En France la politique c’est encore pour l’essentiel l’affaire des fonctionnaires et des hommes des appareils.

Cette noblesse d’Etat choisit, à la sortie de son école de référence, la gauche ou la droite, comme dans d’autres traditions on doit choisir entre la confection homme et la confection femme.

Leur souci est d’abord de miser sur le bon numéro qui les entraînera le plus haut sur le chemin des avantages et des honneurs.

Les grands partis deviennent ainsi des armées de porte-cotons dont la complaisance à l’égard des puissants n’a rien à envier aux hommes de cour de l’ancien régime.

Le plus souvent d’ailleurs c’est pour pratiquer une politique dans le fond assez semblable qui limite son imagination et sa créativité à exiger davantage de moyens c'est-à-dire à accroître les dépenses de l’Etat.

On arrive ainsi à cette perte de repères qui caractérise la situation politique actuelle : la Gauche qui devrait porter une volonté de changement est devenue le grand parti de l’immobilisme et de la conservation des avantages acquis des serviteurs de l’Etat.

La Droite qui devrait être centrée sur le réalisme économique n’échappe plus aux vertiges de la démagogie, Chirac en est l’exemple même.

Face à cette situation, il est temps que la France qui bosse vienne demander des comptes à la France qui dépense !

Les Français dans leur immense majorité n’aspirent pas à être les assistés d’un Etat nounou, ils veulent d’abord qu’on leur donne leur chance !

Le temps est venu pour les citoyens de s’emparer de la politique pour mettre fin aux mensonges qui caractérisent l’offre politique actuelle.

Le mensonge le plus flagrant est sans doute celui que constitue la candidature de Ségolène Royal.

Mensonge sur la personne d’abord. Tous ceux qui ont travaillé avec elle retiennent son autoritarisme (on croit rêver quand elle parle de démocratie participative, elle en est l’inverse), son incapacité à travailler en équipe et sa relation compulsive avec les médias. En un mot plutôt la turpitude que la bravitude.

Mensonge sur le programme ensuite qui en prévoyant la généralisation des 35 heures et l’abandon de la réforme des retraites annonce une accélération de l’endettement du pays, l’explosion des impôts, la perte de la compétitivité des entreprises et la reprise du chômage.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille donner des satisfecit à droite, on attend que Sarkozy arrête les effets d’annonce et précise ses objectifs et la méthode pour y parvenir.

Le fatalisme serait d’accepter cette situation. Homme d’entreprise, je suis fier d’avoir fait ce choix car il est celui des réalités et de l’exigence des résultats. Les tricheurs, les marchands d’illusions ne durent jamais très longtemps dans le monde de l’entreprise. J’aimerais qu’il en soit ainsi en politique.

Refuser le fatalisme, permettre à chacun d’être responsable, redonner la parole à la France des réalités, supposent que nous soyons nombreux à nous engager pour assurer la relève de la classe politique traditionnelle.

C’est le vœu que je forme à l’orée de cette année 2007, en souhaitant la meilleure chance à tous les futurs candidats qui s’engageront sur ces bases.

Gilles Norroy

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