Je m'affiche libertarien. A celles et ceux qui l'ignorent, les libertariens sont des partisans de la liberté, sous toutes ses formes. Pascal Salin, dans Libéralisme, a fort bien synthétisé la quintessence de notre doctrine. Le Mises Institute, situé à Auburn (USA), est l'un des plus gros pourvoyeurs de textes et de réflexions libertariennes.

A dire vrai, je me considère plus comme un libéral classique, au sens de Tocqueville ou Jouvenel, et comme un "Autrichien", que comme un libertarien stricto sensu.

Mes préférences vont plus vers Menger, Mises, Bastiat ou à la rigueur Hayek et Rothbard, que vers David Friedman, c'est clair. J'emploie néanmoins à dessein le terme "libertarien".

En effet, les "libéraux" sont, en France tout particulièrement, clairement affichés à droite. Pour beaucoup, "libéral" rime avec "UMP", "Sarkozy" ou tout simplement "droite". Outre qu'Hayek a expliqué, il y a déjà bien longtemps, en quoi les libéraux ne sont pas de droite, il me semble toutefois nécessaire de tenir compte du poids des traditions. Habits die hard chez les Français. Je pense que le mot "libéral" sera pour longtemps encore connoté péjorativement ici. Ou, s'il n'est même pas négatif dans la bouche de celui qui l'emploie, il est assimilé maladroitement à la droite.

Or les libéraux ne sont pas fondamentalement de droite. Ni de gauche d'ailleurs. Comme le dit Eskoh, le libéralisme n'est pas politique. Il est même anti-politique, intrinsèquement. Sinon ontologiquement.

C'est la raison pour laquelle j'emploie le terme "libertarien" qui, lui, n'est pas très connu et encore relativement vierge de tout travestissement.