Mission casse-cou

Qui se souvient de cette série télé anglaise des années 80 ?

J'aimais beaucoup les histoires de Dempsey et Makepeace. Alors que dans la série tout le monde se demandait si nos deux héros allaient former un couple, dans la vie réelle ils se sont mariés depuis le 18 novembre 1989. Voilà une série qui changeait de ton, bien loin tout de même des séries US. Evidemment, ce n'est ni les Avengers ni the Prisoner, mais la série mérite d'être redécouverte je trouve. Vous pouvez lire la liste des épisodes ici. Et un bon site ici. Et pas mal de photos et de liens ici. Apparemment des DVD existent, mais j'ignore s'il s'agit de zones 2. Il y a notamment une édition polonaise, à ma connaissance.

Enfin, voici un site consacré à Glynis Barber, la blonde actrice de la série.

Le chronique d'Aurore Barde

J'ai l'honneur et la joie d'héberger ci-dessous la première chronique d'Aurore, début, je l'espère, d'une longue série de considérations libertariennes et anarchistes sur ce blog. Mais trève de palabres, je laisse à présent la parole à la belle damoiselle.





Cette chronique doit presque tout à Aristophane Triboulet. Qu'il en soit remercié par une soixantaine de vierges au moins.

On parle en Wallonie du rattachement de cette bucolique région belge, que personne ne connaît, à la France. Nos voisins Savoyards voudraient, eux, quitter le dispendieux Etat français pour aller se faire voir ailleurs. Les pacifiques et accueillants Corses, Bretons, Basques, jettent parfois de sympathiques bombes à eau pour exprimer leur joie d'être Français et de le rester.

Entre tous ces protagonistes, il y a nous, le mainstream franco-français qui cocoricote les pattes dans le fumier. Personne ne veut de nous. Personne, que je sache, n'a demandé à être rattaché à Lyon.

Mais j'ai pensé - intution féminine - que le meilleur moyen de préserver nos libertés, c'est encore de prendre les devants, et de prendre l'initiative d'un rattachement de Lyon. En se tournant vers le pays de la liberté.

C'est pourquoi j'ai officiellement demandé, au nom de toute la population lyonnaise, le rattachement de notre belle ville à l'Etat du Nevada. J'aurais bien entendu préféré supprimer totalement l'Etat, mais s'il faut encore payer des impôts, j'aime mieux les payer à Las Vegas plutôt qu'à Bercy. Les conséquences de cet audacieux rattachement seront fantastiques. On verra apparaître à Lyon une dizaine de casinos dont les jetons serviront de monnaie pour tout un chacun, allégeant ainsi des épaules du contribuable le coût de l'impression des billets. Par ailleurs, la libre concurrence prémunira les consommateurs contre une quelconque déflation. Bien plus, il arrivera sûrement qu'un casino imaginatif permette à sa monnaie de conquérir le monde et bientôt de supplanter le dollar dans les contrats internationaux, en remplaçant les portraits actuels de vielles barbes du siècle passé par des photos de Claudia, de Cindy ou de Leonardo.

Les trottoirs seront rendus à leurs légitimes propriétaires, les riverains. Ceux-ci pourront permettre, ou non, aux péripatéticiennes africaines (à Gerland) ou slaves (sur la Presqu'île) de tapiner devant chez eux. Encore mieux, pour attirer les clients, un cabaretier pourra donner quelque menue monnaie, heu pardon, quelques jetons de casino pour que ces dames se promènent devant chez lui et pas devant chez le concurrent. L'augmentation de leurs revenus, qui ne seront plus abusivement taxés, attirera un plus grand nombre de femmes vers ce métier d'avenir. Du contrecoup, par la fréquentation assidue du demi-monde, les bleus de l'université privatisée de Lyon II apprendront réellement à bien faire l'amour et répandront, sur les cinq continents, la réputation des "Lyons lovers". Les baronnes et les rombières de toute l'Europe se précipiteront chez nous sous un quelconque prétexte culturel, amenant un coup de fouet bien nécessaire à notre tourisme.

Enfin, et ça nous concerne de près, l'explosion du tourisme amènera toute sorte de gens curieux du folklore local. Avec une bonne campagne de marketing, notre association Liberté Chérie drainera les touristes à nos soirées. Ils pourront y prendre quelques photos et offrir des bières aux indigènes. Bref, on va boire, chanter et b... aux frais des autocars de Japonais.

ça va être la fêêête !

Bisous,

Aurore

Poutinni, ou Mussoline ?

Liberopensiero (libre-penseur) présente ici une comparaison, issue des réflexions du conseiller pour la sûreté nationale de l'ex-président américain Jimmy Carter, Zbignew Brzezinski. Selon ce dernier, la tendance à un centralisme de facture stalinienne du régime de Poutine ne doit pas être confondue avec le retour à une certaine forme de totalitarisme communiste. En effet, les Russes ont compris que le communisme équivaut à une régression économique et politque, et l'élite sait que retourner au régime communiste équivaudrait à renoncer à quelques privilèges. Par conséquent, tous les intérêts s'accordent pour promouvoir en Russie un capitalisme d'État, sujet à un contrôle strict de centre, qui offre les avantages de la richesse et des voyages à l'étranger. Il représente pour beaucoup la meilleure formule pour recevoir des gratifications et voir réalisées les aspirations nationalistes.

Brzezinski en tirait la conclusion que le régime de Poutine ressemble toujours plus au fascisme de Mussolini.

Le régime fasciste parlait de la grandeur de la nation italienne et de la discipline, en exaltant le mythe d'un passé plein de gloire. Poutine fait de même.

Le Duce donna de la rigueur aux horaires des trains italiens ; il centralisa le pouvoir politique au nom du nationalisme. Poutine fait de même. Il favorisait les prises de contrôle de l'économie, sans toutefois la nationaliser ou éliminer les oligarques et leur mafia. Poutine également. Poutine - observait le conseiller de Carter -

cherche à unir les traditions de la Tcheka (la gestapo de Lénine), le leadership de Staline, la revendication de l'orthodoxie russe d'une troisième Rome, et rêves panslaves d'un unique grand État guidé du Kremlin.

Brzezinski est optimiste quant à l'avenir, nous le sommes moins.

Voir également cette lettre du Corriere della Serra.

Empreinte écologique et liberté

Ce lien vous permettra de calculer votre empreinte écologique.

De quoi s'agit-il ?

de la surface fictive de sol productif nécessaire à une population pour répondre à sa consommation et à ses besoins d'absorption de déchets. On sait qu'elle augmente fortement passée un niveau de développement humain supérieur à 0,900.

Certains en concluent, par une addition simpliste des empreintes écologique de chaque individu, que l'expansion humaine sur Terre ne peut qu'être limitée, dans la mesure où notre niveau de développement, s'il était appliqué aux pays pauvres, nécessiterait une surface productive de 6 fois la Terre.

Seulement voilà, les Cassandre oublient de rappeler une chose pourtant nécessaire : l'empreinte écologique ne saurait se concevoir qu'à technologie courante, et non à technologie constante. Cela signifie que le calcul aboutissant aux six planètes dont je parlais n'a aucun sens. Sauf à supposer que le progrès technique n'apportera aucune intensification productive, ce qui est en contradiction flagrante avec l'histoire économique.

C'est pourquoi j'oppose au concept de développement durable catastrophiste celui de développement durable libéral. Il signifie que la plupart des actifs naturels n'ont de valeur que par les services qu'ils rendent. Pour assurer la durabilité de la croissance, il faut donc que le surplus retiré à l'occasion de l'exploitation d'une ressource naturelle non renouvelable à brève échéance (comme le pétrole par exemple) soit en partie réinvesti, pour augmenter le stock de capital substituable à cette ressource. Dès lors que le progrès technique est constant, voire exponentiel, celui-ci est en mesure d'assurer un jour la substitution.

Henri avait écrit un article sur le principe de précaution qui prolonge ces courtes remarques

The liberal blog explosion

Comme le dit si bien Johan :

20:28 - EXPLAINING THE LIBERAL BLOG EXPLOSION: Another of the big discussions at Bloggforum was why classical liberals, libertarians and free-marketeers seem to be more active bloggers. This was my guess when I got the question:

– We are more dissatisfied with the media, so we have to be the media ourselves to get our point of view across.

– We love technology and the future, so when there are new ways to express ourselves, we are quick adapters.

– We are individualists, who think what we do because we personally think that the arguments point in that direction, and we are used to fighting for our views in opposition to others (in school, in the family, in the workplace). If you are more collectivist and want to compromise and reach a consensus, or just think what is politically correct or socially acceptable, it’s more difficult to explain your views and the reasons for them. And it becomes much less interesting to read.

Un score décevant pour Michael

Michael n'a recueilli que 376 000 voix, sur 112 millions de suffrages exprimés. Ce qui est peu (0,3%).

C'est bien la seule nouvelle qui mérite de retenir mon attention.

A propos, je ne comprends pas le bushisme béat des conservateurs, et des autres qui, à l'instar de Madelin, prennent sa défense. Pour ma part, je m'étais rangé à l'opinion de The Economist, et par conséquent, s'il avait vraiment fallu que je choisisse entre Kerry et Bush, j'aurais choisi le premier.

Lapidons mes frères, oui, lapidons tous ensembles !

Comme le fait remarquer fort justement Prométhée, il est un peu étrange que les vierges effarouchées de la lutte contre l'homophobie, choquées des propos de membres de la future commission Barrosso, n'aient rien vu à redire à la nomination de certains lapidateurs de renom, à un groupe de "sages" qui porte bien mal son nom.

Pendant ce temps, Libres.org pointe du doigt les nominations politiques de la chiraklatura, n'hésitant pas à comparer notre Grand Vizir, ami-des-barbus-et-des-faschinois, au débonnaire Caligula.

La pratique des nominations est donc une tare de notre Vème République qui ressemble plus à l’époque de l’Empire ottoman qu’à la démocratie du début du XXIème siècle. Ce système pervertit le fonctionnement d’une démocratie, alimente le copinage et le népotisme et empêche les réformes et les initiatives. Philippe Séguin osera-t-il publier un rapport explosif sur les dépenses de l’Elysée ? Les membres du CES sortiront-ils des études révolutionnaires pour réformer l’Etat ? On peut en douter. On a rarement vu des courtisans contredire les princes.

Ce qui est vrai de l'Etat-Chirac est toutefois tout aussi vrai de l'Etat-PS :

Les postes ne sont pas accordés seulement aux battus, à ceux que les Français ne veulent pas, mais qui sont quand même imposés par le pouvoir, mais aussi aux escrocs et aux coupables. Comment expliquer la nomination de Bernard Tapie au ministère de la Ville en avril 1992, trois mois avant sa mise en examen (que tout le monde attendait) ? Ou bien celle de Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales à l’époque du scandale du sang contaminé (1984-85), accusée d’empoisonnement, battue aux élections législatives de 1988, à la tête de la Croix-Rouge française tout en conservant un bureau à l’Elysée ? Impliqué dans deux affaires retentissantes, Rainbow Warrior et Luchaire (vente clandestine et illégale d’obus à l’Iran), le ministre de la défense, Charles Hernu, ne démissionnera que parce que ces scandales (en particulier le premier) prirent des dimensions internationales. Immédiatement, on lui proposa, non pas la Maison de la Santé, mais le siège du PS et un poste d’expert en questions de Défense.

Quant au reste, je vous souhaite un bon week-end en compagnie de Kylie, du haut de son mètre 54 et de ses 43 kgs.

Goldemiche et le Zyklon B

Taranne pense que sans la télé et les médias, le FN ne serait rien. Et que tous les coups médiatiques de Jean-Marie et sa bande visent à leur permettre de retrouver un peu d'air frais. C'est aussi un bon moyen de cacher des dissensions internes, je pense à Marine-belle comme un camion, ou encore à Marie-France Stirbois et son appel d'Orange.

Alors cette fois ci, Bruno Goldemiche a trouvé comme thème porteur les chambres à gaz, c'est toujours mieux que la fiscalité des anciens combattants ou encore les gardes d'enfants à domicile.

Mais, que faisons-nous, pauvres blogeurs ? Ne somme-nous pas en train de commettre la même erreur qui consiste à pérorer sur un tel sujet, en lui donnant toujours plus d'audience ? (enfin, je parle pour mon blog, dont l'audience dépasse le 10 000 visiteurs par jour, pas pour celui de Taranne).

Sinon, dans la rubrique futilités, vous devez normalement voir un nouveau logo. Si ce n'est pas le cas, changez d'ordinateur. Ou bien de lunettes.

Le prix Nobel de l'éducation

Le prix Nobel d'économie vient (comme toujours) d'être attribué à deux ultra-libéraux assoiffés d'argent et sans coeur, Kydland et Prescott. Ce sont les copains de Robert Lucas, autre néofasciste libéral nobélisé.

Décidément, il n'y a pas beaucoup d'exceptions à cette dictature des libéraux sur le Nobel prize. Il n'y a, ces dernières années, que Sen à sortir du lot et à tenir un discours progressiste. Encore qu'il y aura toujours un Chitah pour vous dire qu'en fait c'est un pédé d'ultralibéral lui aussi.

D'ailleurs, chaque pays devrait avoir son quota de prix Nobel, on voit pas pourquoi c'est toujours les mêmes qui sont récompensés. C'est pas juste.

D'autre part, la Comission Thélot vient de sortir son rapport sur l'école. Malgré des avancées, les propositions qui découlent de cette commission sont pour certaines sauvagement antisociales, et ça c'est pas cool. Il faut quand même avoir le courage de rappeler que le collège unique reste la meilleure manière de garantir l'égalité des élèves. Et ce n'est pas le fascisme ultralibéral qui doit prendre le pas sur celui-ci.

Enfin, Liberté Chérie, l'association de droite, vient de sortir une bibliothèque en ligne. Je n'y trouve pas le bouquin qui m'a le plus frappé, Du Pouvoir de Bertrand de Jouvenel. C'est bien dommage.

Marx vaincra !

Il vient d'avoir lieu, à la Sorbonne, puis dans les locaux de l'université Paris-X (Nanterre), la quatrième édition du congrès Marx international. Réunie à l'initiative de Jacques Bidet, directeur de la revue Actuel Marx, la rencontre était, cette année, consacrée à un thème suscité par l'actualité internationale et l'intervention américaine en Irak : "Guerre impériale, guerre sociale".

Les descendants de Léon Blum, d'Otto Bauer, et les autres, estiment que la pensée marxiste n'est pas morte, bien au contraire.

Je partage leur point de vue. L'effet des conditions économiques sur le politique, les rapports de forces entre les dominants - les hommes de l'Etat - et les dominés, ces concepts-là ont encore un bel avenir.

La gauche constitue des états-majors régionaux à sa main

La gauche constitue des états-majors régionaux à sa main, en appliquant le principe bien connu de politisation à l'extrême. Une bonne petite chasse aux sorcières, voilà de quoi occuper les longues soirées d'hiver.

Tenez, par exemple, voici le sort réservé à ma charmante région :

En Rhône-Alpes, la reprise en main politique s'est faite de manière subtile. M. Queyranne a profité de la vacance de certains postes dans l'administration pour recruter 22 chargés de mission et 10 secrétaires mis à la disposition des vice-présidents. Cela, dit-on, pour lutter contre la "lourdeur administrative". La CFDT a dénoncé ce tour de "passe-passe" et déploré que ces postes aient été pourvus sans aucune publicité. La centrale syndicale allant jusqu'à craindre l'avènement de "commissaires politiques" des services.

Si la CFDT le dit, je la crois volontiers.

Rien ne sert de tenter de nous faire croire à la neutralité du service public.

Personne ne croit en de telles finasseries.

Bad Narik

Je fais remonter ce billet, il le mérite. VOTEZ MICHAEL BADNARIK !

Une autre façon de soutenir Michael :

Je note d'ailleurs que la Documentation française et le Nouvel Obs font de Michael le candidat du Parti libertaire.

En un sens, ce n'est pas pour me déplaire.

D'autres infos intéressantes ici.

Hormis cette candidature de témoignage, j'avoue avoir grande difficulté à choisir entre Bush et Kerry. Du coup, heureusement que je n'ai pas à choisir. L'un me déplaît par son programme dirigiste, l'autre me fait peur par son théocratisme déiste. Alors, je ne m'intéresse pas outre mesure à cette élection.

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