Il y a en ce moment des manifs en Germanie. Mais elles s'essouflent, car les syndicats, pourtant très puissants, sont bien obligés de ne pas taper trop fort sur le chancelier, qui est leur chef. En effet, tous font partie du SPD, un peu à l'instar du Labour Party en Angleterre.

Belle image de démocratie impartiale. Passons.

Il y a des manifs, donc. Elles réunissent les gens qui s'opposent au projet Hartz IV, du nom de Peter Hartz, le DRH de Volkswagen.

Mon observation est simple : même à la Vaterlandmutter du socialisme rhénan, les projets sont coup de poing.

Surtout, ils sont inimaginables en France. Il n'y a pas un poil de couille de chance pour que Raffarien propose l'ombre de cette réforme. Mais laissons parler la poudre teutone :

  • Fusion des prestations d'assurance chômage et d'aide sociale après un an de chômdu, ce qui signifie en clair que les chômeurs y perdront, tandis que les bénéficiaires de l'aide sociale y gagneront. Le tout sous condition de ressources élargie, c'est-à-dire fonction des revenus de la famille.
  • obligation d'accepter tout travail, même inférieur à ses qualifications, et même rémunéré en-dessous des accords de branche
  • embauche de chômeurs dans les TIG (travaux d'intérêt général, pour ceux qui n'ont pas fait l'AAArmée), leur rapportant 1 € / heure, en plus de leur allocation.
  • réforme prévue du salaire minimum
  • projet de couverture sociale universelle

Il y a à prendre et à laisser dans le projet Hartz, mais ce qui est intéressant, c'est que, pendant ce temps, nous sommes en train d'ergoter sur les 35 heures sanctuarisées non par la gauche, mais par Chirak.