Très franchement, vous y croyez vraiment à une candidature de Ségolène ?

J'avoue que pour ma part, j'ai un certain mal à accorder un quelconque crédit à une candidature qui, j'en suis persuadé, n'est rien qu'un hochet agité par des journalistes parisiens en manque de reconnaissance et de sensations. Je ne puis croire sérieusement, ne serait-ce qu'une seule seconde, à la candidature de la plus sexy des socialistes, avec peut-être Elisabeth Guigou, à l'élection présidentielle.

Après nous avoir bassiné avec un traditionnalisme familial qu'on ne renirait pas dans les beaux quartiers, de sa voix aussi sensuelle que celle de Karen Cheryl à la pire époque, Ségo nous la joue à présent protection de l'enfance tendance paramilitaire. Sarko n'a qu'a bien se tenir, la liberté aussi. Les socialistes hurlent au loup, ils ont raison, à ceci près que, à l'instar du film de Rino Di Silvestro, c'est plutôt une louve (déchaînée ?) qu'il faut craindre. On est content d'apprendre que son flan de copain ne partage pas "toutes" ses idées. Comme il n'en a aucune, et elle très peu, il s'agit donc d'une équation à une inconnue, pas trop difficile à résoudre. Chirac a largement été fabriqué par les médias, et son attachée de presse, Claude. Ségolène n'a même pas besoin d'attaché, je veux bien croire que François en serait d'ailleurs un très mauvais, tant les médias l'adorent, Nouvel Obs et autres torchons en tête. Car ainsi va la vie politique : moins on a d'idées, moins on risque de les appliquer, et plus on est aimé.

Villepin en sait quelque chose, il paraît.