SOS Bohneur

Tiens c'est marrant, Eskoh publie sur ZoneL un article de présentation d'SOS Bohneur, de Van Hamme et Griffo. J'avais commandé il y a deux semaines un exemplaire de l'édition intégrale sur amazon, que j'ai reçue hier. Je lisais donc hier soir les premières histoires, dont celle qu'évoque Eskoh, relative au système de santé publique gratuite et soviétoïde. On n'en est pas loin avec l'actuel parlement français qui vient d'interdire les distributeurs de confiseries dans les établissements scolaires dès la rentrée du mois prochain.

Pour ma part, j'ai préféré l'histoire suivante, celle des vacances étatisées, où il faut gagner des points, ne pas avoir d'amende, pour espérer partir à la mer, et si possible pas en hiver. Quiconque voudra ne pas se soumettre aux G.O. débiles sera rapidement remis dans le droit chemin. Car en effet, le groupe est tout, l'individu n'est rien.

Prétentieux !

Créer son propre blog a quelque chose de mesquin. Oui, de mesquin.

Tout d'abord, il faut avoir conscience du fait que le nombre de lecteurs de la prose de l'auteur sera au mieux étriqué, au pire quasi inexistant. Pour parler chiffres, on peut imaginer que ce blog atteindra de manière poussive 50 visiteurs par jour, et encore, les meilleurs jours, lorsqu'il tombera des cordres dehors et qu'en plus, les gens s'ennuiront tellement au travail ou chez eux que, contre toute attente, ils jetterons un oeil à ce qui se passe ici. C'est donc un peu inutile que de miser un quelconque intérêt sur cet outil sympathique mais objectiviement médiocre, en termes d'efficacité.

Par ailleurs, ce blog a ceci de particulièrement mesquin qu'il a été nominatif. Et, soyons clair, il n'existe aucun blog nominatif dans la blogosphère francophone. Je ne parle même pas des quelques blogs présents à la gauche de ce texte, je parle de tous les blogs francophones. Rien de tel en revanche dans les pays anglo-saxons, où il est fréquent de rencontrer un blog nominatif, qui n'existe que par et pour son auteur, qui n'emploie d'ailleurs que la première personne du singulier pour exprimer SES idées à lui, du haut de sa parfaite individualité. Du haut de sa totale subjectivité aussi, qui bien souvent prend la forme d'une singulière mauvaise foi.

C'est dans ce registre-là que j'ai toutefois choisi de m'inscrire, et tant pis si d'aucuns trouveront cela prétentieux, voire mesquin, comme je le disais plus haut. Mon but n'est absolument pas de me mettre en avant au point de perdre pied, de me croire une superstar du web alors que je ne suis rien. Il est tout simplement de revenir aux fondements, aux principes initiaux des weblogs, qui étaient des espèces de journaux intimes en ligne.

Alors, me direz vous, c'est bien joli mais comment attirer le chaland avec un journal intime ?

Outre que ce n'est pas à proprement parler mon principal souci, et que mes autres sites pallient largement à mon besoin inné d'expression sinon de reconnaissance, je dirai simplement que ce blog sera le reflet de ma personnalité dans toute son individualité immarescente. Je me fous aussi bien des qu'en-dira-t-on que des tabous. Des biens-pensants que des censeurs. Je n'aurai donc ici aucune autre limite que celle que je me fixerai. Ceux qui me connaissent seront surpris. Les autres hausseront les épaules, n'en pensant pas moins.

Je ne chercherai pas le lecteur à tout prix, je n'autoriserai d'ailleurs pas systématiquement les commentaires je pense.

Il pourra se passer des semaines entières sans que je ne mette le nez ici.

Mais d'autres fois je posterai trente messages dans la journée.

Les billets que je posterai partiront sans doute dans toutes les directions, et je me ferai un point d'honneur à surtout ne jamais me relire. Je ne suis pas un perfectionniste, je suis un touche-à-tout qui par définition ne sait absolument rien faire de bien.

J'aurais aimé faire un blog bilingue voire trilingue, sur le modèle de Merde in France ou du Dissident Frogman. Mais je n'en ai pas le temps, sinon les compétences. Et comme l'anglais est déjà bien pris, j'aurais plutôt vu un duo franco-italien ou franco-espagnol par exemple, eh oui, mes affinités électives sont plus latines que saxonnes.

A l'instar des blogs nominatifs, importants ou quelconques, étrangers, je vous souhaite donc la bienvenue sur ce blog, qui s'intitulait tout simplement le blog de ....

... Jusqu'à ce que je sois contraint à rentrer dans l'anonymat. La raison ? Mon statut d'énarque. Je ne cherche pas à être l'anonymat incarné, façon Zek. Mais simplement à faire preuve d'une relative discrétion. D'ailleurs, je suis plus ou moins énarque. Plus ou moins jeune. Plus ou moins lyonnais. Voilà de quoi brouiller les pistes !

Puisse votre visite vous apporter un quelconque intérêt. Mais j'en doute :)

Mariage gay

Je ne sais trop quoi penser à propos du mariage gay. J'hésite entre la position d'Octavius et celle de W, beaucoup plus.. acide.

En tout état de cause, et nonobstant le fait que je déteste la politique fiction, alors, pensez donc, la philosophie fiction !, mais voici ce que Virginia Postrel pense de la position qu'aurait eu le grand Friedrich devant le mariage gay.

Je le reproduis ici, le texte étant voué à disparaître sur le site d'origine :

SHORTLY AFTER the Massachusetts Supreme Judicial Court's decision on single-sex marriage in November, a debate broke out on the Reason Online and National ReviewOnline weblogs: Would Friedrich Hayek endorse or condemn gay marriage?

The appeal to the authority of a dead Austrian economist was odd. But the debate pointed up the interesting tensions in Hayek's work. On the one hand, Hayek was in many ways a conservative, appreciative of the collective knowledge embodied in long-standing institutions. He vehemently opposed efforts to remake society to conform to grand plans for social improvement.

"Hayek wrote eloquently about the useful authority of culture and the dangers of a social-engineering state seeking to crush the organic arrangements of society," noted NRO's Jonah Goldberg. "It seems to me that the conservative argument against gay marriage is often the true Hayekian one."

But Hayek was also a classical liberal, appreciative of the importance, to both individuals and societies, of Millsian "experiments in living." He believed that social and economic institutions did and should evolve as human beings learned more about the world and each other. "While stressing that social institutions - themselves the result of an evolutionary process - cannot and should not be simply thrown out and redesigned at will, Hayek insisted that we run terrible risks when we seek to limit the choices people make," countered Reason's Nick Gillespie. "That's because the act of choosing is the very basis of a flourishing society."

The real Hayekian question is not "WWFD?" (What Would Friedrich Do?) but when and how social institutions should change, and when and how the law should reflect that evolution. In a 1996 article in Reason (I was editor of the magazine at the time), Gillespie pointed to employers' recognition of domestic partnership benefits as an example of Hayekian evolution. State and local policies, as well as competing religious standards, offer similar models of decentralized experimentation and discovery.

As a man of conservative European customs, Hayek might indeed find gay marriage a strange phenomenon. But he would not necessarily oppose it. "Perhaps given the economic circumstances of a poorer, agricultural world, and the state of social and scientific knowledge, the various prohibitions on homosexuality made sense to people at the time, and perhaps they made sense in reality," argued Steven Horwitz, an economist at St. Lawrence University in an e-mail published on the National Review blog. "But in a different era, with different knowledge, Hayek would be the first to say that the institution can and should evolve."

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