La question de l'euthanasie et du suicide est lancinante. Dans le passé récent, il fut rare qu'un débat de société digne de ce nom ne l'abordasse pas. En 1619 déjà, un chapelain anglais, John Donne, écrivit le célèbre Biothanatos, qui fut la première vraie défense et illustration du suicide. David Hume rédigea même un Traité sur le suicide, tandis qu'un jeune Suédois, Johan Robeck, mit en application ses écrits.

Plus près de nous, on se souvient du tollé provoqué par Suicide, mode d'emploi de Claude Guillon et Yves le Bonniec, édité en 1982. Mais la question n'a jamais été véritablement tranchée, malgré les évolutions législatives récentes.

La loi dite "Léonetti" du 22 avril 2005 instaure un droit au laisser mourir. Ce qui signifie que, depuis, il est interdit de s'obstiner déraisonnablement dans les traitements médicaux, et que la douleur peut être soulagée, même s'il faut pour cela abréger la vie.

Autrement dit, la décision de continuer à vivre, ou de mourir (un peu) avant l'heure, est laissée entre les mains du corps médical. Il n'est donc pas possible de choisir librement le moment de sa mort. Même si, par malheur, vous apprenez demain que vous êtes atteint d'une maladie incurable. Même si vous savez que vous vivrez dans l'avenir d'atroces souffrances. Même si vous n'ignorez pas le fait que les soins palliatifs qui vous seront prodigués demain feront de vous un légume, une chose rien moins qu'inhumaine, incapable de tout jugement à défaut de ne sentir toute douleur.

L'idée selon laquelle les médecins doivent choisir à notre place le moment de notre mort, ce qu'ils font usuellement, m'est totalement insupportable. Le lobby médical de l'UMP n'est sans doute pas innocent devant cet état de fait.

Cela étant, je ne propose pas, comme le parti socialiste ou d'autres,

d’apporter une aide active aux personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu’elles estiment incompatible avec leur dignité

Ce que j'aimerais est finalement beaucoup plus simple : qu'on dépénalise toute assistance au suicide. Que chacun puisse librement choisir le moment de sa mort, quitte à être aidé si la force manque pour le faire. Voilà pour moi la seule voie de l'humanisme. Il faut malheureusement se rendre la mort familière, comme disait Montaigne.

Par ailleurs, mais ça n'a rien à voir, je vous invite à visiter le site de Najat Vallaud-Belkacem, qui, dans la lignée people & eye candy de Ségolène, nous gratifie d'un site édifiant. C'est une jeune candidate PS aux législatives à Lyon, certes beurette, mais qui ne m'a pas l'air issue d'un milieu spécialement défavorisé, si j'ose dire. Vous ne pourrez pas profiter de sa (superbe) vidéo en flash, si, comme moi, vous utilisez linux. Well, je n'ai rien contre elle, tout contre aurait dit Sacha Guitry, mais je crois bien que sa plastique, et peut-être même ses origines, la desservent. Il se dégage de son site, et plus encore de son blog, une naïveté confondante voire touchante, si elle n'était pas au service d'un constructivisme à deux balles. Et le parti socialiste continue de prendre les électeurs pour des cons, en tentant de refiler le soir la purée qu'on a refusé à midi. Une purée faite de jeunette sexy, d'origine maghrébine qui plus est, comme si c'était un critère comme un autre de sélection des candidats. Ou plutôt, devrais-je dire, d'une apparatchik qui se croit déjà députée, et qui, à mon humble avis, n'est pas près de le devenir.