Sur la crise des subprimes (2)
Nous vous proposons un dossier consacré à la crise des subprimes, qui s’est muée en crise financière majeure.
Crise du libéralisme ou crise de l’interventionnisme ?
Les causes immobilières et foncières de la crise du subprime
Les racines de la finance exubérante
Finances : la crise révélatrice
Crise financière : Entre réglementation et liberté d’entreprendre


Je joins un article paru sur le site web du magazine Slate:
http://www.slate.com/id/2202489/
Super ! merci bien l’ami !
Plus sérieusement, ce commentaire de Jean-Louis Caccomo :
Personne ne peut dire si le plus dur est désormais derrière nous. Il est difficile d’avoir une vision exacte des événements à chaud, surtout quand les plus grands experts sont eux-mêmes pris en défaut. Il est cependant un fait remarquable : les Etats européens, mobilisés par le président français, vont venir en aide aux banques en leur prêtant de l’argent qu’ils auront eux-mêmes empruntés…aux banques.
Ces événements que nous venons de vivre doivent nous rendre plus modestes, nous incitant à abandonner toute posture par trop idéologique. L’effondrement de l’Union Soviétique a montré au monde entier que l’Etat ne pouvait pas et ne savait pas tout faire. La grande majorité des économistes ne conteste pas ce fait. L’omniprésence de l’Etat entraîne son incompétence conformément au principe « trop d’Etat tue l’Etat » parce que trop d’impôt tue l’impôt et l’Etat tire ses ressources de l’impôt.
Mais la crise financière mondiale montre de la même manière les limites du marché, le marché ne pouvant pas tout faire tout seul. « Trop de liberté tue la liberté ». Et ce sont précisément les marchés qui en appellent à l’intervention étatique, l’action coordonnée des Etats européens étant saluée par les bourses mondiales. Ce sont également les banques qui sont disposées à prêter de l’argent à l’Etat alors qu’elles ne se prêtent plus entre elles dans ces périodes d’irrationalité collective.
Il convient de prendre en considération ces éléments pour considérer que le sempiternel débat entre plus ou moins de régulation, plus ou moins d’Etat, est largement dépassé. La question n’est pas : faut-il plus réguler ou faut-il moins de régulation dans l’économie ? Mais plutôt : quelles sont les bonnes régulations ? Et comment faire évoluer les régulations alors que l’économie elle-même est en constante mutation, les crises provoquant généralement l’accélération des changements. On doit pouvoir se débarrasser des réglementations qui étouffent le développement économique tout en trouvant les régulations qui empêchent le marché de se nuire à lui-même. Tel est le défi d’aujourd’hui.
http://caccomo.blogspot.com/2008/10/les-leons-dune-crise.html