J'ai déjà évoqué à deux reprises les affres et les dérives des socialistes lyonnais (1 et 2).

Le maire de la ville, Gérard Collomb, et son entourage, paniquent littéralement. Pourquoi ? parce que les affaires se multiplient depuis quelques mois, il y a celles que j'ai déjà évoquées, il y a aussi le choc causé par les malversations et les rémunérations illégales touchées par l'un de ses proches, Bernard Rivalta, président du SYTRAL, le syndicat mixte des transports urbains. J'en parlerai bientôt.

Je voudrais juste noter ici que, face à des marchés publics annulés ou en cours d'annulation - ne citons que le cas du marché de chauffage urbain, déjà évoqué - l'équipe municipale a visiblement perdu toute sérénité, et n'hésite pas à faire pression sur la presse locale. Lyon Capitale a été touché au premier chef, son rédacteur en chef limogé, et les fonds versés pour les publicités des entreprises réduits ou annulés sur la demande insistante de Collomb. La Tribune de Lyon ensuite, pourtant très voix de son maître, a eu le malheur d'évoquer - comme votre serviteur - le financement occulte du PS local, dévoilé par l'ex-inspecteur Gaudino, celui qui a découvert jadis l'affaire Urba. Ceci a valu à son rédacteur en chef adjoint de se faire licencier.

Il est indispensable, face à ces dérives liberticides, que tous les partisans de la liberté de la presse se mobilisent. Je note du reste le courage de certains membres de l'équipe de Collomb ou du PS, qui ont osé marquer leur réprobation face aux méthodes ahurissantes du maire de Lyon. C'est le cas des Verts, c'est le cas de Christiane Demontès, qui est à la tête du PS du Rhône, ou encore de son acolyte Jean-Christophe Vincent. Ils ont compris, et ils ont raison, que la gauche court à la catastrophe en 2008 avec un tel leader. Il n'est pas trop tard pour en changer.