Je ne pérorerai pas longtemps sur le programme économique que Bayrou vient de dévoiler. Dire qu’il est idéal serait mentir, bien évidemment. Mais il m’a tout de même agréablement surpris.

Depuis que je me dis que mon choix devra nécessairement se limiter à un grand candidat - je ne crois pas du tout en l’obtention des 500 signatures pour nombre de “petits”, je parle ici des vrais petits, bien évidemment, pas de Le Pen ni même de Besancenot - je me dis que Bayrou sera peut être le moins mauvais, pour le premier tour.

Ce que me réjouit, c’est, en creux, la réaction des éléphants et éléphanteaux du PS à l’annonce à la fois de la montée de Bayrou dans les sondages, et de son programme économique :

Bernard Kouchner venait à peine d’être promu dans l’“équipe du pacte présidentiel“ de Ségolène Royal qu’il a ouvert une brèche dans la stratégie dite d’“étanchéité” qu’a adoptée le PS vis-à-vis de François Bayrou. L’ancien ministre de la santé, interrogé sur RTL, vendredi 23 février, a estimé que le président de l’UDF avait “raison” de vouloir dépasser les clivages droite-gauche : “J’espère qu’il sera entendu, j’espère que Ségolène Royal entendra la nécessité d’élargir”, a-t-il ajouté.

Tout ce qu’il ne fallait pas dire, alors qu’une partie de l’électorat socialiste semble être réceptive aux thèmes développés par le candidat centriste. Jack Lang, désormais “conseiller spécial” de la candidate du PS, s’est immédiatement chargé de rectifier le tir.

Michel Sapin, qui a remplacé Eric Besson dans les fonctions de responsable économique du PS après la démission de celui-ci, a dénoncé un programme “libéral et droitier”. “Derrière l’apparence d’un équilibre centriste se dissimule un projet qui tourne bien souvent au plagiat de celui de Nicolas Sarkozy”, a-t-il estimé. “M. Bayrou a voulu nous faire croire qu’il n’était ni de droite ni de gauche, a indiqué M. Peillon, mais il est pleinement et totalement de droite et son embryon de programme est à la fois conservateur et libéral.

Bravo Bernard !