Marx vaincra !

Il vient d'avoir lieu, à la Sorbonne, puis dans les locaux de l'université Paris-X (Nanterre), la quatrième édition du congrès Marx international. Réunie à l'initiative de Jacques Bidet, directeur de la revue Actuel Marx, la rencontre était, cette année, consacrée à un thème suscité par l'actualité internationale et l'intervention américaine en Irak : "Guerre impériale, guerre sociale".

Les descendants de Léon Blum, d'Otto Bauer, et les autres, estiment que la pensée marxiste n'est pas morte, bien au contraire.

Je partage leur point de vue. L'effet des conditions économiques sur le politique, les rapports de forces entre les dominants - les hommes de l'Etat - et les dominés, ces concepts-là ont encore un bel avenir.

La gauche constitue des états-majors régionaux à sa main

La gauche constitue des états-majors régionaux à sa main, en appliquant le principe bien connu de politisation à l'extrême. Une bonne petite chasse aux sorcières, voilà de quoi occuper les longues soirées d'hiver.

Tenez, par exemple, voici le sort réservé à ma charmante région :

En Rhône-Alpes, la reprise en main politique s'est faite de manière subtile. M. Queyranne a profité de la vacance de certains postes dans l'administration pour recruter 22 chargés de mission et 10 secrétaires mis à la disposition des vice-présidents. Cela, dit-on, pour lutter contre la "lourdeur administrative". La CFDT a dénoncé ce tour de "passe-passe" et déploré que ces postes aient été pourvus sans aucune publicité. La centrale syndicale allant jusqu'à craindre l'avènement de "commissaires politiques" des services.

Si la CFDT le dit, je la crois volontiers.

Rien ne sert de tenter de nous faire croire à la neutralité du service public.

Personne ne croit en de telles finasseries.

Bad Narik

Je fais remonter ce billet, il le mérite. VOTEZ MICHAEL BADNARIK !

Une autre façon de soutenir Michael :

Je note d'ailleurs que la Documentation française et le Nouvel Obs font de Michael le candidat du Parti libertaire.

En un sens, ce n'est pas pour me déplaire.

D'autres infos intéressantes ici.

Hormis cette candidature de témoignage, j'avoue avoir grande difficulté à choisir entre Bush et Kerry. Du coup, heureusement que je n'ai pas à choisir. L'un me déplaît par son programme dirigiste, l'autre me fait peur par son théocratisme déiste. Alors, je ne m'intéresse pas outre mesure à cette élection.

Socdem.net, le blog altruiste

Si j'en crois ce whois, le domaine socdem.net de l'ami Romain a été acheté par le parti socialiste du 7e arrondissement de Lyon. Par conséquent, ce blog a été financé par de l'impot donc notre argent.

On peut donc dire que Socdem est le blog des contribuables, c'est donc un peu notre blog.

Par conséquent, afin de lancer notre nouvelle collaboration, je propose de rebaptiser le slogan un peu passéiste de ce de notre blog de la manière suivante :

"rendez-nous Socdem"

"Socdem, le blog payé par le contribuable"

"Socdem, le blog nationalisé"

"Socdem, le service public confisqué"

"Socdem, la solidarité avec l'argent des autres"

ou, de manière sans doute plus précise :

"Socdem, la voix de son maitre"

J'attends vos suggestions quant au slogan de notre blog commun. Je propose ensuite de voter : le slogan arrivé en tête deviendra le nouveau p'tit nom de ce de notre blog citoyen.

(Dommage que les trackbacks ne fonctionnent pas avec 20six...)

Le plaider coupable

A lire sur le blog d'Eolas, les arguments en faveur du plaider coupable, qui aura l'auguste avantage d'offrir la possibilité de se passer d'audiences parfois inutiles.

Je crains tout spécialement les pressions policières. Ceci dit, Eolas a raison de souligner qu'elles existent déjà, aujourd'hui.

Covenant

Voici un nouveau morceau de Covenant, quoique ancien, qui est disponible dans la radio. Il s'agit de Stalker, en version extraite d'un morceau caché de la revue Elegy en 1999.

Je conserve pour l'instant la présence de Call the Ships to Port, dont une vidéo est disponible ici.

Par ailleurs, Premonition avait interrogé il y a quelques temps le groupe suédois. Je vous propose donc de lire leur interview ci-dessous.

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Flesh Gordon

Je poursuis ma petite balade dans le monde merveilleux des nanards des années septante. Aujourd'hui, le fabuleux Flesh Gordon, avec Jason Williams, Cindy Hopkins, Joseph Hudgins.

Comme un extrait vaut mieux qu'un long discours, voici une vidéo (de FG 2, à vrai dire) :

Extrait ici

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Nadir est génial

Nadir Ben Abbes est un de mes amis. Et c'est quelqu'un d'extrêmement courageux. Il est conducteur de tram à Lyon.

Il a osé expliquer en quoi consiste le comportement des syndicats fascistes de son entreprise, tout particulièrement FO et la CGT.

A présent, on lui en veut. On le menace. On l'intimide.

Mais il fait front, ne baisse pas la garde et récidive dans un deuxième entretien, pour expliquer au plus grand nombre quelles sont les pressions qu'il subit de la part des Lénine aux petits pieds qui l'entourent.

Bravo Nadir ! rares sont ceux qui ont le quart du courage dont tu fais preuve en ce moment. Je vous invite à lire attentivement ses deux interviews. Elles sont édifiantes.

Si vous le souhaitez, vous pouvez me faire passer vos commentaires, vos encouragements ; je les lui transmettrai.

Bribes I - Fragrance

L'odeur enivrante du patchouli flottait encore dans la pièce. Malgré son départ précipité il y a de nombreuses minutes déjà, l'odeur de cette fille pénétrait toujours les poumons, le nez, les sens, de A. Lui qui aimait tant retrouver les senteurs de son enfance, celle des vertes collines du Forez, celle des vastes plaines de Saint Etienne et des vallées exiguës du Pilat, était ravi des effluves dégagées par le parfum de B. Il le lui avait offert l'an dernier, au détour d'un stand du marché de noël. B, elle, lui avait offert en retour le dernier CD de Manu Chao.

Tous deux habitaient désormais un vaste appartement, quoique fort ancien, du Ve arrondissement, loin sur les hauteurs altières de Saint-Just. Un couloir effilé menait aux trois chambres de l'appartement, qui, l'une après l'autre, s'effaçaient sur le passage des hôtes du lieu. Chacune était d'une taille raisonnable, au regard de ce que l'on est en droit d'attendre du niveau de vie d'un couple moderne et contemporain. La première s'appuyait d'ailleurs sur une grande cheminée cimentée, qui présentait toutefois l'intérêt majeur d'être tellement tendance à force d'être désuète. B avait posé sur la main courante de la cheminée une petite statuette africaine représentant une femme en train d'accoucher. Elle était debout, le visage émacié, et l'on devinait plus que l'on apercevait un ou deux autres personnages, en train, semblait-il, d'aider la femme ébène à mettre au monde sa progéniture. Cette statuette, quoique d'un style fort indigent pour A, avait coûté une petite fortune au couple. B avait acheté celle-ci auprès d'un militant du commerce équitable, qu'elle avait rencontré lors d'un forum altermondialiste organisé place Bellecour au printemps précédent, et qui réunissait, sous le haut patronage de la mairie de Lyon, toute la crème de la contestation sociale contemporaine.

Les autres chambres ne convenaient pas encore totalement à B. La tapisserie de chacune, d'un pastel sans saveur, avait un goût de droite rance, que seuls de meubles petit-bourgeois auraient pu réhausser. Mais A et B ne s'étaient jamais fourvoyés dans une telle médiocrité. Dans une telle insulte à l'art comtemporain. Tous leurs meubles provenaient d'un styliste réputé de la rue du Plat.

Le couloir donnait sur le hall marbré. Celui-ci menait à un vaste salon, au parquet noirci par les cigarettes, et qui ne comprenait qu'un grand canapé en L, une table basse chinoise et quelques bibelots dispersés. Moins de meubles c'est plus d'espace, disait de concert A et B à leurs invités, parfois, quoique rarement, incrédules. Deux grandes porte-fenêtes donnaient sur la terrasse de l'appartement. Celle-ci était la grande fierté du couple. Elle était proprement immense. Carrelée, briquée, lustrée, fleurie, c'était un havre de paix, de bonheur, et de distinction sociale, car depuis la terrasse on dominait toute la ville ou presque. On voyait ces cons de touristes qui s'entassaient sous le soleil de plomb, à l'entrée du tunnel de Fourvière, avec leurs breaks Peugeot, leurs marmaille grouillante, leur galerie à bagages ventripotente, toutes vitres abaissées pour ne pas griller complètement sous la chaleur étouffante. On voyait également les bouchons quotidiens de la presqu'île, qui croissaient continûment, à mesure que le tram se développait. On devinait les lyonnais affairés, qui se rendaient au travail au pas de course, bon gré mal gré. Si l'on regardait avec attention, on pouvait même distinguer, le matin tout particulièrement, les banlieusards qui quittaient en hâte la gare de Perrache pour marcher de longues minutes sur les trottoirs froids de la ville, ou a contrario ceux qui s'y engouffraient pour grimper dans le TER qui les menait, jour après jour et tel un bateau ivre, vers leur lieu de travail.

Dieu merci pour A et B, la voiture pour l'un et le métro pour l'autre, leur évitaient de telles extrémités.

Villa vortex

Le Stalker publie une longue étude sur le dernier missile de Dantec. Ce texte a fait l'objet d'une parution il y a peu dans La Revue des deux mondes. Vous comprendrez enfin ce qui se cache derrière le monstrueux premier tir de Liber Mundi.

Vermine libérale

Excellente philippique de Pierre Carion à l'encontre d'un de ses lecteurs néocon.

Le sens de l'auto-dérision n'est, semble-t-il, pas donné à tout le monde. Ami libéral, je te salue bien bas.

Pendant ce temps, Claire pointe du doigt les dérives de la société d'interdiction dans laquelle nous vivons. A juste titre.

Le bijou indiscret

A lire sur le blog de Pierrot: Le bijou indiscret, consacré au film des années soixante-dix ''Le sexe qui parle'', de Frédéric Lansac, et avec Béatrice Harnois et Pénélope Lamour.

Remarquable article de Pierrot. C'est vrai que le porno de cette époque, que je n'ai pas connu en live, avait un côté naturel et chaleureux que n'a pas le porno d'aujourd'hui.

Voici donc deux photos très rares de ce film.

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