A lire ces deux billets de l'ami la Lime : celui-ci tout d'abord, puis celui-là.

Autant je trouve très forte l'argumentation relative à la différence entre, disons, le taux de prélèvements obligatoires apparent (comme il y a un taux de chômage apparent) et le taux de prélèvements obligatoires réel, autant sa défense et illustration du taux idéal, selon les canons du libéralisme, me laisse sur ma faim.

D'une part, je me fous un peu de savoir que trucmuche ou machin prône un taux global de 17 ou de 22%, ce qui m'importe ce sont ses raisons, pas un consensus libertarien plus ou moins mou.

D'autre part, continuer à prétendre que la vraie question est celle de la ponction de l'impôt me semble totalement à côté de la plaque : la Suède, le Danemark, la Nouvelle Zélande et l'Irlande ont des modèles de dépenses publiques, de protection sociale, d'endettement et de croissance économique radicalement différents. Ce n'est pas le poids de l'impôt qui permet de trancher en faveur de l'un plutôt que de l'autre ; c'est, à mon sens, le poids et le rôle qu'on entend assigner à la décision collective comparativement à la décision individuelle. L'impact qu'on souhaite donner aux actions menées pour les générations actuelles et les générations futures.

Il n'y a pas "un" bon niveau de prélèvements obligatoires ; il y a en revanche une bonne et une mauvaise gestion d'une action publique donnée.