Aux Etats-Unis aussi, se pose la question des arrêtés couvre-feux pour interdire aux ados de traîner dans les rues jusqu'à plus d'heure.

Une fois encore, nous aboutirons à une déresponsabilisation des parents. Au profit de l'autorité publique.

En effet, qu'est-ce qui motive fondamentalement les partisans de l'anti-responsabilité individuelle ?

  • Par les couvre-feux, ils veulent remettre entre les mains du gouvernement un pouvoir paternaliste, non seulement inutile, mais également injuste.
  • Par la pénalisation des parents, pourtant innocents dès lors que leurs enfants sont libres, ils cherchent à nier cette liberté ; ils veulent lui opposer une thèse fausse, selon laquelle les gosses indisciplinés seraient incontrôlables.

Ceci est une nouvelle manifestation de l'érosion de la responsabilité individuelle aux Etats-Unis. Bien sûr, sous couvert de soi-disant "bonnes intentions". Les fumeurs peuvent, s'ils sont victimes du cancer du poumon, attaquer les compagnies de tabac. Les Américains qui mangent régulièrement dans les Fast Foods peuvent diriger des doigts accusateurs à McDonald's et à Wendy's pour leurs problèmes d'obésité ou de coeur. Les tueurs peuvent donc partager leur peine avec les fabricants d'armes, dès lors qu'ils utilisent leur arme non pour l'autodéfense mais pour commettre un meurtre.

Logique, non ?

Les partisans de l'anti-responsabilité individuelle travaillent efficacement pour abaisser l'amour-propre des individus. In fine, cette logique mène quelques gosses à intégrer des gangs, juste pour "devenir quelqu'un". Ils pensent ainsi que des innocents (leurs parents) partageront leur amende, et même que ces derniers seront poursuivis, pour des délits qu'eux seuls, pourtant, ont choisi de commettre.