Les envahisseurs, ces êtres étranges venus d’ailleurs. Leur destination: l’Europe. Leur but: en faire leur marché. Jacques Chirac les a vu. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de la capitale, alors qu’il cherchait un raccourci qu’il ne trouva jamais. Cela a commencé par une Elysée occupée un peu trop longtemps, et par un homme que les poches bien remplies avait rendu trop lourd pour continuer sa route. Cela a commencé par l’apparition d’une casquette made in China. Maintenant Jacques Chirac sait que les envahisseurs sont là, qu’ils ont pris forme humaine et qu’il lui faut étourdir un maximum de français bien trop crédules à l’idée que le cauchemar va commencer!

Ils sont là, parmi nous, ils nous entourent. Riz cantonnais dans les mains et textile 30 fois moins cher que celui des marocains, les chinois sont à nos portes.

Petits, jaunes, fins et au regard vicieux, les oreilles taillées en pointes, les yeux bridés dépassant à peine des buissons où ils se terrent comme des rats, un seul signe de reconnaissance: le petit doigt dressé. Le couteau entre les dents et la rage de l’envahisseur, le chinois veut détruire nos emplois en inondant le marché avec des prix plus bas que bas et par conséquent, provoquer ainsi la fermeture en série de nos glorieuses usines nationââââles. Les fiers et valeureux gouvernants français sont tous réunis derrière le même cri de guerre: “les chinois n’atteindront jamais Poitiers! Sus aux jaunes!”.

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