Jane Baker

Souvenirs souvenirs... Je n'ai pas l'intention de vous parler à présent de la femme du boulanger, alors même que son patronyme pourrait vous le laisser supposer, mais d'une actrice porno que peu d'entre-nous se souviennent, Jane Baker, appelée parfois Jeanne Backer. Pour ma part, je l'ai découverte (attention, il y aura dans ce billet moults titres subtils et distingués) dans Les Petites écolières, de Frédéric Lansac (alias Claude Mulot), datant de 1980. José Bénazéraf, très en verve à l'époque, a été l'origine de ma seconde rencontre avec Jane, dans le très dispensable Patricia, Valérie, Anna et les autres (1981).

Gérard Kikoine, autre réalisateur phare de l'époque, lui donnera aussi son meilleur rôle, à mon sens, celle d'une Madame Claude de la Maison de plaisir (1980 également). Passagère d'une limousine cossue, le chauffeur de Jane renverse accidentellement une passante, jouée par Sandrine Pernelle. Pour la réconforter, sinon la consoler, Jane la ramène à la maison, et s'occupe fort intimement de son intimité, tant et si bien que Sandrine n'a plus du tout mal aux pieds. Mais alors du tout.

Tout se complique lorsque Jane apprend que Sandrine, qui vit chez ses parents, a fuit le domicile familial. Elle a surpris sa mère, interprétée par Elisabeth Buré, faire l'amour avec la fille de son amant (ou l'inverse, à un moment donné, ça devient grave subtil). Choquée, elle a pris la poudre d'escampette et, saperlipopette, les yeux embrumés, elle n'a pas vu la fameuse limousine arriver. Elle qui était si choquée par les actes lesbiens de sa mère, ne verra aucun obstacle à se jeter dans les bras de Jane une scène plus loin. Cette absence totale de script, qui a le mérite de faire bien rire, me fait d'ailleurs penser au génial Max Pécas qui, dans les 1001 perversions de Félicia, ne voit aucune contradiction à ce que Jean Roche, qui croise une Béatrice Harnois plus ou moins à poil à longueur de film, se révolte à un moment donné parce que celle-ci a posé sa culotte sur la table. Enfin bref.

Elle a également joué dans des films aux titres mémorables, j'en cite quelques-uns : chaudes adolescentes (avec Marilyn Jess et Laura Clair), Force-moi j'adore ça, Occupe-toi de mon petit trou (pardon), Suce et tais-toi ou encore Tendres souvenirs (d'une bouche gourmande) (ah, ces titres, je suis comme le Dr Orlof, j'adore).

Tenez, d'ailleurs, si vous voulez vous marrer un peu, et admirer l'immense esprit créatif de certains producteurs ou réalisateurs de ces années-là, visitez par exemple cette page-ci (et ce n'est qu'une page au hasard, vous pouvez vous balader sur le site entier, sans crainte).

Petiote publicité gratuite

Sur les conseils avisés de Pankkake, me voici donc passé depuis peu à l'univers Linux, et rien ne dit que je ferais un jour le chemin inverse, tant les distributions me semblent répondre aujourd'hui à la quasi totalité de mes attentes, ce qui n'était pas le cas, jadis, lorsque je m'arrachais les cheveux à coup de Red Hat. J'ai donc opté pour le duo Ubuntu/Kubuntu, qui a le double avantage de provenir de Debian, qui me convient le mieux, et d'offrir la possibilité de permuter l'interface graphique à volonté, entre Gnome et KDE. Du tout bon, en somme.

Kubuntu, la version KDE donc, est de toute bôôôté, et le mot est faible ; l'interface d'Ubuntu, la version Gnome, est plus conviviale. Entre les deux, mon coeur balance.

Mais là n'est pas l'important : ce qui compte, c'est que vous aussi, suppôts que vous êtes, sujets d'un grand monopoleur de Redmond, vous pouvez très facilement franchir à votre tour le rubicon, et rejoindre le monde libre. A la manière de Knoopix, Ubuntu/kubuntu sont à présent disponibles en liveCD ; vous pouvez donc tester sans aucun risque ni danger. Et si ça vous convient, ce dont je ne doute pas, un ptit clic et vous l'installez, aux côtés de Windblows qui du coup entrera dans un long sommeil ; non, une hibernation, comme on dit ici.

Copeaudcast de rien du tout

Copeaudcast du 19 juin 2006.

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American Gods

Dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde, oui, vous savez bien, l'ami de MM. Bois et Ville...

Voici un roman fort original, qui a été décoré d'une multitude de prix (Hugo, Nebula, Locus, et j'en passe). On suit les pérégrinations de l'ami Ombre, au nom improbable et au épaules larges. Sa rencontre avec Voyageur va bouleverser sa vie, tant ce type, cynique, maquereau, voleur, arnarqueur et érotomane, exerce une influence majeure sur Ombre, que d'ailleurs il emploiera. A peine sorti de prison, pour retrouver sa femme qui, elle, n'a rien trouvé mieux que de suçer son meilleur copain en voiture, causant ainsi au couple adultère un accident mortel, Ombre ne sera jamais véritablement tenu à l'écart de son ancien monde.

Pourchassé par les Nouveaux Dieux, ceux de la Technologie, d'Internet, des Medias, de l'Informatique, Ombre devra à moultes reprises se cacher, jusqu'au fin fond du Dakota du Sud, pour échapper à ses ennemis. Il devra aussi raisonner les Anciens Dieux, has-beens par excellence, plutôt poivrots ou clodos, que titulaires de la prestance qui devrait convenir à leur rang. Il y parviendra parce qu'il détient en lui un terrible secret, qui naquit dans les profondeurs de l'Europe, et qu'il a dans sa chair apporté en Amérique. Il ne sera pas le dernier surpris lorsqu'il l'apprendra, tout comme il réalisera ce qui se cache dans la voiture qui, chaque année, coule au fond du Lac du village de Lakeside, à l'occasion d'un bookmaking géant visant à parier sur l'heure et le jour précis de l'événement.

Un bon bouquin, bien écrit et original, ce n'est déjà pas si mal, non ?

Marie-Antoinette

film de Sofia Coppola avec Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Asia Argento (2005).

Sofia a invité ses deux copines, Asia et Kirsten, à participer à ce film, dans lequel on découvre la vie à Versailles à travers les yeux de l'Autrichienne préférée des Français et du couscous Saupiquet. Pas un mauvais film, bien que le côté rock n'roll a déplu à nombre de critiques. Celui-ci est en effet parfaitement décalé, mais pas de mauvais goût, bien au contraire. La bande-son donne une certaine dynamique à un film qui en a bien besoin, et a tendance à sombrer un peu dans l'apathie parfois. L'Autrichienne vit une vie de rêve, ou pas loin, mais s'emmerde ferme, et on la comprend.

Au sortir de l'adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l'autre sans aménité. Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu'on lui impose. Elle s'évade dans l'ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.

Je n'ai pas dit que c'est une grosse salope, ce serait vraiment beaucoup dire. Kirsten me faisant à peu près autant d'effet qu'un glaçon tautoufié, je comprends le petit Louis qui s'intéresse fort peu à elle, et bien plus aux serrures. Elle n'insiste pas, et préfère dormir sur son autre oreille. C'est un choix.

Lorsqu'enfin Louis se décide, et prend les chose en main, la naissance de leur fille n'est pas loin. J'ose ajouter qu'ainsi elle découvre ce que le plaisir signifie, et c'est dans les bras d'un bel étalon suédois qu'elle s'épanouira. Heureusement que le test ADN de paternité n'existait pas à l'époque, car sinon Louis XVI aurait peut-être eu une fort désagréable surprise.

On se prend à se sentir dans la peau de la Paris Hilton de l'époque, qui nous apparaît du coup fort sympathique. Ce n'est peut-être pas le meilleur film de Sofia, mais il mérite qu'on s'y attarde. Il prend un parti très individualisé, pas du tout historique, et en cela il permet de passer un agréable moment.

Au passage, je crois savoir à présent ce qui m'insupporte chez Kirsten : ce sont ses canines, extrêmement proéminentes, on dirait presque le Mitterrand des années soixante. Asia, dans le rôle de la Du Barry, autrement dit de la plus chaudasse des salopes, est comme toujours : parfaite. La meilleure Suicide Girl du cinéma contemporain, avec Angelina Jolie bien sûr.

Tabula Rasa

Sur un PC, comme d'ailleurs sur un Mac, il existe indubitablement une pièce maîtresse, sans laquelle rien ne peut fonctionner. Fort à propos, celle-ci s'est baptisée carte mère, comme on parle de reine chez les abeilles. La mienne (de carte-mémère, pas de reine) a décidé de me jouer un tour pendable. C'est la raison pour laquelle il se peut que, bien malgré moi (comme on disait en 1914) je me tienne éloigné de ce blog durant le temps qu'il faudra à nos G.R. (gentils réparateurs) pour procéder à l'échange standard de ladite carte-mémère.

Il s'agit probablement d'un complot collectiviste, ourdi par les méchants japoniais, tendance yakuzas.

Portez-vous bien, en attendant. Et comme de fait je n'userai pas trop votre temps précieux, vous n'aurez aucune excuse à ne pas lire ceci.

Réduction d'effectifs ?

Un chiffre, un constat, sera suffisant :

15 000 suppressions nettes d'emplois dans la fonction publique de l'Etat (19 000 suppressions et 4 000 créations) contre 5 300 prévues en 2006. Un solde net à rapprocher des départs à la retraite attendus en 2007 (entre 70 000 et 80 000).

Un second constat, dès lors, s'impose :

La dette publique atteignait 1 100 milliards d'euros à la fin de 2005 ; elle a été multipliée par cinq depuis 1980.

J'ai toujours aimé jouer au docteur

téléchargez le Divx  (50 M0)

Même si il y a plein de choses à redire, je me suis bien marré quand même, et je voulais donc vous faire partager cette petite vidéo / publicité !

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Intérêt individuel

Puisqu'on ne peut pas commenter le blog de l'ami Xavier, et que seuls les trackbacks sont autorisés, je le remercie ici, et par lui plus encore Anton, le bloggeur des Carnets du chemin ascendant, pour la qualité de leurs billets respectifs.

Le mien, en l'occurence, ne représente que peu d'intérêt, j'en ai bien peur !

Zeurope sociale

Un très bon papier de Thomas Ferenczi, intitulé de manière si provocante en France « l’Etat doit-il fixer la durée de travail ? ». Il expose bien la logique contradictoire qui oppose et continuera d’opposer les partisans de la liberté et ceux du dirigisme. Sachant qu’à la tête de ces derniers, se trouve la droite française, tandis que le premier groupe est piloté par la gauche anglaise et allemande. Tout un symbole.

Comme il conclut en regrettant la quasi impossibilité à construire une Europe sociale, je ne peux, pour ma part, que m’en réjouir.

Welcome to the jungle

La sécurité est à nouveau un thème à la mode, comme lors des élections de 2002. La plupart des candidats de la dernière élection présidentielle – et non seulement Chirac comme on le dit souvent – ont surfé sur ce thème, Chevènement comme Villiers, Bayrou comme Le Pen. A vrai dire presque tous, à l’exception notable de Jospin et de Madelin, qui n’ont pas su ou pas compris l’importance que ce sujet revêtait pour le commun des mortels. Ce n’est pas le signe d’une grande clairvoyance, au surplus à la vue des « événements » (comme on parle d’événements pour évoquer la guerre d’Algérie) de l’automne dernier, dans les banlieues et ailleurs.

Le thème est à nouveau d’actualité disais-je, si j’en crois à la fois les polémiques causées depuis déjà longtemps par les outrances de Sarkozy, et à présent les écarts de langage sinon de conduite de Royal, qui ne sait plus quoi inventer pour se démarquer des autres candidats à la candidature au sein de son parti. Est-elle sincère ? ose-t-elle dire à présent ce qu’elle pensait tout bas depuis toujours ? Brise-t-elle un tabou, celui du décalage flagrant qu’il y a au PS depuis très longtemps, entre une base archaïque et qui croit encore au grand soir, depuis les préaux des écoles et les bancs de l’Education nationale, et une tête qui n’hésite pas à affirmer, en privé exclusivement, que les 35 heures ont été une monumentale connerie, que l’Etat-providence est moribond, que le marché du travail doit être réformé dans le sens d’une plus grande flexibilité ? Je suis relativement bien placé pour savoir ce qui se dit en « off », et croyez-moi, ça défrise souvent plus encore que Ségolène dans les meilleurs moments de sa course aux médias.

Revenons-en à elle un instant. Sur les 35 heures, elle tient à la fois un discours de gauche, en insistant sur la souffrance causée par cette réforme, pour les ouvrières du textile, et toutes celles et ceux qui, comme les ouvriers de Michelin, sont obligés de retourner bosser le samedi matin. A contrario, seuls les cadres auraient bénéficié de cette mesure phase de l’ère Jospin. C'est assez vrai, encore que la véritable injustice soit plutôt celle qui oppose les grandes entreprises, et les PME / artisans et commerçants, qui n’ont droit à rien du tout. Elle affirme que 250 000 emplois auraient été créés, mais c'est probablement faux, et cette réforme a probablement bien plus coûté qu’elle n’a rapporté, de très nombreux rapports internationaux ont fait la lumière sur ce point.

Ségolène tient aussi un discours de « droite » sur ce sujet, lorsqu’elle accuse le gouvernement Jospin d’avoir mis à mal tous ceux pour qui les heures sup permettaient d’arrondir les fins de mois, ou encore d’avoir empêché ceux qui voulaient travailler plus, pour des raisons qui ne regardent qu’eux, de le faire.

Sur la sécurité, la charge est plus rude encore. Des internat-relais à l’encadrement militaire, en passant par les écoles de parents et la mise sous tutelle des allocs, tout le programme du parfait sarkoziste est mis en pratique. L’UMP devra donc probablement faire de la surenchère, si elle veut conserver un minimum d’espace médiatique. Beau programme.

Pardon de tenir des propos d’un gauchisme exacerbé, mais y a-t-il réellement un problème d’insécurité en France ? Non que je nie la difficulté qu’il y a à vivre en banlieue, la montée de l’islamo-fascisme et du racisme anti-blanc. Seuls les socialistes, eux qui la plupart du temps habitent les beaux quartiers, le nient encore. Même les communistes l’ont compris, il y a longtemps déjà.

Mais je doute fort que l’encadrement militaire, ni même policier d’ailleurs, soit la solution. Le véritable problème, c'est que la France se paupérise, que les banlieues sont emplies de djeunz qui ne trouveront jamais de boulot, inemployables qu’ils sont depuis toujours. Merci à l’Education nationale, et à son mode de sélection si particulier, où contourner la carte scolaire est un sport national, où le collège unique a tant d’adeptes, où les filières techniques et l’apprentissage sont si dévalorisées. Ils ne trouveront jamais de boulot, et pour cause, quelle entreprise prendrait le risque de les embaucher, alors qu’elle ne pourra pas (ou extrêmement difficilement) les licencier ? La flexibilité est utile, elle est même vitale, mais elle l’est particulièrement pour ceux qui sans elle ne pourront jamais trouver de travail. Le CPE aurait du leur être réservé, car les diplômés, eux, n’ont pas besoin d’une plus grande flexibilité, ils l’ont déjà.

Réglez le problème du chômage, comme le Royaume-Uni, la Nouvelle Zélande, les Etats-Unis et tant d’autres, et vous aurez réglé la principale source de l’insécurité en France.

La sécurité doit évidemment être assurée dans la limite des fonctions régaliennes de l’Etat. Ce dernier doit exercer le monopole de la violence physique légitime, comme disait Weber. Qu’il existe à Trappes, La Courneuve ou Vénissieux des zones de non-droit, dans lesquelles la police n’ose pas s’aventurer, est scandaleux et doit être réformé. Mais qu’il faille transformer la France de 2007 en Etat-policier est tout autre chose. Je n’ai pas spécialement envie de vivre dans l’île de Manhattan de NY1997. Et comment ne pas voir que nous y allons à grands pas ? de l’état d’urgence décrété aux innombrables caméras présentes dans les lieux publics, de l’interdiction du tabac aux radars automatiques qui émaillent routes et autoroutes, de l’armée qui patrouille dans les gares aux policiers municipaux armés et qui se croient dans un film de John Woo, tout nous mène au rêve spartiate de nos principaux présidentiables. Avec à chaque fois la même bonne conscience, celle de défendre les plus faibles. Les pires bouchers romains, Caligula et Scipion en tête, prétendaient eux aussi défendre le bon peuple, contre les corps intermédiaires. Ils n’ont su que les envoyer se faire déchiqueter par ceux qui n’étaient pourtant pas leurs ennemis, mais ceux de leur Prince, et ont massacré tous les opposants, de toutes les manières que l’esprit humain peut imaginer.

Belle perspective, là encore.

La France, dont la puissance économique, et donc militaire, est en déconfiture, remplace le casque du troufion par le képi du flic. A défaut d’avoir de quoi taper du poing sur la table, elle espère faire illusion en tapant les manifestants et les beurs. En misant sur la démagogie, on gagne toujours il paraît. L’insécurité, c'est un peu comme le cul : on est sûr, à tous les coups, de faire une grosse audience. Peu importe si on raconte à peu près n’importe quoi. Ou si on fait courir un danger immense pour l’avenir.

Or nous n’avons besoin ni de GI Joe, ni d’inspecteur la Bavure. Pas plus que de baby sitters, hormis toutefois si ces dernières sont blondes avec des gros seins, auquel cas on peut encore discuter un peu.

The Descent

Film frissonnant de Neil Marshall (2005), avec Natalie Jackson Mendoza, Shauna Macdonald, MyAnna Buring.

Attention, ce film qui commence gentiment s'achèvera dans le sang...

En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes, toutes plus belles les unes que les autres du reste, se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Elles sont toutes sublimes, avec un physique à faire pâlir Lara Croft, car bien évidemment ce sont toutes de grandes sportives (halala), un peu félées (oh oui), qui ont beaucoup de souffle (halala) et de souplesse (arrêtez, j'en peux plus).

Toutes obéissent aux ordres de Juno, qui a organisé cette petite expédition, revigorante, favorisant la cohésion dans un sens tout militaire, et permettant également à Sarah, victime d'un accident de la route quelques mois auparavant, dans lequel périrent son copain et son fils, de se refaire une 'tite santé. Juno choisit donc d'emmener la petite troupe, au volant tout de même d'un 4x4 BMW, dans une gro-grotte assez rare. Très rare, même, car on apprendra un peu plus tard que nul ne l'a jamais exploré. Enfin, nul, ce n'est pas le mot, car on découvrira bien des signes d'une expédition, lointaine, ancienne, dont personne n'est jamais revenu...

Soudain (vous tremblez déjà, c'est certain), un éboulement bloque le chemin du retour. Juno se dit : "merde alors", et elle a bien raison. Alors qu'elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles...

Et ce n'est pas Copeau, car sinon, loin d'avoir peur, je ne doute pas un instant qu'elle auraient été ravies (presque autant que moi, je l'avoue malgré mon ascétisme tout monastique).

Quelque chose de terriblement dangereux, plus encore que le Gollum c'est dire, a décidé à les traquer une à une... Je doute fort, a priori, qu'elle parviennent en en réchapper, mais bon, en même temps ce n'est pas moi qui ai écrit le scénario. Lequel tient, vous l'aurez compris, sur une demi-feuille de cigarette.

Toutefois, ce film qui débute comme un Cliffhanger forestier et souterrain, s'achève plutôt façon Resident Evil (les minijupes de Milla Jovovich en moins). Si rien ne nous est épargné des effets de manche du cinéma d'épouvante, il n'empêche qu'il m'est arrivé à une ou deux reprises de prendre les chocottes. Par exemple quand Jessica frôle la jambe de Juno, laquelle est secrètement amoureuse de Holly bien sûr. Sarah, qui ne partage pas, ne saurait accepter la constitution d'un couple à trois. Le crêpage de chignon n'est pas loin. D'autant qu'au même instant, non loin de là, Rebecca se casse un ongle ! Quelle mise en scène ! quel suspense !

Comme l'écrit Emmanuel Pierrat dans Elle (et oui, faut tout lire) :

La sextette (et non ce n'est pas sexuel, ndC) d'aventurière est d'abord et surtout victime des pires clichés d'un dialoguiste dont l'imaginiation a du mal à décoller de sa puberté. (...) Et le film menace très vite de sombrer au fond de la grotte où elles sont emmurées.

Si vous aimez le boudin, les boyaux et les viscères, à la sauce chili, ce film est fait pour vous. Sinon, revoyez plutôt l'intégrale de Rhino Di Silvestro, ou encore celle de Joe d'Amato, vous la louerez certainement pour moins cher.

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