Barbie from Hell

Voilà un vrai site de Barbies pour vos enfants.

Libertarien ?

Je m'affiche libertarien. A celles et ceux qui l'ignorent, les libertariens sont des partisans de la liberté, sous toutes ses formes. Pascal Salin, dans Libéralisme, a fort bien synthétisé la quintessence de notre doctrine. Le Mises Institute, situé à Auburn (USA), est l'un des plus gros pourvoyeurs de textes et de réflexions libertariennes.

A dire vrai, je me considère plus comme un libéral classique, au sens de Tocqueville ou Jouvenel, et comme un "Autrichien", que comme un libertarien stricto sensu.

Mes préférences vont plus vers Menger, Mises, Bastiat ou à la rigueur Hayek et Rothbard, que vers David Friedman, c'est clair. J'emploie néanmoins à dessein le terme "libertarien".

En effet, les "libéraux" sont, en France tout particulièrement, clairement affichés à droite. Pour beaucoup, "libéral" rime avec "UMP", "Sarkozy" ou tout simplement "droite". Outre qu'Hayek a expliqué, il y a déjà bien longtemps, en quoi les libéraux ne sont pas de droite, il me semble toutefois nécessaire de tenir compte du poids des traditions. Habits die hard chez les Français. Je pense que le mot "libéral" sera pour longtemps encore connoté péjorativement ici. Ou, s'il n'est même pas négatif dans la bouche de celui qui l'emploie, il est assimilé maladroitement à la droite.

Or les libéraux ne sont pas fondamentalement de droite. Ni de gauche d'ailleurs. Comme le dit Eskoh, le libéralisme n'est pas politique. Il est même anti-politique, intrinsèquement. Sinon ontologiquement.

C'est la raison pour laquelle j'emploie le terme "libertarien" qui, lui, n'est pas très connu et encore relativement vierge de tout travestissement.

La Marque Rouge

Devant la qualité de cette petite bande dessinée, je ne résiste pas à l'envie et au plaisir de vous la faire découvrir ci-après.

Elle provient du site du Maître du Monde, qui porte on ne peut mieux son nom.

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Happy New Year !

issu de Bruxelles, ma ville.

Stratégies...

D'une façon générale, je suis souvent interpellé sur le point de savoir quelle stratégie devrions-nous adopter pour diffuser au mieux nos idées, dont on ne peut pas dire qu'elles soient des plus populaires - ni d'ailleurs des plus connues en ce vert pays.

Il me semble que les divergences qui m'opposent à beaucoup tiennent moins en une finalité différente qu'en une vision différente de la stratégie à adopter.

En effet, je crois qu'on peut résumer en quatre idéaux-types les choix qui s'offent à qui veut s'engager pour la promotion de nos idées marxisto-collectivistes :

1. la voie solitaire (attention je n'ai pas dit "individualiste", car c'est pour moi un très beau mot). C'est celle que je prends avec ce blog. C'est celle de tous les guerriers solitaires du net et d'ailleurs. C'est celle que ceux qui refusent tout compromis, et qui refusent même de coopérer avec leurs semblables. Il y a des gens comme ça. Mais - je vais peut-être vous étonner, messieurs mes détracteurs - ce n'est pourtant pas mon cas. C'est une voie qui n'est pas nécessairement vouée à l'échec. Elle est même individuellement enrichissante, c'est incontestable. Mais elle est aussi stérile. Et qui veut plus doit s'y employer.

2. La voie opposée est celle de l'engagement partisan. Dans le combat politique, dans un parti. Outre que je n'aime pas spécialement faire la pute (j'ai dit "faire la pute", pas "me faire une pute", maman), je trouve cette stratégie pour le moins risquée lorsqu'on voit qu'un candidat se réclamant de nos couleurs ne parvient, nonobstant un charisme personnel indubitable, à se hisser qu'à quelques pourcents lors d'élections de prime importance. Il reste alors deux voies médianes, moins extrêmes que les deux précédentes. Etudions-les à présent, si vous le voulez bien.

3. Il y a la solution du lobbying. Peu importe la forme qu'il prenne : association, syndicat, le but est toujours le même : se servir de la société civile pour faire passer ses idées. Lorsqu'on parvient à obtenir une puissance non négligeable, cette voie est des plus rapides. Qu'il s'agisse de puissance technique et financière (par exemple, les Contribuables associés), ou de puissance médiatique (Lib chérie), la voie du lobbying est pleine d'avenir. Les ONG ont presque toutes été créées de la sorte.

Mais il y a un hic.

Le lobbying sous-entend que les thèses défendues sont populaires. Plus exactement, qu'elles sont susceptibles une fois connues de recueillir l'assentiment du plus grand nombre. Ce qui, je le répète, n'est pas notre cas. Alors à quoi bon faire le con avec une pancarte "vive moi" si c'est pour passer pour un hurluberlu fanatique ? A quoi bon planter deux tournesols en plastique dans un pot Riviera si c'est pour se ridiculiser ?

La solution du lobbying suppose résolu son principal obstacle : son degré d'accointance avec le vulgus pecus.

4. C'est pourquoi je crois meilleure une quatrième voie. Celle qui consiste à se dire que le combat que nous menons ne se gagne pas sur le terrain - ou pas principalement -, mais dans les esprits. C'est la voie choisie par les think tanks. Il est vrai qu'en France ils se font rares. Mais ils existent, et leur financement n'est pas toujours aussi aisé qu'ailleurs.

C'est la voie que j'ai - à mon très modeste niveau - choisie, avec catallaxia et le forum que vous connaissez peut-être. C'est la voie la plus exigeante intellectuellement, la plus prenante. Et - contrairement à ce qu'une vision superficielle pourrait laisser croire - l'une des plus tolérantes aussi. C'est accepter que des gens fort différents, tenant un discours très éloigné du mien, puissent s'exprimer en toute quiétude et liberté. C'est accepter la critique.

Chose que, semble-t-il, ni les artisans de la voie 2, ni ceux de la voie 3, ne peuvent concevoir. Je les plains : la critique est toujours constructive, c'est elle qui permet d'avancer.

Lyon se lâche

Comme le dit si bien Adam, Lyon est devenue une ville de la teuf et de la cuculture. La fête du vélo, des vieux, des voisins, de la biennale de la danse, de la fête à tonton, de freeVTT, des guinguettes remplies de gogos, du dernier happening du musée d'art concontemporain. C'est la fiesta à tous les étages. Comme le dit si bien le bulletin de propagande d'informations municipales :

Du “Quai des guinguettes” à l'exposition Winthrop du musée des Beaux-arts, des “Nuits Sonores” au Printemps des poètes, de “Tout l'monde dehors” au Concours international de musique de chambre, des festivals Hip hop et Y salsa aux Fêtes consulaires, de la Fête des lumières au festival du film Nouvelle génération, l'esprit “movida” se répand.

Collomb soutient donc l'action des Pokemon Crew, et autres grands couturiers volages de Lyon Mode City.

C'est que Lyon se veut parisienne. Ce n'est plus une ville de ploucs, c'est la ville des animations culturelles. Lyon n'est plus une ville où on va "bosser". Ce concept est suranné et obsolète, il pue la prolétarisation, le gaullisme puritain et les valeurs bourgeoises, comme le dit Zek. Non, Lyon est devenue une ville festive, faite pour des nouveaux citadins cools en rollers, enclins à jouir autant que faire se peut des beautés de l'animation culturelle municipale.

Le lyonnais nouveau habite dans un loft canaille du 4e, en haut des pentes de la Croix-Rousse ; de son 110 m² il admire, chaque matin, juché sur son balcon panoramique, cette ville qui bouge au rythme de la salsa, de la téquila et des tapas. Alors qu'il est à peine sortit du lit, vers 10 ou 11 heures, il part faire une petite balade, qui, de la place Sathonay aux ruelles du 5e, lui permet de flâner le long de ce petit Montmartre. Il jette un regard sans âme à cet agent de la voirie, qui projette de l'eau sur les pavés. Il tient toutefois à ce qu'il n'est pas l'outrecuidance d'éclabousser son jean Versace.

Ce nouveau lyonnais se rend fréquemment sur les quais du Rhône, où il donne quelques cours, et, après avoir effectué son labeur quotidien, traverse une nouvelle fois le fleuve pour déjeuner dans le dernier resto tendance de Bocuse. Il laisse bien évidemment les restos de la rue Mercière aux prolos, sans parler des bouchons de la rue St Jean, décidément faits pour ces cons de touristes. Après avoir passé cet agréable moment en compagnie de consultantes culturelles, décidément meilleures au pieu que sa copine, le lyonnais court en direction de la place Bellecour pour y acheter, dans son kiosque préféré, le dernier numéro de la Pravda. Avant tout le monde. Surtout avant ces jeunes sympathiques adolescents de banlieue, qui, eux, n'ont pas l'heur de pouvoir bénéficier d'un tel privilège. Il se comporte alors comme son compère parisien, que Zek, encore une fois, a si bien décrit :

il le lit jusqu'à la dernière ligne, car il faut être vigilant et se tenir au courant des derniers complots de la conspiration ultralibérale yankee, ainsi que des progrès de la solidarité et de l'exception culturelle et du combat des sans-papiers et d'act-up contre l'injustice.

Jamais il ne se résoud à lire Le Progrès, car il tient par essence la presse locale en horreur. Rien de plus plouc, de plus honteusement has-been. D'autant qu'il s'agit d'un titre du groupe Hersant, le célèbre fasciste, lieutenant de la division Charlemagne.

Il découvre parfois des infos locales en écoutant radio-brume ou radio-libertaire, et c'est grâce à ces excellentes émissions citoyennes qu'il prend conscience du sort maléfique des sans-papiers de Perrache et du malaise social des jeunes de Vénissieux. Il compatit sincèrement à leur malheur, tout en sirotant un verre à la terrasse d'un café branché de la presqu'île. La prise de conscience citoyenne constitue d'ailleurs un sujet majeur de conversation avec ses amis, et bien souvent il en profite pour citer tel argument qu'il a lu le jour même dans la Pravda. Tel article de Mauduit sur les mesures antisociales du gouvernement réactionnaire actuel, tel article de Delhommais ou tiré de l'édito du journal, et consacré au dernier combat culturel du moment. Il dissèrte sur les élections américaines, et raille, avec ses amis, ces connards de yankees, cons à manger du foin, et qui risqueraient de voter à nouveau pour un président fasciste - celui-là qui n'avait en réalité pas gagné les élections de 2000. Tous, se morfondent devant les atteintes sans cesse répétées que porte la mondialisation à l'exception culturelle française.

Après vingt heures, les jeunes de Vaulx-en-Velin se regroupent aux Terreaux. Le lyonnais les croise alors qu'il se rend à l'Opéra. Il va voir la nouvelle représentation de Chico Solié, artiste-peintre cubain auteur de nombreuses digressions sonores faites de raï et de ska. Celui-ci vient en effet de réaliser, sous le haut patronage financier de la municipalité, une reprise postmoderne de Machines are Us si réussie que Lyon Mag lui a accordé une interview extraordinaire dans son dernier numéro. Il évoque d'ailleurs, tant dans la pièce que dans l'entretien en question, ses relations avec les combattants castristes, son penchant pour les petits garçons, son amour de l'Art, sous toutes ses formes. Chico ne manque pas de saluer comme il se doit la mémoire de Ché Guevara, grand résistant, combattant de toutes les libertés, et homme de coeur au demeurant.

Le spectacle terminé, enfin satisfait de lui-même et de sa condition de lyonnais, il termine la soirée dans le nouveau bar à vins incontournable du Quai de la Pêcherie, et retrouve sa copine, qui, elle, a passé la soirée avec des amis rencontrés, il y a déjà quelques mois, au parti socialiste.

Pas besoin de voiture pour tout ça, laissons ces prothèses encombrantes aux crétins affublés d'une famille ou de la nécessité préhistorique de gagner leur vie. Le lyonnais, lui, a trouvé beaucoup mieux pour profiter éternellement des plaisirs de la ville citoyenne : le contribuable !

(Merci Zek !)

Dirty feuj, dirty ralibé

Voici à quoi nous sommes réduits.

AshQI-nazes

Les ashkénases auraient un QI moyen de 15% supérieur à celui des autres européens.

Dans le genre d'informations politiquement incorrectes, ce texte fait très fort.

Ce serait bien triste si c'était vrai - mais j'ai tendance à croire que c'est vrai. Ce qui me désole, c'est que malheureusement pour moi je ne suis ni ashkénase, ni même juif.

Zek, Marylin Manson et Cie

La blogosphère est archi exhibitionniste. Zek le rappelle à l'envie dans un excellent post, comme toujours. Il ne cite aucun blog, je le ferai donc à sa place, à tout le moins le blog de Despentes, dont on ignore s'il s'agit de Virgine, même si j'ai ma petite idée sur la question : http://www.20six.fr/Despentes. Passionnante est son existence. Voici par exemple sa journée d'hier :

je viens de voir que le pepsi citron que je prenais pour du light super bon et que je bois comme de l'eau depuis quinze jours est en fait un pepsi normal. voilà pourquoi ce light était super bon. ça va, tout rentre dans l'ordre. problématiques de la journée : où manger à midi, quel film aller voir cet après-midi, qu'est-ce qui se passe à la télé ce soir. Jouable.

Ouaah c'est cool la vie de Virginie.

quand j'srai grand, j'veux faire écrivaine moi aussi.

Zek n'a pas tort lorsqu'il écrit

Ce qui soulève la question : pourquoi les gens éprouvent-ils le besoin de s'exhiber, de plus en plus, et d"exhiber des choses de plus en plus triviales ? Certes tout écrivain est un exhibitionniste, mais il y a loin de Proust qui extrait la substantifique moëlle de son expérience, en tire toutes les leçons qu'un être supérieurement intelligent peut en tirer, aux copiés-collés d'un quotididien trivial que l'on nous assène, des obscurs blogueurs aux Goncourt et Médicis. Et quand l?imaginaire prend le relais, il est inévitablement trash ; en soixante pages de description insipide d'un stage au Japon, qui aurait valu 10/20 à n'importe quel élève de première, Amélie Nothomb, qui est sans doute la crème de la crème comparée à Despentes ou Beigbeder, ne nous glisse qu'une scène sans intérêt où elle renverse des ordures sur son corps nu. So what ? En quoi ma conception de l'homme et de sa place dans le monde a-t-elle avancé d'un iota après la lecture de ce fantasme inepte ? Pour quelle raison autre que de tuer le temps devrais-je subir cette prose ?

Les blogs sont propices à l'étalage des culottes sales de tout un chacun, et on n'a encore rien vu. Quand soixante millions de français seront connectés à Internet, on pourra suivre la vie privée de Madame Michu en temps réel. On sera tour à tour Winston et Big Brother. L'exhibitionnisme ne date pas d'hier. Il y avait les radio-crochets, la « Reine d'un jour », la presse féminine, Ménie Grégoire ; il y a maintenant la télé-réalité, « c'est mon choix », la pseudo-littérature en toc contemporaine, et l'usage que fait le blogueur moyen d'internet n'est qu'un prolongement de cet état d'esprit.

La conclusion de Zek, qui est si limpide qu'elle se passe de commentaire :

L'exhibitionnisme est une facette du mépris mutuel qui régit les rapports humains. L'exhibitionniste méprise son public en posant que tout lui vaut, qu'il ne mérite aucun respect. Puisque l'artiste, l'écrivain, le journaliste, le cultureux se comportent ainsi, le blogueur leur emboîte le pas. Puisque l'on paye pour voir des chiottes dans les musées « d'Art Contemporain », le blogueur nous dit qu'il a chié à 10h45. L'exhibitionniste se méprise aussi lui-même en reconnaissant qu'il n'a rien de mieux à offrir que ses misérables prout-prouts. Il pourrait mieux faire, mais il faudrait alors fournir un effort, et l'effort c'est mal, c'est bourgeois, Jack Lang est contre. Et puis ce serait témoigner du respect au lecteur, ça jamais !

L'exhibitionnisme et le collectivisme furent conçus par le même cerveau fêlé. Si le second vient du Contrat Social, le premier procède des Confessions. Est-ce à dire qu'exhibitionnisme et collectivisme vont de pair ? Je n'en suis pas sûr. Il y a quelque chose de protestant dans ce « je n'ai rien à cacher », et si en Sicile les volets sont fermés, en Suède il n'y en a pas, ni de rideaux. Mais il est probable que le socialisme favorise l'exhibitionnisme, puisqu'il prône l'abaissement de l'individu devant la masse, l'égalité parfaite, et l'abolition des normes sociales (ce dernier objectif étant en contradiction avec l'égalité parfaite, mais la contradiction est le propre des systèmes voués à l'échec).

Ouch... du grand Zek, comme toujours.

A lire sur le blog de Jugurta : une mise au point concernant la participation de Marylin Manson au film Bowling for Columbine. J'avais mal vu ce film, vraisemblablement, considérant que MM s'opposait au droit aux armes US.

Jugurta rétablit donc la vérité :

Un nouveau post qui parle d'une star du divertissement. Cela risque de faire venir du monde sur ce jeune blog. Pourquoi? Simplement pour répondre à l'excellent Fabrice ( je lui retourne ainsi le compliment).Tu viens cher Fabrice de m'obliger à revoir ce navet qu'est BFG. Heureusement que le double M n'apparaît que durant environs cinq minutes, cela m'a permis de vite revenir sur le réseau. Je peux t'affirmer que l'Antichrist Superstar" n'a en rien condamner le port d'arme. Sa présence dans le film de Moore, se résume à essayer de comprendre qui est responsable de la tuerie des deux lycéens de Columbine. Rappelons qu'il fut accusé par les bien-pensants d'avoir influencé les deux tueurs.Tout comme le Heavy Métal, les messes sataniques et les serviettes hygiéniques. La conclusion du sieur Manson à la question de Moore sur ce qu'il aurait dit aux ados s'il les avait rencontrés: "Je n'aurais rien dit à ces gamins. Je les aurais écoutés, ce que personne n'a fait".

Ce petit post sur la présence de Manson dans ce documentaire nous renvoie ainsi à la notion la plus importante chez les libéraux après la liberté, la responsabilité. Les seuls responsables de cette tuerie sont les deux gamins qui ont prémédité leur massacre.

Une arme ne tue pas sans le cerveau qui lui donne vie. Ainsi apparaît la faucheuse à travers le viseur. To be continued...

Enfin, sur le blog du non moins excellent xxc, un article sur la restriction, toujours plus grande, de nos existences :

L’habitude semble maintenant bien ancrée : dès qu’un fait divers tragique survient (ici l’incendie d’un centre équestre en Savoie le 5 août dernier), on conjure le mauvais sort par une loi gris-gris.

Ce faisant, nos aimables fanatiques du passage au crible législatif de nos existences ont dégoté un fabuleux filon : une excellente manière d’être aimés (et par suite d’être réélus) à peu de frais.

La manœuvre s’articule en deux temps. Premier temps : générosité et amour de la vie (il s’agit d’expliquer que l’on est vraiment très très gentil, que l’on dit "non !" au malheur et que l’on n’est pas rat lorsqu’il s’agit de la Vie). Deuxième temps : dénonciation des méchants cupides (afin de détourner l’attention de ceux qui douteraient du bien fondé de la nouvelle loi). À la fin, le citoyen n’a plus qu’à se faire une opinion en toute indépendance sur la proposition de loi : veut-il être un gentil ou veut-il être un méchant ?

La suite ici.

Et pendant que j'y suis,

Il est un tour de passe-passe si grossier que je m’étonne toujours qu’il marche encore : celui de la prétendue gratuité des services publics. Y croire, c’est aussi bête que de croire que dans un lot de six yaourts, l’un est gratuit. Bien sûr qu’il n’est pas gratuit le yaourt. Ou sinon je prends ce yaourt-là et je laisse les autres. Mieux, je prends six yaourts gratuits appartenant à six lots différents et je mange à l’œil.

La suite ici

Edit : enfin, les Pères fondateurs, des libéraux conservateurs pour ceux qui ne les connaissent pas, viennent de créer un site portail, complément de leur forum. A visiter.

D'autre part, Embruns.net, l'un des plus gros blogs francophones, parle de liberpedia - une fois n'est pas coutume.

Human²

Une étape qu'on dit déjà irréversible vient d'être franchie, en Angleterre.

Le clonage d'embryons humains devient autorisé.

Attention, même si la technique est la même, il ne s'agit pas de reproduire un Fabrice bis, comme on a reproduit une Dolly bis il y a huit ans. Il s'agit plus prosaïquement d'autoriser la recherche médicale à cloner des embryons à des fins thérapeutiques, ce qui est est très différent.

Si je parlais comme W ou Zek, je dirai, "selon la Pravda" :

Jusqu'à présent, lorsqu'ils étaient autorisés, les travaux de recherche dans ce domaine n'étaient menés que sur des embryons initialement conçus dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation, conservés par congélation et ne faisant plus l'objet d'un projet parental.

A présent en revanche, hors de tout projet parental, il sera possible de cloner un embryon pour améliorer le traitement du diabète. Il sera d'ailleurs possible, au-delà de la demande formulée ici par des scientifiques de Newcastle, de travailler à l'avenir non seulement sur des cellules d'insuline, mais aussi sur des cellules nerveuses, sanguines, musculaires, etc.

C'est un grand progrès pour la science, n'en déplaise aux Cassandre et aux papistes.

Pendant ce temps, dans notre chère patrie, on arrache des plants d'OGM. Bientôt, on brûlera les livres, avec l'appui de pompiers pyromanes. Un Pascal anglais dirait : Lumière en-deça du channel, obscurantisme au-delà.

SOS Bohneur

Tiens c'est marrant, Eskoh publie sur ZoneL un article de présentation d'SOS Bohneur, de Van Hamme et Griffo. J'avais commandé il y a deux semaines un exemplaire de l'édition intégrale sur amazon, que j'ai reçue hier. Je lisais donc hier soir les premières histoires, dont celle qu'évoque Eskoh, relative au système de santé publique gratuite et soviétoïde. On n'en est pas loin avec l'actuel parlement français qui vient d'interdire les distributeurs de confiseries dans les établissements scolaires dès la rentrée du mois prochain.

Pour ma part, j'ai préféré l'histoire suivante, celle des vacances étatisées, où il faut gagner des points, ne pas avoir d'amende, pour espérer partir à la mer, et si possible pas en hiver. Quiconque voudra ne pas se soumettre aux G.O. débiles sera rapidement remis dans le droit chemin. Car en effet, le groupe est tout, l'individu n'est rien.

Prétentieux !

Créer son propre blog a quelque chose de mesquin. Oui, de mesquin.

Tout d'abord, il faut avoir conscience du fait que le nombre de lecteurs de la prose de l'auteur sera au mieux étriqué, au pire quasi inexistant. Pour parler chiffres, on peut imaginer que ce blog atteindra de manière poussive 50 visiteurs par jour, et encore, les meilleurs jours, lorsqu'il tombera des cordres dehors et qu'en plus, les gens s'ennuiront tellement au travail ou chez eux que, contre toute attente, ils jetterons un oeil à ce qui se passe ici. C'est donc un peu inutile que de miser un quelconque intérêt sur cet outil sympathique mais objectiviement médiocre, en termes d'efficacité.

Par ailleurs, ce blog a ceci de particulièrement mesquin qu'il a été nominatif. Et, soyons clair, il n'existe aucun blog nominatif dans la blogosphère francophone. Je ne parle même pas des quelques blogs présents à la gauche de ce texte, je parle de tous les blogs francophones. Rien de tel en revanche dans les pays anglo-saxons, où il est fréquent de rencontrer un blog nominatif, qui n'existe que par et pour son auteur, qui n'emploie d'ailleurs que la première personne du singulier pour exprimer SES idées à lui, du haut de sa parfaite individualité. Du haut de sa totale subjectivité aussi, qui bien souvent prend la forme d'une singulière mauvaise foi.

C'est dans ce registre-là que j'ai toutefois choisi de m'inscrire, et tant pis si d'aucuns trouveront cela prétentieux, voire mesquin, comme je le disais plus haut. Mon but n'est absolument pas de me mettre en avant au point de perdre pied, de me croire une superstar du web alors que je ne suis rien. Il est tout simplement de revenir aux fondements, aux principes initiaux des weblogs, qui étaient des espèces de journaux intimes en ligne.

Alors, me direz vous, c'est bien joli mais comment attirer le chaland avec un journal intime ?

Outre que ce n'est pas à proprement parler mon principal souci, et que mes autres sites pallient largement à mon besoin inné d'expression sinon de reconnaissance, je dirai simplement que ce blog sera le reflet de ma personnalité dans toute son individualité immarescente. Je me fous aussi bien des qu'en-dira-t-on que des tabous. Des biens-pensants que des censeurs. Je n'aurai donc ici aucune autre limite que celle que je me fixerai. Ceux qui me connaissent seront surpris. Les autres hausseront les épaules, n'en pensant pas moins.

Je ne chercherai pas le lecteur à tout prix, je n'autoriserai d'ailleurs pas systématiquement les commentaires je pense.

Il pourra se passer des semaines entières sans que je ne mette le nez ici.

Mais d'autres fois je posterai trente messages dans la journée.

Les billets que je posterai partiront sans doute dans toutes les directions, et je me ferai un point d'honneur à surtout ne jamais me relire. Je ne suis pas un perfectionniste, je suis un touche-à-tout qui par définition ne sait absolument rien faire de bien.

J'aurais aimé faire un blog bilingue voire trilingue, sur le modèle de Merde in France ou du Dissident Frogman. Mais je n'en ai pas le temps, sinon les compétences. Et comme l'anglais est déjà bien pris, j'aurais plutôt vu un duo franco-italien ou franco-espagnol par exemple, eh oui, mes affinités électives sont plus latines que saxonnes.

A l'instar des blogs nominatifs, importants ou quelconques, étrangers, je vous souhaite donc la bienvenue sur ce blog, qui s'intitulait tout simplement le blog de ....

... Jusqu'à ce que je sois contraint à rentrer dans l'anonymat. La raison ? Mon statut d'énarque. Je ne cherche pas à être l'anonymat incarné, façon Zek. Mais simplement à faire preuve d'une relative discrétion. D'ailleurs, je suis plus ou moins énarque. Plus ou moins jeune. Plus ou moins lyonnais. Voilà de quoi brouiller les pistes !

Puisse votre visite vous apporter un quelconque intérêt. Mais j'en doute :)

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