SOS Bohneur

Tiens c'est marrant, Eskoh publie sur ZoneL un article de présentation d'SOS Bohneur, de Van Hamme et Griffo. J'avais commandé il y a deux semaines un exemplaire de l'édition intégrale sur amazon, que j'ai reçue hier. Je lisais donc hier soir les premières histoires, dont celle qu'évoque Eskoh, relative au système de santé publique gratuite et soviétoïde. On n'en est pas loin avec l'actuel parlement français qui vient d'interdire les distributeurs de confiseries dans les établissements scolaires dès la rentrée du mois prochain.

Pour ma part, j'ai préféré l'histoire suivante, celle des vacances étatisées, où il faut gagner des points, ne pas avoir d'amende, pour espérer partir à la mer, et si possible pas en hiver. Quiconque voudra ne pas se soumettre aux G.O. débiles sera rapidement remis dans le droit chemin. Car en effet, le groupe est tout, l'individu n'est rien.

Violences domestiques, parité et socialisme

José Luis Zapatero a été élu à la tête du gouvernement espagnol il y a cent jours. C'est durant cette période d'euphorie, propice aux grands bouleversements, que traditionnellement les nouvelles têtes exécutives lancent leurs grands chantiers, ou font passer les réformes les plus difficiles, celles qui provoquent en général la fronde des administrés.

Et bien, durant ses cent jours, qu'a fait Zapatero ? s'est-il occupé de l'économie (florissante) de son pays ? du nombre encore important de chômeurs ? de la relance du processus européen, mis à mal, précisément, par l'Espagne aidée - du bout des lèvres - de la Pologne ?

Non, José, lui, y s'occupe des femmes battues.

Ah je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, qu'il n'y a pas des femmes soumises voire battues en Espagne, bla bla bla. Je dis simplement que j'ai du mal à considérer ce sujet comme la priorité des priorités, sachant qu'il doit toucher environ 4% des femmes espagnoles, soit, grosso modo, 2% des Espagnols tout court.

Enfin, je ne suis pas l'ami José, qui, pour montrer que lui, au gouvernement, ne bat aucune femme, a accordé à des représentantes de celles-ci autant de ministères qu'aux hommes de son équipe. Belle démagogie, mais je ne comprends toujours pas pourquoi il faudrait favoriser les femmes plus que les hommes.

Tout le monde sait bien que les femmes gagnent moins d'argent que les hommes, qu'elles font encore parfois des enfants, qu'elles sont moins présentes aux postes de direction.

Mais ce sont aussi celles qui travaillent le moins, et de loin.

Ne me tuez pas, j'explique : la quasi-totalité des employés à temps partiel sont des employées. Je veux bien que ce soit parfois une contrainte, mais il s'agit d'une contrainte familiale, pas professionnelle. C'est un fait que les femmes plus que les hommes participent à l'éducation des enfants. Ceci dit, ce n'est pas moi qui ait créé tous les avantages sociaux dont bénéficient les femmes à ce titre, et qui sont d'ailleurs en passe de disparaître.

Mais je crois plus en l'évolution des moeurs - les hommes au foyer, voilà une valeur d'avenir - et surtout à la logique sociale pour remédier à cet état temporaire. En effet, les filles réussissent en moyenne bien mieux que les garçons à l'école, et c'est vrai jusqu'au doctorat. Déjà des filières entières sont totalement féminisées (administration en général, magistrature, voire postes de commissaires et de lieutenants de police). La chimie constitue un autre exemple.

Alors, faut-il vraiment accorder un avantage légal aux meilleures ?

Prétentieux !

Créer son propre blog a quelque chose de mesquin. Oui, de mesquin.

Tout d'abord, il faut avoir conscience du fait que le nombre de lecteurs de la prose de l'auteur sera au mieux étriqué, au pire quasi inexistant. Pour parler chiffres, on peut imaginer que ce blog atteindra de manière poussive 50 visiteurs par jour, et encore, les meilleurs jours, lorsqu'il tombera des cordres dehors et qu'en plus, les gens s'ennuiront tellement au travail ou chez eux que, contre toute attente, ils jetterons un oeil à ce qui se passe ici. C'est donc un peu inutile que de miser un quelconque intérêt sur cet outil sympathique mais objectiviement médiocre, en termes d'efficacité.

Par ailleurs, ce blog a ceci de particulièrement mesquin qu'il a été nominatif. Et, soyons clair, il n'existe aucun blog nominatif dans la blogosphère francophone. Je ne parle même pas des quelques blogs présents à la gauche de ce texte, je parle de tous les blogs francophones. Rien de tel en revanche dans les pays anglo-saxons, où il est fréquent de rencontrer un blog nominatif, qui n'existe que par et pour son auteur, qui n'emploie d'ailleurs que la première personne du singulier pour exprimer SES idées à lui, du haut de sa parfaite individualité. Du haut de sa totale subjectivité aussi, qui bien souvent prend la forme d'une singulière mauvaise foi.

C'est dans ce registre-là que j'ai toutefois choisi de m'inscrire, et tant pis si d'aucuns trouveront cela prétentieux, voire mesquin, comme je le disais plus haut. Mon but n'est absolument pas de me mettre en avant au point de perdre pied, de me croire une superstar du web alors que je ne suis rien. Il est tout simplement de revenir aux fondements, aux principes initiaux des weblogs, qui étaient des espèces de journaux intimes en ligne.

Alors, me direz vous, c'est bien joli mais comment attirer le chaland avec un journal intime ?

Outre que ce n'est pas à proprement parler mon principal souci, et que mes autres sites pallient largement à mon besoin inné d'expression sinon de reconnaissance, je dirai simplement que ce blog sera le reflet de ma personnalité dans toute son individualité immarescente. Je me fous aussi bien des qu'en-dira-t-on que des tabous. Des biens-pensants que des censeurs. Je n'aurai donc ici aucune autre limite que celle que je me fixerai. Ceux qui me connaissent seront surpris. Les autres hausseront les épaules, n'en pensant pas moins.

Je ne chercherai pas le lecteur à tout prix, je n'autoriserai d'ailleurs pas systématiquement les commentaires je pense.

Il pourra se passer des semaines entières sans que je ne mette le nez ici.

Mais d'autres fois je posterai trente messages dans la journée.

Les billets que je posterai partiront sans doute dans toutes les directions, et je me ferai un point d'honneur à surtout ne jamais me relire. Je ne suis pas un perfectionniste, je suis un touche-à-tout qui par définition ne sait absolument rien faire de bien.

J'aurais aimé faire un blog bilingue voire trilingue, sur le modèle de Merde in France ou du Dissident Frogman. Mais je n'en ai pas le temps, sinon les compétences. Et comme l'anglais est déjà bien pris, j'aurais plutôt vu un duo franco-italien ou franco-espagnol par exemple, eh oui, mes affinités électives sont plus latines que saxonnes.

A l'instar des blogs nominatifs, importants ou quelconques, étrangers, je vous souhaite donc la bienvenue sur ce blog, qui s'intitulait tout simplement le blog de ....

... Jusqu'à ce que je sois contraint à rentrer dans l'anonymat. La raison ? Mon statut d'énarque. Je ne cherche pas à être l'anonymat incarné, façon Zek. Mais simplement à faire preuve d'une relative discrétion. D'ailleurs, je suis plus ou moins énarque. Plus ou moins jeune. Plus ou moins lyonnais. Voilà de quoi brouiller les pistes !

Puisse votre visite vous apporter un quelconque intérêt. Mais j'en doute :)

L'Occident et le Tiers Monde

A lire sur l'indispensable site de Jack : la préface de Jean-François Revel à l'ouvrage de Carlos Rangel, l'Occident et le Tiers Monde, paru en 1982.

La simple citation du premier paragraphe devrait vous inciter à courir le lire :

Carlos Rangel traite dans ce livre d'un sujet sans espoir. En effet, dans leur majorité, les gouvernements qui dominent aujourd'hui la planète n'ont aucun intérêt à mettre en oeuvre les moyens de réduire les inégalités entre nations riches et nations pauvres, parce que l'exploitation politique et idéologique de ces inégalités se trouve être pour eux plus lucrative que leur correction. Bien plus, leur correction ferait disparaître les formes de pouvoir qui règnent dans la plus grande partie du tiers-monde, et qui apportent aux politiciens sachant s'en servir les satisfactions d'un mélange unique de toute-puissance et d'irresponsabilité.

Bovin

Voici ce qu'écrit l'ami Bugmaster, et croyez bien que je l'approuve en tout point :

José, je n'aime pas ta moustache, alors au nom du Comité Anti Moustache, je vais te la couper. Et c'est légitime, parce que ta moustache ne me plaît pas (admirez le raisonnement écolofacho de première classe). José, mon petit Bovinou, tu sais quoi ? Je t'encule avec ce livre de 742 pages, et puis j'y ajoute ça, oui ça n'a pas de rapport direct avec Jojo, je sais, mais comme ça je les place quelque part. Ah, et comme il faut bien l'imprimer cette dernière page, j'y ajoute une petite imprimante, et puis tant qu'on y est une imprimerie, sinon le livre serait jaloux. Voilà, il va bien ton anus ?

José, mon petit José. Si tu ne veux pas manger des OGM, c'est ton droit. Mais moi, je veux. Et pourquoi j'aurais pas le droit ? Alors s'il te plaît, va te faire enculer sur la lune. Non, sur Mars, ou même plus loin, si c'est possible.

Et j'en ai rien à branler que ça puisse être mauvais, si c'est vraiment mauvais, bien j'en mangerai pas, mais je revendique le droit au suicide. "Même si pour toi j'aimerais bien que ça soit un devoir", suis-je tenté d'ajouter, mais de toute façon il y aura toujours un autre abruti encore plus grave que toi pour prendre ta place.

José Bové, arme de destruction massive.

Je revendique la légitime défense pour les plants de maïs, par procuration (Parce qu'on a pas encore inventé les plants de maïs avec bazooka intégré. Hmmmm. Bonne idée, non ?). Et putain de convention à la con qui interdit de mettre des mines antipersonnel ! Ca aurait ête drôle. Quoi que, je ne connais pas les traités, peut être que c'est possible si on prévient et que c'est pas dans le cadre d'une guerre et blablabla.

José, si tu me lis, pardon, si tu sais lire : je te fais pipi dessus, je te fais caca dessus, non je n'aime pas le roquefort et je m'en porte très bien, non je n'aime pas les hamburgers et je m'en porte très bien aussi mais moi au moins je te laisse bouffer ton roquefort, et puis je t'encule, je te vasectomise, je te lambeaute, je te viole les trous du nez, non j'ai mieux, je t'encule avec du maïs transgénique jusqu'à ce que tu en meures.

Sinon, j'ai regardé la télé, histoire de rire un peu : José et ses copains pas capables de faire une phrase grammaticalement correcte, et puis y avait quelques belles gueules d'altermondialistes et d'autres plus écolofachos (qui font vraiment peur).

Ah oui, j'oubliais : j'espère que cette fois tu t'es renseigné mon petit José, et que tu n'as pas détruit des plants pouvant servir à sauver des vies d'enfants atteints de maladies génétiques.

Sinon, sur le forum liberaux.org, j'ai vu qu'un autre forum parlait de ce premier. C'était assez drôle, en fait pour eux les libéraux sont de gros fachos autoritaires (réaction du libéral moyen : "???!!!! loooooooooooooooooooooooooooool"). Remarquons au passage que leur forum est modéré, c'est à dire que tout ce qu'on dit doit être approuvé avant d'être posté.

Hihihipouetpouet.

Mariage gay

Je ne sais trop quoi penser à propos du mariage gay. J'hésite entre la position d'Octavius et celle de W, beaucoup plus.. acide.

En tout état de cause, et nonobstant le fait que je déteste la politique fiction, alors, pensez donc, la philosophie fiction !, mais voici ce que Virginia Postrel pense de la position qu'aurait eu le grand Friedrich devant le mariage gay.

Je le reproduis ici, le texte étant voué à disparaître sur le site d'origine :

SHORTLY AFTER the Massachusetts Supreme Judicial Court's decision on single-sex marriage in November, a debate broke out on the Reason Online and National ReviewOnline weblogs: Would Friedrich Hayek endorse or condemn gay marriage?

The appeal to the authority of a dead Austrian economist was odd. But the debate pointed up the interesting tensions in Hayek's work. On the one hand, Hayek was in many ways a conservative, appreciative of the collective knowledge embodied in long-standing institutions. He vehemently opposed efforts to remake society to conform to grand plans for social improvement.

"Hayek wrote eloquently about the useful authority of culture and the dangers of a social-engineering state seeking to crush the organic arrangements of society," noted NRO's Jonah Goldberg. "It seems to me that the conservative argument against gay marriage is often the true Hayekian one."

But Hayek was also a classical liberal, appreciative of the importance, to both individuals and societies, of Millsian "experiments in living." He believed that social and economic institutions did and should evolve as human beings learned more about the world and each other. "While stressing that social institutions - themselves the result of an evolutionary process - cannot and should not be simply thrown out and redesigned at will, Hayek insisted that we run terrible risks when we seek to limit the choices people make," countered Reason's Nick Gillespie. "That's because the act of choosing is the very basis of a flourishing society."

The real Hayekian question is not "WWFD?" (What Would Friedrich Do?) but when and how social institutions should change, and when and how the law should reflect that evolution. In a 1996 article in Reason (I was editor of the magazine at the time), Gillespie pointed to employers' recognition of domestic partnership benefits as an example of Hayekian evolution. State and local policies, as well as competing religious standards, offer similar models of decentralized experimentation and discovery.

As a man of conservative European customs, Hayek might indeed find gay marriage a strange phenomenon. But he would not necessarily oppose it. "Perhaps given the economic circumstances of a poorer, agricultural world, and the state of social and scientific knowledge, the various prohibitions on homosexuality made sense to people at the time, and perhaps they made sense in reality," argued Steven Horwitz, an economist at St. Lawrence University in an e-mail published on the National Review blog. "But in a different era, with different knowledge, Hayek would be the first to say that the institution can and should evolve."

Comment l’Etat dégraisse-t-il la fonction publique ?

Voici un texte que j'aurais réservé à Catallaxia, avant... Merci aux Contribuables Associés pour leur... contribution.

Déficits rampants et dette publique abyssale font aujourd’hui que l’Etat est incapable d’assumer son train de vie. Le nombre de fonctionnaires a effectivement augmenté, en France, de 30% au cours des quinze dernières années, leurs charges grevant désormais de moitié le budget de l’Etat.

En 2003, le gouvernement s’était donc engagé à geler partiellement l’embauche de nouveaux fonctionnaires en supprimant 1 745 postes. A en croire différents communiqués ministériels : tous les fonctionnaires partant à la retraite ne seraient pas remplacés !

Dans son dernier rapport sur l’exécution de la Loi de finances, la Cour des comptes décrypte la manière dont « l’ambitieuse » opération dégraissage a été menée :

- Au ministère de la culture, 1 297 emplois ont été transférés à des établissements publics, notamment au musée du Louvre. Or, les fonctionnaires des établissements publics ne sont pas comptabilisés dans les effectifs de la fonction publique d’Etat… D’où une baisse totalement artificielle du nombre de fonctionnaires puisque les 1 297 emplois en question sont désormais financés par le biais de subventions ministérielles.

- Au ministère de l’Education nationale, 5 600 emplois de maîtres d’internat et de surveillants ont été supprimés, provoquant à l’époque une vive émotion dans les rangs des syndicats. Cette suppression fut compensée, quelques mois plus tard, par l’embauche de 20 000 assistants d’éducation sans aucune autorisation de la Loi de finances initiale, c’est-à-dire du Parlement.

Au bout du compte, les magistrats nous révèlent que la suppression programmée de 1 745 postes dans la fonction publique d’Etat s’est traduite par la création de 18 600 nouveaux emplois : 5 600 titulaires et 13 000 contractuels !

Bravant toutes autorités légitimes, l’Administration française nous rappelle que c’est toujours elle qui gouverne le pays et la manière dont elle envisage la « réforme de l’Etat ».

Bobby Hitler ?

Le célèbre champion d'échec Bobby Fischer est acutellement détenu par les autorités japonaises, qui menacent de l'extrader aux USA. Son crime ? il a violé les sanctions internationales opposées à la Yougoslavie, en allant faire là-bas une partie d'échec en 1992.

Je l'ignorais, mais Fischer n'est en réalité qu'un néo-nazi qui prône ouvertement des thèses antisémites. Comme le dit Catallarchy, c'est quelqu'un qui

"enjoyed humiliating his chess opponents, and admired Hitler for “imposing his will on the world”. A man who openly cheered the 9-11 attacks, claiming the US should be “wiped out”.

Cependant, et même si le personnage ne m'éprouve aucune sympathie, il me semble étrange de considérer que le fait de participer à une partie d'échec serait un délit, voire un crime. Ce n'est pas à l'Etat de dicter à un individu privé s'il doit ou ne doit pas voyager. Il ne peut que lui faire des recommandations, notamment pour sa propre sécurité.

Qu'on le poursuive pour ses paroles et ses écrits, mais pas pour ce prétexte fallacieux.

Qui veut la peau de Roger OMC ?

Les 147 membres de l'OMC se réunissent pour tenter de sauver ce qu'il reste de cette organisation.

Miracle ! les pays du Sud, Africains en particulier, viennent d'obtenir une proposition de compromis qui fixerait une date (toutefois à négocier) de lancement de négociations pour faire sauter les barrières tarifaires liées aux politiques agricoles, qui ruinent l'agriculture des pays pauvres. En parallèle, l'UE demande que les Etats-Unis mettent fin à leurs crédits à l'exportation. Ce qui est une sage requête.

Chirac est mécontent, tous les autres protectionnistes aussi ; c'est donc là une excellente nouvelle pour les partisans de la liberté.

Le vente souffle, c'est le vent de la liberté petit

Johann nous fait part de la sortie, par le Fraser Institute et des centres de recherche indépendants, du rapport annuel sur la liberté économique dans le monde en 2004.

Celui-ci classe 123 pays selon 38 variables différentes. Les pays de tête sont toujours les mêmes : Hong Kong, Singapour, Nouvelle Zélande, Suisse, Royaume Uni, Etats Unis, Canada, Irlande, et le Luxembourg. Les plus mauvais sont le Congo et le Zimbabwe.

Comme l'explique Johann :

The figures convincingly show that developing countries need freedom to fight poverty. Economically free poor nations had a growth rate of 5.2 percent 1980-2000 compared to 1.7 for the middle group and 0.6 percent for the least free group. This year’s index highlights investments. Free economies attract $3,117 of foreign direct investment per worker, compared to $444 for the middling group and only $68 for the least free nations. And the productivity of investment is 70 percent greater in economically free nations than in unfree nations.

Pour tout vous dire, la France est 44 ème, exaequo avec la lithuanie, malte, le perou, l'afrique sud et l'uruguay.

Pourquoi bloguer ?

Taranne vient de poster un excellent texte sur la posture du blogueur et le devenir des blogs libéraux sur la toile. Il remarque que nombre de blogs d'excellente qualité ont disparu ou sont plus ou moins en sommeil, et que nombreux sont ceux qui sont actuellement sujets au découragement.

Pourtant, Taranne explique fort bien qu'il ne faut pas baisser les bras, quand bien même nous ne serions lus que par une infinie minorité, car, comme il le dit fort bien,

parce que même si je ne change pas les choses, il ne sera pas dit que je les aurais cautionnées par mon silence, et que je cultivais tranquillement mon petit jardin tandis que le monde s'effondrait autour de moi. Je me serais battu, même si ce n'est qu'avec l'encre virtuelle d'un clavier d'ordinateur. C'est peut-être bien à cela que sert un blog, finalement. A ne pas entrer bien gentiment dans la nuit.

Je ne peux que m'inscrire en accord total avec ses propos, et souhaiter un renouveau frappant à la blogosphère libérale francophone. Aldido, contre toute attente, vient d'ailleurs de lui adresser de formidables encouragements.

Pour ma part, je pense que si les blogueurs ont le vague à l'âme en ce moment, c'est aussi parce que nous achevons une phase d'euphorie - j'emploie le mot sans acception positive ou négative - liée à la guerre en Irak, et peut-être aussi aux présidentielles françaises. Combien en effet de warbloggers, d'anti-warbloggers, voire d'anti-anti-warbloggers, se sont jetés dans la mêlée numérique ces derniers mois ? Il est bien clair que tous, en ce moment, s'en détournent.

Et si les bloggers américains ont l'élection présidentielle à se mettre sous la dent, les européens, français en particulier, n'ont que les yeux pour pleurer.

Désobéissance civile

Octavius, de Chacun pour soi, nous fait remarquer qu'il y a quelque paradoxe, lorsqu'on s'appelle Noël Mamère, à prôner la résistance civile au nom d'idéaux discutables, quoique louables : c'est prendre le risque de faire siens de tels préceptes et par conséquent d'adopter le même comportement, en applicant le principe de résistance civile à toute mesure de la municipalité de Bègles non conforme aux idéaux de tel ou tel. C'est la vision de Thoreau. A ceci près que ce dernier refusait de se soumettre à des lois ou à une autorité dont les effets étaient jugés contraires à la dignité de l'homme ou aux aspirations de la vie.

Rien de tel si demain je refuse de payer un impôt qui ne me plaît pas ; rien de tel non plus si j'arrache un plan de maïs transgénique pour imposer à la société grégaire de consommation mes habitudes alimentaires. Même si, ce faisant, je fais le jeu des grandes compagnies agroalimentaires européennes, qui, tant que les OGM seront refusées en France, auront donc à disposition un marché captif bien à l'abri des compagnies américaines.

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