Fumeur ? tu meurs

Yves Bur a donc décidé de mener une gué-guerre contre le tabac et les fumeurs. De pratiquer une fois de plus l'intolérance et la haine des fumeurs (dont je ne suis pas ou peu, du reste). Ce qui est déjà en soi assez condamnable, d'un point de vue moral.

Surtout, notre dépité UMP d'Alsace revêt avec une joie à peine dissimulée les habits comminatoires des hommes de l'Etat. Et c'est bien cela le pire. On se souvient du post immixion par sollicitude de notre ami le Citoyen durable. Ses dires sont ô combien confirmés à présent :

Alors que nous détestons les gens trop bien intentionnés qui s'immiscent dans nos affaires pour notre bien, étrangement, dès qu'ils sont estampillés "État", nous les aimons. Par exemple, si j'explique à mon voisin qu'il devrait user d'un vocabulaire moins grossier quand il parle à sa femme, je vais me faire vertement rabrouer (« de quoi tu te mêles, connard ? »). Mais si c'est un politicien qui pond une loi contre les phallocrates, là oui, c'est bien, oh que c'est bien. Ou bien encore, si je dis gentiment à mon voisin qu'il devrait arrêter le tabac, rapport à la camarde en embuscade, sûr, je vais avoir droit à un « et mon poing dans la gueule, tu veux voir si ça te dégages les bronches ? ». Oui, mais si le ministre de la santé fait comme moi, de manière autrement plus intense, avec des campagnes de sensibilisation nationales, en multipliant le prix du paquet de blondes par cinq ou six, et alors là mon voisin dit « ouais, c'est vrai, faudrait que j'arrête ». Il n'est pas fâché, en tous cas beaucoup moins fâché que si je lui prenais de force (mais pour son bien) quatre euros pour chaque paquet qu'il achète. Il est comme ça, mon voisin.

Je précise bien sûr, à l'encontre de ce que disent les médias, que la proposition de loi de notre prohibiteur local ne s'appliquera absolument pas aux lieux "publics", mais aux lieux privés, purement privés, destinés à recevoir ou accueillir du public, ce qui n'est pas la même chose. L'Etat entend donc régir notre vie privée de façon encore plus choquante qu'auparavant.

La législation relative aux ERP (établissements recevant du public) vise uniquement à faire respecter des normes de sécurité élementaires, rien de plus. On la transformerait par la présente proposition en machine de guerre des prohibitionnistes.

Le résultat serait une accentuation encore plus nette de la qualité de délinquant qu'on accole un peu trop facilement au fumeur aujourd'hui. Comme l'écrivait le Citoyen durable :

Aujourd'hui, le fumeur est un délinquant. Pour se fournir à des prix un peu moins excessifs que les prix officiels, il s'adresse à des dealers de tabac. Il est contraint à engraisser une maffia, il est contraint à financer douaniers, policiers et juges qui luttent contre cette maffia, il est contraint à être solidaire des buralistes en difficulté. Il fume des cigarettes piratées manufacturées dans quelque douteuse officine chinoise ou nigériane, des cigarettes souvent frelatées, autrement plus nocives et dégoûtantes que du bon vieux virginie. À son problème initial nullement résolu (sa santé menacée) viennent maintenant s'ajouter l'accointance d'une faune interlope, un appauvrissement et des risques de maladie accrus.

Heureusement, cette proposition de loi a peu de chances d'être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée. Mais pour de mauvaises raisons, liées à la comptabilité des buralistes. Le vrai problème est ailleurs ; c'est celui d'une des pires atteintes à la liberté individuelle depuis fort longtemps (à vrai dire, depuis le projet de loi Sarkozy de la semaine dernière, dont je reparlerai).

Ceci pour confirmer l'un de mes leitmotiv : la droite est profondément anti-libérale, tenez-vous le pour dit.

Top ten des films érotiques (encore en réponse à Pierrot)

Pierrot insiste, avec ses tops et autres jeux à la con. Mais c'est bien volontiers que je m'y soumets !

Voici donc, comme le dit PacsdeCro, ma liste des films les plus "érotiques" (cette notion peut être floue et sujette à caution).

  • 1. La Clé (Tinto Brass) : incontestablement premier en ce qui me concerne, Stefania explose sa féminité comme nulle autre. Un must d'entre les musts.
  • 2. La Bête (Walerian Borowczyk) : pas mal du tout, découvert grâce à Pierrot. Ca me fait penser que je devais vous en parler il y a longtemps déjà, et que je ne l'ai pas encore fait. Tout vient de la présence de l'actrice finlandaise Sirpa Lane. C'est pratiquement La Belle et la Bête version zoophile. A l'opposé, à côté des violents accouplements fantasmés, on a droit à des scènes d'une sensualité à fleur de peau, avec la jeune fille, en nuisette humide, qui se masturbe avec des pétales de roses (c'est presque de la poésie :)).
  • 3. L’empire des sens (Nagisa Oshima) : tout a été dit, rien à ajouter.
  • 4. Permiers désirs (David Hamilton) : oui le scénario n'est pas terrible, mais qu'Emmanuelle Béart est belle !
  • 5. Caligula et Messaline (Anthony Pass) : moi j'aime bien les peplums de ce genre. Avec Betty Roland et Françoise Blanchard.
  • 6. Caligula (Tinto Brass) : voir le billet consacré à ce film.
  • 7. Les mille et une perversions de Félicia (Max Pécas) : cultissime, et immensément bandant.
  • 8. La dernière orgie du IIIe Reich (Cesare Canevari) : voir ici
  • 9. Les nuits très chaudes de cléopâtre : décidément, j'aime bien les films en costumes !
  • 10. Lex the impaler 2 (Jules Jordan) : oui c'est du X, du gros qui tache, du gonzo, mais que les filles de ce film sont belles ! Lexington Steele, acteur black de renom, est au sommet de son art, comme pourraient le confirmer Alexa Rae, Ryan Conner, August ou Monica Sweetheart. Un des films les plus excitants que je connaisse.

Sinon, une mention particulière pour Il Merlo Maschio ("Ma femme est un violon") de Pasquale Festa Campanile, une comédie érotique italienne dans laquelle un violoniste de seconde zone développe une obsession sexuelle sur son épouse (la sculpturale Laura Antonelli), jouant lui-même sur l'excitation que lui procure la jalousie et cherchant par tous les moyens à exposer la nudité du corps parfait de sa femme à des tiers testostéronés...

Et puis bien sûr Bound et Mullholland Drive, pour leurs scènes saphiques, ou encore Perdita durango.

Le bébé de Rose-Marie en balle de match

Match point, de Woody Allen (2005). Avec Jonathan Rhys-Meyers, Scarlett Johansson, Emily Mortimer.

Rosemary's Baby, de Roman Polanski (1968). Avec Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon.

Je voudrais vous parler de deux excellents films, l'un très récent et dont tout le monde parle, l'autre plus ancien, mais qu'Arte vient de diffuser dans le cadre de sa soirée Halloween.

Le premier, c'est bien sûr le dernier film de Woody. Jeune prof de tennis issu d'un milieu modeste, Chris Wilton se fait embaucher dans un club huppé des beaux quartiers de Londres. Il ne tarde pas à sympathiser avec Tom Hewett, un jeune homme de la haute société avec qui il partage sa passion pour l'opéra. Très vite, Chris fréquente régulièrement les Hewett et séduit Chloe, la soeur de Tom. Alors qu'il s'apprête à l'épouser et qu'il voit sa situation sociale se métamorphoser, il fait la connaissance de la ravissante fiancée de Tom, Nola Rice, une jeune Américaine venue tenter sa chance comme comédienne en Angleterre. Chris tombe fou amoureux de Nola, la prend même dans un champ de blé, mais reste avec Chloe, qu'il continue d'apprécier. Après la séparation de Tom et de Nola, et alors que sa tentative de retrouver celle-ci reste infructueuse, Chris consent à épouser Chloe, moins par envie que par apathie.

Seulement voilà, un beau jour, alors qu'il se rend à une expo, Chris aperçoit à nouveau Nola, incarnée par la sublimissime Scarlett, et sa passion, qui someillait simplement, explose à nouveau. Il la revoit, lui fait l'amour dans des hôtels, ou chez elle, ment à sa femme, invente mille prétextes pour la voir ou la revoir. Mais il manque de prudence, car Nola va, volontairement ou non, le piéger. Elle tombe enceinte, et veut garder l'enfant. Elle a déjà tenté de piéger jadis Tom, mais celui-ci l'a contraint à avorter. Chris ne peut la contraindre, car lui est en position de faiblesse, puisque Nola menace de tout raconter à sa femme.

Chris est donc devant un choix cornélien : il peut ou bien dire la vérité à Chloe, la quitter, perdre son job dans la société de son beau-père, et vivre avec Nola, bandante mais fauchée, actrice ratée qu'elle est ; ou bien ne rien dire, et tout perdre, car Nola se chargera de raconter à Chloe la vérité.

Seulement Chris est faible. Il l'est doublement : une première fois, en tombant sous le charme de Nola ; une seconde, en refusant de perdre le confort qu'il a si chanceusement gagné. Ceci le conduira à une incroyable extrémité, et seule la chance, celle qui fait qu'une balle de tennis touchant la bande du filet peut retomber d'un côté ou de l'autre du court, lui viendra en aide.

Pierrot, mon mentor, dit à ce propos :

Vous ne trouverez ici aucun de ces bons mots ou autres sentences qui ont fait la gloire de Woody et le régal de la critique. Pourtant, nous ne sommes pas non plus dans un pur drame. Plutôt dans quelque chose de très grinçant. Un humour aussi acerbe que cynique qui vise l’organisation de la société et les ambitions de l’homme. S’il fallait à tout prix trouver une référence à ce dernier opus d’Allen, on irait la chercher du côté du très beau Crimes et délits. Même réflexion autour de la Faute, du Rachat et de la Justice. Même pessimisme foncier qui ne se drape plus derrière le rire. D’une certaine manière, nous sommes plus proche de Caché d’Haneke que des autres films du maître.

Tout a été dit sur ce film, je ne sais qu'ajouter sinon qu'il est excellent. Le jeu des acteurs est parfait, et je me suis senti, ce qui est pour le moins rare dans un film, véritablement dans la peau de Chris. On partage ses doutes, ses faiblesses. Ses non-choix. Rarement un film m'avait autant touché. J'ai déjà vécu ça.

L'autre film, c'est Rosemary's Baby, de Roman. Vous savez bien que Copeau vient du Bonheur insoutenable d'Ira Levin, et bien Rosemary's Baby, pour les quelques incultes qui traînent, c'est aussi à l'origine un roman d'Ira. Malgré les conseils de leur vieil ami Hutch, Guy Woodhouse et sa jeune femme, enceinte, s'installent dans un immeuble new-yorkais vétuste, considéré par leur ami comme une demeure maléfique. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, vieux couple d'Europe centrale, imposent leur amitié et leurs services. Si Guy accepte facilement ce voisinage, Rosemary s'en inquiète et pas qu'un peu. Elle a bien raison. Elle tombe enceinte, mais de quelle manière ! Tout semble se déchirer sous ses pieds, à mesure que son ventre la fait souffrir immensément. Guy, lui, connaît enfin le succès, et passe des pubs pour Yamaha ou les pâtes Lustucru aux premiers rôles d'Universal ou Paramount.

Bizarrement, ces deux films ont un point commun, Woody bien sûr, puisque Mia, qui joue le rôle de Rosemary, a été la compagne de Woody (après avoir été, tout de même, la femme de Sinatra). Son rôle dans ce film est excellent de justesse et de naïveté. Mia a de lointaines origines françaises, son nom étant en réalité Maria de Lourdes Villiers Farrow. C'est peut-être la raison pour laquelle, érotomane notoire que je suis, elle m'a tellement plu. Dieu qu'elle est belle ! Seul John me semble avoir un jeu d'acteur assez médiocre, et peu crédible. Comme il est écrit quelque part, sur un site gay :

Toute la montée en tension, tout le génie de ce film, c'est cette Rosemary enceinte, malade, les cheveux courts, fatiguée, qui va peu à peu s'enfoncer dans sa conviction d'un complot sataniste contre son bébé. Le spectateur hésite, on ne sait pas si elle est folle, ou si elle a raison. Une énigme, symbolisée par les lettres d'un jeu de scrabble... Rosemary se débat dans sa détresse: enceinte, elle est faible et doit se battre contre tout le monde. Le moindre soutien se dérobe sans cesse, et sa grossesse avançant, l'urgence (sauver son bébé des mains des satanistes) devient plus grande, plus angoissante, plus oppressante, plus désespérée, d'autant que tout New-York semble s'être liguée contre elle. Est-elle folle? Tout est aberrant. On retrouve un peu cette ambiance dans Birth, de Jonathan Glazer.

Rance 3, télé gothique

J'ai pas mal de choses à dire aujourd'hui, une fois n'est pas coutume. Je tenterai toutefois de faire bref, car le temps m'est compté. Il s'agit en premier lieu, et ce sera l'objet du présent billet, d'une émission que France 3 Rhône Alpes - Auvergne (oui oui, ne rigolez pas encore) a diffusé hier aux alentours de 13h. Le thème en était, à quelques heures d'Halloween, le mouvement gothique. Plusieurs espèces de cette faune interlope étaient présentes sur le plateau, aux tenues plus improbables sinon extravagantes les unes que les autres. Des filles aux bas ultra-sexys, des post-punks à la crète rose et aux lunettes matrixiennes, des cyberpunks ressemblant de près aux membres de Zeromancer, une fille aux cheveux rouges qui ressemble à Coralie, voici quelques-unes des figures de cette émission. Parmi les invités du plateau, un type sympa qui a fait une présentation sommaire quoique fidèle du mouvement, une belle blonde à la voix lascive qui tient une boutique très connue à Lyon, gothico-médiévale, un pierceur punk, deux DJs, mais aussi un soi-disant sociologue, sans doute plutôt un étudiant en troisième année de socio, qui, à l'instar des autres, n'avait manifestement pas grand-chose à dire lors de cette émission. Aux questions pourtant pertinentes et intéressées des journalistes, sa réponse était toujours : oui mais non, c'est plus compliqué que ça, on ne peut pas catégoriser. Et du coup il n'a rien dit du tout, ce qui est embêtant.

Les animateurs évoquent la poésie anglaise du XIXe ? personne ne bronche. Le romantisme allemand ? pas mieux. Notre sociologue fera certes une poussive allusion au divin marquis de Sade, mais elle était bien insuffisante.

On parle musique. Marylin Manson ? non l'est pas gothique. Les Cure ? ben non plus. Qui alors ? ben personne, c'est trop compliqué. L'animatrice connaissait pourtant les 242, ce qui n'est pas rien. Nul n'a cité Depeche Mode, groupe qui pourtant m'a fait passer, de façon fort improbable et pourtant si réelle, du métal au gothique pour ma part.

Un groupe de métal médiéval grenoblois a même joué un morceau, honnête certes, mais était-ce le plus représentatif de ce mouvement ? On peut en douter.

Ce qui m'a le plus gêné, c'est l'absence de réponse aux points qui pourtant me semblent majeurs. A la question du journaliste, qui se demandait pourquoi les goths avaient besoin d'arborer une tenue vestimentaire si particulière, eux qui sont très repliés sur eux-mêmes, et qui pourtant par là cherchent à se collectiviser, aucune réponse convaincante n'a été fournie. C'était pourtant si simple - et pardon de faire très donneur de leçons - de dire que les goths sont des êtes pratiquant l'introspection, individualistes comme la plupart des gens, mais un peu plus que la plupart. Que l'individualisme est un concept positif, qui n'a rien à voir avec l'égoïsme et a fortiori l'égotisme. Que le propre des individus libres, c'est de s'associer librement, ce que les goths font. Leur tenue vestimentaire, pas systématique d'ailleurs, leur permet simplement de se reconnaître mutuellement. On est bien loin de l'esprit de bande des rappeurs, par exemple, qui eux sont des collectivistes dans la mesure où ils se considèrent d'abord comme membres d'une bande, sinon d'un gang, ou encore d'une ethnie, et certainement pas comme des individus.

Autrement dit, ça n'est pas innocent si l'on trouve tant de goths, ou de métalleux, parmi les libertariens. Loin de là.

Jeu à la con (en réponse à Pierrot)

L’ami Pierrot, via Pacsdecro, me transmet le petit jeu suivant :

1 - Aller faire un tour dans ses archives.

2 - Retrouver sa 23ème note

3 - Retrouver sa 5ème phrase

4 - Publier la phrase et ses 5 instructions

Bon et bien je m'y colle.

Citation (un billet consacré à Zapatero et à sa lutte contre les violences domestiques faites aux femmes espagnoles) :

Ah je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, qu'il n'y a pas des femmes soumises voire battues en Espagne, bla bla bla.

5 - Obliger 5 autres couillons à en faire pareil (tous les liens sont dans mes favoris).

  • Le patron du Corcell Café
  • Pankkake
  • Taranne
  • Lafronde
  • Arnaud

Les vrais humanistes

Pardon de procéder encore par citation, mais je préfère graver ici dans le marbre un texte presque intégral de mon ami Nicolas. Outre le fait que je partage en tout point ses vues, je trouve que son effort de formulation sinon de synthèse est méritoire ; et que ce court texte en dit plus long que pas mal de discours. Qu'il en soit remercié !

Au début du XXème siècle vous aviez des individus qui se trompaient certes parce qu'ils étaient socialistes et proche des communistes, mais qui avaient tant de valeurs libérales par ailleurs. Souvenons-nous : non au racisme, non à la colonisation et à l'asservissement, non à la guerre comme le fit Jean Jaures, pacifiste, qui fut tué pour cette raison; oui à l'ouverture au monde, oui à la construction européenne, oui à la tolérance, oui au progrès...

Aujourd'hui, que sont-ils devenus ? On les a vus faire campagne contre le projet visant à établir une Constitution pour l'Europe. On les a vus traiter le commissaire européen Bolkestein de Franckestein, jouer sur la peur du plombier polonais... Que disaient-ils donc ? Non à la mondialisation, non au traité européen, non au plombier polonais, oui à la spécificité française, oui au modèle social français... Bientôt " la France aux français " ? Après tout, l'on peut bien parler de l'émergence d'une gauche xénophobe et anti-européenne depuis le vote NON du précédent scrutin, et aucun médias ne gauche n'a réussi à inverser la tendance. Le populisme, l'intolérance, voici ce que semblent être les valeurs de la gauche socialiste d'aujourd'hui. Tout le monde le dit, même des anti-libéraux soutenant le PS le reconnaissent et en ont peur.

Et qui sont donc les humanistes, les progressistes d'aujourd'hui, qui sont ceux qui aujourd'hui défendent la tolérance, l'ouverture des frontières, l'unification européenne, l'ouverture au monde, qui aujourd'hui défend le progrès social, qui s'est toujours opposé aux dictatures les plus cruelles, qui a placé l'humain, la liberté au centre de tout ? Les libéraux. Oui, ça peut faire rire. Pourtant, cela est tellement vrai. Les libéraux se sont opposés à la colonisation, à l'esclavage, au travail forcé des enfants, à la guerre, quelle qu'elle soit, ont toujours été favorables au progrès économique et social, à une révolution des moeurs ( on peut dire, à ce titre, que la révolution de 68 était à l'origine une révolution libérale ). La gauche véhicule elle aussi ces valeurs ? Et alors ! Nous ne sommes pas sectaires. Et d'ailleurs, rappelons que les premiers libéraux se situaient à gauche de l'échiquier politique... Mais ce fut un autre temps... La belle époque où on venait de renverser l'Ancien Régime, l'on venait de rédiger les droits de l'homme ( valeurs libérales par excellence ), où on consacra la séparation des pouvoirs. Puis tout le long du XIXème siècle, où s'opposèrent les tenants de la monarchie absolue et les libéraux.

Le salaire déficient

J'aime beaucoup ce billet de Jean-Louis, qu'en tout point je partage, et que du coup je vais citer in extenso ;

Pendant des années, les économistes keynésiens nous ont expliqué que la cause essentielle du chômage résidait dans l’insuffisance des salaires. Avides de faire un profit immédiat, les employeurs proposeraient des salaires trop bas, la généralisation de ce comportement aboutissant à une insuffisance de la demande globale.

Notons que ce principe de composition était l’occasion de rejeter le principe de la main invisible puisque la généralisation de comportements individuellement rationnels aboutissait, dans cette optique, à une situation néfaste au niveau social. Cet effet de composition a été enseigné à travers la « parabole du spectateur » : si un individu se lève pour mieux voir le spectacle, la généralisation de ce comportement est néfaste pour tout le monde puisque personne ne gagnera à ce que tout le monde se lève. Ce type de situation a donné lieu à des modélisations raffinées dans le cadre de la théorie des jeux. C’est cet argument qui a permis de rejeter le principe de libre négociation et de liberté du contrat de travail pour privilégier la négociation collective monopolisée par des syndicats. Cependant, il faut remarquer que le même argument pourrait être invoqué pour remettre en cause la négociation collective elle-même : s’il est rationnel de vouloir augmenter le salaire d’un employé performant, la généralisation aveugle d’une telle hausse, via les conventions collectives ou les grilles d’indexation, nourrit une hausse structurelle des coûts salariaux sans rapport avec le niveau réel des qualifications. C’est bien là le facteur principal du chômage actuel.

Mais revenons à la théorie keynésienne des salaires. Après avoir dénoncé les méfaits des mécanismes du marché du travail responsables de salaires de misère, les théories de la Nouvelle Economie Keynésienne (N.E.K.) nous expliquent aujourd’hui, à grands renforts d’équations, quasiment le contraire. La théorie du salaire d’efficience résume bien cette nouvelle position. Selon cette théorie, les employeurs, dans un souci d’attirer les meilleurs employés ou de conserver les plus motivés et retenir les plus qualifiés (de limiter le turn-over), vont proposer des salaires supérieurs au salaire d’équilibre. Si on laisse alors les agents libres de s’entendre autour de la détermination d’un tel salaire d’efficience, la généralisation de ce comportement aboutira au niveau macroéconomique à un chômage qualifié « d’équilibre ». En effet, ce chômage ne résulte aucunement d’entraves au libre fonctionnement du marché mais provient du fait que les agents s’entendent spontanément sur des niveaux de salaires qui ne permettent pas de résorber le chômage.

Même si l’on admet implicitement que les employeurs ne sont plus d’avides exploiteurs, ils produisent à leur insu le chômage en voulant récompenser les plus compétents ! Encore une fois, derrière la « nouvelle économie du travail » se cache à peine une vieille antienne : c’est toujours une façon de montrer que l’intérêt privé des employeurs (attirer et retenir les meilleurs employés) génère un coût social (un chômage permanent) que les autorités ne sauraient tolérer. Qu’ils baissent honteusement les salaires pour engranger un profit immédiat ou qu’ils augmentent les salaires afin de valoriser les compétences, les employeurs sont toujours suspectés d’être les véritables responsables du chômage. Voilà ce qu’il faut savoir lire derrière les équations de la nouvelle économie.

Solidarnosc

Le candidat conservateur Lech Kaczynski, à l'heure où j'écris ces quelques lignes, aurait remporté les élections présidentielles polonaises. Son adversaire, le libéral Donald Tusk, serait donc défait.

C'est une grande déception, doublée d'une réflexion sur ce qui me semble être le prémice d'une future recomposition politique ; pour une fois en effet, une très rare fois, on observe un affrontement clair entre les deux camps que tout oppose : les conservateurs et les libéraux. En France on en est loin. Je n'oublie pas que les libéraux travaillistes s'opposent de longue date aux conservateurs travaillistes ainsi qu'aux conservateurs tories ; que le FDP allemand a été récemment laminé ; que partout en Europe, pour ne pas parler des USA, les libéraux sont déchirés entre les sociaux-démocrates d'une part, les pro-market d'autre part.

Pour autant, là est selon moi l'avenir : la ligne de fracture se déplace progressivement, en France essentiellement depuis le revirement monétaire de 1983, et depuis lors la longue marche des libéraux suit son cours, car ce qui rapproche le centre-gauche et le centre-droit est plus grand que ce qui les divise. Non qu'il faille gouverner au centre, mais que le libéralisme soit le vrai avenir.

Tabatha Cash

Je n'aime pas trop cette actrice, qui s'appelle dans la vraie vie Céline Barbe, mais je me dois d'en parler pour une raison simple mais légitime : nous sommes nés tous deux très exactement le même jour (et oui, comme cela vous connaîtrez précisément mon âge).

Je n'ai pas vu beaucoup de films d'elle, mais je crois savoir qu'elle a la sale réputation d'être une menteuse doublée d'une mytho. Elle a triché sur ses origines soi-disant exotiques, sur son passé, sur sa vie. C'était une animatrice médiocre de la station de radio Skyrock, et sa présence sur Canal + laissait vraiment à désirer (dans tous les sens du terme).

Si vous parle d'elle à présent, c'est essentiellement parce que j'avais prévu ce billet il y a fort longtemps déjà, pour au final l'avoir laissé bien trop de côté. Je le reprends donc, quitte à faire relativement bref. Je ne vous parlerai donc uniquement des films que j'ai vu, ou qui m'ont laissé un quelconque souvenir.

Je peux donc vous parler de Rêves de cuir 2 (1993), de Francis Leroi, film dans lequel elle n'excelle pas vraiment, mais dont le scénario, lui, est tout à fait honorable. N'J De Bahia, elle, a une excellente scène. C'est une capricorne elle aussi, au passage. De même que Deborah bien sûr, dont je vous ai déjà parlé, qui, on s'en doute à présent, est elle aussi une capricorne. 3 hots d'or pour ce film, qui met à mal la bien-séance petite bourgeoise, pour parler comme Sartre. Un thriller à deux euros, un conte immoral parfait, des scènes assez chaudes, voici le résumé que je fais de ce film.

Céline a aussi tourné plusieurs épisodes des nouvelles Emmanuelle, comme sa copine Julia Chanel, et sous son vrai nom, mais je ne les ai pas vu.

Elle a un rôle intéressant dans Adolescence perverse, même si ce film italien n'est pas terrible. Elle a un rôle nul et inexistant dans Les Visiteuses, alors qu'elle en constituait le principal attrait commercial. Tout ceci en 1993. Elle tourne encore beaucoup en 1994 et 1995, mais perd de sa superbe, devant l'arrivée de Draghixha puis de Laure Sinclair, et l'apogée de Deborah Wells. Elle a tourné dans quelques gonzos aux noms toujours imagés, tels que, par exemple, Gang Bang Girl 9, Anal Delights 3, Foreign Fucks & Sucks, et j'en passe.

Elle tourne ensuite un petit peu dans des films mainstream, tels que Rai (1995), écrit par Cyril Collard, dans lequel elle joue le rôle de Sahlia, une belle beurette.

Voilà, je n'ai rien de plus à dire, sinon que je regrette vivement la Céline des débuts, alors qu'elle n'avait pas encore les seins refaits. Dieu qu'elle était plus belle !

Les photos sont ici, et réservées à un public (très) averti !

Bébert, prix Nobel d'économie

A lire ici ou là

Haricot vert... luisant

Je sais qu'il est bien tard pour évoquer ce billet du Maître du monde, néanmoins, si d'aventure certains parmi vous ne le connaissent pas, je vous invite toutefois à découvrir ce que fait l'Etat (belge en l'occurence, mais la démarche est la même ici) avec l'argent de ses contribuables. Ou comment réveiller le Lou qui sommeille en vous...

Podcastagnettes


Copeaudcast enregistré le 3 octobre dernier.

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  • Longueur 8683997
  • Date Sat, 15 Oct 2005 14:21:05 GMT
  • Type audio/mpeg
  • guid Copeaudcast_du_3_octobre_2005.mp3
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