Un billet de Romain qui nécessite quelques commentaires, encore que je n'ai pas grand chose à voir, ni avec les millonistes, ni avec l'auteur du site web dont il est question ici. Mais comme j'aime bien mettre mon grain de sel, l'occasion est trop belle.

Je ne répondrai pas sur tout, mais je ne peux pas laisser passer la référence à l'article sur l'idéologie marxiste.

L'auteur de l'article évoque la controverse qui s'est fait jour lorsque Pascal Salin a été récusé par le tribunal de la pensée, alors qu'il venait d'être nommé président du jury du concours 2003-2004 de l'agrégation en Sciences Economiques. L'auteur cite aussi

(...) le professeur Caccomo, qui est de mes amis et qui, bien entendu, a fait lui-même l'objet d'odieuses insinuations ad hominem, est cité par Roland Granier, professeur émérite de l'Université d'Aix-Marseille et doyen honoraire de la Faculté d'Economie appliquée, dans un article intitulé "Socialisme, libéralisme et concours d'agrégation de Sciences économiques de 2004 en France" que publie l'Association Liberté chérie sur son site www.liberte-cherie.com. L'indignation de cet honnête homme, qui bien sûr rejoint en tout point la mienne, reflète ce que nous pensons tous de tels agissements qui illustrent la misérable situation dans laquelle ces gens, dont la pensée frelatée repose sur une imposture permanente, ont plongé notre université incapable de rivaliser, dans un monde ouvert, avec l'enseignement supérieur d'aucune autre nation avancée.

Alors, oui, en effet, le milieu universitaire français reste fortement marqué par l'extrême gauche, plus ou moins marxisante. L'auteur a totalement raison. Et Pascal et Jean-Louis ont mes amitiés.

Concernant la SNCF, le sympathique Romain nous dit que

A mon trés humble avis, le probléme de la SNCF c'est qu'elle ne remplit plus vraiment son rôle de service public avec par exemple des tarifs à 110 euros voire plus pour un Lyon-Paris allez-retour en seconde classe

Je doute pour ma part que ceci soit indifférent à la situation actuelle. Il est peu contesté que les chemins de fer français sont parmi les plus chers au monde. Pas seulement pour l'usager évidemment, mais au coût par kilomètre. Et qu'on ne me dise pas que la France est le seul pays à posséder un TGV, c'est faux.

Ma réponse personnelle : La libéralisation ferroviaire mal contrôlée au Royaume-Uni offre l'écueil à éviter. Mais entre ce scénario et la situation actuelle, des voies médianes sont envisageables intégrant une ouverture progressive de certaines lignes à d'autres opérateurs, avec une agence de régulation comme on l'a pratiqué dans la téléphonie et une mise en place d'appels d`offre des régions pour le transport régional, ligne par ligne, avec attribution de concessions......

Selon la commission européenne, la concurrence sur les secteurs de réseaux (eau, gaz, électricité, télécommunications, services postaux) a permis de réduire les coûts cumulés de 30%. Il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement pour le ferroviaire.

EDIT (merci Chris) : http://www.euro92.com/new/article.php3?id_article=606

Un texte sur l'état réel des trains en grande-Bretagne.

Il faut garder à l'esprit que sorti du TGV qui est un véritable gouffre financier, les trains corails sont dans un état déplorable. De plus la SNCF coûte la bagatelle de 7.5 milliards d'euros par an au contribuable rien qu'en subventions, soit davantage que les budgets de la police et de la justice réunis.

Le coût réel du transport ferroviaire est donc masqué de sorte qu'il est faut de prétendre que la nationalisation fait baisser les prix.

Enfin, concernant le gaspillage des fonds publics au bénéfice d'associations et syndicats divers, comment ne pas voir qu'il s'agit là d'un formidable clientélisme ? Comment ne pas voir que Delanoë achète ici, avec l'argent du contribuable, des électeurs pour les futurs scrutins ? C'est de la corruption d'électeur, comme il y existe la corruption des fonctionnaires.

Bon, le reste de l'hallali ne me concerne pas, je goûte très peu les néocons. Je n'ai pas grand chose d'un euricain ;)

Pendant ce temps, Prodigy sort un nouvel album. Ca c'est une bonne nouvelle.

Ah j'oubliais, toujours sur Lyon - et je sens que ça va faire plaisir à Romain - un article d'Adam consacré à la communication municipale...

Et pendant qu'on parle de notre bonne ville, voici un message de mes amis de Contribuables Associés :

Jour de libération fiscale : le Syndicat Unifié des Impôts (SNUI) voit rouge…

Le SNUI, principal syndicat des fonctionnaires de Bercy, a réagi à la campagne de presse des Contribuables Associés à l’occasion du jour de libération fiscale, le 16 juillet dernier. Une célébration, qui selon nos très chers collecteurs d’impôts serait « mue par la haine ».

Chaque année, les Contribuables Associés célèbrent le jour de libération fiscale. Pour 2004, la dépense publique s’élève à 53,9% du PIB, ce qui signifie que nous avons travaillé jusqu’au 15 juillet au soir uniquement pour l’Etat et que ce n’est qu’à partir du 16 juillet que nous avons enfin pu travailler pour nous même. Pour célébrer l’évènement et sensibiliser l’opinion, notre association a lancé avec succès une large campagne dans la plupart des grands titres de la presse : Le Figaro, Le Monde, France Soir, Valeurs Actuelles, Spectacle du Monde, Le Parisien, Métro et Nice Matin et quinze spots publicitaires ont également été diffusés en boucle sur Europe 1.

Outré, le tout puissant syndicat des impôts a réagi - avec l’excès qui le caractérise - en qualifiant le message des Contribuables Associés de « nauséabond car mû par la haine » et s’est présenté comme le défenseur et garant de l’ « impôt citoyen » sans lequel la société ne pourrait survivre puisque l’impôt serait le garant « des solidarités » source d’égalité…

Bien entendu, solidarité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, la dévotion vouée à l’impôt par ce syndicat de fonctionnaires est des plus intéressée… Les effectifs pléthoriques* au ministère des finances, fruit de longues journées de grève, ce sont nos impôts. Les primes de plus de 40 % exonérées de certaines charges sociales, ce sont encore nos impôts. Enfin, les retraites précoces et bien mieux rémunérées que dans le privé, ce sont toujours nos impôts… Alors, si les fonctionnaires du SNUI veulent plus de « solidarité » et d’ « égalité » dans la société, les contribuables français sont tout à fait disposés à ce que de tels privilèges soient supprimés. En 2005, ils pourront ainsi être libérés un peu plus tôt dans l’année !

* Dans une allocution, au mois d’avril, le Président de la République, Jacques Chirac, rappelait que la collecte de l’impôt, en France, pouvait être quatre fois plus coûteuse qu’à l’étranger.