Un billet très bref : en raison de l'application en 2005 de nouvelles normes comptables internationales, IFRS, l'endettement de France télécom va gagner 9 milliards supplémentaires. Pour EDF, nombre des engagements sont réintégrés, mais il restera encore nombre d'engagements hors bilan.

La dette totale de France télécom s'élève à 57 milliards d'euros. Pour mémoire, le déficit de l'Etat n'est "que" de 50 milliards pour 2004.

Moralité ? L'endettement public, qui n'est que celui des administrations d'Etat, des administrations territoriales et des organismes de sécurité sociale, explose, et dépassera probablement en 2005 60% du PIB. Si l'on y ajoutait l'endettement des entreprises publiques ou sous contrôle étatique (établissements publics, SA où l'Etat est majoritaire) les chiffres exploseraient donc.

Par ailleurs, les déficits actuels sont les endettements de demain. Ne vous étonnez pas alors si la consommation et l'investissement ne parviennent pas à sortir de l'ornière. Et il paraît qu'il y a encore des keynésiens en France.