J'ai beau ne pas avoir été invité au congrès de l'UDF, j'ai pu suivre, sur la Chaîne parlementaire, une partie des discours des orateurs. Parmi eux, Jean-Claude Casanova, le directeur de la revue Commentaire (et non pas communautaire, comme écrit sur le script) m'a fait forte impression, malgré la présence de pas mal de médecins en week-end, polo marine à l'appui. Sans vouloir être exhaustif, ni même totalement fidèle, je voudrais vous communiquer ces quelques impressions, posées presque pêle-mêle sur l'écran de mon ordinateur :

Jean-Claude Casanova a comparé Charles X, Victor Hugo et Villepin : les trois, a-t-il dit, entretiennent de relations surnaturelles. Le premier, Charles, communiquait directement avec Dieu, le deuxième, Victor, avec les esprits de l'au-délà, grâce à sa table tournante ; Villepin enfin, qui entretien un rapport direct avec Arthur Rimbaud.

Villepin et son mentor considéraient que la France était en crise, jusqu'au jour où, comme par enchantement, ils conquirent le pouvoir ; depuis, plus aucun diagnostic de ce type dans leur bouche. On peut penser, comme 99% des Français, qu'ils ont tort ; ou, comme le pourcent restant, celui qui souhaite que l'hôte de l'Elysée se représente, qu'ils ont raison. Casanova pose cinq questions, sans apporter de réponse :

  • Quelle est la place de la France et de l'Europe dans le monde ?
  • Quelle est la place de la France en Europe ?
  • Quelle est la prospérité de l'économie française ?
  • Quelle est l'état d'esprit de la société ?
  • Quelles sont les perspectives d'avenir ?

Le bilan, celui d'un Baverez ou d'un Imbert, est celui d'une France en déclin. Sans être illuminé, il considère son auditoire éclairé sur ce point. Et pour ma part, sans entrer dans le coeur de la question, car le positionnement franco-français me semble totalement dépassé, je salue la performance de Jean-Claude, toujours brillant, comme du temps où je le suivais ardemment sur les bancs de Sciences-po.