A lire sur le blog de Romain, un article sur les activistes US de gauche.

On connait bien sûr les célébrités pro-Kerry (Barbra Streisand, Jamie Lee Curtis, Ben Affleck, Leonardo DiCaprio, Jennifer Aniston, Kevin Costner, Meg Ryan, Steven Spielberg ou Warren Beatty, etc). Mais il y a aussi des écrivains, le mouvement Punk voter (voir en parallèle les libertarian punks). Les séries télés façon West Wing.

Il note enfin, et à juste titre,

Hors élection les choix politiques s'affichent aussi facilement, nombre de journalistes sont ouvertement marqués dans leurs opinions comme le trés conservateur Rush Limbaugh.

Certes, mais il y a tout autant de journalistes vedettes du Washington Post ou du NYT, donc liberals, qui tiennent leur blog. J'en ai parlé ici.

Difficile de ne pas reconnaître que le milieu du show-biz et celui des médias sont à 95% en faveur de Kerry. Taranne explique fort bien l'influence des neocons, du 11 septembre et de la guerre ratée en Irak sur cet état de fait.

Je le cite :

Le mouvement anti-Bush prend rapidement de l'importance, dans la mesure où il bénéficie de relais dans les médias majoritairement de gauche, que des républicains à l'ancienne comme John McCain ne se gênent pas non plus pour critiquer l'action présidentielle et que l'après-guerre en Irak (notamment les actes de torture commis dans la prison d'Abu-Ghraib) apporte de l'eau à son moulin. La jonction avec les Democrates classiques ne tarde pas à s'opérer, comme en témoignent l'étoile filante Howard Dean ou certains spots de campagne de John Kerry. La récupération de l'anti-bushisme s'accompagne également d'une surenchère "sociale" bien incarnée dans le discours très "classe contre classe" du candidat à la vice-présidence, John Edwards, et destinée à récupérer les liberals en froid avec le Parti depuis la dérive "droitière" de Clinton.

On peut craindre qu'une victoire de John Kerry, si elle restaure dans un premier temps l'image des Etats-Unis à l'étranger, ne s'avère finalement plus nuisible encore au niveau intérieur. Otage d'un parti fortement gauchi, Kerry devra composer avec ses radicaux tout comme Bush doit composer avec les siens. Or, la dernière chose dont les Etats-Unis aient besoin en ce moment est d'un président trop à gauche - ou trop à droite, d'ailleurs. Le prochain locataire de la Maison-Blanche, s'il veut ne pas être le dernier, devra s'appuyer sur les plus petits dénominateurs communs, quitte à perdre l'appui des "durs" de son parti.

Je doute malheureusement que Badnarik puisse y changer quoi que ce soit.