Olivier Bousquet et Arnaud Devillard livrent un livre (pardon pour la rime assez forte) original, consacré aux répliquent cultes des films d'action qui ont bercé notre adolescence (tardive, voire récurrente, pour certains). Leur Petite anthologie des répliques cultes de films d’action vient de sortir chez Flammarion. Vous me direz : voir Steven Seagal, Schwartzy, Bruce et tant d'autres dans un bon nanard pour adolescent (plus ou moins attardé, en ce qui me concerne) prête déjà à rire. Des films au scénario inversement proportionnel à la taille des biceps de l'acteur principal. C'est vrai. Mais lire, à tête reposée, les productions verbales desdits acteurs, n'est pas inintéressant non plus. Loin de là. Et peut dérider les zygomatiques des plus rudes dogs of war. C'est l'expérience que je voudrais tenter à distance : vous faire esquisser un petit et éphémère sourire avec ces quelques citations qui, je l'espère, réveilleront en vous des souvenirs (un peu trop) enfouis.

- Identifiez-vous.

- C’est les huissiers, salopard. Ton cul est en fin de crédit et je viens le prendre.

(Streetfighter)

- Les voyous, c’est comme le gibier : faut que la viande pourrisse un peu pour qu’elle soit bonne.

(Dobermann)

- Putain de temps de merde.

- C’est le Bon Dieu qui pleure.

- Je crois plutôt qu’il nous pisse dessus, cet enculé.

(Gangsters)

- Comme disait Jules César : c’est au vainqueur qu’appartient le butin.

- Je pourrais citer un autre dicton : ne me pissez pas sur les pieds en me faisant croire que c’est la pluie.

(Josey Wales, hors-la-loi)

- Maintenant, je sais pourquoi vous êtes cuistot : vous frappez comme une gonzesse.

(Piège en haute mer)

- Les opinions, c’est comme le trou du cul : tout le monde en a.

(La Dernière Cible)

- Repars dans le New Jersey, caïd. Ici, c’est la cité des anges et t’as oublié tes ailes.

(L.A. Confidential)

- Toujours une voiture volée. Ils laissent le moteur tourner, sur le trottoir, de loin, elle paraît bien garée, et après la fuite, ils s’en débarrassent et disparaissent, comme la virginité un soir de surboum.

(Point break)

- Lieutenant, les décisions que j’ai à prendre forceraient le roi Salomon à chier des bulles.

(À armes égales)

- Tu merdes avec le taureau, tu te prends les cornes.

(Kiss of death)

- Quand on sort avec une chienne, on la tient en laisse.

(Roadhouse)

- Viens faire chier le bélier et tu choperas ses cornes au cul.

(Shaft)

- Mon ring, c’est la rue.

(Rocky V)

- Donnez une épée à un Arabe, il en fera un couteau.

(Le Treizième Guerrier)

- Le pire, c’est tirer une balle dans le cul. Avec une balle dans le cul, tu te tords de douleur pendant quinze minutes, puis tu crèves. C’est comme chier des lames de rasoir brûlantes.

(Dernières heures à Denver)

On peut être terroriste international ou agent du FBI, on n’en est pas moins homme. Et même assis sur une bombe à retardement, l’homme aime rire. Les jeux de mots, par exemple. L’homme d’action adore. Et plus ils sont mauvais, plus il aime.

- Vous cherchez qui, une âme sœur ?

- Un hameçon.

(Piège à grande vitesse)

- Eh Ducon, attends !… Tu vois : tu dis « Ducon », il s’arrête.

(Une journée en enfer)

- Je vais choquer le monde en pulvérisant du caca comme un feu d’artifice.

(Piège à grande vitesse)

- On va archiver ça à "C".

- "C" ?

- "Connerie"

(187, code meurtre)

- T’as voulu ouvrir un bar kasher, t’as pas le droit de refuser l’entrée aux poulets.

(Nico)

- Pappas. Angelo Pappas.

- De merde. Footballeur de merde.

(Point break)

- On est arrivé. Bienvenue au Club Merde.

(Tango et Cash)

- Bienvenue à Anormale Sup’.

(X-Men)

- Pourquoi vous dites à tout le monde que vous êtes des services secrets ? Si c’est secret, ne le dites à personne.

(Mort subite)

- Oh ! Putain, il y a plus de plastic que dans Cher !

(L’Arme fatale 4)

- Les blacks font du cheval maintenant ?

- Depuis que les bagnoles sont trop dures à voler.

(Le Dernier Samaritain)

- T’es un magicien, toi.

- Si tu veux, je peux te sortir un lapin des fesses.

(Hors limite)

Y'a pas à dire, ils sont mauvais, non ?

Comme l'écrit la Libre Belgique,

si on n'est guère friand de xénophobie, d'homophobie, de misogynie, si on a n'a pas une vénération pour la vulgarité, ce petit livre tombe assez vite des mains!

Bref, je conseillerais donc ce bouquin à tous les maîtres penseurs du bon goût, du politiquement correct et du conformisme. Je sais qu'ils sont nombreux à me lire.

(ça va, je plaisante, je me lynchez pas de suite)