Society in jail

"What are you in for?" the inmate of Lee County jail asked the new prisoner.

"Rolling through a stop sign in my subdivision," answered the new inmate, to gales of laughter from others languishing in the same cell.

As they laugh, crumbs from their hard, dry sandwiches — distributed by the wardens twice per day — flew from their mouths to add to the debris of filth on the floor that was ground up by the cracked plastic sleeping mats and absorbed by the old, thin blankets inmates use to keep warm in this cold and wet 8x8 room.

A lire ici

Peinard

Via Hashtable

Blogeoisie vs. Copeau

Alors que le Monde définit et intrônise les 15 blogs leaders d'opinion en France, dont (tiens, comme c'est étrange ?) je ne fais pas partie, j'en profite pour préciser qu'au final, l'affluence moyenne du blog sur lequel vous naviguez en ce moment n'a pas tant à rougir que cela de la comparaison avec quelques étoiles de la blogeoisie. qui péniblement dépassent les 1000 visiteurs par jour.

Sur copeau.org, la moyenne se situe aux alentour de 850-900 visiteurs par jour, et le score dépasse la barre des 1000 au moins une fois par semaine. Je trouve que je n'ai pas de quoi rougir, et cela suffit à mon bonheur ;).

Libertalia

Libertalia est le nom d'une cité pirate inventée par Defoe. C'est aussi le nom d'un nouveau blog que je vous invite à découvrir ici. On y découvre que les pirates étaient des entrepreneurs au business-plan élaboré, par opposition aux corsaires.

On sait désormais qu’il existait des implantations pirates comme celle Sainte Marie, une petite île au large de Madagascar. Mais la base de l’organisation des pirates ne reposait pas sur ces havres mais sur les navires. Chaque bâtiment était, pour ainsi dire, une entreprise. Chaque pirate signait un contrat (parfois de force pour certains prisonniers) sur lequel était décrit l’organisation du navire. Les règles pouvaient ainsi varier d’un groupe à l’autre.

Comme l'écrit l'auteur,

Qu’est ce qui motivait ces pirates ? La soif de richesses bien entendu mais également la liberté. Cette dernière ne doit en rien être minorée par rapport aux autres motivations des futurs pirates. Certains esclaves l’ont retrouvé grâce à la piraterie. Ces hommes quittèrent la terre ferme où régnaient les lois étatiques pour naviguer librement sur les océans.

A lire ici

Discrimine-toi toi-même !

La discrimination positive a l’oreille attentive de nos dirigeants. On la pare de toutes les vertus, de toutes les qualités, elle permettrait de résoudre enfin la question du sort malheureux des populations les plus faibles, des immigrés, des femmes, des gays, des roux à taches de rousseur et des zoophiles.

Seulement voilà, tel le Faucon millenium s’engouffrant dans la gueule d’un monstre interstellaire, le plus faible s’enfonce, grâce à la discrimination positive, dans le piège communautaire que Mathieu[1] a si bien résumé :

Dès lors qu’existent des avantages spécifiques et des droits réservés à ceux qui répondent à un critère de type ethnique, sexuel ou racial, ces derniers subissent une incitation irrésistible – et compréhensible – à se refermer sur eux-mêmes dans le simple espoir de continuer à bénéficier de ces droits ou d’en augmenter le nombre. Le piège communautaire consiste précisément à passer du « droit à la différence à des droits différents ».[2]

C'est ce que moi j’appelle la stratégie de la vieille huitre, mais bon passons.

Ce qui est certain, c'est que loin de résorber les tensions, la discrimination positive incite à officialiser les aigreurs, à organiser les récriminations et à gagner en influence pour obtenir de l’Etat tout-puissant un privilège ou une dérogation.



A celle-ci, je préfère et de loin l’argumentaire de Thomas Sowell[3], dont je vous ai parlé il y a peu, lui, le Black de Harlem, qui considère qu’il faut se battre pour une seule chose : l’égalité des chances. Il est selon lui plus que dangereux d’imposer une obligation de résultat fondée sur des quotas ethniques explicites ou implicites. D’ailleurs, nous dit Sowell, les Portoricains, qui bénéficient de protections spécifiques, sont en moyenne plus pauvres que les immigrants d’Amérique du Sud (les fameux latinos), en partie au moins parce que ces derniers ne profitent précisément pas de telles aides et sont donc incités à vivre, comme tout individu responsable, de son travail.

Les Noirs, eux, ne sortent pas de leurs emplois « réservés », et la différenciation raciale ne fait que renforcer leurs revendications d’appartenance ethnique. N’oublions pas qu’au XIXe siècle les Irlandais ont été traités comme l’étaient les Noirs dans les années 50-60. Ils avaient tous les défauts de la terre : étaient alcooliques, catholiques et mal éduqués. Dans le meilleur des cas, ils devenaient balayeurs ou à la rigueur boxeurs. Depuis, grâce à la liberté du travail et sans aucune discrimination, les Irlandais ont même apporté un président aux Etats-Unis : l’érotomane Kennedy.

Notes

[1] M. Laine, La Grande nurserie, JC Lattès, 2006.

[2] J. Macé-Scaron, La Tentation communautaire, Plon, 2001.

[3] Thomas Sowell, Affirmative Action around the World : An Empirical Study, Yale University Press, 2004.

Mutins de Panurge

Au bout de la troisième semaine de blocage de mon université, je me demandais si le conseil d’administration avait procédé à une modification du règlement intérieur, déléguant les pleins pouvoirs à une minorité de mutins de Panurge se réunissant dans d'étranges rituels que les initiés appellent les « AG ».

dixit Jean-Louis, à lire ici

Finir homme politique

Deux saines lectures

Au gré de mes pérégrinations, j'ai pu trouver sur un seul et même blog, qu'au passage je salue, deux articles fort intéressants :

  • L'égalitarisme, ce grand pourvoyeur d'inégalités
  • Le soleil couchant d'Austerlitz : crise de notre identité nationale

A lire attentivement !

Privilocratie

Comme l'écrit fort justement Jean-Louis :

les recettes politiques échouaient à apporter des solutions viables aux problèmes de société dont les ministres veulent pourtant conserver le monopole de la gestion. Il est facile d’attendre tout de l’Etat, d’accorder son bulletin de vote en fonction d’avantages à préserver ou à conquérir, puis déclarer ne pas se reconnaître dans les hommes politiques. La démocratie a besoin du personnel politique ; mais la démocratie a aussi besoin d’individus responsables, innovants et entreprenants.

Voici quelles sont les raisons du malaise persistant, le vrai.

Une petite histoire du strip-tease

S’il n’appartient finalement en tant que spectacle à part entière qu’au monde moderne, le strip-tease, ou l’effeuillage, prend pourtant ses racines dans la plus ancienne Antiquité, chez les courtisanes égyptiennes ou assyriennes, puis dans les cités grecques révérant Aphrodite et son équivalent romain que fût Vénus, et les pièces d’Aristophane ou Plaute regorgent déjà de déshabillages mis en scène. Il faudra la christianisation de l’Occident pour que l’exhibition du corps soit proscrite, un tabou qui ne commencera à voler en éclats qu’avec les excès de la Comedia dell’Arte, alternant bastonnades, pitreries et effeuillage. L’ère des libertins suivra sans que ces spectacles, pourtant fort appréciés de la gent masculine, ne donnent lieu à une industrie digne de ce nom, du moins jusqu’à ce que l’extension des villes n’entraîne la construction de multiples musci-halls, cabarets ou caf’ conc’, où se fait jour un nouveau genre de théâtre « populaire ». C'est sans doute à Paris que l’on trouve les premiers signes du futur strip-tease, avec les très extraverties danseuses de french-cancan qui dès 1850 permettent à l’intimité féminine de se révéler par instants dans un frou-frou de jupons et de culottes bouffantes. La première star en serait ainsi La Goulue, immortalisée par Toulouse Lautrec, qui officiait au Moulin Rouge. Mais la fin du XIXe siècle est à l’étranger bien rigide et ne saurait tolérer si ouvertement ces exhibitions « dégradantes ». Dans l’Angleterre victorienne, la censure frappe le french-cancan jusqu’à ce qu’un certain John Tiller ne parvienne à discipliner les mouvements hystériques du cancan en une danse plus policée qui fera les beaux jours des revues anglo-saxonnes. A Paris, au contraire, les spectacles de music-hall deviennent de plus en plus excessifs et marient clowns, charmeurs de serpents, tableaux vivants, girls dans des numéros qui imitent le quotidien (le bain, la mariée, …) ou se rapprochent du cirque par l’usage de trapèzes. Le public s’enthousiasme pour ces saynètes jouées par des personnalités telles que « la belle » Otero, ou Colette, qui, avant d’écrire des romans se déshabillait en public sur les scènes parisiennes.

La mode de l’orientalisme allait apporter un premier renouveau dans le music-hall, les danses des voiles de personnalités exotiques remplaçant vite le déshabillage appliqué de fausses bourgeoises. Le mythe de Salomé est omniprésent et partout se multiplient les numéros de danse du ventre. S’il fallait chercher une figure tutélaire au strip-tease, ce serait sans doute la danseuse exotique néerlandaise Mata Hari (qui allait être célébrée quelques années plus tard pour ses activités d’espionne durant la Première guerre mondiale).

En traversant l’Atlantique, cette nouvelle mode se transforme et devient un type de spectacle profondément américain, le burlesque. Rapidement, des troupes se montent, pour des spectacles alternant gags grivois, cancan et « parades de jambes ». Volontairement vulgaire et outrancier, le burlesque américain plaît rapidement au grand public et ne cesse d’absorber et de digérer les nouvelles tendances venues d’Europe qui, comme l’orientalisme, deviennent prétexte à des carnival shows itinérants qui arpentent le territoire américain en présentant un Orient de pacotille (c'est ainsi que Barnum fera sa fortune).

Hootchie-Coochie

La danse du ventre se rapproche de plus en plus du strip-tease à part entière en devenant le très populaire Hootchie-Coochie, qui allait s’imposer dans tous les spectacles burlesques. La profession de danseuse nue n’apparaîtra pour la première fois qu’après la première guerre mondiale, avec en France Joséphine Baker ou Gaby Deslys. Les vêtements disparaissent, les spectacles se complexifient et les revues deviennent une vitrine du luxe hédoniste. Et si le terme de strip-tease n’apparaît officiellement qu’en 1931, la pratique est déjà courante durant les années 20 dans les troupes de burlesque américain, même si les avis diffèrent quant aux circonstances de ce premier strip, ne s’accordant que pour dire qu’il ne s’agissait que d’un accident, vite renouvelé du fait de la réponse enthousiaste du public et des substantielles rentrées d’argent qu’elle promettait.

Les premiers clubs de strip-tease apparaissent à New York et se multiplient rapidement, essaimant à travers une Amérique en crise dont ils remontent le moral à grands renforts de jeunes femmes dénudées renouvelant leur numéro durant toute la journée. Un « Âge d’or » qui ne durera guère puisque le strip-tease et le burlesque se trouvent formellement interdits à New York en 1939. Montrées du doigt par les ligues de vertu, les strip-teaseuses en rajoutent dans la provocation et le soufre, exploitant au maximum les figures de la femme fatale, de la garce et de la délinquance juvénile. Le burlesque se déplace vers les night-clubs et les « strip joints », et perd tout son « enrobage », ne laissant plus que du strip et de l’alcool. Descendues des scènes, les strip-teaseuses se mêlent au public. Los Angeles ou Boston ne tardent pas à les proscrire à leur tour, et les plaintes pour obscénité se multiplient jusqu’en 1955 où un sénateur maccarthiste déclarera que « le strip-tease est un art purement américain et une noble institution ». Mieux vaut être nue que rouge, apparemment, et les clubs de strip rouvrent, se concurrençant sans pitié dans le registre du « toujours plus ». Plus nues, plus impudiques, avec les plus gros seins, borgnes, naines, éclopées, composent les figures d’un nouveau freak-show que n’aurait pas renié Tod Browning.

De retour en France, le strip-tease se fait plus raffiné, dédaigne les excès outranciers de son homologue américain, et envahit lui aussi les clubs créés pour lui, comme le Lido, le Crazy Horse Saloon ou le Casino de Paris. L’humour s’y fait plus présent (des humoristes comme Raymond Devos ou Fernand Raynaud interviennent entre les numéros au Crazy Horse), le strip parodie ses propres modèles et ses excès. Il sera officiellement considéré comme un art en 1955, date à laquelle ouvrira également à Paris une Académie du strip-tease dirigée par… un ancien préfet de police. Mais en France comme ailleurs, le fossé se creuse, entre un strip-tease étudié, scénarisé et s’arrêtant avant la nudité totale, et sa version plus vulgaire et ouvertement pornographique qui, inaugurée dans les boîtes à GI’s du Japon d’après-guerre, se répand peu à peu dans les strip-joints de la planète (s’achevant par des poses très impudiques, cette forme de strip-tease « gynécologique » est si poussée que, au Japon, certains clubs fournissent toujours des lampes torches au public pour qu’il puisse examiner en détail l’intimité des danseuses).

Les années 70, avec la libération sexuelle, verront la multiplication effrénée des exhibitions qui se passent désormais de l’alibi du spectacle. Le corps nu est naturel, et quelques hommes d’affaires peu scrupuleux amassent des fortunes en créant des bars « topless » ou « bottomless », où toutes les filles, des serveuses aux groupes sur scène, se produisent à demi-nues. Face à cette concurrence, les strip-teaseuses et leurs nouvelles consœurs que sont les go-go girls cèdent peu à peu aux charmes de la chirurgie esthétique, entamant la course au « toujours plus » dans le volume mammaire, avec tous les drames et accidents entraînés par cette pratique. Mais l’autre innovation majeure de la décennie, qui sera immensément populaire ensuite, est l’apparition d’un strip-tease masculin, initialement gay, qui change ouvertement de nature avec les premiers spectacles de Chippendales. Dès lors, les principales figures du strip-tease sont fermement en place et ne changeront guère jusqu’à nos jours, si ce n’est pour quelques évolutions de mise en scène, comme la très populaire lap-dance, nouvel avatar du « toujours plus » (de contact, cette fois-ci).

Pourtant, un renouveau du genre semble actuellement venir des Etats-Unis, où la new-burlesque marie le glamour des années 40 à la scène punk et féministe, et où les spectacles, autour du strip-tease, proposent chansons et intermèdes comiques, le tout dans une mise en scène et un éclairage bien plus travaillés que le triste lot des danseuses siliconées des strip-joints. Une boucle semble donc bien bouclée, et le strip-tease, loin de s’éteindre, se prépare un avenir frais, ludique et toujours sexy.

Philippe Sandre

THX 1138

Film de George Lucas (1971), avec Donald Pleasence, Robert Duvall.

THX 1138 est le premier film de George. Il fleure bon les années 70, plus encore que l’épisode IV de Star Wars. A l’instar de moi-même, Copeau, THX est un être humain décharné et rasé, qui vit dans un monde précisément inhumain, où les flics sont partout, où les caméras épient vos moindres faits et gestes. Les hommes vivent desormais sous terre et leur vie est entierement regie par l'ordinateur. THX 1138 va tenter de s'enfuir de ce monde impossible. Détail rigolo, les flics m’ont rappelé très nettement, par leur tenue, la mode californienne de Chips par exemple. Hormis leur visage, façon 36PO.

THX travaille dans un site de construction de robots, métier très dangereux, car on ne compte plus les équipes de manipulateurs qui perdent la vie à la suite d’une erreur, même bénigne. Dans ce monde particulier, la mort de 200 individus n’est bien évidemment pas perçue comme une tragédie, mais comme une statistique à améliorer.

THX partage son logement avec LUH, prononcer « Lou » (pas Sandra, dommage pour lui), qui substitue ses médicaments afin qu’il ne puisse plus se droguer. Malade, THX ne comprend pas ce qu’il lui arrive, jusqu’au jour où, l’appel du bas-ventre se faisant sentir, il commet le crime d’entre les crimes, le plus irréparable, le plus vil, le plus… (j’ai plus d’idée, faut que je relise les œuvres complètes de Christine Boutin) : le crime de fornication. THX et LUH pensaient, les ignobles crapules, baiser secrètement ; c'était sans compter la vigilance des innombrables big brothers locaux, qui se sont repassés la scène au ralenti quelques dizaines de fois, façon Blue Hustler, si vous voulez.

THX est arrêté, lobotomisé, envoyé en camp de rééducation après un passage approfondi dans les chaleureux locaux de la Loubianka locale. Il s’enfuira pour retrouver sa belle, qui est enceinte de lui, et ce n’est que la liberté qu’il trouvera.

Un bon film, très type seventies, au thème archi-classique il est vrai, mais traité avec brio grâce à la caméra alerte de George, et à ce titre, voici une intéressante contre-utopie, qui toutefois, pour ma part, ne vaut ni Brazil, ni l’Âge de Cristal.

J’attends toujours qu’on fasse appel à moi pour le tournage d’Un Bonheur insoutenable. Mais je veux choisir les actrices principales : Scarlett Johansonn et Cécile de France, ce ne serait pas si mal.

CasSandra

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