Liberté, encore et toujours

Tout le monde sait à présent ce qu'il est arrivé au blog de Garfieldd, que je ne connaissais pas pour ma part. Il est archivé ici.

Loin du fond de l'affaire, car j'ignore la nature des éléments pornographiques ou des préférences sexuelles de ce blog et de son auteur, bien que je sois très très sceptique, il me semble que celle-ci est le reflet d'un décalage immense entre l'administration et l'évolution sociale. Comme l'écrit très bien Cyril :

Le décalage paraît immense entre une administration "choquée" et un blog publié sous un pseudonyme par un fonctionnaire qui n'y a jamais précisé dans quel établissement il travaillait. Ne voit-on pas que pour un Garfieldd qu'on pense avoir démasqué, il existe, en France ou ailleurs, des centaines de fonctionnaires qui s'expriment sur des blogs ? Ne comprend-on pas que ce mouvement est non seulement inéluctable, mais qu'il est résolument engagé ? Ne peut-on admettre que, tant qu'il demeure dans la légalité, l'individu prime sur la fonction qu'il exerce ? Que le blog n'est qu'un simple outil pour s'exprimer à titre individuel, sans représenter une quelconque institution, a fortiori s'il le fait de façon anonyme ?

Car, qu'on ne se trompe pas de combat, le caractère choquant de la révocation ne provient pas des préférences sexuelles de l'auteur du blog. C'est de liberté d'expression dont il s'agit. De respect de l'individu, de censure, de droit à l'anonymat, aussi. De liberté tout court, en somme.

En tant que fonctionnaire, je mesure les risques que je prends également. Je dois en tenir compte, pour l'avenir de ce blog. Cela étant, si personne ne fait front, jamais les choses ne changeront. Il faut pourtant que chacun prenne conscience de ce qui est en train de se passer sur le net en ce moment.

Evidemment, je me joins à la lettre de l'ami Eolas, disponible sous licence Creative commons et donc reproductible à l'infini.

EDIT : lire ici, le recours gracieux accepté par le ministre.

Questionnaire des sept familles

Pierrot me propose encore un questionnaire, mais cette fois-ci, je ne puis l’accuser de me persécuter, car l’idée initiale vient de Bertrand, comme il le précise sur son blog. Etant très souvent absent ces temps-ci, ou en tout cas loin du net, au grand dam d’Edmond, je profite de mon trajet en train pour faire ce que j’ai promis à Pierrot, c'est-à-dire répondre à ce foutu questionnaire ! Ce blog parlant de tout et de n’importe quoi, ledit questionnaire y a tout à fait sa place, bien évidemment, et je remercie donc Pierrot d’avoir pensé à moi.

Feu à présent.

7 Choses que vous voulez faire avant de mourir :

  • vivre !
  • lire l’intégrale de Julien Green (comme ça, ça me laisse du temps)
  • apprendre à chanter un peu mieux que Plastic Bertrand
  • écrire un bouquin pour les libertarés et autres papous
  • voir toute l’œuvre de Jean Rollin (euh, non, ça c'est déjà fait) ; disons, alors, celle de Joe d’Amato
  • arriver en fin à laisser Cameron Diaz, même si je lui fais un peu de mal
  • jouer le rôle-titre dans le remake de Blue Holocaust, puisque j'ai passé l'âge pour celui des Goonies.

7 Choses que vous faîtes bien :

  • la vaisselle (non, en fait, pas bien, mais souvent)
  • les pâtes en général, les capellini ai formaggio en particulier (per que mi mamma e italiana)
  • l’amour (quoi ? il est interdit d’être sincère, peut-être ?)
  • la lecture du journal : 45 secondes chrono, et encore, les rares fois où je le lis
  • désolé, j’ai pas d’autre idée
  • comme disait Julius à Caro Tresca, qui lui demandait ce qu’il faisait dans la vie : « je fais gaffe ! »

7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

  • voter (comme Pierrot)
  • manger des fruits de mer, de la confiture et du nutella (pas ensemble, hein, ne déconnez pas svp)
  • l’amour à plus de quatre (comment ça, je suis prétentieux ?)
  • m’engager dans un parti politique, ou même adhérer
  • écouter un album d’Arielle Dombasle
  • mentir à une femme (à un homme, par contre…)
  • m’engueuler avec les gens qui ne partagent pas mes idées

(et sinon, comme Pierrot, la jupe ou la robe sur le pantalon, c'est nul les filles ; je sais que c'est un moyen efficace de porter une robe d’été en hiver, mais c'est franchement pas génial

7 CHOSES QUI VOUS ATTIRENT DANS LE SEXE OPPOSE :

(j’imagine qu’il faut comprendre « sur » le sexe opposé, et non pas « dans » stricto sensu, n’est-ce pas ?

  • la chute de rein (j’essaie d’être plus franc que certains – c'est incontestablement ce que je regarde en premier, même s’il me faut faire, disons, le tour du problème ;
  • les cheveux, surtout s’ils sont rares (j’adore les rousses, les cheveux des asiatiques aussi)
  • l’humour, incontestablement, surtout l’auto-dérision si la fille ou la femme est particulièrement belle (c'est une qualité exceptionnelle)
  • les seins, encore que je n’aime que les petits, voire les tout petits
  • l’ambition, car très franchement le genre « femme au foyer » de grand-papa m’attire très peu
  • la voix (j’accorde d’une manière générale, homme ou femme, une importance majeure à cet organe si particulier), qui doit être sensuelle, suave, assez grave mais pas éraillée, profonde, à la manière de celle de Muriel, du temps de Niagara, si vous voulez
  • les fesses ! (comment ça, je l’ai déjà dit ?)

7 CHOSES QUE VOUS DITES SOUVENT :

  • oh, putain de merde !
  • ça l’fait grave, là (c'est mon côté banlieue, pas chic du tout)
  • ça déchire sa race, c'est mortel (idem)
  • je t’aime (et à la même, hein)
  • c'est pas grave (mon côté imbécile heureux, ascendant irresponsable)
  • fait chier (jusqu’à trente fois par jour, facilement) ; souvent accolé du reste au premier item, mais plus rarement au quatrième
  • tibie ! (vous ne pouvez pas comprendre, c'est une private joke)

7 BEGUINS POUR DES CELEBRITES :

Argh ! question atrocement difficile ! disons qu’il s’agit ici plutôt de sept noms qui me viennent à l’esprit.

  • Angelina Jolie : ce n’est pas pour rien si elle illustre le flux RSS de ce blog ; ça me fait penser qu’il faut que j’aille voir un sorcier vaudou de ma connaissance, maître M’blabla, pour qu’il s’occupe du cas de Brad, qui m’agace profondément ces temps-ci
  • Cameron, si elle n’était pas aussi collante
  • Marie Noelly : que deviens-tu Marie-Noëlle, où es-tu ? pourquoi ne me contactes-tu plus ?
  • Marylin Jess : mêmes remarques !
  • Kylie Minogue, à qui je souhaite un prompt rétablissement au passage
  • L’agent Scully (quand je vous disais que j’aimais les rousses)
  • Alyssa Milano, dont je vous parlerai sans doute un jour, qui me fascine depuis Commando (ce n’est pas de la pédophilie, j’avais sensiblement le même âge qu’elle, à l’époque – et aujourd’hui encore, bien évidemment)

7 PERSONNES DONT VOUS AIMERIEZ QU’ILS REPONDENT A CE QUESTIONNAIRE :

  • citoyen durable, parce qu’il écrit si bien sur la vie de tous les jours, que j’aimerais connaître un peu mieux la sienne ;
  • le patron du Crocell Café, pour à peu près les mêmes raisons ;
  • Lafronde, que je ne revois plus par ici, et qui à mon avis ne répondra pas (je peux me tromper)
  • Ataegina, dont le blog revit depuis peu
  • Arnaud, parce que j’aimerais le lire sur un peu autre chose que la politique parfois
  • Deckard, de Bruxelles-ma ville, dont le blog est vraiment agréable (et justement récompensé par un grand nombre de lecteurs)
  • L’un de mes amis de Chacun pour soi, Chitah par exemple, ou encore Constantin.

vous voulez talker ?

Juste un mot pour vous dire que j'utilise fréquemment Google talk, pour qui veut me rejoindre et dialoguer, même brièvement, mon adresse est celle de mon mail : copeau at gmail.com

D'autant plus que GoogleTalk devient inter-opérable, y compris pour les logiciels de messagerie instantanée les plus courants.

Zolies zimages

Vous voulez des zolies zimages libertariennes, pas des montages photos à la Eskoh, il est imbattable sur ce terrain-là, mais des fichiers .PNG ou .AI par exemple, réutilisables sur des T-shirts, des stickers ou que sais-je ?

J'en ai plusieurs en stock, dont par exemple celle-ci :

En cliquant sur ce lien, vous pourrez donc la télécharger en haute résolution. Mignon, mon petit serpent, allusion, vous l'avez deviné, au célèbre Gadsden Flag !

Allez, ne dites pas merci, c'est à moi que ça fait plaisir.

Objectif nul

Le premier ministre promet à Bruxelles un déficit public zéro pour 2010, et, fidèle en cela à son illustre mentor, s’empresse sur TF1 et autre séides du pouvoir de tenir un langage exactement inverse, à destination des cons de citoyens que nous sommes. Du reste, Villepin s’engage jusqu’en 2010, alors qu’il sera sûrement dehors en 2007 au mieux, ce qui n’est pas le moindre des pieds de nez. La France a déjà bien préparé la réforme : le budget 2006 prévoit un déficit record de 50 Mds€, prévision qui sera sans doute dépassée, et qui viendra gonfler d’autant la dette publique, qui atteint déjà 66% du PIB.

Si je comprends bien, pour que le déficit public soit nul en 2010, il faut comme conditions cumulatives :

  • une croissance soutenue (2,5 % minimum), peu probable
  • une croissance faible, voire une baisse, des dépenses publiques (au moins inférieure de un point à l’inflation, soit, disons, +1% en moyenne), partout, et pas seulement par le non-remplacement de certains fonctionnaires partant à la retraite (dépenses de santé, ce qui est invraisemblable, investissement des collectivités locales, etc)
  • des rentrées fiscales au moins régulières,
  • un profil de désendettement de l’Etat favorable, qui réduit d’autant le service de la dette.

Aucune de ces conditions n’est réunie, à part peut être les recettes fiscales, si l’activité ne décline pas trop, ou, si tel est le cas, si les impôts augmentent.

Les promesses n’engagent donc que ceux qui les reçoivent, une fois de plus.

Un facho andin

Connaissez-vous Ollanta Humala ? Cet adjudant Kronenbourg est candidat à l’élection présidentielle péruvienne, qui se déroule dans trois mois. Il est même en tête des sondages, depuis peu. Dans un pays très pauvre, le populisme est roi.

La doctrine qu’il défend est un savant mélange de gauchisme anti-américain, qui fait de lui le lieutenant de Chavez, le président Vénézuélien, et de Morales, le président Bolivien. Et aussi de racisme pur et dur, ce qui prouve, une fois de plus, que les deux dimensions, loin d’être contradictoires, vont au contraire souvent de pair. Il se réclame de la doctrine du général Caceres, figure de la guerre contre le Chili (1879-1883, on se croirait en pleine guerre de Sécession), et qui affirmait, comme tous les Drumont de l’époque, qu’il fallait être fier non de son pays, mais de sa race, de son sang et de sa langue. Son parti, qui se résume plus ou moins à sa famille, affirme dans son programme que seuls les personnes de la « race des Indiens andins » devraient avoir la nationalité péruvienne. Mâtiné de tentatives de putsch avortées, mais aussi sanglantes que celles du Che, et d’un antisémitisme bon teint, voilà sans doute la nouvelle figure de proue des altercomprenants. On a les héros qu’on mérite.

Quel avenir pour l'Europe ?

Les deux « non » successifs, français et néerlandais, de l’année 2005 ont été perçus, au sein des instances dirigeantes européennes et tout particulièrement parmi les membres du staff de la commission, comme une remise en cause du projet européen en tant que tel, de ces cinquante ans d’existence, du modèle social et économique européen aussi. On sait bien que si le Royaume-Uni avait du se prononcer, lui aussi, en 2005 ou plus tard, par référendum, il aurait probablement voté, encore plus massivement, contre le projet de constitution.

Pour autant, il me semble que les vraies causes de l’échec de la synthèse giscardienne sont ailleurs : il s’agit d’une crise majeure de croissance, tant il était certain et prévisible que, d’élargissement en élargissement, l’Union européenne allait droit dans le mur. Une Europe à vingt-cinq ne peut plus fonctionner comme du temps béni de la marine à voile et de la lampe à huile, lorsqu’une cabine téléphonique suffisait à contenir les Six fondateurs.

On a tout dit sur le divorce entre les élites et le bon peuple, entre les instruits et les riches d’une part, les ploucs et les cons d’autre part. On oublie cependant une chose : si le traité de Maastricht a été ratifié en 1992, certes de peu, c'est essentiellement grâce au vote des classes moyennes (enseignants, comptables, employés de banque, commerciaux, infirmières, que sais-je ?), qui était massivement favorable au traité. Tandis qu’en 2005, ce sont ces catégories socio-professionnelles qui ont fait défaut aux tenants du « oui ».

Si le vote a été négatif, et la raison est valable aussi bien en France qu’aux Pays-Bas, c'est bel et bien pour des motifs liés à la politique intérieure. En France, le chômage que les gouvernements successifs n’arrivent pas à abattre, la crise de l’immigration et des banlieues, le sentiment plus global de perte d’identité ont été le terreau fertile du vote protestataire depuis déjà quinze ou vingt ans. Le référendum n’est que le dernier avatar en date, et pas le moindre, de cet état d’urgence généralisé. Aux Pays-Bas, la présence d’une population turque et marocaine pas du tout assimilée, la déconfiture de l’Etat-providence et les réformes courageuses qui ont été entreprises, le mauvais film en deux épisodes, Pim Fortuym en 2002 et Theo van Gogh en 2004, la défiance à l’encontre d’un gouvernement faible et contesté, voici quelles sont à mes yeux les explications les plus évidentes du vote négatif néerlandais.

La première conséquence du vote négatif, c'est évidemment le gel de la construction européenne pour un petit moment. Mais ne soyons pas dupes : sans même évoquer l’hypothèse d’un nouveau vote référendaire, partout où il a été négatif, à l’instar du Danemark dans les années quatre-vingt dix, hypothèse peu crédible pour des Français qui seraient sans doute particulièrement humiliés de cela, on peut dire deux choses. Tout d’abord, le traité de Nice, qui s’applique donc, fait la part trop belle, notamment en terme de représentation au Conseil, à l’Espagne et à la Pologne, au détriment de l’Allemagne, sinon de la France. Les modalités de vote à la majorité qualifiée, comme le nombre pléthorique de commissaires, sera un moteur évident d’une réforme prochaine des institutions. D’autre part, il ne faut pas omettre que, parmi les réformes proposées par le Traité, certaines étaient, à mes yeux, d’incontestables avancées : président du Conseil, ministre des affaires étrangères, resserrement du nombre de commissaires, disparition du doit de veto pour un seul pays en cas de disposition législative fondamentale, augmentation des pouvoirs du parlement. Ces réformes ne sont que partie remise, et, sorties par la porte, elles rentreront par la fenêtre.

A plus long terme, il me semble qu’à présent l’élargissement de l’Europe subira, lui, un authentique coup de frein. Hormis pour les pays auxquels l’adhésion a été promise, la Bulgarie et la Roumanie, il est peu envisageable d’aller plus loin dans l’immédiat. La Turquie est de fait hors-jeu.

Le débat post-référendaire, à l’opposé du reste de la campagne référendaire en tant que telle, est l’occasion d’enfin ne plus se voiler la face sur une évidence que pourtant tout le monde cherche à nier : en intégrant les pays issus du Pacte de Varsovie, l’Union européenne a franchi un seuil non plus seulement quantitatif, mais aussi qualitatif. Pour ne rien dire des pays en proie aux déchirements réguliers, ceux des Balkans en particulier, ou encore l’Ukraine ou la Géorgie. Entre ceux qui pensaient, et qui pensent toujours (et vous savez que j’en fais partie) que la Turquie a toute sa place en Europe, et l’opinion de la très grande majorité de l’opinion publique de la plupart des pays, il y a un hiatus considérable que rien ne viendra combler. Certains pensaient même que l’Europe avait vocation à s’étendre jusqu’à Israël par exemple, histoire d’atténuer le choc des civilisations.

Il est évident que la promesse européenne a servi les démocrates turcs ; que la condition des femmes, des prisonniers, des libertés publique ou des droits de l'homme s’est améliorée d’abord et avant tout grâce à la carotte de l’intégration européenne. C'est une voie sur laquelle il faut continuer à s’engager. Mais aller au-delà, et parler d’adhésion, devient à mon sens irréaliste.

En France tout particulièrement, on a voté contre le « libéralisme » économique, contre Chirac et ses affaires, contre l’Amérique de Bush, voire contre la Turquie, mais pas contre le traité constitutionnel en tant que tel. Dès lors que les causes resteront inchangées, il est illusoire de s’attendre à un autre vote des électeurs. On sait pourtant que des réformes assez basiques permettraient déjà de réduire un peu le chômage, en supprimant les obstacles aux licenciements ou en allégeant le coût du travail. On adoucirait le sort des plus modestes si on leur permettait de gagner plus, pour ceux qui veulent travailler plus. Si on facilitait aussi la création d’entreprise. Comme partout ailleurs, et pas seulement en Europe. Mais pour cela il faudrait des dirigeants qui disent la vérité, qui ne se contentent pas de brosser l’électeur dans le sens du poil, qui aient aussi le courage d’appliquer les réformes sur lesquelles ils ont été élus. Or on a la classe politique qu’on mérite.

Une piste plus probable est celle des coopérations renforcées ; déjà en vigueur en matière de défense (les 60 000 hommes de la force de réaction rapide par exemple), ou de sécurité intérieure (le protocole de Schengen lie quinze Etats membres, plus des extérieurs comme la Suisse), il faudra bien l’étendre à d’autres domaines, parmi les plus stratégiques (l’euroland, la PAC, la diplomatie, le marché du travail et les politiques sociales). C'est la seule manière de pousser plus avant le train du fédéralisme, qui me semble plus prometteur que tout autre en l’espèce.

Meilleurs voeux

Avec un peu de retard, mais il n'est jamais trop tard, je vous souhaite, à toutes et à tous, mes meilleurs voeux pour cette année 2006. Qu'elle vous apporte joie, bonheur, satisfaction, et surtout amour, car de cela tout le reste dépend.

RSS et ATOM

Merci de bien vouloir, au moins dans l'immédiat, utiliser plutôt le fichier http://www.copeau.org/atom.php plutôt que le fichier RSS, car celui-ci est un peu buggé.

Et encore pardon du dérangement !

Le Tigre et la neige

Film italien, réalisé par Roberto Benigni (2005). Avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Jean Reno.

Attilo est poète et, comme tous les poètes, c'est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d'amour. Et voilà qu'il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d'une conférence d'un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s'évapore dans la nuit.

Quand Attilo apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d'aller la retrouver envers et contre tout.

Ce film parle de l'Amour. Comme le dit Roberto :

C'est sans hésitations un film sur l'amour ! Un amour, comme le dit Racine, qui serait une bête féroce qui se colle à ton dos, te dévore et t'emporte avec la violence d'un cheval emballé. Le personnage est guidé par la folie : il aime cette femme et va en Enfer pour elle. Comme Orphée qui cherche Eurydice aux enfers, comme "La Belle au bois dormant", comme dans tous les contes où l'homme doit surmonter toutes sortes d'épreuves pour sauver son aimée.

Evidemment, les points communs avec La Vie est belle sont nombreux, notamment l'état d'esprit, mélange de comédie tragique et de burlesque noir. Du reste, les acteurs principaux sont identiques, à commencer par Nicoletta, sa compagne dans la vraie vie. Et dans les deux cas, Roberto oppose l'amour, de sa femme et de son fils dans la Vie, de Vittoria ici, à la tragédie de la guerre et de l'inhumanité.

Dans la séquence du check-point, entre Attilio et les soldats américains, la guerre et la poésie se côtoient. Il s'agit de deux univers tellement lointains que personne ne comprend ce qui se passe. La poésie a quelque chose de léger, c'est la grâce même, à l'inverse de la guerre. Oscar Wilde disait que la guerre symbolise une vulgarité qui naît dans le coeur même des hommes. Ici, dans le film, la vulgarité et la grâce se confondent. (...) Dans le film, la langue n'est pas un obstacle. Tout le monde parle symboliquement le même langage. Pour moi, quelqu'un qui entretient un rapport poétique avec le monde peut être compris n'importe où.

Un poil inférieur à son illustre prédécesseur, ce film est pourtant en ce qui me concerne l'une des meilleures surprises de l'année, ou plutôt de la toute fin de l'année, et c'est sans doute, avec Match Point, l'un des deux seuls opus qui me marqueront en 2005. Evidemment, quand il s'agit de cibler la politique mondiale et sa profonde absurdité, le film s'empâte dans une couche superficielle de naïveté. Mais, alors que les critiques pointent cette évidente lacune, elle participe pour moi au ressort général du film, en surdéterminant la poésie du scénario. Le Tigre et la neige est une élégie à l'amour. Et c'est bien suffisant.

Les dérives des socialistes lyonnais - deuxième partie : les marchés truqués du Grand Lyon

Je poursuis donc ma petite enquête relative aux vicissitudes causées par les dérives des élus lyonnais, des élus socialistes pour être précis. Voyons en effet pourquoi la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) se demande si certains marchés publics du Grand Lyon, la communauté urbaine, ne font pas l'objet d'un deal général, élus - entreprises, au détriment bien sûr des contribuables. Les parkings et la voirie sont des pistes privilégiées, mais pas exhaustives pour autant.

Tout remonte au mois d'octobre dernier, lorsque Patrick Bertrand, vice-président chargé des DSP (délégations de service public) et issu de la société civile, a choisi de démissionner en fanfare. Il affirmait à l'époque que les marchés étaient "pipés" dans son dos. Du reste, il ne faisait de la sorte que rappeler les conclusions du rapport définitif de la CRC (Chambre régionale des comptes) Rhône-Alpes de 1998, qui appelait déjà à plus de concurrence et de "transparence". Citons-le :

Je n'ai pas envie de jouer plus longtemps les guignols sur les marchés de concession que je pense pipés (...) sur le plan de l'éthique parce que, la plupart du temps, les bénéficiaires sont connus d'avance. (...) De même, en matière d'appels d'offres pour les marchés de voirie, nous avons laissé trois grands groupes nationaux (Eiffage, Bouygues et Vinci, ndC) se répartir les marchés, ce qui est de nature à entraîner des surcoûts que j'ai chiffrés à 10 - 15 millions d'euros par an pour les seuls marchés répétitifs annuels. J'en ai d'ailleurs fait part à l'assemblée communautaire en janvier 2004. Et comme par hasard... quelques mois plus tard, j'ai été écarté de cette commission d'appels d'offres.

Alors la police judiciaire vient de procéder à une perquisition de 12 heures, tant au siège du Grand Lyon qu'à celui des entreprises de parkings qui sont soupçonnées de s'être entendues. Gérard Collomb, le maire socialiste de la ville de Lyon et le président du Grand Lyon, a choisi de porter l'affaire sur un terrain politique, en accusant la droite et Dominique Perben tout particulièrement d'avoir fomenté une espèce de complot. Ses gesticulations sont assez étonnantes de la part de quelqu'un qui prétend être blanc comme neige.

Enfin, cette affaire, pour être grave, n'est qu'un volet d'une série d'autres qui concernent directement le premier magistrat de Lyon : je citerai notamment le cas de la "salle 3000", l'une des plus grandes salles de congrès au monde, en cours de construction. Alors qu'il existe une infinité de sociétés intéressées, une seule, comme par le plus grand des hasards, a déposé une offre que les élus ont jugé recevable ; et lorsqu'on sait que son patron, Olivier Ginon, est un proche du maire, on se dit que vraiment, parfois, le hasard fait bien les choses.

Il en est de même pour Eurexpo et la Sucrière, les deux autres complexes de congrès de Lyon, là encore au bénéfice de Ginon. Le brave homme, qui aura bientôt un monopole légal sur l'organisation de toute festivité d'importance à Lyon, saura, on l'espère, remercier son mentor.

Enfin, je citerai également le cas du marché de chauffage urbain, attribué par la communauté urbaine à Dalkia, pour un montant non négligeable de 250 millions d'euros. Le problème est que les règles de transparence et d'égalité de traitement n'ont pas été respectées, et ce marché est donc en passe d'être annulé.

Julia Channel

Encore un billet consacré à une star du X, mais cette fois des années 90, plus que des années antérieures.

Julia Chanel (on trouve parfois Lydia Chanel), née Julia Pinel le 3 novembre 1973 à Paris, est une actrice porno et une actrice française. Selon les agents de presse, la métisse Julia grandit en région parisienne. Elle étudie l'italien. Elle pose pour des magazines tels que Playboy ou Penthouse après l'avoir fait pour une marque de maillots de bain. Elle est réellement découverte à 18 ans par Nils Molitor, un réalisateur de films X. Elle s'envole alors pour les États-Unis puis en Italie. Elle tourne environ 120 films en 5 ans avec les réalisateurs les plus connus comme l'américain Andrew Blake, l'italien Mario Salieri ou le français Marc Dorcel. Malgré une proposition en or du studio américain Vivid, Julia stoppe sa carrière en 1996, bouleversée par un reportage sur le Sida et inquiète pour sa propre santé (le préservatif n'étant pas très populaire sur les tournages de l'époque).

L'heure de la reconvertion arrive et elle est engagée pour tourner dans plusieurs films traditionnels comme ''Les Truffes'' où elle joue aux côtés de Jean Reno ou ''Frères'' aux côtés de Samy Naceri. Elle se produit également dans une trentaine de téléfilms érotiques diffusés sur M6.

En véritable femme d'affaire, elle créé des services audiotel payants dans plusieurs pays européens et se produit dans un show très hot qui parcourt la planète. On lui propose alors d'animer des émissions sur MCM (coprésentatrice de "Zoom Zoom" puis elle obtient sa propre émission : "Dédicaces"). Sa verve impressionne Canal Plus qui fait appel à elle en 1999 pour animer une émission ("Sans queue ni tête") sur son site internet. L'émission s'avère être un succès et Julia lance alors son propre site afin de se rapprocher de ses fans. Puis elle présente "Le Journal du Hard" toujours sur la chaine cryptée. Elle est la première ex-hardeuse à en être la présentatrice. Cependant, elle n'arrive pas à présenter l'émission de la manière dont elle l'entend et arrête six mois plus tard. Elle en garde un grand sentiment d'amertume. Elle apparait ensuite dans des clips de Hip Hop.

C'est une actrice que j'aime bien, en tout cas bien plus que Tabatah, et ses passages dans le Parfum de Mathilde par exemple ne m'ont pas laissé de marbre ! J'ai adoré aussi ses scènes dans la Vénus Bleue, le fameux film avec Deborah Wells bien sûr.

Son site officiel est ici. Sinon, j'aime beaucoup ces pages de Stars-oubliées.com. On nous rappelle son single, intitulé avec grande délicatesse Masturbation, qui est peut-être encore plus mauvais que les chansons de Laure Sinclair. A lire les commentaires postés sur Bide et Musique ici.

Bon, comme je l'aime beaucoup, vous avez droit, comme toujours, à quelques sympathiques et néanmoins charmantes, photos.

Caractéristiques physiques

  • Yeux : marrons
  • Cheveux : bruns
  • Taille : 163 cm
  • Poids : 49 Kg
  • Mensurations : 36-24-36 (91-61-91)

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