Une remarque en passant :

Que Bombardier soit protégé sur son propre marché ne change rien à l'affaire, car le raisonnement précédent vaut aussi vu d'outre-Atlantique. En permettant à Bombardier de vendre ses produits plus cher sur son marché intérieur, le gouvernement d'Ottawa oblige ses citoyens à supporter des coûts de transports plus élevés et finance par là même la capacité de Bombardier à proposer à un prix plus bas des moyens de transport en Ile-de-France : le gouvernement canadien fait donc subventionner par sa population des transports moins chers pour les Parisiens ! En appauvrissant ses citoyens, le Canada prive aussi d'autres entreprises, locales ou mondiales, de nouveaux débouchés : les gains des uns sont mangés par les pertes des autres, et les consommateurs, considérés globalement, obtiennent moins de services pour la même quantité de richesses. Le bilan du protectionnisme est toujours globalement négatif.