Europe et Turquie

Un intéressant article qui fait une synthèse relativement fidèle des débats qui opposent aujourd'hui les adversaires et les partisans de l'entrée de la Turquie dans l'UE. Ce paragraphe en constitue un assez bon résumé :

De fait, ces deux visions reposent sans doute sur deux idées différentes de la puissance. L'une obéit à la conception classique de la force militaire, qui suppose une gestion centralisée et une volonté homogène. L'autre tolère plus de diversité et, s'il est vrai qu'elle s'accompagne d'une certaine dilution du pouvoir, elle s'exprime davantage en termes d'influence et de rayonnement.

Sans entrer dans le coeur du débat, qui me prendrait présentement trop de temps, j'ose toutefois vous renvoyer au billet suivant, ainsi qu'à celui-ci, resté - étrangement selon moi - sans commentaire, hormis celui de l'ami Jugurta.

Mission casse-cou

Qui se souvient de cette série télé anglaise des années 80 ?

J'aimais beaucoup les histoires de Dempsey et Makepeace. Alors que dans la série tout le monde se demandait si nos deux héros allaient former un couple, dans la vie réelle ils se sont mariés depuis le 18 novembre 1989. Voilà une série qui changeait de ton, bien loin tout de même des séries US. Evidemment, ce n'est ni les Avengers ni the Prisoner, mais la série mérite d'être redécouverte je trouve. Vous pouvez lire la liste des épisodes ici. Et un bon site ici. Et pas mal de photos et de liens ici. Apparemment des DVD existent, mais j'ignore s'il s'agit de zones 2. Il y a notamment une édition polonaise, à ma connaissance.

Enfin, voici un site consacré à Glynis Barber, la blonde actrice de la série.

Le chronique d'Aurore Barde

J'ai l'honneur et la joie d'héberger ci-dessous la première chronique d'Aurore, début, je l'espère, d'une longue série de considérations libertariennes et anarchistes sur ce blog. Mais trève de palabres, je laisse à présent la parole à la belle damoiselle.





Cette chronique doit presque tout à Aristophane Triboulet. Qu'il en soit remercié par une soixantaine de vierges au moins.

On parle en Wallonie du rattachement de cette bucolique région belge, que personne ne connaît, à la France. Nos voisins Savoyards voudraient, eux, quitter le dispendieux Etat français pour aller se faire voir ailleurs. Les pacifiques et accueillants Corses, Bretons, Basques, jettent parfois de sympathiques bombes à eau pour exprimer leur joie d'être Français et de le rester.

Entre tous ces protagonistes, il y a nous, le mainstream franco-français qui cocoricote les pattes dans le fumier. Personne ne veut de nous. Personne, que je sache, n'a demandé à être rattaché à Lyon.

Mais j'ai pensé - intution féminine - que le meilleur moyen de préserver nos libertés, c'est encore de prendre les devants, et de prendre l'initiative d'un rattachement de Lyon. En se tournant vers le pays de la liberté.

C'est pourquoi j'ai officiellement demandé, au nom de toute la population lyonnaise, le rattachement de notre belle ville à l'Etat du Nevada. J'aurais bien entendu préféré supprimer totalement l'Etat, mais s'il faut encore payer des impôts, j'aime mieux les payer à Las Vegas plutôt qu'à Bercy. Les conséquences de cet audacieux rattachement seront fantastiques. On verra apparaître à Lyon une dizaine de casinos dont les jetons serviront de monnaie pour tout un chacun, allégeant ainsi des épaules du contribuable le coût de l'impression des billets. Par ailleurs, la libre concurrence prémunira les consommateurs contre une quelconque déflation. Bien plus, il arrivera sûrement qu'un casino imaginatif permette à sa monnaie de conquérir le monde et bientôt de supplanter le dollar dans les contrats internationaux, en remplaçant les portraits actuels de vielles barbes du siècle passé par des photos de Claudia, de Cindy ou de Leonardo.

Les trottoirs seront rendus à leurs légitimes propriétaires, les riverains. Ceux-ci pourront permettre, ou non, aux péripatéticiennes africaines (à Gerland) ou slaves (sur la Presqu'île) de tapiner devant chez eux. Encore mieux, pour attirer les clients, un cabaretier pourra donner quelque menue monnaie, heu pardon, quelques jetons de casino pour que ces dames se promènent devant chez lui et pas devant chez le concurrent. L'augmentation de leurs revenus, qui ne seront plus abusivement taxés, attirera un plus grand nombre de femmes vers ce métier d'avenir. Du contrecoup, par la fréquentation assidue du demi-monde, les bleus de l'université privatisée de Lyon II apprendront réellement à bien faire l'amour et répandront, sur les cinq continents, la réputation des "Lyons lovers". Les baronnes et les rombières de toute l'Europe se précipiteront chez nous sous un quelconque prétexte culturel, amenant un coup de fouet bien nécessaire à notre tourisme.

Enfin, et ça nous concerne de près, l'explosion du tourisme amènera toute sorte de gens curieux du folklore local. Avec une bonne campagne de marketing, notre association Liberté Chérie drainera les touristes à nos soirées. Ils pourront y prendre quelques photos et offrir des bières aux indigènes. Bref, on va boire, chanter et b... aux frais des autocars de Japonais.

ça va être la fêêête !

Bisous,

Aurore

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