28 jours plus tard

Film de Danny Boyle (2004), avec Cillian Murphy, Naomie Harris, Chistopher Eccleston.

Je n’ai jamais vu Trainspotting, et Petits meurtres entre amis m’avait laissé une forte impression. Dans 28 jours, qu’Eskoh nous avait merveilleusement recommandé il y a un an environ, on est transporté dans un univers apocalyptique peuplé de zombies assoiffés de sang, au beau milieu d’un Londres dépourvu de tout habitant humain, ou presque.

Vous allez me dire : encore un film de zombies de plus. On connaît les nanards américains ou italiens des années 70. Je n’ai jamais été fan de la Nuit des morts-vivants, si tant est qu’on puisse assimiler les films de morts-vivants aux films de zombies. J’ai revu récemment le nanard absolu qu’est Le Notti Erotiche dei Morti Viventi du stakhanoviste du mauvais goût (ce qui est un compliment sous ma plume, bien sûr) Joe d’Amato. Ce dernier film compile film de morts-vivants et film érotique à la Emanuelle (Laura Gemser y tient d’ailleurs le rôle principal, même si on ne la voit presque jamais, un peu à la manière de Caligula, la storia mai racconttata. Le vieux Joe connaissait toutes les ficelles pour attirer le chaland à la manière putassière qu’on lui connaît. C’est également un spécialiste des plans fixes inutiles, des scènes où l’on suit Laura – ou une autre, dans la rue, en train de faire du shopping, d’arpenter les rues, de se regarder dans les vitrines des magasins, le tout pour faire durer le film jusqu’aux fatidiques 90 minutes réglementaires de tout film d’exploitation qui se respecte.

Plus récemment, je ne peux pas dire que Resident Evil m’ait passionné, malgré la beauté époustouflante et vénéneuse de la belle ukrainienne Milla Jovovich. Quoi qu’il en soit, je me suis fié à la fois au bon goût d’Eskoh et au hasard qui m’a fait tombé sur ce DVD. Et c’est une excellente surprise.

L’histoire : un homme tombe dans le coma à la suite d’un accident. Un beau jour ensoleillé, il se réveille, sur son lit d’hôpital. Il se réveille tout seul. Aucune infirmière, aucun médecin, aucun aide-soignant n’est présent. Il appelle. Personne ne répond. Rassemblant ses faibles forces, il décide de se lever. Sa chambre est fermée, la clé est tombée au sol. Il ouvre. Dans le couloir, tout est vide. Dans tout l’hôpital, tout est vide. Les distributeurs de boissons sont éventrés. L’accueil est déserté.

Dans les rues de Londres, pas un seul passant, personne, absolument personne. Que s’est-il donc passé ?

28 jours plus tôt, des militants de la cause animale ont tenté de libérer des singes, tenus dans des cages et sur lesquels des scientifiques menaient des expérimentations médicales. Seulement voilà : il ne fallait en aucun cas les libérer, car on leur avait inoculé un puissant et destructeur virus, extrêmement contagieux et sans remède connu.

Durant 28 jours, le virus s’est propagé à la vitesse de la lumière, jusqu’à atteindre la terre entière. Toutes les villes, grandes ou petites, ont été touchées. Londres n’est qu’un avatar parmi d’autres. Très peu de survivants ont réussi à y réchapper pour l’instant. L’armée diffuse un message enregistré, qui invite ceux-ci à rejoindre un camp retranché situé au nord du pays. Mais est-ce un piège ? y a-t-il un espoir ? sur qui peut-on se fier ?

Notre héros n’est pas au bout de ses peines, dans ce film au suspense haletant et à la photographie impressionnante.

L'invention de l'Etat : prologue

Un petit billet très rapide pour votre inviter à lire cette brève parue sur alternatives économiques, au sujet du livre de Philippe Simonnot dont nous parlons depuis quelques jours.

Intéressante critique. Je cite quelques mots-clés, présents ici comme chez tous les tenants du prêt-à-penser : "courant ultralibéral", "choux gras", "propagandistes", sans parler "des gens qui meurent du SIDA" (quel rapport avec le livre ). Ne manque à l'appel que l'odieux capitaliste le poignard entre les dents ; Daniel a bien peu d'imagination.

Merde, y'a comme un problème : on dirait que le chroniqueur a lu le livre si attentivement qu'il a transformé son sous-titre, en, je cite, "Economie du droit du travail". Pour des donneurs de leçons de première, voici qui ne fait pas très sérieux. Ils ont du confondre avec le dernier bouquin d'André Gorz, c'est humain, que voulez-vous.

Remarquez, comme le dit le chapeau de la brève :

Il n’est pas nécessaire d’arriver au terme de ce livre pour en comprendre le message

OK - mais il serait bon tout de même d'arriver au moins au terme de la couverture, ça t'éviterait d'écrire des conneries.

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