eurocuptible

j'ai reçu d'un admirateur passionné (hum) le commentaire suivant, que je souhaite vous faire partager :

En ecrivant cet article je veux attirer l'attention de tous les lecteurs sur le fait que le vrai probleme de la France c'est son protectionnisme culturel et économique. Au moment où l'Europe se prête à élargir ses frontières vers l'est, en France on ne parle même pas des effets positifs que cet élargissement pourrait avoir sur l'économie française et l'apport que peut avoir ces "petits pays", comme la Roumanie sur la croissance européenne. Les français devraient se rendre compte que leur systeme économique est inefficace et qu'il faut en adopter un autre et non pas s'enfoncer davantage, parce que c'est exactement ce qui se passe. La France reffuse d'accepter l'évolution, le progrès et les erreurs... On n'arrête pas de se moquer des anglais et des americains alors que nous on est en train de tout foutre en l'air ! Arrêtons de dire que le modèle français d'économie mixte est celui qui permet l'optimum, parce qu'en cherchant à réduire les inegalités sociales et la pauvreté on oublie que c'est la croissance économique qui va permetre d'atteindre le bien être et non pas l'invention d'un nouveau impôt sur le revenu des riches.

Il n'a pas tort, qu'en dites-vous ? Le brave homme se nomme euromaniuk, et qu'il en soit remercié.

Objectif nul

Le premier ministre promet à Bruxelles un déficit public zéro pour 2010, et, fidèle en cela à son illustre mentor, s’empresse sur TF1 et autre séides du pouvoir de tenir un langage exactement inverse, à destination des cons de citoyens que nous sommes. Du reste, Villepin s’engage jusqu’en 2010, alors qu’il sera sûrement dehors en 2007 au mieux, ce qui n’est pas le moindre des pieds de nez. La France a déjà bien préparé la réforme : le budget 2006 prévoit un déficit record de 50 Mds€, prévision qui sera sans doute dépassée, et qui viendra gonfler d’autant la dette publique, qui atteint déjà 66% du PIB.

Si je comprends bien, pour que le déficit public soit nul en 2010, il faut comme conditions cumulatives :

  • une croissance soutenue (2,5 % minimum), peu probable
  • une croissance faible, voire une baisse, des dépenses publiques (au moins inférieure de un point à l’inflation, soit, disons, +1% en moyenne), partout, et pas seulement par le non-remplacement de certains fonctionnaires partant à la retraite (dépenses de santé, ce qui est invraisemblable, investissement des collectivités locales, etc)
  • des rentrées fiscales au moins régulières,
  • un profil de désendettement de l’Etat favorable, qui réduit d’autant le service de la dette.

Aucune de ces conditions n’est réunie, à part peut être les recettes fiscales, si l’activité ne décline pas trop, ou, si tel est le cas, si les impôts augmentent.

Les promesses n’engagent donc que ceux qui les reçoivent, une fois de plus.

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