, la concurrence sur les secteurs de réseaux (eau, gaz, électricité, télécommunications, services postaux) a permis de réduire les coûts cumulés de 30%. Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement pour le ferroviaire.

EDIT (merci Chris) : http://www.euro92.com/new/article.php3?id_article=606

Un texte sur l'état réel des trains en grande-Bretagne.

Il faut garder à l'esprit que sorti du TGV qui est un véritable gouffre financier, les trains corails sont dans un état déplorable. De plus la SNCF coûte la bagatelle de 7.5 milliards d'euros par an au contribuable rien qu'en subventions, soit davantage que les budgets de la police et de la justice réunis.

Le coût réel du transport ferroviaire est donc masqué de sorte qu'il est faut de prétendre que la nationalisation fait baisser les prix.

Enfin, concernant le gaspillage des fonds publics au bénéfice d'associations et syndicats divers, comment ne pas voir qu'il s'agit là d'un formidable clientélisme ? Comment ne pas voir que Delanoë achète ici, avec l'argent du contribuable, des électeurs pour les futurs scrutins ? C'est de la corruption d'électeur, comme il y existe la corruption des fonctionnaires.

Bon, le reste de l'hallali ne me concerne pas, je goûte très peu les néocons. Je n'ai pas grand chose d'un euricain ;)

Pendant ce temps, Prodigy sort un nouvel album. Ca c'est une bonne nouvelle.

Ah j'oubliais, toujours sur Lyon - et je sens que ça va faire plaisir à Romain - un article d'Adam consacré à la communication municipale...

Et pendant qu'on parle de notre bonne ville, voici un message de mes amis de Contribuables Associés :

Jour de libération fiscale : le Syndicat Unifié des Impôts (SNUI) voit rouge…

Le SNUI, principal syndicat des fonctionnaires de Bercy, a réagi à la campagne de presse des Contribuables Associés à l’occasion du jour de libération fiscale, le 16 juillet dernier. Une célébration, qui selon nos très chers collecteurs d’impôts serait « mue par la haine ».

Chaque année, les Contribuables Associés célèbrent le jour de libération fiscale. Pour 2004, la dépense publique s’élève à 53,9% du PIB, ce qui signifie que nous avons travaillé jusqu’au 15 juillet au soir uniquement pour l’Etat et que ce n’est qu’à partir du 16 juillet que nous avons enfin pu travailler pour nous même. Pour célébrer l’évènement et sensibiliser l’opinion, notre association a lancé avec succès une large campagne dans la plupart des grands titres de la presse : Le Figaro, Le Monde, France Soir, Valeurs Actuelles, Spectacle du Monde, Le Parisien, Métro et Nice Matin et quinze spots publicitaires ont également été diffusés en boucle sur Europe 1.

Outré, le tout puissant syndicat des impôts a réagi - avec l’excès qui le caractérise - en qualifiant le message des Contribuables Associés de « nauséabond car mû par la haine » et s’est présenté comme le défenseur et garant de l’ « impôt citoyen » sans lequel la société ne pourrait survivre puisque l’impôt serait le garant « des solidarités » source d’égalité…

Bien entendu, solidarité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, la dévotion vouée à l’impôt par ce syndicat de fonctionnaires est des plus intéressée… Les effectifs pléthoriques* au ministère des finances, fruit de longues journées de grève, ce sont nos impôts. Les primes de plus de 40 % exonérées de certaines charges sociales, ce sont encore nos impôts. Enfin, les retraites précoces et bien mieux rémunérées que dans le privé, ce sont toujours nos impôts… Alors, si les fonctionnaires du SNUI veulent plus de « solidarité » et d’ « égalité » dans la société, les contribuables français sont tout à fait disposés à ce que de tels privilèges soient supprimés. En 2005, ils pourront ainsi être libérés un peu plus tôt dans l’année !

* Dans une allocution, au mois d’avril, le Président de la République, Jacques Chirac, rappelait que la collecte de l’impôt, en France, pouvait être quatre fois plus coûteuse qu’à l’étranger.

Vive la justice des mollahs

Amnesty International et Eolas se sont fait l'écho de la tragédie d’Ateqeh Rajabi .

Ateqeh était une jeune fille de 16 ans.

Comme beaucoup de jeunes filles de son âge, elle avait un petit ami. Elle a couché avec lui. Pas de quoi faire une lettre au courrier du coeur de Girls Magazine.

Seulement voilà. Elle était Iranienne.

En Iran, par application de la Charia, c’est un crime, le « amal-e manafe-ye 'ofat » ce qui en perse signifie « Comportement incompatible avec la chasteté.

Elle a été jugée par le tribunal religieux de Neka, dans la province de Mazandaran, au nord du pays.

Au cours de son procès, où elle n’a pas eu l’assistance d’un avocat, elle a déclaré au juge Haji Reza qu’il fallait punir les coupables de corruption morale, et non les victimes. Le juge n’a pas apprécié son insolence et, ni une ni deux, l’a condamnée à mort.

En Iran, toute peine capitale doit être confirmée par la Cour suprême.

Ce fut le cas avec une célérité exemplaire (trois mois) grâce à l’intervention du Président du district judiciaire de Mazandaran.

L’exécution a eu lieu publiquement le dimanche 15 août 2004, dans le centre ville de Reza.

Le juge Haji Reza était présent à l’exécution et a lui-même mis la corde autour du cou de la jeune fille, et donné le signal à la grue de hisser la condamnée.

Après l’exécution, il a déclaré « qu’il l’avait faite exécuter parce qu’elle était trop insolente ».

C’est la dixième exécution d’un mineur en Iran depuis 1990.

Le coauteur du crime, c’est à dire le petit copain, a été condamné à 100 coups de fouets et remis en liberté après l’exécution de la sentence.

Je cite in extenso ce billet car il n'est pas possible d'être plus explicite.

Mais l'intérêt du blog d'Eolas, outre le réveil de nos consciences, c'est aussi la qualité de ses commentaires. Alors qu'un intervenant comparait l'Iran aux USA, qui puniraient de la peine de mort les sodomites, Eolas répond fort justement :

Il faut vous mettre à jour. La Cour suprême a déclaré anti constitutionnelle les législations anti sodomie le 26 juin 2003 (Lawrence vs Texas).

la sodomie n'etait puni que que dans certains Etats, 14 pour être précis outre la loi militauire, ce n'est pas un délit fédéral.

La sodomie n'était punie qu'entre hommes dans 4 Etats (Texas, Oklahoma, Kansas et Arkansas) et quel que soit le sexe des partenaires dans 11 autres plus Puerto Rico (Idaho, Utah, La Louisiane, le Missouri, L'Alabama, la Floride, le Michigan, la Caroline du Sud et du Nord, la Virginie et le Maryland.

La décision se fonde sur le droit à la vie privée et sur l'égale protection devant la loi.

Le rapprochement avec les Etats Unis me paraît très capillotracté et limite déplacé, cher Cossaw.

L'Iran est l'un des pays où les libertés individuelles sont le plus bafoué, les Etats Unis un de ceux où elles sont le mieux protégées.

Ou encore, sur le rôle de la Charia :

Les religions juives et chrétiennes reposent sur la Bible (ancien testament pour la première, essentiellement les Evangiles pour la seconde).

Ces textes sacrés sont la rédaction de traditions orales relatant des faits antérieurs et parfois bien plus anciens (la Genèse, l'Exode...). Dès lors, leur lecture peut et doit donner lieu à interprétation. Ce n'est pas Dieu qui a écrit la Bible.

La seule reproduction censée être fidèle de Sa parole est le décalogue, puisqu'il s'agit d'une retranscription des tables de la loi, écrite par Lui et conservées fort longtemps dans le Temple de Jerusalem. Evangile veut d'aileurs dire "témoignage", tout comme Testament en latin.

En revanche, le Coran est une retranscription directe de la parole de Dieu, apportée au Prophète par l'archange Gabriel.

Si interprétation il y a dû y avoir, elle a été faite par les premiers docteurs de la foi et forment une jurisprudence, les Hadith, qui sont fixés depuis l'aube de l'Islam.

Le Coran plus les Hadith forment la Charia.

C'est une loi qui est donc immuable depuis 1400 ans. Elle ne peut pas évoluer, toute évolution serait hérésie.

Les Droits de l'Homme sont ressentis par les fondamentalistes iraniens ou d'Al Qaeda (ou les wahabites d'Arabie Saoudite) comme une abomination occidentale, expression athée donc mécréante, comem tout ce qui vient de l'occident d'ailleurs.

La seule possibilité d'évolution de l'Islam est de renoncer à la Charia, de séparer le spirituel du temporel, ce que l'Eglise a fait il y a deux mille ans avant de tenter de revenir dessus après l'échec de la tentative de Charlemagne de reconstituer l'Empire romain.

L'espoir existe : la Turquie n'a pas renoncé à l'Islam mais a adopté une constitution résolument laïque et a banni la Charia. l'Islam européen (la Bosnie Herzégovine, l'Albanie, l'Azerbaïdjan...) ne s'est jamais référé à cette loi, qui correspond plus à des tribus primitives de nomades qu'à des populations sédentaires.

La laïcité, ce n'est pas disserter sur les vertus républicaines du bandana dans les cheveux. C'est interdire à l'Etat, détenteur de la violence légale, de se référer à quelque religion que ce soit.

C'est parfois tout simplement une question de vie ou de mort.

Je vous invite à lire le reste ici et à avoir une pensée pour Ateqeh.

Libéral de gauche

Un nouveau spectre hante l’actualité intellectuelle et politique européenne depuis la fin du Xxe siècle : le « libéralisme de gauche ». Bien qu’elle se réfère à l’action gouvernementale de Tony Blair et Gerhardt Schröder ainsi qu’aux évolutions doctrinales du « New Labour » et de la social-démocratie allemande, cette expression ne renvoie-t-elle pas plus à la quadrature du cercle qu’à un objet théorique précisément identifiable, consistant et cohérent ? Et, pour les libéraux classiques, peut-elle représenter autre chose qu’une illusoire et dommageable chimère ? Peu explorée, l’allégation d’un libéralisme de gauche indispose tous ceux qui se cramponnent dogmatiquement à des frontières idéologiques intangibles, et estiment que sous cette apparence d’oxymoron et se théorisation en « troisième voie » se cachent d’inacceptables compromissions et d’improbables mariages entre l’eau et le feu. Du côté libéral, et surtout des libéraux conservateurs ou marchéistes pour lesquels tout ce qui est « de gauche » sent d’emblée le soufre, cet apparentement est décrété impossible et en tous cas condamnable : s’il y avait un libéralisme de gauche, cela ne prouverait-il pas qu’il y a corrélativement un libéralisme « bourgeois », le leur ? Pour la vieille gauche socialiste, c’est tout simplement pactiser avec le diable et l’enfer capitalistes : « le libéralisme de gauche, fourrier de la société de marché », comme le dit Alain Minc en traduisant avec ironie leur réaction (www.capitalisme.fr). On y crie d’autant plus à la trahison que l’initiative du rapprochement est venue de certains secteurs de la gauche et non des libéraux…

Pour achever de compliquer les choses, l’expression « libéralisme de gauche » se trouve fréquemment associée à celles de « social-libéralisme » à gauche, ou de « libéralisme social » chez les libéraux – aussi confuses l’une que l’autre. « Social-libéralisme » parce que, calquée sur celle de social-démocratie, elle centre bien plus son contenu sur un « social » devenu un mot-valise vide de toute signification précise quand il ne demeure pas imprégné d’un relent d’égalitarisme étatique que sur un libéralisme relégué au second plan et auquel seraient consenties d’inévitables concessions. Tandis que « libéralisme social » présuppose arbitrairement que par essence, le libéralisme ne comporterait aucune préoccupation d’équité économique, et qu’il faudrait le compléter par de bonnes œuvres charitables.

Si elles étaient établies, la réalité et la viabilité d’un libéralisme de gauche aussi authentiquement libéral que de gauche contribuerait assurément à dédroitiser et recentrer une tradition libérale au champ élargi et à la dynamique revivifiée. En tête de leurs conditions théoriques de possibilité figure l’existence d’une gauche dont l’engagement anti-totalitaire serait également anti-collectiviste. Qui ne se fourvoie pas dans l’illusion syncrétique d’une « troisième voie » entre capitalisme et socialisme, ne s’en tienne pas à la dimension politique du libéralisme pour oser en finir avec les excès de l’interventionnisme assistanciel, redistributif et ultra-réglementariste de l’Etat providence – et adhère sans restriction aux principes individualistes de responsabilité individuelle, de liberté contractuelle et de respect du droit de propriété. Sur la base du paradigme libéral, le libéralisme de gauche illustrerait alors la possibilité intellectuelle d’en déduire des conséquences et applications pratiques autres que celles du libéralisme de pur laissez-faire. Son pari : dans la ligne des idées d’un Karl Popper suggérant dès 1958 de « réduire ce qui semble tant faire question dans l’Etat welfare : la bureaucratisation et la mise en tutelle de l’individu » (En quoi croit l’Occident ?), parvenir à concilier l’éradication des principes et effets pervers de l’Etat providence avec l’exigence d’accompagner le libre marché de dispositifs qui en suppriment la brutalité et la clôture pour les moins bien lotis. Il s’agirait de « rendre tout un chacun capable de prendre ses responsabilités et de faire preuve d’initiative pour affirmer sa compétence sur le marché au lieu de se comporter comme un « raté » et de recourir à l’assistance de l’Etat », pour reprendre les termes d’Habermas dans Après l’Etat-nation. Cet étrange narrateur théorique existe-t-il ? Certes, et qui plus est, il ne date pas d’aujourd’hui. A la question « le libéralisme de gauche, combien de divisions ? », il faut même de plus répondre qu’elle ne sont pas intellectuellement insignifiantes puisqu’au sein de la tradition libérale classique, il ne fut pas rare de voir des penseurs à précocement témoigner d’une incontestable sensibilité « de gauche ». A la fin de ses Droits de l’homme, Thomas Paine fut parmi les tous premiers à se soucier de protéger les droits des plus déshérités. Tocqueville, lui, dénonça les aspects aliénants de la division du travail et préconisa d’aider les prolétaires à se constituer une épargne. Et Stuart Mill, dès les dernières pages de De la liberté et plus encore en divers écrits parus peu avant qu’il ne disparaisse s’employa à rendre certaines des critiques et propositions socialistes compatibles avec la logique d’un libéralisme pour tous. A ces premiers libéraux de gauche en ont succédé d’autres au Xxe siècle, en rangs relativement fournis. En France, il faut compter avec le leader radical Yves Guyot (rédacteur en chef du très laissez-fairiste Journal des Economistes…), ou Alain, partisan éclairé d’un libre marché à l’accès démocratisé, et d’une certains façon Raymond Aron, qui a toujours défendu le bien-fondé d’une correction des inégalités sociales par l’action de l’Etat. Dans l’aire anglo-saxonne, Isaïah Berlin et Karl Popper n’ont cessé d’allier leur anti-collectivisme à de vives critiques à l’encontre des injustices entraînées par un laissez-faire intégral. En Allemagne, les thèses « ordo-libérales » de W. Röpke (… membre de la Mont-Pèlerin Society) exposées en particulier dans Une économie humaine : le cadre social du marché libre furent toutes entières orientées vers l’édification d’une économie sociale de marché. A ce recensement qui ne saurait être exhaustif, il faudrait entre autres ajouter les noms d’Ortega Y Gasset, et, en Italie, ceux de Luigi Einaudi et de Norberto Bobbio : preuve, s’il en fallait, qu’à l’instar du libéralisme en général, le libéralisme de gauche est non seulement une réalité « vivante », mais aussi l’œuvre d’un concert européen des nations.

En marge de ce consistant courant de gauche que seuls les esprits sectaires pourraient songer à exclure de la famille libérale, il convient de noter que le discours de plusieurs des libéraux les plus pleinement acquis au laissez-faire manifesta d’évidentes préoccupations de vrai progrès social. Turgot défendit le droit des pauvres de pouvoir librement travailler (et les libéra effectivement de la « corvée »), Adam Smith et Jean-Baptiste Say plaidèrent pour l’instauration d’une instruction publique gratuite à l’intention des travailleurs les plus humbles, et Bastiat, non content de siéger à gauche au Parlement, fut l’initiateur des bourses du travail et appuya de toutes ses forces l’idée des sociétés de secours mutuel…

Loin de se cantonner à un pieux et idéaliste discours, la philosophie sociale du libéralisme de gauche vient d’être pensée, traduite et vulgarisée en termes politiquement concrets par les intellectuels proches des travaillistes anglais – en premier lieu par Anthony Giddens (The Third Way, titre malgré tout problématique…). L’inflexion doctrinale « blairiste » en direction du libre marché et des principes de l’éthique libérale classique est suffisamment flagrante pour avoir révulsé les socialistes français, encore tout imprégnés de culture marxiste et trotskiste. Surtout, cette rhétorique novatrice n’est pas demeurée lettre morte. Si pendant la période thatchérienne, c’étaient Smith et Spencer passant à l’acte, la pratique gouvernementale du « New Labour » de Tony Blair s’inspire directement des préceptes de Stuart Mill et de Karl Popper. Le « New Deal » prôné par le blairisme a ainsi l’ambition de soutenir activement chômeurs et travailleurs modestes sans retomber dans les ornières collectivistes de l’aide sociale inconditionnelle à tout va : au welfare succède le workfare. Tout en créant un salaire minimum en Grande-Bretagne, il propose un nouveau contrat alliant risque et sécurité en vue de développer les atouts concurrentiels (l’employabilité) des individus sur le marché et leurs chances de mobilité sociale. L’idée est en même temps de passer d’une société d’actionnaires (Stakeholding) à une société de partenaires (Shareholding) participant pleinement et équitablement à la dynamique capitaliste. Car ce dispositif ne doit en rien écorner l’économie de libre concurrence : il s’agit de s’en servir au lieu de simplement la servir. C’est pourquoi Tony Blair n’est revenu sur aucun des acquis de la libéralisation thatcherienne (déréglementations, privatisations, réduction de la pression fiscale, mise hors-jeu de la bureaucratie syndicale, …), ce qui lui a valu les foudres du Grand Inquisiteur Bourdieu vitupérant « le social-libéralisme à l’anglaise, ce thatcherisme à peine ravalé » (Contre-feux 2).

Bien que le néo-travaillisme soit aussi sous une certaine influence communautarienne (celle des philosophes Amitaï Etzioni et John Gray), trop d’éléments font au total pencher la balance dans le sens libéral pour que l’on puisse hésiter à convenir qu’il y a bien là un réel libéralisme de gauche. Aussi bien la dure critique de la « culture de dépendance » sécrétée par le welfare State que l’institution d’aides sociales liées à l’obligation de reprendre un travail et de retrouver l’autonomie sont de facture classiquement libérales. Les propos des membres du gouvernement travailliste sont sans ambages : « Le temps des droits automatiques à l’allocation sociale sont révolus. Nous seront durs » (T. Blair), « A partir d’aujourd’hui, on n’aura plus le droit de rester chez soi sans rien faire tout en touchant des allocations » (G. Brown), « Il faut tirer les gens de la pauvreté et de la dépendance pour les conduire vers la dignité et l’indépendance » (Fr. Field), « (L’aide sociale) fonctionne souvent à l’encontre de la nature humaine La culture des allocations doit être changée » (T. Blair). Difficile de se montrer plus résolu à en finir avec le monument historique illibéral de l’Etat providence !

C’est en bonne logique qu’on le constate : le critère libéral décisif de la responsabilité individuelle est devenu le maître-concept orientant l’action du travaillisme post-moderne. « Nous croyons dans la responsabilité des individus de se prendre en charge quand ils le peuvent » affirma T. Blair en décembre 1997. La détermination néo-travailliste à réindividualiser la responsabilité et la rétablir au cœur de la régulation sociale est telle qu’elle a conduit à adopter et appliquer le principe de la « tolérance zéro » face à la délinquance. Selon J. Straw (ministre de l’Intérieur), « Une culture de l’excuse s’est développée dans le système judiciaire pour mineurs. Une excuse de sa propre inefficacité, sous prétexte que (les délinquants) sont victimes de leur environnement social. On les met trop rarement face à leurs responsabilités ». Si l’on ajoute enfin qu’en valorisant l’éthique du travail et la récompense de l’effort personnel, ce travaillisme revu et corrigé s’inscrit effectivement dans la perspective d’un « new individualism », force est de conclure qu’il fraye bien plus la voie 1 bis du libéralisme qu’une vague et ambiguë troisième voie entre individualisme libéral et étatisme collectiviste.

Ce libéralisme de gauche serait-il une exception… anglaise ? Pas le moins du monde. Aux Etats-Unis, l’administration Clinton et les « new democrats » l’ont pratiqué à leur manière en se référant aux mêmes thèmes du passage du welfare au workfare, de la restauration de la responsabilité individuelle et de la tolérance zéro. En Allemagne, les sociaux-démocrates reconvertis en « nouveau centre » affiche désormais des orientations théoriques similaires. Proche de G. Schröder (pour qui « le droit à la paresse » ne doit pas exister en Allemagne…), Bobo Hombach les expose en termes crus : « Celui qui vit de l’aide sociale calcule s’il est rentable pour lui de travailler L’Etat doit encourager l’initiative personnelle. On ne doit pas vivre mieux en étant passif qu’en travaillant. L’aide sociale ne doit pas devenir un mode de vie L’enjeu du XXIe siècle sera de synthétiser intelligemment des solutions de gauche – c’est-à-dire collectives – et libérales, comme la liberté individuelle » (entretien au Monde, 2 décembre 1998). Le chancelier Schröder lui-même enfonce le clou : « le bon choix est celui qui encourage la créativité et les potentialités des individus plutôt que de compter sur une redistribution a posteriori des revenus » (préface à la traduction de The Third Way). Et dans le très remarqué manifeste commun Blair – Schröder de juin 1999, l’accent est vigoureusement mis sur les bienfaits de la « flexibilité », du « sens de l’effort personnel » et de « la responsabilité individuelle ». Du libéralisme pur jus…

A la différence de la tradition libérale classique, le libéralisme de gauche constituerait-il une exclusivité propre à l’Europe (ou l’Amérique) du Nord ? La résistance farouche que lui opposent les socialistes français et l’inexistence d’un courant de pensée de ce type en France peut le laisser supposer : les intellectuels qui ne le rejettent pas d’emblée sont rarissimes [1]. Nouvelle manifestation de l’exception culturelle française percluse dans son étatisme congénitale et des schèmes marxisants qui perdurent, cette situation fait qu’à gauche on accepte au maximum un « socialisme de marché » rendu incohérent par l’attachement à une hyper-redistribution assistancielle et l’aversion pour la responsabilité individuelle ou la liberté contractuelle. Dommage pour la gauche qui y perd l’occasion de s’ouvrir au nouveau monde et de renouer avec certaines de ses valeurs originelles. Et pour le libéralisme, qui y perd celle de se revitaliser dans la pluralité.

Notes

[1] * Par exemple Thierry Leterre dans La Peur libérale de la gauche (Presses de Sciences Po, 2000) et Alain Minc dans www.capitalisme.fr (Grasset, 2000).

I'm a motherfucka redneck, you kna

A lire sur le blog de Romain, un article sur les activistes US de gauche.

On connait bien sûr les célébrités pro-Kerry (Barbra Streisand, Jamie Lee Curtis, Ben Affleck, Leonardo DiCaprio, Jennifer Aniston, Kevin Costner, Meg Ryan, Steven Spielberg ou Warren Beatty, etc). Mais il y a aussi des écrivains, le mouvement Punk voter (voir en parallèle les libertarian punks). Les séries télés façon West Wing.

Il note enfin, et à juste titre,

Hors élection les choix politiques s'affichent aussi facilement, nombre de journalistes sont ouvertement marqués dans leurs opinions comme le trés conservateur Rush Limbaugh.

Certes, mais il y a tout autant de journalistes vedettes du Washington Post ou du NYT, donc liberals, qui tiennent leur blog. J'en ai parlé ici.

Difficile de ne pas reconnaître que le milieu du show-biz et celui des médias sont à 95% en faveur de Kerry. Taranne explique fort bien l'influence des neocons, du 11 septembre et de la guerre ratée en Irak sur cet état de fait.

Je le cite :

Le mouvement anti-Bush prend rapidement de l'importance, dans la mesure où il bénéficie de relais dans les médias majoritairement de gauche, que des républicains à l'ancienne comme John McCain ne se gênent pas non plus pour critiquer l'action présidentielle et que l'après-guerre en Irak (notamment les actes de torture commis dans la prison d'Abu-Ghraib) apporte de l'eau à son moulin. La jonction avec les Democrates classiques ne tarde pas à s'opérer, comme en témoignent l'étoile filante Howard Dean ou certains spots de campagne de John Kerry. La récupération de l'anti-bushisme s'accompagne également d'une surenchère "sociale" bien incarnée dans le discours très "classe contre classe" du candidat à la vice-présidence, John Edwards, et destinée à récupérer les liberals en froid avec le Parti depuis la dérive "droitière" de Clinton.

On peut craindre qu'une victoire de John Kerry, si elle restaure dans un premier temps l'image des Etats-Unis à l'étranger, ne s'avère finalement plus nuisible encore au niveau intérieur. Otage d'un parti fortement gauchi, Kerry devra composer avec ses radicaux tout comme Bush doit composer avec les siens. Or, la dernière chose dont les Etats-Unis aient besoin en ce moment est d'un président trop à gauche - ou trop à droite, d'ailleurs. Le prochain locataire de la Maison-Blanche, s'il veut ne pas être le dernier, devra s'appuyer sur les plus petits dénominateurs communs, quitte à perdre l'appui des "durs" de son parti.

Je doute malheureusement que Badnarik puisse y changer quoi que ce soit.

Ub-Dick

Nous avons évoqués avec Eskoh la littérature de Philip K. Dick. Cet auteur est pour moi une référence de la littérature, et pas seulement de la SF.

Je commence par Ubik, qui est pour moi LA référence. Voici, pour vous mettre l'eau à la bouche :

Joe Chip est le testeur de champ psi et le bras droit de Glen Runcinter, le patron d'une des plus importantes agences de protection psioniques, dont le rôle est de contrecarrer les pouvoirs des précognitifs et télépathes. Joe n'est déjà pas très à l'aise dans son monde où la moindre machine est payante, lui qui est toujours fauché.

Mais voilà que Glen Runcinter, Joe et une équipe d'anti-psis sont les victimes d'un attentat. Glen Runcinter est tué. Les objets commenent alors à régresser vers leur passé, on retrouve peu après le cadavre désseché d'un des anti-psis qui avaient survécu à l'attentat, et Joe et les autres survivants reçoivent mystérieusement des messages de Glen Runcinter. Mais Runcinter est toujours en semi-vie dans un cercueil cryogénique au moratorium, sans pour autant qu'on arrive à établir la communication protophasique habituelle. Et qu'est-ce que ce produit, Ubik, dont les messages de Runcinter parlent comme de la solution à leur problème ?



« Quiconque entre en ce livre est condamné à quitter la dernière page l'œil clignotant et la peur au ventre. » -- Jacques CHAMBON in FICTION n° 210 de juin 1971.

« L'apothéose du jeu sur le réel. Confus, insaisissable et génial. Même la mort n'est plus la mort. On ne peut plus se fier à rien ni à personne. » - Lorris MURAIL in Les maîtres de la science-fiction.

« Ubik est un vertige contagieux. On lit Ubik, et on devient bizarre. On voit Ubik partout. On n'est plus en confiance : on a compris que les apparences sont peut-être des hallucinations et qu'on a au moins de la chance si ce sont des hallucinations collectives. Le réel se dissout, l'imaginaire se répand partout, le monde se fait « cosa mentale », c'est éprouvant, et c'est ineffaçable. Avec Ubik, à la fin des années 60, Dick transformait toute la science-fiction, et proposait à la littérature de s'occuper un peu sérieusement du bien fondé de notre croyance en la solidité du je, et des choses. Il serait pâlot de préciser que c'est un chef d'oeuvre. » -- Evelyne PIEILLER in LE MAGAZINE LITTÉRAIRE n° 272 de décembre 1989.

Vous pouvez par ailleurs lire ici la chronique (parue dans FICTION n°210) de Jacques CHAMBON.

Et sur ce site vous découvrirez une page de ce fabuleux bouquin.


Un autre roman majeur me semble être Mensonges et Cie.

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2253048631/liberauxorg-21

Son nom est Rachmael Ben Applebaum. Il est l'héritier des Entreprises de Transport InterSystèmes Applebaum. Mais il n'est pas riche pour autant. Loin de là, car l'invention d'un système de téléportation, permettant de se rendre en 15 mn là où les vaisseaux Applebaum mettaient 18 ans, a ruiné la compagnie.

Seul problème du Téléport : il ne fonctionne qu'à sens unique. Aussi, s'il s'est avéré fort précieux lors de la colonisation de Whale's Mouth, la 9° planète du système de Fomalhaut, nul n'en est revenu. Les seules informations provenant de là-bas sont ces émissions video décrivant un monde idyllique sur lequel tous les colons trouvent le bonheur.

Trop beau pour être vrai dans l'esprit de Rachmael, qui décide d'utiliser son dernier vaisseau pour y aller voir. Mais THS, le gigantesque trust qui possède et contrôle entièrement le Téléport fait tout pour l'en empêcher...

Quelle est la vérité sur Whale's Mouth ? Quels sont les buts de THS ? L'ARNAC, la puissante agence de police privée dirigée par Matson Glazer-Holliday et sa maîtresse Freya Holm, sera-t-elle une force suffisante pour contrecarrer THS ?

Un ouvrage majeur pour tout libéral qui se respecte, l'individu qui se rebelle contre le système. Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer l'intrigue.

Lire des critiques ici


Enfin, je citerai La Vérité avant-dernière

L'humanité est divisée en deux catégories : la majorité de ceux qui s'entassent dans les abris souterrains dans lesquels ils sont descendus quinze ans plus tôt, au début de la guerre. Et quelques autres qui, depuis treize ans, vivent en paix comme des seigneurs à la surface. Ils contrôlent la situation grâce au simulacre Talbot Yancy : ce dernier est la seule source d'information de ceux d'en bas et les abuse en prétendant que la guerre fait toujours rage et que la surface est inhabitable.



Bien entendu, la situation va évoluer. Grâce à Nicholas Saint-James, forcé de remonter à la surface. A David Lantano et Joseph Adams, deux programmeurs du simulacre. Et grâce (malgré ?) Stanton Brose, dictateur de la surface, dont seul le cerveau est une pièce authentique...

Comme le dit une critique :

Même si le roman débute dans le décor désormais classique de l'abri souterrain aux conditions de vie déplorable, il s'oriente très vite vers une autre thématique : celle de la manipulation des foules par les médias. Dick explore différents moyens pour les puissants de tromper le peuple, à commencer par la télévision. Même si la télévision n'occupait pas dans les années 60 une place aussi importante que dans nos jours, l'auteur y voit le moyen de propagande parfait, pouvant aller jusqu'à montrer aux gens un monde qui n'existe pas et leur faire croire qu'ils vivent dedans. Un thème qui reste aujourd'hui d'une actualité plus terrifiante que jamais mais n'est que rarement exploré par les auteurs. Un autre moyen de propagande est aussi la réécriture systématique de l'histoire, grâce au trucage des reportages. La télévision devient détentrice de la vérité, même au mépris de toute cohérence.

Pour appuyer cette propagande, l'auteur met en scène toute une structure professionnel, au sein de laquelle évoluent ses puissants, luttant pour monter dans la hierarchie, car qui détient la vérité et la possibilité de la modifier détient aussi le pouvoir. L'étude de cette caste permet à l'auteur de détailler les procédés de manipulation des images et des reportages.

Voir ici

Couvre-feux

Aux Etats-Unis aussi, se pose la question des arrêtés couvre-feux pour interdire aux ados de traîner dans les rues jusqu'à plus d'heure.

Une fois encore, nous aboutirons à une déresponsabilisation des parents. Au profit de l'autorité publique.

En effet, qu'est-ce qui motive fondamentalement les partisans de l'anti-responsabilité individuelle ?

  • Par les couvre-feux, ils veulent remettre entre les mains du gouvernement un pouvoir paternaliste, non seulement inutile, mais également injuste.
  • Par la pénalisation des parents, pourtant innocents dès lors que leurs enfants sont libres, ils cherchent à nier cette liberté ; ils veulent lui opposer une thèse fausse, selon laquelle les gosses indisciplinés seraient incontrôlables.

Ceci est une nouvelle manifestation de l'érosion de la responsabilité individuelle aux Etats-Unis. Bien sûr, sous couvert de soi-disant "bonnes intentions". Les fumeurs peuvent, s'ils sont victimes du cancer du poumon, attaquer les compagnies de tabac. Les Américains qui mangent régulièrement dans les Fast Foods peuvent diriger des doigts accusateurs à McDonald's et à Wendy's pour leurs problèmes d'obésité ou de coeur. Les tueurs peuvent donc partager leur peine avec les fabricants d'armes, dès lors qu'ils utilisent leur arme non pour l'autodéfense mais pour commettre un meurtre.

Logique, non ?

Les partisans de l'anti-responsabilité individuelle travaillent efficacement pour abaisser l'amour-propre des individus. In fine, cette logique mène quelques gosses à intégrer des gangs, juste pour "devenir quelqu'un". Ils pensent ainsi que des innocents (leurs parents) partageront leur amende, et même que ces derniers seront poursuivis, pour des délits qu'eux seuls, pourtant, ont choisi de commettre.

Linkup porn hentai bukkake mp3 fuck windows virus php britney spears xtina young

En fait c'est facile d'attirer les visiteurs : outre une photo alléchante - ici Marjolaine la grosse teupu - il suffit de savoir utiliser les bons mots-clefs. Un exemple, que tu pourras utiliser sur ton propre site, ami bloggeur ? Le voici :

Linkup popstart porn cul bite sexe zizi M6 merde caca pokemon hentai chobit chaude bukkake ile tentation musique mp3 noob fuck CS OGC Bug windows SP2 virus mail php html gellar spears xtina bestiality young

Plus tous les liens de gigagalleries par exemple, pour la lettre P :

Paddled, Pain, Pale, Panties, Pantyhose, Park Sex, Party, Peeing, Penetrating, Perky, Perverted, Petite, Piano, Piercing, Pigtail, Pissing, Playmate, Plumper, Police, Ponytail, Pool, Poor Girl, Pornstar, Poser, Pregnant, Pretty, Prison, Public, Puffy Nipples, Puking, Punished, Pussy, Pussy Exam, Pussylips

ou la lettre S :

Saggy Tits, Sailor, Sandwich, Satin, Sauna, Schoolgirl, Secretary, See Through, Shaved, Shemale, Short Hair, Shorts, Shower, Silicone Tits, Skank, Skinny, Skirt, Slave, Sleeping, Slim, Smoking, Snatch, Snowballing, Socal, Soccer, Socks, Sofa Sex, Soldier, Sorority, Spacegirl, Spanish, Spanked, Speculum, Sperm, Spit, Sports, Spreading, Spring Break, Spy, Squirt, Stewardess, Stockings, Stoned, Strap-on, Stripper, Student, Stupid Girl, Sucking, Sunbathing, Swedish, Swimsuit, Swinger, Sybian

Spanked ! huum j'aime.

Remarquez, la liste des phrases de recherche qui ont abouti sur mon modeste blog n'est pas très éloignée :

newnude duo franco italien ophelie ( mais où vont-ils chercher tout cela ?) massacre columbine bowling matin extrait k2000 (?) coffee shop joint bruxelles (je n'en ai jamais parlé) black web technikart

Sûr que je double mes visites demain. Et je ne vous parle même pas des phrases de recherche. Je vous tient au courant.

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 >

17333 lectures