Le retour de la revanche de la radio obscure

Suite à une demande générale (enfin, ...), voici le retour que vous attendez tous (hum...) de la radio obscure de Copeau, avec, en prime et comme il se doit, le retour par le même wagon de la Copeaulation number 1, alors que la number 2 est en préparation pour le plus grand déplaisir de toutes et tous (re-hum...).

Pour les durs de la comprenette, vous trouverez la radio obscure et la Copeaulation dans le menu de gauche, entre les derniers commentaires et le blogroll.

Et puis si vous vous foutez de la musique, lisez ceci.

Les Chinois à Paris

Film de Jean Yanne (1974), avec Michel Serrault, Jean Yanne, Nicole Calfan, Kyozo Nagatsuka, Bernard Blier, Fernand Ledoux, Macha Meril, Daniel Prévost, Paul Préboist.

Les Chinois ont envahi la France. Devant leur calme et leur discipline, un seul moyen pour les chasser, faire de la France le pays du plus mauvais exemple. Quelques Français s'attelent à cette tâche...

Jean Yanne signe une satyre de la société française en se moquant d'à peu près tout le monde. On y voit des francais collabos, résistants de la 25e heure, accroupis sur leur Traction, les armes à la main, lorsque plus un Chinois n'arpente les rues. On s'amuse énormément devant une pléiade de bons acteurs (Serrault et Prévost sont irrésistibles), des scènes et des dialogues cultes. On peut apercevoir de quelques référence au cinéma d'Audiard, notamment les scènes de résistance avec les explosions qui font penser à Elle cause plus, elle flingue.

Pierrot vient d'en parler, c'est lui à vrai dire qui m'a fait découvrir ce film.

Ce film a été critiqué de raciste, de poujadiste. Rien de plus faux, et je vous renvoie à Pierrot pour comprendre pourquoi, si tant est que vous en doutez encore.

Il ajoute :

Jean Yanne redonne au rire sa fonction première : celle d’une arme de guerre contre la bêtise institutionnalisée et la connerie sous toute ses formes. Il tire à boulets rouges sur tout ce qui bouge : la presse (un crachat bien mérité pour Brasillach et consort) qui s’aplatit devant l’occupant dès son arrivée, l’église (un crachat pour saluer la mémoire de l’ordure Pie XII) qui fait de même, les collabos de tout poil qui font leur beurre en profitant de la situation, les braves résistants qui tondent les femmes (quel acte courageux ! d’autant plus que la plupart se sont découverts résistants suite au départ de l’envahisseur !), le brave citoyen français et son goût du devoir qui passe par la dénonciation… Ca n’arrête pas ! c’est un jeu de massacre totalement jouissif où le cinéaste a le bon goût de ne pas ménager son spectateur.

Pas de jeu de connivence avec le public comme le font actuellement les « humoristes » d’aujourd’hui (en gros : toi et moi sommes plus intelligents que les autres et pouvons tranquillement nous adonner au second degré pépère) mais au contraire une façon de nous mettre le nez dans le fumier que je ne retrouve que chez le grand Jean-Pierre Mocky. Voyez ce moment extraordinaire où Daniel Prévost se goinfre chez l’affreux collabo cynique (incarné par Yanne lui-même) en glorifiant la Résistance. Il proclame qu’elle s’organise mais qu’il n’en dira pas plus en raison d’un grand nombre d’oreilles indiscrètes. A ce moment, il regarde la caméra (donc le public). Scène inimaginable aujourd’hui puisque, en gros, le cinéaste ne se gêne pas pour dire « français qui me regardez, vous avez tous l’âme d’un collabo ! ».

C'est très vrai, à ceci près qu'il me semble que Yanne, en se moquant de la presse, ne renvoit pas seulement à Brasillach, mais aussi à celle du début des années soixante-dix, contemporaine de ce film, aux ordres du parti communiste parfois (de l'Huma, plus gros tirage de l'époque, jusqu'aux Temps modernes, plus grosse revue de l'époque), amoureux des Rouges souvent (Sartre était un mythe vivant, toute la gauche française vouait un culte au marxisme, même l'Observateur, pourtant plus lucide que nombre d'autres publications, Libé la maoïste en tête). D'une façon plus générale, le marxisme est tourné en ridicule, comme Daniel Prévost, qui, de résistant d'opérette, devient un parfait léniniste à la sortie d'un stage de trois mois en camp de ré-éducation !

Revenons aux chinois. Je disais que Yanne ne cherchait jamais à faire rire au dépend de l’envahisseur. Néanmoins, ces chinois permettent de stigmatiser le maoïsme alors encore monnaie courante en France. Une fois de plus, le jeu de massacre a lieu par le jeu des équivalences, le cinéaste stigmatisant tous les discours en montrant qu’ils sont interchangeables. Voyez le président français (Bernard Blier, absolument génial en deux scènes) qui emploie les mêmes mots creux le jour de la défaite et le jour de la libération (à comparer avec ceux employés par Chirac en ce moment : eh ! eh !). Voyez encore l’amalgame entre la terminologie marxiste-léniniste et celle de l’église (scène très drôle où Paul Préboist s’emmêle les pinceaux entre les « camarades » et les « mon fils ») ou le peu de différence qu’il peut exister entre le capitalisme et le communisme (travail, abnégation, production d’objets inutiles en quantité industrielle, haine des plaisirs gratuits…).

C'est très vrai, encore que pour moi, Yanne ne cherche pas à démontrer que le communisme et le capitalisme sont interchangeables ; sans vouloir tirer la couverture à moi, il me semble que si le communisme est ridiculisé, et tous ses laudateurs avec lui, prêts demain à jouer les collabos d'hier, celui qui tire son épingle du jeu, c'est précisément le capitaliste, un peu véreux certes, et qui tire profit de toutes les situations pour à la fois gagner plein de fric et ridiculiser l'occupant, jusqu'à le faire fuir pour cause d'épuisement alcoolo-sexuel. Tout ne se vaut pas, et au final, pour Yanne, le capitalisme est un moindre mal car, s'il profite de tout, il ne fait chier personne, mieux, il libère la France ! Régis Formeret, Jean Yanne quoi, fait fortune en montant une société de pousse-pousse parisiens et devient vite conseiller personnel de Pou-Yen, général en chef de cette république sino-française. L'une des grandes idées de Régis pour convertir au maoïsme est la gratuité des bistrots et des lieux de joie.

En revanche, et hormis ce (tout petit) détail, je partage pleinement la conclusion de Pierrot :

C’est sûrement ce tableau peu reluisant de la France (où l’on repère un clin d’œil à Godard lors d’un joli travelling arrière sur un embouteillage sanglant sur les routes de France qui évoque le fameux travelling géant de Week-end) qui fait dire à Télérama qu’il s’agit d’une farce pleine de « lieux communs », tant il est vrai que ce n’est pas en France que l’on verrait de bons maoïstes comme Sollers se convertir et lécher l’anus artificiel du pape ou encore des copains du Che comme Debray devenir des partisans du gaullisme le plus rance et de l’éducation religieuse à l’école !

La scène dans laquelle Jean convainc le général chinois de lui laisser organiser un opéra, baptisé "Carmeng", et l'opéra lui-même, sont fabuleuses ! Sans parler des dialogues hilarants, du genre :

"versez-moi une subvention pour mon théâtre, vous savez, tous les théâtres sont subventionnés, même ceux qui le sont pas"

ou encore, avant la représentation, le gouverneur de France présente au général chinois un membre de la "Comédie... euh, pardon, de l'Académie, française", lequel est coiffé de la fameuse bicorne !!!

J'insisterai enfin sur le jeu des acteurs, jouissif et souvent hilarant ! je pense tout particulièrement à Prévost et Serrault, parfaites crapules collabos-résistantes, à Préboist, prêtre coco, et chinois de son état, ou encore Macha Meril et Nicole Calfan, toutes deux très belles, enfin surtout Nicole ! Elle me donnerait presque envie de lire ses romans.. A titre de bonus, quelques photos de la belle en prime, relativement dénudées, pour rester fidèle à mes habitudes..

Pour en revenir au film, c'est peu dire que je vous le conseille...

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Les dérives des socialistes lyonnais - première partie : Saint-Fons

J'entame, une fois n'est pas coutume sur ce blog qui aborde assez peu ce genre de problèmes, une série de billets consacrés à nos amis les socialistes lyonnais, démarche qui aura au moins le mérite d'ancrer un peu plus territorialement ce blog, et d'exposer de manière modeste mais néanmoins fidèle à nos lecteurs, qui, sauf exception, ne sont précisément pas lyonnais, les dérives manifestes d'un système maçonnico-associatif, lesquelles ont provoqué une mise en coupe réglée de l'argent des contribuables, mais qui, à la différence d'un certain couple explosif composé de Michel Noir et de Pierre Botton, mâtiné de PPDA, ne font absolument pas l'objet du moindre article dans la presse nationale. Deux poids deux mesures ? probablement, car les protagonistes dont il s'agit ne sont pas des présidentiables sérieux, ni même, pour certains d'entre-eux, des ministrables.

Mais je ne puis m'empêcher de penser que ce n'est pas la seule raison. Qu'on ne saurait critiquer le parti socialiste, parti de la Justice, de la Morale et du Bonheur.

Premier épisode, donc, consacré à une ville du sud de l'agglomération, de 16 000 habitants : Saint-Fons. Ville qui a comme caractéristique une très forte proportion de population musulmane, mais qui, socialiste jusqu'en 2001, a basculé à droite depuis. Et voici comment le scandale arriva.

Michel Denis, le nouveau maire, s'interroge. Il s'inquiète, avant même son élection, des modalités de paiements de certaines factures. De transferts d'argent étranges. Il invite l'ex-inspecteur Gaudino, celui qui lança en son temps l'affaire Urba, celle des financements occultes du PS, et devenu depuis détective privé, à se pencher sur la question. Il en ressort, à l'appui d'un dossier de 1000 pages, un véritable système de détournement de fonds publics, qui, entre 1996 et 2001, ont alimenté le Parti socialiste du Rhône, par le truchement de l'ancien maire, Yves Mongeot.

Le système était simple : le Comité pour nos gosses, une association chargée de l'animation, recevait chaque année 12 à 15 MF (vous avez bien lu), et les reversait ensuite aux Clubs Leo Lagrange, qui sont comme chacun sait une roue arrière du PS. En échange, les Clubs mettaient des animateurs à disposition du Comité.

Pourquoi pas ? C'est pas très moral de faire travailler ses petits copains, pas vraiment conforme à l'esprit d'impartialité républicaine, mais je dirais cyniquement que tout le monde le fait. Il faut certes dénoncer ces pratiques, mais aussi les relativiser.

Seulement voilà, il y a tout de même un petit plus dans le cas présent : ces contrats de mise à disposition d'animateurs sont largement surfacturés. Un exemple, parmi d'autres : une emploi-jeune, qui coûtait charges comprises 23 K€ par an, était facturée 54 K€.

Sans compter des fausses factures mandatées directement par la mairie.

Au total, environ 2 M€ détournés, une somme rondelette équivalente à une quizaine de bus, ou encore à plus de 20 bennes à ordures ménagères, ou encore à un petit gymnase, à 4 rond-points, pour prendre quelques exemples parlants.

Bien évidemment, les Clubs n'ont pas uniquement conservé l'argent détourné pour leur propre compte ; le but premier était bien sûr de reverser cet argent, celui des contribuables je le répète, au parti socialiste du Rhône. Des locaux mis gratuitement à disposition, des frais de congrès offerts, des dessous de tables, tout y est passé. L'avantage, si j'ose dire, c'est que le principal protagoniste de l'affaire, Michel David, ancien DGA de Saint-Fons mais aussi secrétaire de la section locale du PS(1), est mort il y a quatre ans, d'une longue maladie. Et avec lui, de nombreuses preuves. Comme par le plus grand des hasards, tous les accusés lui font bien évidemment porter le chapeau. Belle solidarité socialiste.

D'autant que la magistrate chargée de l'affaire fait une autre découverte : les chèques détournés au profit d'une autre association, l'EPRA, Etudes et prospectives Rhône-Alpes, présidée par Gérard Collomb, à l'époque leader de l'opposition. Mongeot en est le secrétaire général et Michel David le trésorier. Collomb affirme avoir démissionné en 1989, mais il n'y a aucune trace de cela nulle part. Dommage. Au passage, il faut souligner qu'Yves Blein, président régional des Clubs Leo Lagrange, et maire de Feyzin, a prêté de l'argent au gendre de David, qui affirme avoir remboursé les sommes détournées par son beau-père peu après la perte de la mairie de Saint-Fons, car ses fesses commençaient à sérieusement chauffer. Blein vient d'être contraint par Collomb à démissionner, du reste.

L'affaire tourne en boucle, et la raison en est simple. Trois magistrats successifs ont été déchargés du dossier, et à chaque fois le petit nouveau doit reprendre le dossier à zéro. Pourquoi ? Parce que Marc Laleix, doyen des juges, n'a jamais caché son engagement socialiste, et n'hésite pas à faire des tirs de barrage. Sans compter que ces multiples associations font partie de la nébuleuse maçonnique.

Un deuxième problème se pose : on peut penser que d'autres villes, toutes celles qui avaient les mêmes pratiques que Saint-Fons, ont aussi alimenté le parti socialiste avec l'argent du contribuable, de manière totalement illégale, immorale et scandaleuse. Il ne suffit pas que le PS rembourse l'argent ; il faut surtout punir sévèrement les coupables.

Fin du premier épisode.

Sources

  • Saint-Fons : Un scandale qui menace le PS lyonnais "C’est grave
  • "Accuser un mort c’est un peu facile !"
  • Lyon Mag, novembre 2005
  • La Tribune de Lyon, 28 octobre 2005
  • Lyon Capitale, plusieurs numéros d'octobre-novembre.
  • Le Progrès

Notes

1 : Bravo au passage pour la neutralité du service public, qu'on est en droit non pas d'attendre mais d'exiger de la part d'un fonctionnaire territorial, conformément au statut général des fonctionnaires et à la loi du 26 janvier 1984 portant statut de la fonction publique territoriale.

Halte au contrôle des loyers !

Comme disait un économiste (alcoolique ?) anonyme :

Avec le bombardement, le contrôle des loyers est la meilleure façon de raser une ville.

Les protections, comme toujours, sont difficilement réversibles, car elles ont créé des situations de droits acquis, qu’il faut ensuite racheter : la loi de 1948, les plafonds de loyers, les protections des locataires indélicats, les difficultés de revente des logements sociaux, etc., etc… inextricable maquis ! Les offices d’HLM jouent un rôle incontournable, et il est reconnu que leur gestion n’est pas toujours optimum (exemple entre beaucoup d’autres, le contrôle sur les plafonds de ressources de leurs locataires…).

Les logements locatifs disponibles sont trop rares et chers : allégeons les obstacles à leur développement, et nous les verrons réapparaître, spontanément !

Une première clé, très simple, est identifiée depuis longtemps (R. Barre, 1976) : remplacer l’aide à la pierre par l’aide à la personne. « L'aide à la pierre est inefficace et injuste, et elle provoque la création de ghettos, en regroupant les occupants sur le critère d'un plafond de ressources. Curieusement, le secteur HLM cumule toujours les deux types d'aides. » (Les Echos, 7 juin 2000)

Une autre approche est bien connue aussi : vendre les logements sociaux à leurs occupants (même si c’est à un prix très bas pour les secteurs les plus difficiles). Les nouveaux propriétaires seront responsabilisés. Le premier acte serait d’alléger les contraintes qui pèsent sur les offices d’HLM.

Une relativisation de la carte scolaire aiderait aussi : combien de locataires se refusent à déménager pour ne pas dégrader la condition scolaire de leurs enfants ?

Le droit de préemption par les communes est à remettre sérieusement à plat.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous invite à lire Henry Hazlitt ici.

Les contrôles des loyers sont parfois imposés en tant que partie d'un dispositif général de contrôle des prix, mais ils sont le plus souvent décrétés par une loi spéciale. Souvent l'occasion est fournie par le déclenchement d'une guerre.

Internet 2.0

Alain Lefebvre vient de sortir un livre intitulé Les réseaux sociaux, Pivot de l'Internet 2. Qu'est-ce que l'internet 2.0 ?

(Ce terme) désigne commodément le renouvellement des espoirs, usages et services Internet après la bulle financière de l’an 2000 (avant, c’est l’Internet 1.0). Dans l’Internet 2.0, les consommateurs deviennent aussi, peu à peu, des producteurs. Ainsi serait réalisé le rêve des pionniers du Net. Dans les paradigmes de l’Internet 2.0, on trouve notamment le partage et la collaboration.

Pierre Bilger s'en fait l'écho, en citant longuement un passage de l'ouvrage. Je mentionnerai pour ma part les travaux, déjà anciens, de Pierre Levy, et tout particulièrement sa World philosophie (2000).

Dans l'un comme l'autre de ces deux ouvrages, les auteurs démontrent à l'envie quels sont les changements décisifs que sont en train d’introduire dans le monde de l’Internet les nouveaux « logiciels sociaux », basés sur des processus collaboratifs, décentralisés, géométriques et souples. Voici quel est l'avenir du net, voici quel est à vrai dire le présent du net pour les plus en pointe d'entre-nous, voici pourquoi les wikis ont plus d'avenir que les CMS, etc.

Une lecture pénétrante, donc, au même titre que les précédents ouvrages de Lefebvre. Il a son blog, à voir ici.

L'individu est mort, l'intégration aussi

Je m'excuse de citer à nouveau, mais à quoi bon ré-écrire ce que d'autres ont écrit bien mieux que moi ? Cette fois-ci, c'est Taranne qui frappe très très fort :

Un siècle plus tard, les choses ont bien changé. Il y a des droits en pagaille, des minima sociaux à faire saliver un ouvrier de Germinal et un Code du Travail aussi voire plus épais que la Bible. L’Etat se veut proche des gens, il les accompagne de la maternité jusqu’au cimetière, la scolarité est obligatoire jusqu’à seize ans et ce n’est qu’un début pour une grande partie des élèves. De tout cela, les habitants des ghettos ne voient généralement pas grand-chose, mais - et c’est important - ils en ont entendu parler. L’envie, le désespoir, la colère, les anciens connaissaient. Le sentiment d’être lésé de quelque chose auquel on a droit, en revanche, c’est nouveau. La société explique à ses enfants que certaines choses sont dues, que le chômage n’est pas un accident de l’existence mais un scandale, que la pauvreté est une abomination. Cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Le Banlieusard se demande pourquoi il n’a pas tout ce qui lui est “dû”. Mais au lieu de se retrousser les manches comme on le faisait un siècle auparavant, il pique une grosse colère et la fiesta peut commencer.

Le Banlieusard a bien évidemment quelque raison de se fâcher, mais ayant perdu en cours de route l’individualisme qui sauva ses prédécesseurs, il est incapable de se remettre en cause et même de penser sa propre responsabilité dans ses échecs. De prétendus amis le lui répètent d’ailleurs sur tous les tons: s’il est pauvre, s’il est mal logé, s’il a des problèmes avec la justice, c’est la faute au système, au racisme des blancs, au capitalisme, à Bush… Lui n’y est pour rien. Il n’a pas le choix. Le Banlieusard hoche la tête: puisqu’on ne vient pas frapper à sa porte pour lui donner ce qu’on lui doit il va aller le chercher lui-même. Le résultat, on le connait.

Dans son malheur, le Banlieusard a néanmoins la chance de pouvoir compter sur sa famille, sur ses potes, sur son clan, sur sa cité - même les gens qu’il ne connait pas. Ceux-ci, solidaires de par la seule appartenance ethnique ou religieuse, le soutiendront contre vents et marées, y compris contre leur propre intérêt. L’ancienne loi de la rue imposait de ne pas dénoncer, la loi communautaire impose elle de se serrer les coudes contre l’Ennemi Extérieur qui, de modèle qu’il était autrefois, devient un repoussoir dont on attend qu’il donne ce qu’il doit mais à qui on ne veut surtout, surtout pas ressembler. Dont on réclame le respect sans lever le petit doigt pour l’obtenir - et en soutenant ceux qui, par leur comportement, sont le moins en mesure d’améliorer l’image de la communauté.

Et c’est ainsi que l’on rate une intégration. Alors après d’autres problèmes viennent se greffer là-dessus, comme l’Islam radical, mais ils sont des conséquences et non des effets. Les immigrés ne sont pas moins intégrables qu’avant, ni la société plus fermée qu’autrefois. C’est seulement, simplement, l’Individu qui est mort.

J'ajoute que lui-même est issu d'une minorité ethnique, chose qu'il a la délicatesse de ne pas rappeler, ce qui accentue encore la portée de son propos. Merci à toi, je rêvais d'écrire le texte que tu viens de publier.

Double (Le) Peine

Sarko se vantait l'an dernier d'avoir abrogé la double peine. Eolas rappele à propos qu'il n'en est rien du tout.

l'abrogation de la double peine, c'est pour le "grand public", l'infraction au séjour permet toujours l'interdiction du territoire outre une peine de prison.

Le petit problème c'est que, ce même ministre, non content d'être un bonimenteur, est également un menteur, lui qui écrivait jadis, je cite :



La réforme de la double peine a procédé de la même conviction : à chaque délit, à chaque crime, il doit y avoir une réponse pénale ferme. Mais celle-ci ne peut varier selon que l’on est, sur sa carte d’identité, français ou non. Lorsqu’il a passé toute son enfance en France ou qu’il y a fondé une famille, le second n’a pas à subir une seconde sanction en étant expulsé dans on pays de nationalité et coupé de sa famille. La République, les religions, l'espérance (Éditions du Cerf, 2004, 172 pages, 23 euros)

No comment.

Opera

Evidemment j'ai conscience de la médiocrité de mon propos, mais je tenais tout de même à dire que je teste actuellement plusieurs choses : tout d'abord, un aggrégateur de flux RSS en ligne, et, si Google Reader est très prometteur pour qui dispose d'une adresse Gmail, il est encore un peu buggé, tandis que Netvibes, sorte de créateur de homepage dynamique, est remarquablement efficace à défaut d'être parfait ; ensuite, le navigateur Opera 8, qui, au final, est une bonne alternative à Firefox pour qui veut se diversifier un peu. En tout cas, comme il est supérieur - lui aussi - à ce biniou qu'est devenu à présent Internet Explorer !

Ce blog est parfaitement lu par Opera, et c'est là que réside pour moi la meilleure nouvelle.

Sinon, Hashtable parle de l'amende de 80 millions d'euros dont France Telecom a écopé. Fichtre, il m'a devancé le va-nu-pied !

L'Etat-caïra

Je parle relativement des sujets brûlants (c'est le cas de le dire) sur ce blog ces derniers temps, mais puisqu'il le faut, je voudrais insister sur la culture banlieue, qui me semble, tout comme Lafronde, être à l'origine des actuels affrontements entre les jeunes délinquants (putain de bordel de merde, il faut vraiment qu'on cesse de les appeler les "jeunes", comme si tous les jeunes étaient des délinquants) et les forces de l'ordre.

Comment en est-on arrivé là? Les collabos-compassionnels ont la réponse: “célafote au chômage, au manque de services publics et de lien social, etc.”. En fait, le problème est simple: célafote à la société, célafote aux autres (sic). Evidemment, je m’en veux de ne pas y avoir pensé plus tôt. D’ailleurs, Guy Tresallet, secrétaire départemental de la FSU et professeur au lycée professionnel de Rosny-sous-Bois, le dit lui-même:

Le rôle d’ascenseur social de l’école est mis de côté. En 1998, les jeunes défilaient en disant : “On n’est pas des moins que rien”, cette fois c’est : “morts pour rien”. Ils ont le sentiment qu’ils sont à part, laissés à l’abandon, victimes d’injustice perpétuelle. Il faut arrêter de stigmatiser cette population et le gouvernement doit se rendre compte que sa politique sécuritaire ne marche pas.

Fausse excuse. La guerre civile dans laquelle nous sommes en train d’entrer n’est guère la conséquence de je ne sais quelle “société d’exclusion”, à qui va t-on faire croire cela alors que la France est l’Etat-Providence le plus généreux du continent européen? La raison est tout autre, elle tient en deux mots: culture banlieue. La culture banlieue repose sur un rap raciste anti-français, copiant les thèmes sexistes d’un certain hip-hop américain qui traite les femmes comme de vulgaires putains se trémoussant en décapotables, ce rap banlieusard incite à la violence, à la haine anti-policiers, au djihad parfois, bref un rap anti-Occident… qui cependant n’en finit plus de porter les attributs matériels de la réussite économique en milieu capitaliste. Sainte Cohérence, êtes-vous là? Non bien sûr, vous ne portez pas de foulard, mille excuses.

La culture banlieue a son fond musical, elle a aussi son fond religieux et ethnique. Majoritairement représentée par des enfants d’immigrés maghrébins, la culture banlieue rejette l’idée d’intégration, le pays qui l’a vu naître et ses lois. Tout cela est bien normal puisque la culture banlieue a créé son propre système en administrant ses territoires aux contours bien délimités (les cités), en mettant en place son économie soutterraine (trafic de drogues, d’armes, etc.) et en distillant de manière variable la “bonne parole” du prophète Mahomet: la culture banlieue est islamisée, c’est l’Islam des caves qui baigne dans une piscine remplie de seringues, d’herbe et de poudre à canon. C’est un véritable Etat dans l’Etat qui s’est créé au fil des années, un Etat aux multiples territoires qui entourent les moyennes et grandes villes de France, un Etat qui ne fait plus partie de la République Française.

A lire ici

Je tiens toutefois à préciser, comme je l'écris dans ses commentaires, que je ne partage pas tout le reste du billet de Lafronde. Alors qu'il répond à l'un de ses lecteurs sur la situation en Corse, il écrit :

ton commentaire me fait penser aux terroristes agressions de type raciste anti-arabe perpetrées par le FLNC ou des sympathisants FLNC, ce que je condamne au même titre que les violences perpetrées par les jeunes barbares qui font actuellement la une de tous les journaux, je renvois tous ces gens au même mur.

Ce à quoi je me range totalement. J'ajoute ensuite :

# Copeau dit : 8 novembre 2005 à 1:36 pm

Moi aussi (pour répondre à ta dernière phrase). Toutefois, je trouve que le ton de ton post-scriptum est totalement déplacé, ainsi que ta volonté de transformer les gens en combattants. Il y a bien d’autres méthodes, telles que les centres éducatifs fermés pour les mineurs, la suppression des allocs pour les parents, la réforme du statut pénal des moins de 16 ans.

Pour ne citer que quelques exemples.

Red hot Chili

Je ne cherche en général pas à faire de l'auto-satisfaction, mais cette dépêche du Monde, nouvelle formule, ne doit pas passer inaperçue. Alors je la cite :

La croissance chilienne est stimulée par les réformes menées depuis trente ans LE MONDE | 07.11.05 | 16h21 • Mis à jour le 07.11.05 | 16h21

ans un continent économiquement convalescent, le Chili affiche une très belle santé. "Le Chili continue d'enregistrer d'excellents résultats économiques, sous la houlette avisée des autorités, note l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans une étude publiée vendredi 4 novembre. Cette saine gestion macroéconomique est maintenant confirmée et reconnue, et le Chili est le seul emprunteur souverain en Amérique latine, en dehors du Mexique, à jouir d'une cote de crédit "qualité investissement". Cet aspect ne doit pas être sous-estimé."

Le produit intérieur brut (PIB) devrait croître d'environ 6 % en 2005, après 6,1 % en 2004, ce qui avait constitué la meilleure performance depuis sept ans.

"L'économie chilienne se redresse vigoureusement depuis la fin du ralentissement observé durant la période 1998-2003", observe l'OCDE. Le Chili est en passe de renouer avec l'expansion extrêmement rapide qu'il avait connue lors de "son âge d'or", selon l'expression de l'OCDE. Au cours des vingt-quatre dernières années, le PIB chilien a augmenté de 5,2 % par an, et même de 8,3 % durant la période 1990-1997.

Selon la mission économique du Trésor français au Chili, "ces bons résultats sont largement imputables aux réformes structurelles libérales mises en place à partir des années 1970 : privatisations, dérégulation, modernisation des marchés de capitaux, indépendance de la banque centrale, réforme de la législation du travail et de la prévoyance sociale". Des réformes qui ont permis une grande ouverture de l'économie sur l'extérieur et une spécialisation de la production dans des secteurs où le pays dispose d'avantages comparatifs (cuivre, produits de la mer, vins, etc.).

DES FINANCES PUBLIQUES SAINES

Le dynamisme économique a aussi permis au Chili une élévation rapide du niveau de vie. Le PIB par habitant est passé de 2 340 dollars en 1990 à plus de 5 000 dollars (4 230 euros) en 2004. En dépit de cette progression, "le revenu par habitant corrigé de la parité des pouvoirs d'achat représente actuellement moins de 40 % de la moyenne dans la zone OCDE et moins de 30 % de celui des Etats-Unis, ce qui laisse encore une ample marge de rattrapage du point de vue des niveaux relatifs", soulignent les experts de l'OCDE.

Pour ces derniers, "la gestion macroéconomique est exemplaire", notamment en matière budgétaire : "Les finances publiques sont particulièrement saines, assurant la résistance de l'économie aux chocs."

La politique budgétaire est guidée par la règle de l'excédent structurel qui exige un excédent de 1 % du PIB après correction des effets sur les finances publiques du cycle de l'activité et des fluctuations des prix du cuivre. Après un solde positif de 2,2 % du PIB en 2004, le budget chilien devrait dégager un excédent de l'ordre de 3 % cette année. Résultat : la dette publique nette consolidée est revenue à moins de 6 % du PIB en 2004, contre près de 34 % en 1990.

"La règle de l'excédent n'est pas remise en cause par les trois candidats à l'élection présidentielle", qui se tiendra en décembre note la mission économique du Trésor, même si l'approche du scrutin a "ralenti le rythme des réformes".

Le bilan des réformes effectuées au cours des dernières années est jugé positif, "même si le deuxième volet du programme de modernisation économique 'agenda pro crecimiento' a pris du retard" : recul réel de l'extrême pauvreté (qui touche encore environ 73 000 personnes, soit 4,7 % de la population), développement important des placements étrangers dans les fonds de pension chiliens ­ de 6 milliards de dollars fin 2002 à 16 milliards fin 2004, installation au Chili de plusieurs états-majors régionaux de multinationales (Nestlé, Unilever, Akzo Nobel).

L'élection présidentielle ne devrait pas stopper la tendance à la réforme. "Le consensus de la classe politique dans son ensemble en matière d'orientation économique et fiscale n'est pas surprenant , note la mission. Malgré une distribution encore extrêmement inéquitable des richesses produites et la subsistance d'inégalités préoccupantes, l'option chilienne dans le commerce mondial, la discipline budgétaire et fiscale tout comme la mise en oeuvre de réformes structurelles de fond ont permis d'enregistrer des avancées substantielles, tant sur le plan économique que social."

Pierre-Antoine Delhommais Article paru dans l'édition du 08.11.05

Fumeur ? tu meurs

Yves Bur a donc décidé de mener une gué-guerre contre le tabac et les fumeurs. De pratiquer une fois de plus l'intolérance et la haine des fumeurs (dont je ne suis pas ou peu, du reste). Ce qui est déjà en soi assez condamnable, d'un point de vue moral.

Surtout, notre dépité UMP d'Alsace revêt avec une joie à peine dissimulée les habits comminatoires des hommes de l'Etat. Et c'est bien cela le pire. On se souvient du post immixion par sollicitude de notre ami le Citoyen durable. Ses dires sont ô combien confirmés à présent :

Alors que nous détestons les gens trop bien intentionnés qui s'immiscent dans nos affaires pour notre bien, étrangement, dès qu'ils sont estampillés "État", nous les aimons. Par exemple, si j'explique à mon voisin qu'il devrait user d'un vocabulaire moins grossier quand il parle à sa femme, je vais me faire vertement rabrouer (« de quoi tu te mêles, connard ? »). Mais si c'est un politicien qui pond une loi contre les phallocrates, là oui, c'est bien, oh que c'est bien. Ou bien encore, si je dis gentiment à mon voisin qu'il devrait arrêter le tabac, rapport à la camarde en embuscade, sûr, je vais avoir droit à un « et mon poing dans la gueule, tu veux voir si ça te dégages les bronches ? ». Oui, mais si le ministre de la santé fait comme moi, de manière autrement plus intense, avec des campagnes de sensibilisation nationales, en multipliant le prix du paquet de blondes par cinq ou six, et alors là mon voisin dit « ouais, c'est vrai, faudrait que j'arrête ». Il n'est pas fâché, en tous cas beaucoup moins fâché que si je lui prenais de force (mais pour son bien) quatre euros pour chaque paquet qu'il achète. Il est comme ça, mon voisin.

Je précise bien sûr, à l'encontre de ce que disent les médias, que la proposition de loi de notre prohibiteur local ne s'appliquera absolument pas aux lieux "publics", mais aux lieux privés, purement privés, destinés à recevoir ou accueillir du public, ce qui n'est pas la même chose. L'Etat entend donc régir notre vie privée de façon encore plus choquante qu'auparavant.

La législation relative aux ERP (établissements recevant du public) vise uniquement à faire respecter des normes de sécurité élementaires, rien de plus. On la transformerait par la présente proposition en machine de guerre des prohibitionnistes.

Le résultat serait une accentuation encore plus nette de la qualité de délinquant qu'on accole un peu trop facilement au fumeur aujourd'hui. Comme l'écrivait le Citoyen durable :

Aujourd'hui, le fumeur est un délinquant. Pour se fournir à des prix un peu moins excessifs que les prix officiels, il s'adresse à des dealers de tabac. Il est contraint à engraisser une maffia, il est contraint à financer douaniers, policiers et juges qui luttent contre cette maffia, il est contraint à être solidaire des buralistes en difficulté. Il fume des cigarettes piratées manufacturées dans quelque douteuse officine chinoise ou nigériane, des cigarettes souvent frelatées, autrement plus nocives et dégoûtantes que du bon vieux virginie. À son problème initial nullement résolu (sa santé menacée) viennent maintenant s'ajouter l'accointance d'une faune interlope, un appauvrissement et des risques de maladie accrus.

Heureusement, cette proposition de loi a peu de chances d'être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée. Mais pour de mauvaises raisons, liées à la comptabilité des buralistes. Le vrai problème est ailleurs ; c'est celui d'une des pires atteintes à la liberté individuelle depuis fort longtemps (à vrai dire, depuis le projet de loi Sarkozy de la semaine dernière, dont je reparlerai).

Ceci pour confirmer l'un de mes leitmotiv : la droite est profondément anti-libérale, tenez-vous le pour dit.

Top ten des films érotiques (encore en réponse à Pierrot)

Pierrot insiste, avec ses tops et autres jeux à la con. Mais c'est bien volontiers que je m'y soumets !

Voici donc, comme le dit PacsdeCro, ma liste des films les plus "érotiques" (cette notion peut être floue et sujette à caution).

  • 1. La Clé (Tinto Brass) : incontestablement premier en ce qui me concerne, Stefania explose sa féminité comme nulle autre. Un must d'entre les musts.
  • 2. La Bête (Walerian Borowczyk) : pas mal du tout, découvert grâce à Pierrot. Ca me fait penser que je devais vous en parler il y a longtemps déjà, et que je ne l'ai pas encore fait. Tout vient de la présence de l'actrice finlandaise Sirpa Lane. C'est pratiquement La Belle et la Bête version zoophile. A l'opposé, à côté des violents accouplements fantasmés, on a droit à des scènes d'une sensualité à fleur de peau, avec la jeune fille, en nuisette humide, qui se masturbe avec des pétales de roses (c'est presque de la poésie :)).
  • 3. L’empire des sens (Nagisa Oshima) : tout a été dit, rien à ajouter.
  • 4. Permiers désirs (David Hamilton) : oui le scénario n'est pas terrible, mais qu'Emmanuelle Béart est belle !
  • 5. Caligula et Messaline (Anthony Pass) : moi j'aime bien les peplums de ce genre. Avec Betty Roland et Françoise Blanchard.
  • 6. Caligula (Tinto Brass) : voir le billet consacré à ce film.
  • 7. Les mille et une perversions de Félicia (Max Pécas) : cultissime, et immensément bandant.
  • 8. La dernière orgie du IIIe Reich (Cesare Canevari) : voir ici
  • 9. Les nuits très chaudes de cléopâtre : décidément, j'aime bien les films en costumes !
  • 10. Lex the impaler 2 (Jules Jordan) : oui c'est du X, du gros qui tache, du gonzo, mais que les filles de ce film sont belles ! Lexington Steele, acteur black de renom, est au sommet de son art, comme pourraient le confirmer Alexa Rae, Ryan Conner, August ou Monica Sweetheart. Un des films les plus excitants que je connaisse.

Sinon, une mention particulière pour Il Merlo Maschio ("Ma femme est un violon") de Pasquale Festa Campanile, une comédie érotique italienne dans laquelle un violoniste de seconde zone développe une obsession sexuelle sur son épouse (la sculpturale Laura Antonelli), jouant lui-même sur l'excitation que lui procure la jalousie et cherchant par tous les moyens à exposer la nudité du corps parfait de sa femme à des tiers testostéronés...

Et puis bien sûr Bound et Mullholland Drive, pour leurs scènes saphiques, ou encore Perdita durango.

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