Gone fishing

Je vous laisse quelques temps, je pars à la pèche avec des copines, qui déjà m'attendent, non sans avoir récolté d'ores et déjà quelque menu fretin. Afin de ne pas vous abuser, les commentaires seront fermés durant mon absence.

A bientôt !

Tabula Rasa

Sur un PC, comme d'ailleurs sur un Mac, il existe indubitablement une pièce maîtresse, sans laquelle rien ne peut fonctionner. Fort à propos, celle-ci s'est baptisée carte mère, comme on parle de reine chez les abeilles. La mienne (de carte-mémère, pas de reine) a décidé de me jouer un tour pendable. C'est la raison pour laquelle il se peut que, bien malgré moi (comme on disait en 1914) je me tienne éloigné de ce blog durant le temps qu'il faudra à nos G.R. (gentils réparateurs) pour procéder à l'échange standard de ladite carte-mémère.

Il s'agit probablement d'un complot collectiviste, ourdi par les méchants japoniais, tendance yakuzas.

Portez-vous bien, en attendant. Et comme de fait je n'userai pas trop votre temps précieux, vous n'aurez aucune excuse à ne pas lire ceci.

J'ai toujours aimé jouer au docteur

téléchargez le Divx  (50 M0)

Même si il y a plein de choses à redire, je me suis bien marré quand même, et je voulais donc vous faire partager cette petite vidéo / publicité !

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Jean-Louis Costes, scatman

Le Libé du jour me fait découvrir un artiste pour le moins original, qui a la particularité d'être un ancien coco devenu libertarien ; héritier décalé des actionnistes viennois des années 70, ce musicien d'origine traîne du coup une image indécrottable d'«artiste scatologique». Il a tenu un petit rôle dans Baise-moi, et Ardisson le compare à Marilyn Manson. Un vrai freedom-fighter, en somme.

Il n'a jamais eu de maison de disques. Depuis le début de sa «carrière», sa production se résume à «un CD-Rom que je grave», vite on line sur l'Internet. Marginal foncièrement, mais pas rebelle complaisant, il a longtemps été communiste politiquement. Maintenant, il se sent proche du Parti libertarien, qu'il a découvert aux Etats-Unis. «Je me suis rendu compte que l'idéologie de gauche ne fonctionnait pas. La bonne conscience antiraciste, par exemple, ne colle pas avec la réalité. Lorsqu'un nouvel habitant arrivait dans mon immeuble, mes voisines haïtiennes me disaient : "Il y a des Noirs qui viennent..."» Pour lui, les antiracistes bien pensants ne connaissent pas vraiment les immigrés. «Ceux qui viennent en France ne sont pas forcément les damnés de la terre. Ils appartiennent souvent à une petite-bourgeoisie débrouillarde. Leur but est exactement le même que tout le monde : un pavillon et un chien.»

Ce type est fou, totalement trash et déjanté,... donc libertarien :) !

Lire une interview ici., et voir cela.

Le retour de la revanche du copeaudcast masqué

Un bref billet pour vous signaler que nonobstant mes actuels problèmes d'accès à internet, problèmes d'ordre technique qui sont en passe d'être résolus, je travaille par ailleurs à un grand come-back des copeaudcasts. Plus précisément, il ne s'agira pas, du moins dans un premier temps, de billets audio comme l'an dernier, mais d'un concept assez novateur dans le monde de la blogosphère, qui plus est libertarienne.

J'espère que le retour de ma voix suave vous plaîra !!

(plus d'informations très bientôt)

Roots

J’ai déjà écrit à plusieurs reprises que j’étais issu d’un milieu modeste. Non pour m’en vanter, comme une lecture un peu superficielle pourrait le suggérer, mais pour établir un fait objectif, qui, d’une certaine manière, m’éloigne un peu des désormais célèbres pulls bleu-marine noué autour du cou et des mocassins à glands. C'est déjà ça de pris.

Sans vouloir faire pleurer dans les chaumières, j’ai toujours vécu en HLM, et mes parents, aujourd'hui encore, ne gagnent rien de plus rien de moins que le RMI. Ceux qui me connaissent un peu dans la vraie vie pourraient sans difficulté aucune l’attester. Là n’est pas la question.

Il s’agit juste de ne pas me prendre pour un énarque comme les autres. Si tant est qu’il existe un énarque moyen, ce qui du reste est beaucoup plus discutable que l’image d’Epinal semble le suggérer. Un énarque pas comme les autres, disais-je, pas seulement pour ses thèses anarcho-individualistes, mâtinées de relents libertariens, dressés sous les jupes peu ragoûtantes de l’austro-libéralisme. Un énarque pas comme les autres, aussi et surtout, de par son origine, qui dénotait déjà énormément, il est vrai, du temps de Sciences pipo, et plus encore à l’ENA. Une origine qui, à présent, fait figure d’obscénité dans le monde feutré – celui des rideaux rouges épais, des ors et des statues républicaines - de la ministérialité.

Une origine que pourtant j’assume, nonobstant les difficultés que cela me posent, quasi au quotidien, tant mon environnement social m’a éloigné de ce que mes origines étaient. Je ne peux m’empêcher de penser, sinon de lire et de relire encore, la Place d’Annie Ernaux, car j’aurais aimé avoir son talent pour parler de mon père, un homme qui sait à peine lire et pas écrire, devenu ouvrier avant de s'élever au rang de commerçant, et comme elle j’aurais aimé relater aussi toute la fierté des gens de peu, avec leur mode de vie et leurs expressions de tous les jours. Mais cela, je ne sais pas le faire.

Plusieurs passages m’ont particulièrement marqué, celui-ci notamment (p. 61) :

Obsession : « Qu’est-ce qu’on va penser de nous ? » (les voisins, les clients, tout le monde).

Règle : déjouer constamment le regard critique des autres, par la politesse, l’absence d’opinion, une attention minutieuse aux humeurs qui risquent de vous atteindre. Il (son père) ne regardait pas les légumes d’un jardin que le propriétaire était en train de bécher, à moins d’y être convié par un signe, sourire ou petit mot. Jamais de visite, même à un malade en clinique, sans être invité. Aucune question où se dévoileraient une curiosité, une envie qui donnent barre à l’interlocuteur sur nous. Phrase interdite : « Combien vous avez payé ça ? ».

Je dis souvent « nous » maintenant, parce que j’ai longtemps pensé de cette façon et je ne sais pas quand j’ai cessé de le faire.

Je ne voudrais pas non plus sombrer dans la honte un peu fugace qui a été la sienne, elle, la fille de marchand de journaux normand, devenue une « intellectuelle », sans que son père comprenne, à aucun moment, ce que ce mot pouvait bien signifier. Pas plus qu’il ne comprenait ses études, ses « lettres modernes ». La fille devenue bourgeoise, bourgeoise intellectuelle qui plus est, et qui s’est tant éloignée de son milieu d’origine que ses parents sont devenus, à ses yeux, des inconnus, aussi différents que le pékin moyen du coin de la rue. Mais des parents qu’elle continue à aimer malgré tout, comme on aime un animal de compagnie, mélange de tendresse et de condescendance.

Je ne veux pas sombrer dans cette posture-là.

C'est pourquoi oui, à tout prendre, je préfère encore être fier de mes origines plutôt que honteux. Et je ne puis nier qu’elles aient été – et qu’elles soient – sans influence sur mes opinions sinon mes combats. Quelqu’un qui n’a appris, en toutes circonstances et surtout les plus difficiles, à ne compter que sur lui-même, ne peut qu’être sensible au discours du Chacun pour soi. Etre individualiste, c'est une remise en question de tous les instants, une lutte qu’on mène sans cesse, contre soi-même, contre ses penchants et la facilité d’un mol oreiller du conformisme socialisant. Quand on part de rien (et qu’on arrive presque nulle part), on voit les choses autrement. Et on a le bonheur de se dire qu’on ne le doit à personne d’autre qu’à soi. Que voulez-vous ? on a les plaisirs qu’on peut.

Morne peine

Mais si la forme est tangible, le fond demeure flou et la fonction reste à la libre discrétion du créateur. On pourrait bien entendu douter qu'il y en ait une. Aussi la définis-je en trois étapes. Premièrement, protéger, défendre et servir une entité supérieure du nom de nation, à laquelle personne ne s'identifie, mais qui doit bien avoir une utilité puisque l'on ne s'en est pas - encore - débarrassé. Deuxièmement, faire vaguement décoller des petits et des gros navions, avec la sotte prétention de les faire - logique contrepartie - atterrir. Troisièmement, assurer à une importante frange de mous du bulbe, assistés jusqu'à la dépendance, une écœurante sécurité de l'emploi et du bon temps qu'ils s'emploieront à dépenser avec une application déconcertante. Et au cœur de cette morne plaine à l'accès réservé, fruit d'une réalité distordue, improbable faille temporelle dans laquelle je glisse allègrement, vit une race oubliée que l'isolement ne rebute pas et à qui la connerie ne fait ni peur ni défaut.

A lire obligatoirement ici

Homme d'Etat ?

J'en profite pour vous glisser deux mots :

  • lisez ce billet de h16, qui explique quel est la summa divisio entre un homme de bien et un homme d'Etat ;
  • et relisez-le encore, cette fois-ci en ayant à l'esprit une nouvelle importante, du moins pour moi : je quitte dans quelques jours les rangs de l'Etat, pour aller "pantoufler" dans le privé. Il s'agit de l'aboutissement d'un projet de longue date, à vrai dire, et tout sauf une décision prise sur un coup de tête. J'étais déjà à mi-chemin entre le public et le privé, il ne me restait plus que quelques pas à faire. Bien souvent, la carte de visite de l'ENA vaut mieux, voire beaucoup mieux, que les postes qu'un énarque peut occuper dans les sphères étatiques. Souhaitez-moi bonne chance, malgré tout.

Deux petites choses

Je me permets de vous soumettre deux petites nouvelles, qui ont, je l'espère, quelque intérêt pour vous :

  • Harald, et je l'ignorais du fait de ma présence épisodique sur le web, a quitté les Pères Colateurs, et a fondé son blog, certes moins joli que celui de Polykarbonate, mais libre, et ce n'est pas un vain mot. Je lui souhaite bonne chance, à lui aussi, et le référence donc dans ma blogroll ;
  • Une copeaulation est en préparation. Eh oui, je sais, le premier opus date de l'été dernier, mais je n'ai pas dit que la fréquence des copeaulations serait aussi rapprochée que celle du Patron du Crocell café. Plein de surprises en perspective... D'ici là, vous pouvez toujours écouter la copeaulation 01 ici.

Questionnaire des sept familles

Pierrot me propose encore un questionnaire, mais cette fois-ci, je ne puis l’accuser de me persécuter, car l’idée initiale vient de Bertrand, comme il le précise sur son blog. Etant très souvent absent ces temps-ci, ou en tout cas loin du net, au grand dam d’Edmond, je profite de mon trajet en train pour faire ce que j’ai promis à Pierrot, c'est-à-dire répondre à ce foutu questionnaire ! Ce blog parlant de tout et de n’importe quoi, ledit questionnaire y a tout à fait sa place, bien évidemment, et je remercie donc Pierrot d’avoir pensé à moi.

Feu à présent.

7 Choses que vous voulez faire avant de mourir :

  • vivre !
  • lire l’intégrale de Julien Green (comme ça, ça me laisse du temps)
  • apprendre à chanter un peu mieux que Plastic Bertrand
  • écrire un bouquin pour les libertarés et autres papous
  • voir toute l’œuvre de Jean Rollin (euh, non, ça c'est déjà fait) ; disons, alors, celle de Joe d’Amato
  • arriver en fin à laisser Cameron Diaz, même si je lui fais un peu de mal
  • jouer le rôle-titre dans le remake de Blue Holocaust, puisque j'ai passé l'âge pour celui des Goonies.

7 Choses que vous faîtes bien :

  • la vaisselle (non, en fait, pas bien, mais souvent)
  • les pâtes en général, les capellini ai formaggio en particulier (per que mi mamma e italiana)
  • l’amour (quoi ? il est interdit d’être sincère, peut-être ?)
  • la lecture du journal : 45 secondes chrono, et encore, les rares fois où je le lis
  • désolé, j’ai pas d’autre idée
  • comme disait Julius à Caro Tresca, qui lui demandait ce qu’il faisait dans la vie : « je fais gaffe ! »

7 choses que vous ne pouvez/savez pas faire :

  • voter (comme Pierrot)
  • manger des fruits de mer, de la confiture et du nutella (pas ensemble, hein, ne déconnez pas svp)
  • l’amour à plus de quatre (comment ça, je suis prétentieux ?)
  • m’engager dans un parti politique, ou même adhérer
  • écouter un album d’Arielle Dombasle
  • mentir à une femme (à un homme, par contre…)
  • m’engueuler avec les gens qui ne partagent pas mes idées

(et sinon, comme Pierrot, la jupe ou la robe sur le pantalon, c'est nul les filles ; je sais que c'est un moyen efficace de porter une robe d’été en hiver, mais c'est franchement pas génial

7 CHOSES QUI VOUS ATTIRENT DANS LE SEXE OPPOSE :

(j’imagine qu’il faut comprendre « sur » le sexe opposé, et non pas « dans » stricto sensu, n’est-ce pas ?

  • la chute de rein (j’essaie d’être plus franc que certains – c'est incontestablement ce que je regarde en premier, même s’il me faut faire, disons, le tour du problème ;
  • les cheveux, surtout s’ils sont rares (j’adore les rousses, les cheveux des asiatiques aussi)
  • l’humour, incontestablement, surtout l’auto-dérision si la fille ou la femme est particulièrement belle (c'est une qualité exceptionnelle)
  • les seins, encore que je n’aime que les petits, voire les tout petits
  • l’ambition, car très franchement le genre « femme au foyer » de grand-papa m’attire très peu
  • la voix (j’accorde d’une manière générale, homme ou femme, une importance majeure à cet organe si particulier), qui doit être sensuelle, suave, assez grave mais pas éraillée, profonde, à la manière de celle de Muriel, du temps de Niagara, si vous voulez
  • les fesses ! (comment ça, je l’ai déjà dit ?)

7 CHOSES QUE VOUS DITES SOUVENT :

  • oh, putain de merde !
  • ça l’fait grave, là (c'est mon côté banlieue, pas chic du tout)
  • ça déchire sa race, c'est mortel (idem)
  • je t’aime (et à la même, hein)
  • c'est pas grave (mon côté imbécile heureux, ascendant irresponsable)
  • fait chier (jusqu’à trente fois par jour, facilement) ; souvent accolé du reste au premier item, mais plus rarement au quatrième
  • tibie ! (vous ne pouvez pas comprendre, c'est une private joke)

7 BEGUINS POUR DES CELEBRITES :

Argh ! question atrocement difficile ! disons qu’il s’agit ici plutôt de sept noms qui me viennent à l’esprit.

  • Angelina Jolie : ce n’est pas pour rien si elle illustre le flux RSS de ce blog ; ça me fait penser qu’il faut que j’aille voir un sorcier vaudou de ma connaissance, maître M’blabla, pour qu’il s’occupe du cas de Brad, qui m’agace profondément ces temps-ci
  • Cameron, si elle n’était pas aussi collante
  • Marie Noelly : que deviens-tu Marie-Noëlle, où es-tu ? pourquoi ne me contactes-tu plus ?
  • Marylin Jess : mêmes remarques !
  • Kylie Minogue, à qui je souhaite un prompt rétablissement au passage
  • L’agent Scully (quand je vous disais que j’aimais les rousses)
  • Alyssa Milano, dont je vous parlerai sans doute un jour, qui me fascine depuis Commando (ce n’est pas de la pédophilie, j’avais sensiblement le même âge qu’elle, à l’époque – et aujourd’hui encore, bien évidemment)

7 PERSONNES DONT VOUS AIMERIEZ QU’ILS REPONDENT A CE QUESTIONNAIRE :

  • citoyen durable, parce qu’il écrit si bien sur la vie de tous les jours, que j’aimerais connaître un peu mieux la sienne ;
  • le patron du Crocell Café, pour à peu près les mêmes raisons ;
  • Lafronde, que je ne revois plus par ici, et qui à mon avis ne répondra pas (je peux me tromper)
  • Ataegina, dont le blog revit depuis peu
  • Arnaud, parce que j’aimerais le lire sur un peu autre chose que la politique parfois
  • Deckard, de Bruxelles-ma ville, dont le blog est vraiment agréable (et justement récompensé par un grand nombre de lecteurs)
  • L’un de mes amis de Chacun pour soi, Chitah par exemple, ou encore Constantin.

Zolies zimages

Vous voulez des zolies zimages libertariennes, pas des montages photos à la Eskoh, il est imbattable sur ce terrain-là, mais des fichiers .PNG ou .AI par exemple, réutilisables sur des T-shirts, des stickers ou que sais-je ?

J'en ai plusieurs en stock, dont par exemple celle-ci :

En cliquant sur ce lien, vous pourrez donc la télécharger en haute résolution. Mignon, mon petit serpent, allusion, vous l'avez deviné, au célèbre Gadsden Flag !

Allez, ne dites pas merci, c'est à moi que ça fait plaisir.

Meilleurs voeux

Avec un peu de retard, mais il n'est jamais trop tard, je vous souhaite, à toutes et à tous, mes meilleurs voeux pour cette année 2006. Qu'elle vous apporte joie, bonheur, satisfaction, et surtout amour, car de cela tout le reste dépend.

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