Le retour de la revanche de la radio obscure

Suite à une demande générale (enfin, ...), voici le retour que vous attendez tous (hum...) de la radio obscure de Copeau, avec, en prime et comme il se doit, le retour par le même wagon de la Copeaulation number 1, alors que la number 2 est en préparation pour le plus grand déplaisir de toutes et tous (re-hum...).

Pour les durs de la comprenette, vous trouverez la radio obscure et la Copeaulation dans le menu de gauche, entre les derniers commentaires et le blogroll.

Et puis si vous vous foutez de la musique, lisez ceci.

Jeu à la con (en réponse à Pierrot)

L’ami Pierrot, via Pacsdecro, me transmet le petit jeu suivant :

1 - Aller faire un tour dans ses archives.

2 - Retrouver sa 23ème note

3 - Retrouver sa 5ème phrase

4 - Publier la phrase et ses 5 instructions

Bon et bien je m'y colle.

Citation (un billet consacré à Zapatero et à sa lutte contre les violences domestiques faites aux femmes espagnoles) :

Ah je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, qu'il n'y a pas des femmes soumises voire battues en Espagne, bla bla bla.

5 - Obliger 5 autres couillons à en faire pareil (tous les liens sont dans mes favoris).

  • Le patron du Corcell Café
  • Pankkake
  • Taranne
  • Lafronde
  • Arnaud

Du kérosène à la vapeur

Bloguer est ni quelque chose de simple, ni quelque chose d’aisé. Plus exactement, il est bien difficile, et j’en suis présentement le témoin, de tenir un rythme relativement régulier d’actualisation écrite et / ou orale dudit blog, pour qui n’a pas un temps démesuré à lui consacrer.

Une autre difficulté se fait toutefois jour : il faut trouver, ou cultiver, une certaine inspiration quant aux sujets abordés. Et ce n’est pas toujours, loin s’en faut, une sinécure. J’admire mes amis Lafronde, Martin, Pierrot, Laure, Fred et les autres, qui, eux, ne s’assèchent pas comme une rivière en été. Leur verve, leur fertilité verbale me plaît et m’impressionne.

J’admire aussi la qualité de la prose d’un Harry ou d’un Eskoh, d’un Eolas ou d’un Faré. D’autant que je ne maîtrise pas leur plume, et que la simple vue d’un popotin tel que celui de Jennifer Lopez, actuellement à la télé, suffit très largement à me détourner de mes nobles ambitions.

Pour autant, je poursuis et je poursuivrai encore ce blog. J’ai sous le coude plusieurs billets en préparation, notamment relatifs à ma (re)lecture des ouvrages de Philippe Simonnot, ou encore quelques podcasts pas toujours d’une utilité incontestable (et c'est un euphémisme), mais qui ont néanmoins le mérite d’exister. Et du reste, le temps me manque même pour que je puisse remplir mon moteur cérébral du carburant nécessaire et essentiel à toute réflexion, à tout projet de billet bloguien : je ne lis plus que très peu, trop peu, et rien n’échappe à la disette mentale. Il s’agit aussi bien de la presse quotidienne, souvent dispensable il est vrai, hormis pour qui veut se tenir informé des événements en cours, et qui ne souhaite pas opiner du chef à toutes les péroraisons des couturiers du prêt-à-penser, que des livres de fond, que j’affectionnais tout particulièrement jadis. Dussé-je vouloir faire de mon parcours intellectuel, même si la formule est ampoulée et prétentieuse, un moteur à réaction, s’abreuvant de kérosène ? Je n’ai en réalité qu’une roue à eau, qui ne connaît même pas la vapeur. Et l’eau n’est pas être pas la meilleure allusion, à moins de la concevoir comme de l’eau-de-vie, tant mon moteur personnel semble imbibé d’alcool et a l’haleine chargée.

On a tous ses coups de spleen, et Beaudelaire ne nous est d’aucun secours. Je ne puis m’empêcher de réciter dans ma tête sinon à voix haute des strophes de la Béatrice,

La Reine de mon cœur au regard nonpareil

Qui riait avec eux de ma sombre détresse

Et leur versait parfois quelques sales caresses

Texte que je connaissais bien sûr, mais que l’écoute intense du single de Glis m’a fait découvrir sous un autre jour.

Pourtant tout va bien, ne vous méprenez pas ! Il s’agit juste d’un manque de motivation, de temps et d’inspiration, dont je tenais à m’expliquer et à m’excuser auprès de vous. Sans doute un manque passager, qui cessera aussi vite que la rupture en moi s’opérera. Et pendant ce temps, je cultive mon coefficient de sociabilité, qui tel un envol d’oiseaux migrateurs, se dresse fièrement et s’accroît plus vite que ne roule l’Orient-express. Je ne suis pas certain que cette dernière phrase ait un sens, mais elle me plaît assez.

Pour changer de sujet, je vous parlerai sans doute prochainement d’un ouvrage de François de Singly, intitulé les Uns avec les autres, ou quand l’individualisme crée du lien, n’en déplaise aux Cassandre zé aux collectivistes de toute religion. Et je suis prolixe depuis les dernières vingt-quatres heures, hein ? ;)

Escape from hell

je ne suis pas totalement parti, j'ai même pu rencontrer durant la semaine dernière les amis DocMacToast, Fredo et Harry Tuttle de ZoneL. Ne vous focalisez pas sur le faible nombre de billets que je publie en ce moment ; ils ne sont pas le reflet de mon activité, qui est archi-débordante (et débandante, si j'ose dire).

Vous aurez de mes nouvelles bientôt, si toutefois avoir de mes nouvelles vous sied quelque peu.

Ubik

je ne suis pas très présent ces jours-ci. Je vous prie de m'en excuser. Je tenterai d'enregistrer un copeaudcast dans les prochains jours, et de vous parler philosophie, avec La liberté et la loi de Lucien Jaume. et aussi avec Tabatah Cash. :)

Dantik


Copeaudcast consacré aux Racines du mal, de Maurice G. Dantec, et à l'Homme doré, recueil de nouvelles de Philip K. Dick.

  • Fichier de flux Le fichier ici
  • Date Thu, 25 Aug 2005 12:56:49 GMT
  • Type audio/mpeg
  • Auteur Copeau
  • Durée du flux 00:13:48
  • URL du flux audio Cliquez ici

L'Homme doré

Big-bang et théories de l'univers

Théories de l'univers, Big-Bang et pré Big-Bang. Un copeaucast consacré à la science !

  • Fichier du flux audio http://www.copeau.org/share/audio/bigbang.mp3
  • Longueur 3230856
  • Date Sun, 24 Jul 2005 17:39:06 +0200
  • Type audio/mpeg
  • guid bigbang.mp3
  • Auteur Copeau
  • Durée du flux audio 00:26:55
  • URL du flux audio http://www.copeau.org/share/feeds/podcast.xml

J'ai oublié de préciser : une brane, c'est un objet à plusieurs dimensions baignant dans l'espace-temps à 10 dimensions. Une 2-brane est ainsi une surface, une 3-brane un volume, etc. Notre univers peut ainsi être considéré comme une 3-brane à l'interface avec les autres dimensions que l'on ne perçoit pas.

Bonne écoute !

Même / livre

Via le Citoyen durable.

1) Combien de livres achetés ?

Aucune idée ; probablement 300 ou 400. Peu de romans, hormis SF et polars, énormément de Que sais-je, d'essais en livre de poche, et quelques oeuvres complètes (Maupassant, Balzac).

2) Et le dernier acheté ?

Robert Heinlein, Révolte sur la lune.

3) Le dernier livre lu ?

Hernando de Soto, Le Mystère du capital

4) 5 livres qui comptent pour moi ?

  • Frank Herbert, Dune
  • Bertrand de Jouvenel, Du Pouvoir
  • Céline, Voyage au bout de la nuit
  • Philippe Simonnot, 39 leçons d'économie contemporaine
  • Philip K. Dick, Ubik

(pardon pour mon absence totale d'originalité)

5) 5 personnes à qui jeter ce même pour qu’ils y répondent à leur tour ?

Eskoh, Pierrot, Pankkake, Lafronde et Melodius. Et un sixième pour la route : le patron du Crocell café.

Les nuits (sonores) des Morts-vivants

A lire d'urgence ce billet du Citoyen durable, consacré aux Nuits sonores qui viennent de se dérouler à Lyon ce week-end. En tant que lyonnais, je ne pouvais passer à côté de celui-ci, et je vous propose donc, ci-dessous, l'intégralité dudit billet.

lire la suite

Je suis gentil, je suis prévenant, je suis l'Etat

A lire sur le blog du fameux Citoyen durable, un billet intitulé immixion par sollicitude. Si je dis à mon voisin : "arrête de parler si vulgairement à ta femme, tu ne la respectes pas assez ; et puis arrête de fumer, c'est mauvais pour ta santé", il me répondra : "Ferme ta gueule, reste bien tranquille bouffon, si tu veux pas la voir en zoom ma patte avant droite", et il n'aura pas totalement tort.

Mais si je porte un pin's Etat, là, loin d'être énervé, il me regardera avec les yeux d'un chien battu et me dira : "oui, tu as sans doute raison..."

Mais comment avons-nous survécu à notre enfance ??

La vérité c'est que je ne sais pas comment nous avons pu survivre a notre enfance !

En y pensant, il est difficile de croire que nous ayons survécu.

On voyageait dans des voitures sans ceintures de sécurité, sans sièges spéciaux et sans Airbag,

On faisait des voyages de 10 - 12 heures avec 5 personnes dans une Renault 4 ou une Mini et on n'avait pas le syndrome de la classe Touriste.

Nous n'avions pas des portes avec protections, d'armoires ou des boîtes de médicaments avec des couvercles spéciaux pour enfants.

On allait à vélo sans casque, sans protections pour les genoux ni les coudes.

Les balançoires étaient de métal avec des coins pointus et nous jouions pour voir qui était le plus fou.

On passait des heures à construire nos "véhicules" avec des bouts de roues pour descendre les côtes et alors seulement nous découvrions que nous avions oublié les freins.

Apres s'être éclatés contre un arbre, on apprenait à résoudre le problème.

On jouait au "mouchoir" et aux "gendarmes et aux voleurs" et personne ne souffrait d'hernies ou de vertèbres déplacées.

On sortait de la maison le matin et jouait toute la journée, et on rentrait seulement quand les lumières de la rue s'allumaient.

Personne ne pouvait nous localiser.

On cherchait du bois dans les poubelles ou n'importe où, et on faisait des cabanes pour passer un moment dedans.

Il n'y avait pas de portables.

On se cassait les os et les dents et il n'y avait aucune loi pour punir les coupables.

On s'ouvrait la tête en jouant à la guerre avec des pierres et tout se passait bien, c'était des trucs d'enfants et on se soignait avec du mercurochrome (rouge) et quelques points de suture, et le jour suivant on était tout content.

La moitié de nos compagnons de classe avait le menton cassé ou quelques dents en moins, ou une bosse à la tête.

On se battait et on se mettait sur la tronche les uns aux autres et on apprenait à le surmonter.

On allait en classe chargé de livres, tous mis dans un sac a dos qui, rarement, avait des renforts pour les épaules et encore moins souvent des roues !!!

On mangeait des bonbons et on buvait des sodas mais sans être obèses.

Oui des fois certains étaient gros comme dans tous les groupes.

On était toujours en train de courir et jouer en plein air.

On partageait des boissons et personne ne tombait malade.

On attrapait seulement des poux dans les cheveux, et nos mères arrangeaient tout ça en nous lavant la tête avec du vinaigre chaud.

On n'avait pas de Playstations, ni de Nintendo 64, de jeux vidéos, pas 99 chaînes de télé, ni films en DVD, portables, ordinateurs, Internet, mais on s'occupait en lançant des bombes à eau et en se battant sur le sol, en déchirant nos habits.

Nous, oui, on avait des amis.

On se donnait rendez-vous et on sortait ensemble.

Et si on n'avait pas de rendez-vous, on sortait dans la rue et là on se rencontrait et on jouait aux billes, à cache-cache ... que du high tech !

On y allait en vélo ou en marchant jusqu'à leur maison et on appelait à la porte.

Imaginez vous ! sans demander la permission aux parents, et on allait seul, là, dehors, dans ce monde cruel ! sans personne de responsable !!

Comment avons-nous fait ??

On inventait des jeux avec des bouteilles, des bouts de bois et des ballons de foot improvisés.

On buvait l'eau directement du robinet dans les fontaines publiques ou les chiens avaient bu !

On allait chasser des lézards et des oiseaux avec un fusil à plomb avant d'être majeur et sans adulte.

Aux jeux, à l'école, il n'y avait pas tout le monde qui participait. Ceux qui n'y participait pas, devaient surmonter seuls la déception.

Quelques écoliers n'étaient pas intelligents comme les autres et devaient redoubler. Ils n'avaient pas inventé les examens de rattrapage !

Et on sortait avec des filles en les persécutant pour leur toucher les fesses et les seins, on jouait à leur faire des bisous, avec audace et pour de vrai !

On était responsable de nos actions et on assumait les conséquences.

Il n y avait personne d'autre pour décider.

L'idée d'un père nous protégeant, si on transgressait une loi, était inadmissible, et si notre instituteur nous donnait une correction ou une claque, on se taisait de crainte d'en prendre une autre en racontant cela à nos parents.

On était libre, il y avait des hauts et des bas, des responsabilités et on apprenait à grandir avec tout ça.

Léon M.

J'veux pas grandir

J'veux pas que le Monde soit comme les gens le font, j'veux que le Monde soit comme je le ferais.

J'veux que les Africains ne soient plus pauvres, j'veux pas qu'ils soient contraints à s'aligner sur un mode de vie standardisé, j'veux qu'ils conservent leurs spécificités.

J'veux que tous les ouvriers du monde soient bien payés, j'veux un PC à 500 euros.

J'veux pas que la planète se réchauffe, j'veux pas renoncer à mes voyages en avion.

J'veux vivre décemment d'un travail artistique, j'veux pas que les artistes soient astreints à se plier au goût du public.

J'veux que la retraite par répartition perdure, j'veux pas entendre parler de la famille et de ses valeurs.

J'veux qu'on soit libre de tout dire, j'veux qu'on mette en taule ceux qui répandent leur venin anti-social.

J'veux pas de dictatures dans le monde, j'veux que Bush soit débarqué de son poste par la force s'il le faut.

J'veux qu'on m'aime et qu'on me soit fidèle, j'veux être libre de m'adonner à tous les plaisirs.

J'veux que les riches soient pauvres, j'veux que les pauvres soient riches.

J'veux que l'on préserve les traditions et les coutumes des Peuples du Monde, j'veux que l'Occident renonce à être l'Occident.

J'veux que le métissage des cultures soit partout, j'veux que les Peuples du Monde conservent leur authenticité.

J'veux être pris en compte, j'veux pas de l'égocentrisme.

J'veux pas subir l'autorité, j'veux que papa et maman m'aide à payer mon appart, j'veux qu'un État transnational organise les affaires du monde.

J'veux être la cellule rebelle et agitatrice d'un corps social heureux créé à mon image.

J'veux un piercing dans le nez, j'veux qu'on me respecte.

J'veux vivre avec insouciance, j'veux que la Cohésion sociale secoure les endettés.

J'veux coucher avec des séropositifs, j'veux que la société prenne en charge les malades du sida.

J'veux vivre dans ma bulle, j'veux que le Monde ressemble à ma bulle, j'veux que la réalité se plie à mes rêves, j'veux pas que la réalité soit méchante comme ça.

J'veux, j'veux pas, j'veux, j'veux pas.

J'veux pas grandir, j'veux retrouver l'alter-monde du ventre de maman.

Extrait du Citoyen durable, que je ne saurais trop vous conseiller !

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