Blogographe s'interroge sur l'art et l'ordure, suite à cette info rigolote : Une femme de ménage a jeté par erreur un sac poubelle qui faisait partie d'une exposition d'art moderne à la Tate Britain, l'un des principaux musées londoniens.

La photo en haut, c'est Alice Cooper. Enfin, vous m'avez compris, c'est Angelina avec un T shirt d'Alice, elle qui est une fan de longue date du vieux métalleux.

Pourquoi vous parle-je d'Alice ?





C'est parce que le Frogman s'interroge sur les billion dollars lefties, ces con-cons (contestataires consensuels) du showbiz qui défendent, par définition, des thèses de gauche en ayant à peu près rien dans le citron. Comme il le dit fort bien :

il ne s'agit pas de savoir si les rock stars et autres saltimbanques peuvent avoir des opinions en politique comme tout un chacun (la réponse est évidemment oui), mais de bien établir une distinction entre opinion personnelle et prosélytisme, particulièrement lorsque les prosélytes sont loin d’être des lumières en la matière.

Et particulièrement lorsque, comme c'est le cas avec les artistes à qui les remarques d'Alice Cooper s'adressent, ils mettent leur renommée au service de leurs convictions... et au mépris de leur public, puisque rien, sinon leur arrogance et leur égocentrisme sans bornes, ne leur permet d'affirmer que tous leurs fans (qu’il s’agisse d’REM, de Bruce Springsteen ou des autres) sont anti-Bush.

Concernant Alice Cooper, je n'ai pas l'impression que ses positions aient fondamentalement changées, puisqu'il supporte Bush fils. Ce qui m'amène, en fait, à lui attribuer le titre de libre penseur, c'est plutôt le fait que dans un milieu incroyablement conformiste, celui des artistes - tant du show business que du cinéma (et en dépit des apparences qu'ils se donnent...) - des individus comme lui ne se sont jamais coulé dans le moule du zeitgeist.

Mes souvenirs d’ancien lecteur de Metal Hammer mais aussi d’abonné à Kerrang, me confirment d’ailleurs que c’était généralement le cas dans le genre musical auquel appartient Alice Cooper. J’ai comme l’impression qu’on ne naît pas social individualist, mais qu’on l’est devenu dans les années 80.

Je suis un junkie de cinéma et de musique, mais en dehors de leur art, je n'ai que peu de considérations pour les artistes. Posez n'importe quelle question à un Michael Stipes ou à un Bono (sans même parler de nos sous crétins néo-marxistes locaux du genre Manu Chao), et vous obtiendrez les même réponses superficielles et pré formatées du genre: "les pauvres pauvres sont si pauvres, c'est une horreur horrible."

Ouais, maintenant sors de la piscine et passe moi la coke.

Pendant ce temps, Vincent poursuit son étude sur la pauvreté comparée de la France et des Etats-Unis.

Enfin, Johan s'oppose à l'accroissement excessif du budget de la commission européenne.