Comme le fait remarquer fort justement Prométhée, il est un peu étrange que les vierges effarouchées de la lutte contre l'homophobie, choquées des propos de membres de la future commission Barrosso, n'aient rien vu à redire à la nomination de certains lapidateurs de renom, à un groupe de "sages" qui porte bien mal son nom.

Pendant ce temps, Libres.org pointe du doigt les nominations politiques de la chiraklatura, n'hésitant pas à comparer notre Grand Vizir, ami-des-barbus-et-des-faschinois, au débonnaire Caligula.

La pratique des nominations est donc une tare de notre Vème République qui ressemble plus à l’époque de l’Empire ottoman qu’à la démocratie du début du XXIème siècle. Ce système pervertit le fonctionnement d’une démocratie, alimente le copinage et le népotisme et empêche les réformes et les initiatives. Philippe Séguin osera-t-il publier un rapport explosif sur les dépenses de l’Elysée ? Les membres du CES sortiront-ils des études révolutionnaires pour réformer l’Etat ? On peut en douter. On a rarement vu des courtisans contredire les princes.

Ce qui est vrai de l'Etat-Chirac est toutefois tout aussi vrai de l'Etat-PS :

Les postes ne sont pas accordés seulement aux battus, à ceux que les Français ne veulent pas, mais qui sont quand même imposés par le pouvoir, mais aussi aux escrocs et aux coupables. Comment expliquer la nomination de Bernard Tapie au ministère de la Ville en avril 1992, trois mois avant sa mise en examen (que tout le monde attendait) ? Ou bien celle de Georgina Dufoix, ministre des Affaires sociales à l’époque du scandale du sang contaminé (1984-85), accusée d’empoisonnement, battue aux élections législatives de 1988, à la tête de la Croix-Rouge française tout en conservant un bureau à l’Elysée ? Impliqué dans deux affaires retentissantes, Rainbow Warrior et Luchaire (vente clandestine et illégale d’obus à l’Iran), le ministre de la défense, Charles Hernu, ne démissionnera que parce que ces scandales (en particulier le premier) prirent des dimensions internationales. Immédiatement, on lui proposa, non pas la Maison de la Santé, mais le siège du PS et un poste d’expert en questions de Défense.

Quant au reste, je vous souhaite un bon week-end en compagnie de Kylie, du haut de son mètre 54 et de ses 43 kgs.