Poutinni, ou Mussoline ?

Liberopensiero (libre-penseur) présente ici une comparaison, issue des réflexions du conseiller pour la sûreté nationale de l'ex-président américain Jimmy Carter, Zbignew Brzezinski. Selon ce dernier, la tendance à un centralisme de facture stalinienne du régime de Poutine ne doit pas être confondue avec le retour à une certaine forme de totalitarisme communiste. En effet, les Russes ont compris que le communisme équivaut à une régression économique et politque, et l'élite sait que retourner au régime communiste équivaudrait à renoncer à quelques privilèges. Par conséquent, tous les intérêts s'accordent pour promouvoir en Russie un capitalisme d'État, sujet à un contrôle strict de centre, qui offre les avantages de la richesse et des voyages à l'étranger. Il représente pour beaucoup la meilleure formule pour recevoir des gratifications et voir réalisées les aspirations nationalistes.

Brzezinski en tirait la conclusion que le régime de Poutine ressemble toujours plus au fascisme de Mussolini.

Le régime fasciste parlait de la grandeur de la nation italienne et de la discipline, en exaltant le mythe d'un passé plein de gloire. Poutine fait de même.

Le Duce donna de la rigueur aux horaires des trains italiens ; il centralisa le pouvoir politique au nom du nationalisme. Poutine fait de même. Il favorisait les prises de contrôle de l'économie, sans toutefois la nationaliser ou éliminer les oligarques et leur mafia. Poutine également. Poutine - observait le conseiller de Carter -

cherche à unir les traditions de la Tcheka (la gestapo de Lénine), le leadership de Staline, la revendication de l'orthodoxie russe d'une troisième Rome, et rêves panslaves d'un unique grand État guidé du Kremlin.

Brzezinski est optimiste quant à l'avenir, nous le sommes moins.

Voir également cette lettre du Corriere della Serra.

Empreinte écologique et liberté

Ce lien vous permettra de calculer votre empreinte écologique.

De quoi s'agit-il ?

de la surface fictive de sol productif nécessaire à une population pour répondre à sa consommation et à ses besoins d'absorption de déchets. On sait qu'elle augmente fortement passée un niveau de développement humain supérieur à 0,900.

Certains en concluent, par une addition simpliste des empreintes écologique de chaque individu, que l'expansion humaine sur Terre ne peut qu'être limitée, dans la mesure où notre niveau de développement, s'il était appliqué aux pays pauvres, nécessiterait une surface productive de 6 fois la Terre.

Seulement voilà, les Cassandre oublient de rappeler une chose pourtant nécessaire : l'empreinte écologique ne saurait se concevoir qu'à technologie courante, et non à technologie constante. Cela signifie que le calcul aboutissant aux six planètes dont je parlais n'a aucun sens. Sauf à supposer que le progrès technique n'apportera aucune intensification productive, ce qui est en contradiction flagrante avec l'histoire économique.

C'est pourquoi j'oppose au concept de développement durable catastrophiste celui de développement durable libéral. Il signifie que la plupart des actifs naturels n'ont de valeur que par les services qu'ils rendent. Pour assurer la durabilité de la croissance, il faut donc que le surplus retiré à l'occasion de l'exploitation d'une ressource naturelle non renouvelable à brève échéance (comme le pétrole par exemple) soit en partie réinvesti, pour augmenter le stock de capital substituable à cette ressource. Dès lors que le progrès technique est constant, voire exponentiel, celui-ci est en mesure d'assurer un jour la substitution.

Henri avait écrit un article sur le principe de précaution qui prolonge ces courtes remarques

The liberal blog explosion

Comme le dit si bien Johan :

20:28 - EXPLAINING THE LIBERAL BLOG EXPLOSION: Another of the big discussions at Bloggforum was why classical liberals, libertarians and free-marketeers seem to be more active bloggers. This was my guess when I got the question:

– We are more dissatisfied with the media, so we have to be the media ourselves to get our point of view across.

– We love technology and the future, so when there are new ways to express ourselves, we are quick adapters.

– We are individualists, who think what we do because we personally think that the arguments point in that direction, and we are used to fighting for our views in opposition to others (in school, in the family, in the workplace). If you are more collectivist and want to compromise and reach a consensus, or just think what is politically correct or socially acceptable, it’s more difficult to explain your views and the reasons for them. And it becomes much less interesting to read.

Un score décevant pour Michael

Michael n'a recueilli que 376 000 voix, sur 112 millions de suffrages exprimés. Ce qui est peu (0,3%).

C'est bien la seule nouvelle qui mérite de retenir mon attention.

A propos, je ne comprends pas le bushisme béat des conservateurs, et des autres qui, à l'instar de Madelin, prennent sa défense. Pour ma part, je m'étais rangé à l'opinion de The Economist, et par conséquent, s'il avait vraiment fallu que je choisisse entre Kerry et Bush, j'aurais choisi le premier.

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