Le Libé du jour me fait découvrir un artiste pour le moins original, qui a la particularité d'être un ancien coco devenu libertarien ; héritier décalé des actionnistes viennois des années 70, ce musicien d'origine traîne du coup une image indécrottable d'«artiste scatologique». Il a tenu un petit rôle dans Baise-moi, et Ardisson le compare à Marilyn Manson. Un vrai freedom-fighter, en somme.

Il n'a jamais eu de maison de disques. Depuis le début de sa «carrière», sa production se résume à «un CD-Rom que je grave», vite on line sur l'Internet. Marginal foncièrement, mais pas rebelle complaisant, il a longtemps été communiste politiquement. Maintenant, il se sent proche du Parti libertarien, qu'il a découvert aux Etats-Unis. «Je me suis rendu compte que l'idéologie de gauche ne fonctionnait pas. La bonne conscience antiraciste, par exemple, ne colle pas avec la réalité. Lorsqu'un nouvel habitant arrivait dans mon immeuble, mes voisines haïtiennes me disaient : "Il y a des Noirs qui viennent..."» Pour lui, les antiracistes bien pensants ne connaissent pas vraiment les immigrés. «Ceux qui viennent en France ne sont pas forcément les damnés de la terre. Ils appartiennent souvent à une petite-bourgeoisie débrouillarde. Leur but est exactement le même que tout le monde : un pavillon et un chien.»

Ce type est fou, totalement trash et déjanté,... donc libertarien :) !

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