Muslim for President

Un jour un président français sera musulman. C'est certain.

Il paraît que dire cela fait frémir, ou bien choque, de nombreuses personnes.

Moi, je m'en réjouis. Il ne tentera pas d'imposer la charia. Mieux, il sera peut-être plus républicain que beaucoup. Et plus honnête que pas mal d'autres présidents de la République, à commencer par les deux derniers.

J'attends ce jour avec impatience.

Précaires

Je l'avais déjà dit dans le premier post de ce blog, pour les gens, le jeune libéral, c'est le crétin conformiste de bonne famille, en mocassins à glands, qui va dans des écoles de commerce prestigieuses apprendre à être un winner pour pouvoir reprendre la boîte de papa plus tard. Le type en costard cravate coincé avec un sourire commercial qui veut réussir dans le monde de l'entreprise. Son but principal dans la vie c'est bien sûr l'argent. IL veut en gagner le plus possible, si possible en écrasant des faibles et des pauvres au passage. Rien ne le fait plus jouir que de penser au familles entières de pauvres du tiers monde qu'il fait cruellement mourir à coups de délocalisations magouillées et de spéculations boursières machiavéliques. À l'occasion, il ne déteste pas s'acoquiner avec le droitisme le plus étatiste parce qu'il préfère Florent Pagny à Renaud et que de deux maux il paraît qu'il faut choisir le moindre.

Évidemment, tout ça est faux. Enfin, tout... Il y a encore quelque mois, je vous aurait dit que cette image était entièrement fausse mais je dois faire mon mea culpa. Gauchistes, non-libéraux, je vous le dis en vérité et humblement, ils se peut que vous ayez eu un début de poil de iota raison pour une fois. En fait il se pourrait bien que certains libéraux ne soient pas vraiment libéraux, mais plutôt de droite. C'est stupide mais c'est comme ça. Il se pourrait même que des crétins mutants de 21° siècle deviennent libéraux en n'ayant du libéralisme que la définition fausse de la télé. Vous seriez surpris par le nombre incroyable de gogos prêts à gober que le libéralisme est de droite! Évidemment, les mocassins à glands ne sont jamais bien loin...

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Ludwig le Grand

Ce n'est pas de Beethoven dont je souhaite vous parler. Mais d'un autre Ludwig, austro-hongrois celui-là : Ludwig von Mises. Ou comment être anti-néoclassique en économie, anti-mathématiques, anti-homo oeconomicus, anti-économie statique, sans pour autant tomber dans les travers keyniaisiens.

Et voici comment promouvoir une nouvelle doctrine, l'action humaine, la praxéologie.

Qu'il existe des nations, des états et des églises, qu'il y ait coopération sociale dans la division du travail, cela ne devient visible que dans les actions de certains individus. Personne n'a jamais perçu une nation sans en percevoir les membres. En ce sens, on peut dire qu'un collectif social vient à exister par les actions d'individus. Cela ne signifie pas que l'individu est temporellement antécédent. Cela signifie simplement que ce sont des actions particulières d'individus qui constituent le collectif.

Personne ne conteste que, dans la sphère de l'action humaine, les entités sociales ont une existence réelle. Personne ne s'aventure à nier que les nations, les Etats, les municipalités, les partis, les communautés religieuses, sont des facteurs réels qui déterminent le cours des événements humains. L'individualisme méthodologique, loin de contester la signification de tels collectifs, considère comme une de ses tâches principales de décrire et d'analyser leur devenir et leur disparition, leurs structures changeantes et leur fonctionnement. Et il choisit la seule méthode qui permette de résoudre ce problème de façon acceptable.

Human Action sur Amazon.com

Vive l'exception exceptionnellement Kulturelle

Alexandre publie ici un article consacré à la propriété intellectuelle et au téléchargement de musique sur internet. Je vous incite très très fortement à le lire le plus rapidement possible. En voici d'ores et déjà quelques extraits.

S'il est difficile de trancher sur l'opportunité de la propriété intellectuelle en matière d'inventions (sujet sur lequel il faudra revenir), en matière artistique, l'intérêt de la propriété intellectuelle est par contre extrêmement contestable. D'abord parce qu'il existe bien d'autres façons de rémunérer des artistes : lors de concerts par exemple, ou par le biais de contrats publicitaires ou autres revenus issus de la célébrité. Mais surtout, parce qu'il est particulièrement douteux que la propriété intellectuelle dans ce domaine stimule la créativité. Un célèbre article d'économie, "The economics of Superstars", montrait alors que les revenus très élevés des artistes les plus connus ne pouvaient pas être justifiés par les différences de talent avec des artistes moins connus. Ces revenus élevés viennent en réalité d'une substitution : les artistes connus, grâce aux medias modernes, peuvent satisfaire la demande en matière artistique de très nombreuses personnes simultanément, ce qui les conduit à tenir le rôle joué par d'autres artistes. La musique de fond remplace les pianistes dans les bars; le premier du top 50 satisfait la demande de musique de villes entières.

comme l'a montré dans un livre récent (et téléchargeable gratuitement...) l'économiste Lawrence Lessig, la "culture gratuite" a toujours été à la source de la créativité. De la même façon que les plus grands savants n'auraient jamais rien trouvé s'ils n'avaient pu bénéficier des travaux de leurs prédecesseurs, rien n'aurait pu être créé sans que les artistes ne puissent copier le travail d'autres artistes, le plus souvent sans vergogne.

Si les maisons de disque, avec l'appui des artistes sous leur coupe, ont lancé l'offensive contre les auditeurs de musique qui téléchargent, et auprès des législateurs pour qu'ils punissent le téléchargement, quitte à piétiner le droit à la vie privée des gens au passage, c'est que le progrès technologique, après les avoir placés dans une situation de monopole extrêmement avantageuse, menace de supprimer cet avantage au bénéfice des consommateurs et d'autres créateurs (tous les musiciens qui sont "remplacés" par les artistes à succès actuels). En France s'ajoute un autre aspect qui fait que les récriminations des compagnies productrices de musique ont l'oreille des politiques : le téléchargement gratuit permet aux consommateurs d'écouter la musique et de bénéficier des oeuvres artistiques qui leur plaisent, au mépris du système protectionniste d'exception culturelle (conçu sous le régime de Vichy) visant à limiter la capacité des français de bénéficier des oeuvres artistiques étrangères. De la même façon, le lobby des industries du copyright bénéficie d'un haut degré de protectionnisme aux Etats-Unis, permettant par exemple à Disney de continuer de bénéficier de l'exclusivité de l'image de la souris Mickey, alors que sans lois d'exception elle aurait déjà dû tomber dans le domaine public. Les maisons de disque, les producteurs artistiques, utilisent tous la panoplie des arguments des parasites : "si nous ne bénéficions pas de protections spécifiques, la culture va disparaître, et surtout, nous créons des emplois". Et face au spectre de plus en plus visible de leur inutilité, en sont réduits à faire appel à la complaisance des médias et du pouvoir politique et judiciaire. En pratique cependant, la légitimité de leurs récriminations est, économiquement, extrêmement ténue.

D'autre part, voici un article d'Henri intitulé Faut-il repenser les droits de propriété intellectuelle dans la société du savoir ?. (merci Ronnie) En voici un extrait majeur :

La question qui se pose alors est de savoir si ce prix sera suffisant pour couvrir les sommes énormes initialement investies par celui dont la formule aura été copiée. La réponse des deux américains est "oui". Pour cela, ils invoquent une logique de marché qui est la même que celle décrite par Stan Liebowitz à propos de la copie des CD musicaux. Du fait des coûts (de transaction) évoqués plus haut, la mise en marché des copies prendra du temps. Or, si le temps est de l'argent, il l'est encore plus s'agissant de médicaments qui peuvent sauver des vies humaines ou éviter des souffrances. S'il est vrai qu'il suffirait d'attendre ne serait-ce qu'une année ou deux pour avoir accès à une copie qui ne coûtera pas cher (puisque les concurrents qui fabriqueront leurs produits à partir d'un processus de "rétro-ingénierie" n'auront pas à supporter les coûts initiaux de développement de la formule), il n'en reste pas moins que, pour certains malades dont la vie est immédiatement en jeu, cette attente est insupportable. D’ailleurs, certains seront prêts à dépenser beaucoup pour disposer du médicament tout de suite, si ce prix est moins cher que celui proposé par le laboratoire qui a inventé le produit et en a supporté les coûts de recherche. La présence de ce marché de clients pressés fera que même les copieurs ont intérêt à raccourcir les délais de leur mise en marché. Comment pourront-ils y réussir ? En négociant directement le transfert de technologie auprès de la firme innovante, sous la forme d'un achat de licence - qui prévoira la formation du personnel, le transfert de certains secrets de fabrication, des astuces de know how, etc. Et comme les copieurs sont en concurrence entre eux pour satisfaire la demande des impatients prêts à payer très cher, il y a toutes chances pour que le prix se situe en définitive au voisinage de celui qu'aurait demandé la firme propriétaire de l'innovation, moins la rente de monopole intellectuel commandée par la protection d'un brevet.

Flesh Field

Flesh Field est un groupe electro-indus US. Ils viennent de sortir un nouvel album, une tuerie. Il s'intitule Stain et intègre pour la première fois des sonorités provenant de guitares, comme les 242 à leur grande époque.

Vous vous en foutez sans doute, mais je tenais à vous en parler.

Big Mother

A lire sur catallaxia, un article de mon ami Mathieu consacré au principe de précaution érigé en pierre angulaire de tous les comportements de nos dirigeants.

Celui-ci développe la thèse de Michel Schneider, dans son bouquin intitulé Big Mother. Comme l'écrit Mathieu, notre Etat

takes care of everything, protects and reassures us, comforts us when we are sad and sings us lullabies when we have insomnia. In this paradise of nice feelings, an Empire of the Good in which the capacity for individual choices is dwindling, the collective benevolence of the state and of individual irresponsibility reign supreme.

Mathieu est délégué général de l'Institut Turgot, excellent think-tank français que je vous invite à découvrir.

Rotersand

Je suis heureux de vous faire découvrir Rotersand, un groupe allemand de Darkwave gothique, avec le fameux morceau Merging Oceans.

Headliner Music vous livre ici une analyse assez précise de ce groupe teuton.

Avec leur premier EP "Merging Oceans", sorti au printemps 2003, Gun, Rasc et Krischan ont reçu un accueil enthousiaste du monde entier. Pendant plusieurs mois consécutifs, le groupe est resté classé dans le Deutsch Alternative Charts, le Nordic Alternative Charts et le Dutch Alternative Charts et le single "Merging Oceans" fut diffusé intensivement à l’antenne des radios et sur les webradios d’Internet à travers le monde.

J'ai découvert ce groupe via les fameux Darkwave Mix, composés d'une suite ininterrompue de hits gothiques dansants qui, au final, en sont physiquement éprouvants. Ces mix ne sont malheureusement disponibles qu'en Allemagne, me semble-t-il. Il y a à ma connaissance cinq volumes, de deux CD chacun, dans cette collection.

La Marque Rouge

Devant la qualité de cette petite bande dessinée, je ne résiste pas à l'envie et au plaisir de vous la faire découvrir ci-après.

Elle provient du site du Maître du Monde, qui porte on ne peut mieux son nom.

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Der Untergang

Tout a été dit sur ce film. Le pire, notamment. Dans le dernier numéro de Marianne, une chronique traite le réalisateur, Oliver Hirschbiegel, de sympathie objective avec les thèses nazies. Pourquoi ?

Parce qu'il n'aurait pas rappelé la Shoah.

Marc Ferro, interrogé au moment de la sortie du film, a tenu en gros le même discours.

« Avons-nous le droit de faire le portrait d'un homme responsable de la mort de 40 millions de personnes ? » titrait carrément lors de la sortie du film le quotidien berlinois Tagesspiegel, voulant faire apparaître le danger d'humaniser le dictateur, donc de pousser le spectateur - qui le verra caresser son chien, embrasser Eva Braun ou tapoter la joue des enfants Goebbels - à le « comprendre ». Die Welt s'inquiétait des moments « où l'on ne peut s'empêcher de ressentir un brin de compassion » pour l'ex-maître de l'Europe hagard et tremblant (d'un Parkinson) à l'heure de la défaite.

Le seul problème, c'est que le film ne porte pas sur la Shoah. L'action se situe entre le 15 avril et les premiers jours de mai 1945, à Berlin. Je vois mal comment on aurait pu parler des Juifs, sachant que depuis 1941 au mieux, il n'y en avait plus aucun à Berlin sinon dans toute l'Allemagne. Tous les camps avaient déjà été libérés, parfois depuis longtemps, parfois moins (janvier 1945 pour Auschwitz-Birkenau), il n'y avait par conséquent plus aucune solution finale en application en avril 1945. Et je doute que voyant leur dernière heure arrivée, les nazis de Berlin aient eu quoi que ce soit à foutre des Juifs qu'ils avaient exterminés.

C'est triste à dire, mais c'est la réalité. Accuser Hirschbiegel ne faire du nazisme rampant dans son film, ou tout du moins de réhabiliter Hitler, c'est un peu comme accuser ma grand-mère de ne pas mettre de fromage râpé dans une tarte aux pommes. Rien à voir, on ne parle pas de la même chose.

Je trouve que le réalisme de ce film permet de mettre en relief ce qui a trop souvent été occulté. On voit ainsi sur l'écran au jour le jour, souvent à travers les yeux de Traudl Junge, comment le chancelier, prisonnier à l'intérieur de son bunker, perd complètement le contrôle de la situation sans pouvoir se l'avouer. Hitler suscite encore des attachements inconditionnels (par exemple celui de Goebbels et de sa femme, qui resteront auprès de lui jusqu'au bout, empoisonnant leurs nombreux enfants avant de se tuer, juste après le suicide du Führer et de sa fidèle Eva Braun), mais aussi, bien vite, des trahisons opportunistes (Goering, Himmler, etc.). Et il préfère sacrifier son peuple, contre l'avis de certains de ses proches (notamment Speer, le grand architecte du Reich), plutôt que de capituler même quand tout est perdu. En contrepoint, on assiste, à travers des scènes intercalées, à l'effondrement des troupes de la Wehrmacht dans Berlin assiégé et bombardé par les Soviétiques. Dans les rues, la population, prise entre deux feux, subit sous les bombes la pire des épreuves.

Comme le dit l'ami Lafronde,

L'accent est plus que jamais mis sur la personalité des personnages : la fidélité irréprochable des Goebels, le médecin, la présence d'esprit des Himmler, Goering et Fengelein, un petit bijou.

Je voulais m'engager dans une longue réflexion, mais au final je préfère citer NicolasPierreGuillaume, qui résume parfaitement le fond de ma pensée :

Beaucoup (trouvent ce film) révisionniste...car on ne le montre pas comme un dictateur mais plutôt sous un portrait adouci, celui d'un être humain qui caresse un rêve mégalo.

S'il est révisionniste, alors tant mieux.

Pourquoi ?

Les gens s'identifient plus facilement à quelqu'un qui a du pouvoir et de la force.

Le culte du dictateur, que l'on retrouve aux USA dans le culte voué aux "serial killers". Dans les films, les serial killers sont "cools", "puissants", bref provoque l'admiration des foules, alors que ce sont en réalité des ratés.

Je pense que montrer un homme aussi dangereux sous les traits d'un pauvre fou, qui dans le film semble atteint de TOC, et paraît bien schyzophrène, est plus sain que de le montrer sous sa forme "ultime", celle d'un homme puissant.

A mon sens, mieux vaut provoquer la pitié, la compassion que susciter l'admiration chez certaines personnes.

Enfin, et vous allez me dire à juste titre que je ne fais que citer et que donc je ne suis qu'un gros fanéant, ce qui est vrai, voici in extenso la réaction de Khano et Khayek, l'une des meilleures que j'ai pu lire :

J'ai vu ce film et je trouve que la polémique qui a été lancée à son sujet n'est que vaine agitation médiatique. On y voit un homme défait, s'enlisant dans son erreur, emportant son peuple jusqu'au fond du cauchemar. Il n'y aura que des imbéciles manichéens pour regretter qu'Hitler soit montré comme un homme, capable de coups de gueules les plus terribles et d'être attentionné et bienveillant pour ses proches.

Bruno Cras disait très justement sur Europe 1 que c'est un film sur le fanatisme. Si le réalisateur en montre certains aspects, comme le culte inconditionnel du chef, l'asservissement complet des suivants, la gestion caligulesque résultant de la concentration du pouvoir dans les mains du chef (exécutions sommaires, un général venu dans le bunker pour y être fusillé injustement ressort avec un poste de choix dans la hiérarchie nazie parce qu'il a impressionné le Fuhrer...), ou le suicide de la famille Goebbels (un peu lourd), d'autres ont peut-être manqués.

J'ai pour ma part regretté le peu de place accordé à la haine du Juif. Certes ils ont toujours été accompagnés de fantasmes ridicules (ils empoisonnent les puits, mangent les enfants, organisent des complots internationaux, etc.), brimés par les chrétiens à cause de leur bien utile rapport argent, mais ceci s'est complètement emballé au XXe siècle (en Allemagne et ailleurs...). Il suffisait d'être taxé, pour de nombreuses raison variées et parfois contradictoires, de "juif" pour être instantanément disqualifié... tout comme (dans d'autres proportions) il suffisait d'être taxé de "bourgeois" dans les 70's, de "fasciste" dans les 90's, aujourd'hui d'"ultra-libéral", qui sait demain de "terroriste", d'"islamiste" ou de "turquophile", etc. pour se voir dans autres formes de procès frappé du sceau de l'infamie. Evidemment, multiplier les assertions antisémites aurait été trop risqué pour le film, et sans doute a-t-il fallu adapter un peu tout de même au politiquement acceptable...

Enfin je trouve dommage que le réalisateur ne montre que la chute sans rappeler de temps en temps, bref clins d'oeil, la "grandeur" du rêve allemand, la ferveur, la rude noblesse de l'aryen convaincu de son droit naturel (sic) et de participer au sens de l'histoire, de sa race, du délire de puissance, du besoin de communion... cet homme malade et aboyant a aussi été le chef craint, Moïse traversant la Mer Rouge de Nuremberg, Napoléon, le messie, l'homme providentiel, l'espoir d'un peuple, etc.

Traudl et le gamin revenu de son fanatisme s'enfuient de l'horreur berlinoise sous le soleil, comme sorti d'un mauvais rêve, presque heureux, avec certes quelques fantômes d'allemands autour d'eux, mais j'aurais aimé qu'on insiste sur ce sentiment de déroute et d'échec : la réalité vous vient dans la tronche, mettre à terre ce en quoi vous avez sincèrement cru, pour quoi vous avez vécu... ils s'en sortent un peu facilement tout de même... Cela aurait pu être un beau message de mise en garde pour tous les troupeaux actuels : altermondialistes, humanistes bien-pensants de toutes chapelles, Occidentaux arrogants et sûrs de leur combat, fanatiques religieux de tous les continents, postes avancés de la liberté, Axe du Bien, j'en passe et j'en oublie. Rappeler que la leçon du national-socialisme n'a pas encore été comprise ... si jamais elle peut l'être.

Il rappelle ce qui sera ma conclusion, le syndrôme d'Erostate : à défaut de réussir, plutôt être l'ennemi public n°1 que rien.

A la santé du vieux Murray !

Je ne parle pas ici de Bill Murray, héros du dispensable Ghostbusters et des plus intéressants Un Jour sans fin, Tootsie et autres Lost in Translation.

Je veux parler de Murray Rothbard. En cliquant ici, vous verrez une très grande photo de vieux Murray inscrivant au tableau noir le nom, non moins renommé, de l'excellent Turgot.

Ronnie nous rappelle qu'il s'agit aujourd'hui du dixième anniversaire de sa mort.

A cet effet, je vous invite, si vous voulez en savoir plus sur lui, à lire ceci, du Mises institute. Welcome to our Boston Tea Party !

Da vinci cryptex

Vous avez sans doute lu le Da Vinci Code, bon bouquin mais surtout phénomène de mode qui, de ce fait, perd une grande part de son intérêt.

Mais peut-être n'avez vous jamais vu de cryptex, alors voici ce à quoi ces objets ressemblent :

Par ailleurs, je ne peux résister à la tentation de reprendre in extenso cet interview paru sur l'Internaute de celui qui fut jadis mon professeur, Odon Vallet, sur le phénomène et la polémique nourris par l'ouvrage de Dan Brown :

Odon Vallet est docteur en droit et en sciences des religions. Il donne des cours à la Sorbonne et à l'Université Paris VII. Il est connu pour avoir publié de très nombreux ouvrages traitant de la religion. L'Internaute Magazine a demandé à ce spécialiste des religions ce qu'il pense du phénomène Da Vinci Code.

Etes-vous surpris par le succès de Da Vinci Code ?

Odon Vallet Je ne suis pas surpris de son succès mais de l'ampleur de son succès. Je ne suis pas surpris parce que le thème proposé est très populaire : il fait allusion à Marie-Madeleine qui est un personnage très mystérieux des Evangiles, un personnage que l'on confond souvent avec la femme pécheresse. On en fait une prostituée repentie : il est intéressant de noter qu'il existe son équivalent dans le bouddhisme avec Amrapali, une courtisane qui demandait 50 écus pour la nuit et qui fit don à Bouddha d'un beau jardin. On ne dit pas pour autant qu'elle a couché avec lui. A partir du personnage de Marie Madeleine, on invente une possible postérité à Jésus.

Je suis surpris en revanche que ce succès prenne une dimension mondiale, je ne trouve pas cela scandaleux. Il y a un intérêt porté à la présence du Christ dans le monde non plus seulement à sa postérité spirituelle mais aussi à sa postérité charnelle. Mais justement, là où l'invention devient déplacée, c'est lorqu'elle tend à affirmer qu'il existe à ce sujet un mensonge entretenu par l'Eglise depuis ses débuts.

Justement, Jésus Christ marié et Marie-Madeleine enceinte, est-ce que c'est possible ?

Nous sommes dans l'ignorance totale des femmes qui ont entouré Jésus. Elles sont nommées dans les Evangiles uniquement par leur prénom et beaucoup portent le même. Il y a ainsi plusieurs Maries, Marie-Madeleine appelée aussi Marie de Magdalena... Il est donc très difficile de savoir de laquelle il est question. Quant à savoir si Marie-Madeleine a été enceinte, nul ne pourra jamais le prouver, le confirmer ou l'infirmer. Lorsque Godard dans son film "Je vous salue Marie" présente Marie comme une mère célibataire, c'est tout aussi possible que les autres hypothèses.

Pensez-vous qu'il existe un risque de désinformation à lire Da Vinci Code ?

Le risque principal est de transformer l'histoire en légende. Les événements de l'Evangile ne sont pas des événements historiques bien que l'existence de Jésus Christ soit avérée. Le danger avec ce genre de traitement est de donner naissance à une contre-Evangile tout aussi invérifiable que le premier et donc de donner naissance à une nouvelle Foi, un fidéisme. Mais si ce livre permet de revister certains moments de notre histoire, Bible ou encyclopédie en main, ou bien certains lieux, Guide bleu en main, alors il est intéressant. Je pense notamment à l'Eglise Saint-Sulpice dont il est question dans cet ouvrage, souvent très décriée à cause de ce que l'on considère comme le mauvais goût saint-sulpicien et que beaucoup de gens redécouvrent. Mais attention, il faut toujours garder son esprit critique et se souvenir que le propre du roman n'est pas de remplacer l'investigation mais l'imagination. ll ne faut pas se tromper, et le lire comme un roman.

Je ne vous ferai pas l'insulte de vous présenter l'Homme du Virtuve, que je reproduis ici pour sa simple beauté visuelle. Toutefois je tiens à vous signaler cette page, qui fait le point sur plusieurs subtilités mathématiques abordées par le roman : suite de Fibonacci et nombre d'or.

Logan's run

Qui se souvient de l'Âge de cristal (1976) ?

Nous sommes dans le futur. Les humains vivent une vie paradisiaque.

Euh, en fait, y'a comme un hic.

Les hic, c'est qu'ils doivent tous mourir à 30 ans. Un petit cristal placé dans la paume de leur mimine cesse de clignoter lorsqu'ils atteignent l'âge fatidique. Tous doivent alors rejoindre le Carrousel et ne pas craindre d'être zigouillés.

Un peu comme dans Blade Runner, des "limiers" vieillent : ils sont là pour terminer les jeunots qui tentent de filer à l'anglaise.

Mais les limiers eux-mêmes seront terminés lorsqu'ils auront leurs trente ans.

Ce film raconte la fuite de Logan, (fin) limier, avec Jessica, une jeunette aux courtes jupettes, et leur quête du "sanctuaire". Ils en ont entendu parler ; celui-ci doit leur permettre de prouver au monde assouvi, les autres citoyens, que la vie au-delà de trente années est possible. Mais les citoyens sont conditionnés d'une manière que n'aurait pas reniée Tchakhotine : ils croient que la vie prend fin à 30 ans. Ils n'ont jamais vu de vieillards.

Leur principal ennemi : Francis, un limier, et partant garant de l'ordre étatique.

Un bon film anarcho-capitaliste, quoi. Les deux héros s'opposent à l'appropriation par les hommes de l'Etat de la propriété de leur corps et de leur droit naturel de vivre aussi longtemps qu'ils le peuvent.

Voir ce site, celui-ci et cette excellente FAQ.

Et une biographie de Jenny Agutter ici.

Enfin, il faut noter qu'une serie a ete tournée entre 1977 et 1978 et compte 14 episodes. Elle utilise les décors créés pour le film, mais les acteurs sont différents.

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