Sur l’euthanasie
L’euthanasie, vous le savez, est en ce moment un sujet de la plus brûlante (et même tragique) actualité. Plutôt que de présenter des solutions toutes faites, je vous propose de relire ce que Lysander Spooner écrivait sur la question, dans Les Vices ne sont pas des crimes, publié il y a plus de cent trente ans. Et toujours aussi vrai.
Ce n’est même pas un crime d’aider une personne à se suicider, à condition qu’elle soit en possession de toute sa raison.
L’idée est plutôt répandue que le suicide est, par lui-même, une preuve irréfutable de folie. Mais, bien que d’ordinaire cela puisse être une preuve solide de folie, ce n’est d’aucune manière, en aucun cas, une preuve irréfutable. De nombreuses personnes ayant indubitablement pleine possession de leurs facultés mentales se sont suicidées, pour échapper à la honte de voir leur crime révélé au public, ou pour éviter une quelconque autre terrible calamité. Le suicide, dans ces cas-là, n’a peut-être pas été d’une sagesse extraordinaire, mais n’a certainement pas été non plus la preuve d’un manque de discernement raisonnable[2]. Et, pour rester dans les limites du discernement raisonnable, il n’y a pas eu de crime de la part des personnes qui y ont aidé, qu’elles en aient fourni l’instrument ou qu’elles y aient contribué autrement. Et si, dans des cas pareils, aider un suicide n’est pas un crime, comment peut-on prétendre qu’aider quelqu’un à commettre cet acte qui lui procure du plaisir, et qu’une large proportion de l’humanité a cru utile, en soit un ?
2: Caton d’Utique s’est suicidé pour ne pas tomber dans les mains de César. Qui l’a jamais suspecté de folie ? Brutus a fait de même. Colt s’est suicidé une heure avant d’être pendu. Il l’a fait pour éviter à son nom et à sa famille la honte d’une pendaison. Ceci, qu’il s’agisse d’un acte vraiment sage ou non, était un acte raisonnable marqué d’un discernement raisonnable. Existe-t-il quelqu’un pour supposer que la personne lui ayant fourni l’instrument nécessaire était un criminel ?


Bravo !
Il est hélas difficile de trouver des gens capables de parler rationnellement de ce sujet, en écartant tout le côté émotionnel.
Il ne faut pas judiciariser l’ Euthanasie, pourquoi l’Etat nounou devrait-il être présent aussi pour la fin de vie des personnes? la
dignité de l’être humain , ou est-elle passée?
La socièté keynésienne de l’assistanat à outrance!
pourquoi reporter sur la socièté, la collectivité, ce que l’on peut faire
autrement, individuellement quant bien même cela est possible, suicide ou
via le corps médical/famille (selon le cas de maladie dite incurable ou
dégénérative) autorisé par ailleurs par le sermon d’Hypocrate par le
secret.
La problèmatique se situe au niveau de la souffrance, surtout en France.
Il y a encore peu, niveau soins (dentaires et mini chirurgie par ex
etc…) le patient devait souffrir, aujourd’hui cela change qq peu, mais
le sujet reste tabou
Là ou la loi existe en Belgique et pays-bas, voire Suisse
Niveau demande d’Euthanasie = 4% pour 1% effective. Le corps médical
s’aperçoit que les patients sont près à mourir à un instant donné, mais si
les progrès médicaux lié notamment à une forme de non souffrance majeure,
les patients ne veulent plus être aidés à mourir, comme quoi il faut
laisser la dignité de chacun de choisir en âme et conscience, la Liberté
de choix, celle-ci peut être collégiale patient -corps med- famille (?)
Bloquage/lié: Corps méd./ justice
patient conscient/ croyance; pas d’infos méd.;souffrance;
aléas tech
patient non conscient/aucune prévision sous sein privée,
dommageable pour le corps méd
EVITONS UNE JUDICIARISATION
Oui mais je crois surtout qu’il faille aller plus loin.Personne ne parle de la mort dans notre société.”le voisin est mort oh ilfaut aller a l’enterrement ! mais non le registre de signature suffira car je n’ai pas le temps..”etc etc
La mort fait parti de la vie et il me semblerai normal que chaque individu reflechisse à sa propre mort et donc à la maladie la déchéance la lutte pour la guérison etc etc…Si nous faisions tous la démarche en notre ame et conscience de ce que nous voulons!!notre corps nous appartient notre vie nous appartient et ce n’est pas au medecin ni à l’état de décider mais à nous et nous seul.Et donc il me semble tres important que chacun d’entre nous ait les moyens de mourir dans sa propre dignité!!
Et l’actualité encore une fois nous rattrape et remet la France dans le rouge au niveau de la réflexion et de l’humanité!
Heureusement…
L’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) vient de mettre
“Le choix de Jean”
sur son site et en intégralité !!!!!
http://leblogdeladmd.hautetfort.com/archive/2008/02/29/le-choix-de-jean.html
NE LE RATEZ PAS !
Un document de 1H.03, vrai, honnête, fort et émouvant.
Une aide pour avancer dans la discussion.
Emouvant mais … Sans lourdeur, ce qui est exceptionnel dans ce genre de sujet.
“Le seul espoir qui reste, c’est que très prochainement un proche d’un ministre actuel soit placé dans la situation de Chantal Sebire. Une loi sera pondue en deux temps trois mouvements, dans la précipitation comme toujours, comme cela a été fait pour les protections de piscines par Raffarin.”
@Copeau: salut, c’est mon premier commentaire sur ton blog et il intervient sur un sujet très sensible à mes yeux.
Concernant l’extrait de Vices are not crimes que tu postes ici, j’ai du mal à voir le réel lien avec l’actualité car, si je l’ai bien compris, il s’interroge surtout sur l’état psychologique des personnes qui se sont suicidées. Or, l’euthanasie (malgré le efforts de la novlangue en la matière) n’est guère un suicide, il s’agit bien d’un meurtre.
Sinon, pour les commentaires que je lis ci-dessus (notamment celui de Janine Thombrau), désolé mais je peine à en percevoir la pertinence. Hélas, on a déjà voté la loi Leonetti à la va-vite (loi exécrable qui autorise, plus ou moins, l’euthanasie passive) et effectivement, on peut parier que, dans les 5 ans à venir au grand maximum (et je suis optimiste…), l’euthanasie active sera légalisée. Enfin, je ne comprends pas pourquoi les libéraux souhaitent autant ce “droit à la mort”; j’ai bien peur que, finalement, il n’y ait un fossé idéologico-moral plus important que je ne le pensais entre les différents courants internes à notre idéologie politique préférée.
L’euthanasie un meurtre ? quelle drôle d’idée ! il est évident qu’il s’agit d’un suicide assisté, aucun doute sur ce point.
Je compatis évidemment au malheur que vit cette femme mais j’ai l’outrecuidance de penser que sa fin de vie ne doit regarder qu’elle. Il ne manque pas de moyen facilement accessible pour cela et je ne crois pas que faire appel à la société soit la bonne solution.
Les citoyens que nous sommes doivent éviter à tout prix que l’Etat prenne en compte ce délicat problème en pondant une loi forcément imparfaite qui ouvrira de fait une boîte à Pandorre nauséabonde. Ne doutons pas un seul instant qu’un tel texte ne tardera pas de se voir affubler de moults exceptions, toutes reposant sur des postulats apparemment respectables, mais qui aboutiront à terme à un eugénisme aussi légal qu’abominable. Après tout, ne sommes-nous pas tous atteints d’une maladie que la médecine n’arrive pas à guérir et dont la mort est la seule issue? Du coup, il na manquera de brillants penseurs pour demander à ce que cette issue soit accélérée pour certains individus d’un seul coup hors norme. Il n’est qu’à entendre certains extrémistes écologistes sur ce sujet.
Notre société, en portant régulièrement atteinte à la vie (avortement, euthanasie passive), creuse, peut-être lentement, très sûrement le trou où elle finira par être enterrée. Epictète a dit il y a bien longtemps : “Ne sais-tu pas que la source de toutes les misères de l’homme, ce n’est pas la mort, mais la crainte de la mort?”. Au-delà du drame vécu par cette femme, je crois que son appel tient plus de cette réflexion que de tout autre chose.
Je voulais poster ce commentaire à propos de l´article sur la bio de La Fayette, mais cela ne fonctionne pas. Je pense pouvoir m´en remettre, à l´instar de tous ceux qui n´ont donc pas pu le lire. Toutefois, je me permets de le poster ici:
“Une sorte de Bayrou avant l´heure: cela tient davantage de l´attaque que du compliment…^^
Je suis d´accord avec Harald: l´idéalisme n´est pas aussi criticable, loin s´en faut.
Malgré les relents d´un désagréable parfum légitimiste, ou du moins trop favorable à l´aristocratie ainsi qu´au maintien du roi, il n´en reste pas moins que cette biographie est en effet trés bien écrite.”
« Certes, c’est la vie qui vaut, mais elle vaut d’autant plus qu’elle est davantage libre. C’est en ce sens que le Comité consultatif national d’éthique a raison de parler d’une exception d’euthanasie. Qui dit exception dit règle. La règle, évidemment, c’est le respect de la vie humaine, mais respecter vraiment la vie humaine c’est aussi lui permettre de rester humaine jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la mort inclusivement ».
A chaque fois qu’un médecin, des dizaines de médecins aujourd’hui disent « j’ai pratiqué l’euthanasie, je pratique l’euthanasie, je vais continuer », aucun n’est sanctionné. C’est un mauvais coup contre la République, contre la démocratie, contre l’éducation de nos enfants. Il faut, soit sanctionner ces médecins, soit changer la loi. Je préfère qu’on change la loi.
sur 50 % des décès dans les services de réanimation, 50 % relèvent de l’euthanasie passive, et 10 % du total relèvent de l’euthanasie active, à savoir d’injections avec intentionnalité de décès. C’est considérable, 10% ! Autrement dit, quand bien même l’euthanasie resterait une exception pour la très grande majorité des médecins, à l’échelle de la société ce n’est plus une exception. Dès lors, on ne peut plus accepter de laisser cette question dans le silence de la loi.
J’oubliais…..
L’enfer c’est les autres disait Sartre, mais l’enfer c’est aussi la douleur !!!
@Copeau: l’euthanasie est un meurtre, c’est un fait puisqu’il implique une autre personne que la victime. Donner la mort à quelqu’un n’est pas un acte qui doit être contractualisé.
Sinon, l’euthanasie active et le suicide assisté ne sont pas exactement la même chose. Je suis, pour ma part, opposé aux deux mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Monsieur Roniberal…
Votre prose « hors réalité » m’Accable… M’Attriste… M’Humilie.
Avez-vous, souffrez-vous d’un mal incurable, invalidant et qui vous ôte toute dignité de la part des pouvoirs publics ? Certainement, NON.
J’ai, moi, une SEP galopante.
J’en vis, quotidiennement les aléas, les souffrances et la pénibilité. Mon fauteuil roulant m’emportera à Paris le 29 mars pour OSER aller crier au chef d’état que nous, les blessés de la vie, voulons, exigeons des revenus décents.
X trains venus de toutes les régions monteront à la capitale pour dénoncer la misère dans laquelle vivent toutes, tous les malades dont le seul crime est d’avoir chopé un virus ou croisé une chauffard.
Sachez, M. « le beau parleur » que vous n’êtes pas habilité à diriger les consciences de tout le petit monde des laissés pour compte.
Sachez aussi que la mort faisant partie de la vie, chaque être humain, même et surtout s’il est déjà pénalisé, doit rester acteur de sa vie.
Je, Janine, sépienne et mamie roulettes à la fois, ne vous autorise donc pas à juger qui que ce soit.
Je demanderai moi-même une assistance de fin de vie lorsque je perdrai l’usage de mes mains… et je défends à qui que ce soit de me l’interdire.
Sachez encore que je n’ai pas peur de la mort. Je ne veux plus souffrir c’est TOUT.
Et dans ce TOUT, il y a toutes les vilénies par lesquelles je suis passée.
Mme Thombrau,
Déjà commencez par savoir une petite chose: il y a 7 ans, j’ai perdu mon grand-père. Quelques mois auparavant, il était dans une clinique disposant d’un faible équipement et nous avions voulu le faire transférer dans un hôpital plus équipé et plus à même de le soigner et ce, contre l’avis des médecins qui estimaient qu’il était inutile de le “charcuter” dans un hôpital et qu’il valait mieux le laisser tranquillement et rapidement “crever” dans ladite clinique.
Donc, je suis bien au fait de la réalité concrète en la matière et, par ailleurs, je pense avoir lu suffisamment sur le sujet de l’euthanasie pour ne nullement me laisser impressionner par votre prose dénuée d’arguments mais fleurant bon le sentimentalisme exacerbé. Désolé mais ça ne marche pas avec moi. Et à vous de savoir qui sont vos réels alliés: les salopards de l’ADMD qui rêveraient de liquider tous les malades, handicapés et vieillards de la planète ou ceux qui, comme moi, estiment que vous avez toute votre place dans la société actuelle. Car je pense que la souffrance est un fait de vie que les êtres humains doivent accepter.
Bonsoir,
votre réaction fleure bon “tu enfanteras dans la douleur” … Et “souffriras pour être un homme”!
Vous êtes certainement de ceux qui refusent la péridurale pour la femme, la morphine pour les hôpitaux … Sans oublier la dernière clope pour le condamné (Qui bien-sur ne la mérite surtout pas!)
… Ou le bonbon pour le gamin qui s’est cassé la figure …
Merci!
Merci de vos certitudes qui dénotent une réelle humanité!
Merci de votre force morale qui sent bon le sable chaud et la virile sueur de l’homme , le vrai!
Roniberal,
Ce que vous écrivez est grossier en plus d’être choquant.
Qui êtes-vous pour décider de qui doit souffrir ? Vous osez dire que vous êtes concerné car vous avez perdu votre grand-père, vous osez dire ça à quelqu’un qui est dans la souffrance alors que vous n’avez été que spectateur de la souffrance de votre parent ? Vous n’êtes que l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, veuillez rester dignement à votre place.
Par ailleurs le cas que vous exposez appelle à réflexion.
Votre grand-père était-il demandeur d’une prolongation de sa vie et de ses souffrances, et si oui était-ce vraiment l’expression de son choix, ou a-t-il décidé de cela pour faire plaisir à ses proches qui ne pouvaient égoïstement se résoudre à le perdre ?
De quel droit pouvez-vous vous autoriser de décider de la vie des autres, vous donnez dans l’arbitraire.
Continuez vos lectures, peut-être un jour arriverez-vous à mettre un esprit d’ouverture, de tolérance et de respect sur les mots qui défilent sous vos yeux.
Ce jour-là, vous serez un être humain…
La législation des Pays-Bas stipule qu’un euthanasie peut être effectué si les conditions suivantes sont réunies :
* demande répétée de la part du malade, s’il est en état de formuler un discours ;
* la maladie doit être incurable ;
* prendre l’avis d’un autre médecin ;
* signaler la mort aux autorités.
Je trouve cela très bien.
Coucou….
Et la même chose en Suisse, avec l’application de l’article 115 du Code pénal qui punit cet acte uniquement pour mobile égoïste.
Pour incitation et assistance au suicide :
« Celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera, si le suicide a été consommé ou tenté, puni de la réclusion pour cinq ans au plus ou de l’emprisonnement. »
Depuis le 18 décembre 2005, l’hôpital universitaire de Lausanne, en Suisse, autorise les suicides assistés. Cet acte médical est encadré par des conditions strictes pour permettre aux malades en phase terminale de mettre fin, eux-mêmes, à leur vie, tout en étant accompagnés par des médecins
Extait de la présentation d’EXIT (Association Suisse)
Depuis 1982, EXIT-ADMD a été la première à distribuer le “Testament biologique” ou la “Déclaration pour le droit
de mourir dans la dignité” offerte à tous les membres dès leur adhésion. On l’appelle plus couramment aujourd’hui :
“Directives anticipées”.
C’est un petit document, format carte d’identité, que le membre d’EXIT-ADMD porte sur lui en permanence et qui est libellé comme suit :
Après mûre réflexion et en pleine possession de mes facultés, je, soussigné(e), demande que soient considérées comme l’expression de ma volonté les dispositions suivantes :
- Que l’on renonce à toute mesure de réanimation si mon cas est désespéré ou incurable ou si, à la suite
d’une maladie ou d’un accident, je devais être gravement handicapé(e) physiquement ou mentalement.
- Qu’une médication antalgique à dose suffisante me soit administrée pour apaiser mes souffrances, même si
celle-ci devait hâter ma mort.
Le verso de ce document joue le rôle de carte de membre.
Le timbre annuel que reçoit chaque adhérent représente un renouvellement tacite de sa volonté, au cas où il serait
inconscient et dans l’impossibilité de s’exprimer.
En outre, les membres reçoivent une feuille à confier à leur médecin traitant et à un témoin. EXIT-ADMD recommande
vivement que ce document fasse partie du dossier médical et qu’il soit présenté aux services hospitaliers lors de chaque
hospitalisation.
Il clarifie le rapport entre le médecin et le malade et facilite la prise des décisions.
Toujours révocable par la personne concernée, un tel document montrera au médecin, si son malade est conscient,
que ses demandes ont été réfléchies de longue date.
S’il n’est plus conscient, ce document fera connaître au médecin, la volonté du patient.
Par ailleurs, il est utile d’inclure dans les directives anticipées le nom d’une personne ou deux personnes que le
signataire désigne comme ses “représentants thérapeutiques” au cas où il ne serait plus capable de s’exprimer.
Bonne journée
Amitiés
Janine
Je me demande bien qui est ce Patrick qui se permet de me parler ainsi sans aucun argument, sans me connaître et surtout sans savoir quelle est ma connaissance du sujet en question. Il est mal tombé car il se trouve que j’ai lu plusieurs bouquins et nombre de rapports sur l’euthanasie (et principalement des bouquins de médecins).
Je ne vois pas l’intérêt de discuter avec ce grossier cuistre. Sa dernière phrase “ce jour-là, vous serez un être humain…” illustre bien sa vision eugéniste des choses: ne sont des êtres humains que ceux dont il juge dignes d’être qualifiés comme tels. De ce fait, sa position sur l’euthanasie n’est guère étonnante. On trouve décidément un certain nombre d’ânes sur la blogosphère.
@Copeau: la législation néerlandaise et ses dérives sont calamiteuses. Je t’invite à lire le fil de 43 pages, RH et moi avons donné de très nombreux exemples à ce sujet.
Ciel! Mon Seigneur!
Auriez vous perdu votre sang froid?
Vous abaisser ainsi à répondre à un outrecuidant cuistre et la valetaille qui l’entoure?
Votre grandeur s’est certainement perdue dans des lieux ou seuls se retrouvent palefreniers et soudards?
Un moment d’égarement?
Mais vous allez certainement vous ressaisir et sortir des brumes de votre superbe en disparaissant dans les limbes et,oubliant de vous abreuver au fleuve Léthé, ne point en trouver la porte.
La question est simple : est-ce que, oui ou non, une personne qui souhaite mourir et ne peut le faire seule, peut demander une aide pour y parvenir ?
@Jean-Marie: mêlez-vous de vos affaires, je ne me suis nullement adressé à vous, donc allez vous trouver une autre occupation ailleurs (du moins, foutez-moi la paix).
@Copeau: Ca dépend. Je ne suis évidemment pas contre la vente plus libre de certains médicaments mais, sur le fondement de l’obligation d’assistance à personne en danger, un proche (ou n’importe qui d’autre ailleurs) doit empêcher un suicidaire de passer à l’acte s’il le peut. Ce qui n’implique pas de barricader ledit suicidaire, of course.
Concernant les personnes qui ne peuvent mourir seules, la réponse est non. Et comme le dit le professeur Israël, les demandes d’euthanasie surviennent généralement du fait du climat déshumanisé qui entoure le malade et pas d’une réelle volonté d’en finir.
“La question est simple : est-ce que, oui ou non, une personne qui souhaite mourir et ne peut le faire seule, peut demander une aide pour y parvenir ?”
Je pense que la réponse l’est aussi … Tout dépend de la législation du pays.
Si un certain nombre de conditions telles
- Maladie incurable et dont l’issue est
inéluctablement la mort
- Souffrances physiques et morales que la
médecine ne peut atténuer
- Demande claire et réitérée de la personne
- Pas de motif “égoïste”…
Alors BE.NE LUX . … Suisse… Autorisent le suicide assisté … Acccompagné …
Par contre, aucune religion ne l’autorise…
Car il s’agit bien d’un suicide … Et lors qu’il ne peut être effectué seul… Il est obligatoirement assisté…
Pour moi, la chose est claire… Le jour où je deviens complètement dépendante …(Actuellement entre 7,5 et 8,5 sur l’échzelle EDSS) Que je ne peux plus écrire ( sur du papier, parce que l’ordi me tient fâché à cause de la SEP)… Mes souffrances morales seront telles que le choix est fait est la décision prise.
Et si la France ne l’autorise tojours pas cela se fera à l’étranger … Et si je n’en ai pas les moyens … Ici, en toute illégalité.
N’en déplaise aux moralistes … Et agressifs … Qui, à court d’arguments, ne savent qu’éjaculer leur petit venin.
- Maladie incurable et dont l’issue est
inéluctablement la mort
- Souffrances physiques OU morales que la
médecine ne peut atténuer
- Demande claire et réitérée de la personne
- Pas de motif “égoïste”…
Mal transcrit… Pas et … OU
En tout cas en Suisse.
Madame,
L’Etat ne peut légiférer sur un domaine qui ne ressort pas de sa compétence et qui échappe à sa compréhension. N’allez pas croire qu’un Etat, quel qu’il soit ait une morale et des valeurs, ce serait faire une grossière erreur. Un Etat est avant tout comptable. Soyez sûre que si un texte permettant l’euthanasie ou le suicide assisté, la nuance est mince, devait être adopté, de graves dérives ne tarderaient pas à intervenir à une époque où le déficit de la sécu est plus que préoccupant.
Je comprends tout à fait votre point de vue, j’ai perdu pas mal d’êtres chers, souvent de façon douloureuse, cependant à vous lire, j’ai comme une impression de déjà vu sur l’air d’”après moi, le déluge”.
Que l’on permette aux malades incurables de partir dignement en leur épargnant la souffrance est une bonne chose, le reste n’est que meurtre déguisé et pente savonneuse vers le meilleur des mondes.
@Harald: je crois qu’il est inintéressant de discuter avec cette dame qui utilise le sentimentalisme agressif et qui empêche la discussion d’avancer.
Je préfère discuter avec Copeau ou poursuivre le débat sur http://www.liberaux.org.
Cette dame se ridiculise d’autant plus quand elle cite en exemples à suivre les cas belge, néerlandais et suisse. Ca montre bien qu’elle discute de sujets dont elle ne connaît rien.
@Harald: je crois qu’il est inintéressant de discuter avec cette dame qui utilise le sentimentalisme agressif et qui empêche la discussion d’avancer.
Je préfère discuter avec Copeau ou poursuivre le débat sur http://www.liberaux.org.
Cette dame se ridiculise d’autant plus quand elle cite en exemples à suivre les cas belge, néerlandais et suisse. Ca montre bien qu’elle discute de sujets dont elle ne connaît rien.
Triste sire, prétentieux, grossier … Et ridiculement dangereux par le fait qu’il affirme… Mais jusqu’à présent… Sans aucun argument.
Pour répondre à Harald… L’euthanasie est un suicide assisté.
Un choix qui indique clairement un refus de vivre comme la maladie nous l’impose quand il y a une dépendance totale … de ne pas continuer à vivre une vie inhumaine.
Ceci va de pair avec le fait de mettre tous les moyens sur les soins palliatifs … Ce qui n’est pas le cas en ce moment.
Mais certaines personnes, dont moi, pour moi même, refusent ces soins palliatifs qui ne feront que prolonger inutilement une vie … Qui pour moi aussi n’en sera plus une et n’en aura pas la qualité.
Mais je peux changer d’avis…
Comme en Belgique … Si les soins palliatifs son vraiment un choix “politique” … Les demandes d’euthanasie n’ont pas augmentées … Bien au contraire… (approximativement moins de 0,5 %)Et la ruée vers la mort ne s’est pas faite…
Si vous connaissiez un tant soit peu, le sens des mots que vous utilisez, vous sauriez qu’euthanasie et suicide assisté ne renvoient pas exactement vers la même définition. Dans le cas du suicide assisté, le tiers fournit au malade une substance mortelle que ce dernier s’administre lui-même tandis que dans le cas de l’euthanasie active, le tiers (c’est-à-dire le médecin) va adminstrer à un malade une substance létale dans le but de provoquer la mort immédiatement.
Vous ne résistez pas à l’envie d’étaler votre “petit” savoir… Vous revenez en courant dès que vous sentez pouvoir apporter/donner une “leçon”… La discussion de fond, par elle même vous intéresse peu.
Je croyais que vous deviez:
“Je préfère discuter avec Copeau ou poursuivre le débat sur http://www.liberaux.org.”
On ne se refait pas … L’envie d’étaler est la plus forte!
Je vous suggère un petit jeu … Test:
http://www.nofrag.com/quiz/cons/index.php
La discussion de fond? Mais quelle discussion de fond? Sur http://www.liberaux.org, il y a une discussion de fond avec les pro-euthanasie qui ne s’adonnent pas au terrorisme intellectuel auquel vous vous livrez.
Sinon, quand on s’exprime sur un sujet sur lequel on ne connaît à peu près rien (la preuve en est que vous ne savez même pas définir les termes de base ), il ne faut pas s’étonner de se faire recadrer, par moi ou un autre. Je comprends fort bien votre amertume mais votre criante ignorance est de votre fait, pas du mien, donc ne vous en prenez guère à moi.
Je crois qu’on peut refermer cette polémique, mais je ne ferme pas ce fil de commentaire, j’invite même au contraire d’autres lecteurs de ce blog à s’exprimer sur ce sujet.