Je ne veux pas verser dans un poujadisme aux relents nauséeux, que bon nombre de « libéraux » plus ou moins partisans de la liberté aiment à embrasser comme ses amis embrassent la mariée, mais je ne parviens plus, malgré ma volonté de cultiver un calme yogaesque, à supporter la propagande gauchisante des médias français. Ou plus exactement, des stations de radio et de télé publiques françaises. Prenez la télé : peu me chaut si Canal + est une chaîne gauchiste, au sens précis du terme, c'est parfaitement son droit, comme Claude Cabanes a le droit d'être le directeur du torchon que, jadis, Jean Jaurès créa. Mais que les séides de France 2 ou France Inter (Rance 2 et Farce Inter) se servent des ondes pour développer leur petite propagande m'horripile. Que ces petits robins du prêt-à-penser quotidien, qu'on doit lire comme l'enfant de chœur récite son missel, nous prenne sans cesse pour des cons parvient à me faire sortir de mes gonds.

Prenez – et ce n'est bien évidemment qu'un exemple entre mille – la revue de presse de Télématin, sur France 2. Notre ami journaliste juge bon de nous entretenir, chaque jour, de la une des quotidiens du jour. Outre que se limiter au titre d'une « une » est un peu léger comme travail d'anayse glaciale, approfondie et objective d'un média, et qui ne lui demande manifestement guère plus de sueur qu'à un postier ordinaire pour accomplir sa tâche, nous abreuver chaque jour de Libé et de l'Huma commence à me les brouter menues. Mieux encore, le mercredi, que n'a-t-on droit aux irremplaçables, que même Cuba nous envie, Charlie-Hebdo et Canard ! Pour que le tableau soit complet, il ne manque que Rouge et Révolution prolétarienne, mais ça ne saurait tarder.

Bien évidemment, je ne vous fais pas l'affront de préciser que Minute, pour ne citer que ce torchon-là, ne fait pas partie de la liste de notre sympathique ami journaliste.

Et il faudrait payer une « redevance » pour ça ? J'espère, mes amis, que vous n'avez pas la télé, car les médias publics, aux ordres du gouvernement dans le meilleur des cas, gauchistes au pire, sont une authentique incitation vivante à la fraude fiscale.