17 octobre 2008

Prix Wikibéral 2008

> atomique, historique, philosophique, ubique — Copeau à 12:03

Nous avons le plaisir de vous présenter les Mélanges en l’honneur des Racines de la liberté, le débat français oublié, 1689-1789, paru chez Perrin l’an dernier et lauréat du prix Wikibéral 2008.

L’auteur de l’ouvrage primé est Jacques de Saint Victor, docteur en histoire du droit et avocat. Il devient par la suite chroniqueur au Figaro Économie à partir de 1995, puis critique littéraire au Figaro Littéraire depuis 2005. Il est également historien des idées et maître de conférences à l’Université Paris VIII.

Il est aussi membre du comité de rédaction de la revue Cités et auteur de plusieurs essais sur l’histoire des idées politiques, les systèmes de droit et la pensée libérale.

Dans Les Racines de la liberté, Saint Victor explore les origines du discours de la liberté en France avant la Révolution française de 1789. La dérive absolutiste du régime monarchique français nourrit des critiques et des solutions alternatives, en particulier parmi la noblesse d’épée, mise à l’écart du pouvoir par les monarques. Ces critiques se nourrissent non à une source mais à deux sources différentes, que l’auteur résume ainsi : « À côté de l’héritage individualiste qui part des droits de l’individu à l’état de nature (Locke) et conduit à l’État libéral du XIXe siècle », on trouve une « tradition divergente, inspirée de l’humanisme civique de la Renaissance (Machiavel, Guichardin, [..] qui se réclame de l’idéal néoromain et surtout du civisme de certaines cités italiennes du Moyen Âge, reposant sur l’autonomie des citoyens par la participation politique à la vie de la cité ».

Cette critique qui cherche à associer la noblesse à l’exercice du pouvoir s’inspire bien souvent des « libertés germaniques » du Haut Moyen-Âge : Un souverain élu par les guerriers, conforté dans son pouvoir régulièrement et assisté d’assemblées (les champs de mars et de mai).

Nous vous invitons à lire ce modeste recueil et vous souhaitons par avance une bonne lecture.

Voir ici

7 octobre 2008

Sur la crise des subprimes (2)

> économique — Copeau à 21:05

Nous vous proposons un dossier consacré à la crise des subprimes, qui s’est muée en crise financière majeure.

Crise du libéralisme ou crise de l’interventionnisme ?

Les causes immobilières et foncières de la crise du subprime

Les racines de la finance exubérante

Finances : la crise révélatrice

Un peu d’histoire…

Crise financière : Entre réglementation et liberté d’entreprendre

Liens intéressants

3 octobre 2008

Sur la crise des subprimes

> économique — Copeau à 12:49

Le Community Reinvestment Act ou CRA est une loi fédérale américaine de 1977, qui oblige les banques à accorder des prêts à l’ensemble de la population et non uniquement à leurs clients les plus fortunés. Elle a donc concrètement comme effet, voulu, d’obliger les banques à accorder des prêts aux ménages les plus pauvres et donc très probablement insolvables.

Sans exonérer les établissements financiers de leur responsabilité dans l’inflation des crédits américains, cette loi en est l’une des principales causes. L’état américain a continué à faire enfler de façon exagérée les montants des emprunts, par les organismes quasi publics Freddie Mac et Fannie Mae ou par une politique monétaire laxiste sous l’ère Greenspan. Freddie et Fannie ont été ainsi les principaux promoteurs des crédits subprimes aux États-Unis prenant des risques exagérés car se sachant protégés par l’État fédéral.

Une autre cause réside dans les lacunes du système fédéral de contrôle des banques, associé bien évidemment aux mêmes lacunes dans le système interne de celles-ci.