Taranne vient de poster un excellent texte sur la posture du blogueur et le devenir des blogs libéraux sur la toile. Il remarque que nombre de blogs d'excellente qualité ont disparu ou sont plus ou moins en sommeil, et que nombreux sont ceux qui sont actuellement sujets au découragement.

Pourtant, Taranne explique fort bien qu'il ne faut pas baisser les bras, quand bien même nous ne serions lus que par une infinie minorité, car, comme il le dit fort bien,

parce que même si je ne change pas les choses, il ne sera pas dit que je les aurais cautionnées par mon silence, et que je cultivais tranquillement mon petit jardin tandis que le monde s'effondrait autour de moi. Je me serais battu, même si ce n'est qu'avec l'encre virtuelle d'un clavier d'ordinateur. C'est peut-être bien à cela que sert un blog, finalement. A ne pas entrer bien gentiment dans la nuit.

Je ne peux que m'inscrire en accord total avec ses propos, et souhaiter un renouveau frappant à la blogosphère libérale francophone. Aldido, contre toute attente, vient d'ailleurs de lui adresser de formidables encouragements.

Pour ma part, je pense que si les blogueurs ont le vague à l'âme en ce moment, c'est aussi parce que nous achevons une phase d'euphorie - j'emploie le mot sans acception positive ou négative - liée à la guerre en Irak, et peut-être aussi aux présidentielles françaises. Combien en effet de warbloggers, d'anti-warbloggers, voire d'anti-anti-warbloggers, se sont jetés dans la mêlée numérique ces derniers mois ? Il est bien clair que tous, en ce moment, s'en détournent.

Et si les bloggers américains ont l'élection présidentielle à se mettre sous la dent, les européens, français en particulier, n'ont que les yeux pour pleurer.