Les pitres
Je me permets de faire un peu de pub pour le blog de l’ami Andrei, pas assez fréquemment mis à jour (là, je ne manque pas de toupet, je crois). Je reproduis donc son intéressant billet.
Aux banquiers, un message a été envoyé hier par le président de la République (…) Nicolas Sarkozy a enjoint les établissements financiers de ne pas prêter “davantage ou plus facilement” aux “spéculateurs” qu’aux ménages et de ne pas fermer les robinets du crédit en réaction à la crise des marchés financiers
LE FIGARO , 31 Aout 2007
M. Sarkozy adresse une lettre-manifeste aux enseignants
[...]
C’est un manifeste de 32 pages que le chef de l’Etat leur consacre, sous le titre “Lettre aux éducateurs”. La présentation est sobre, le style élégant, le propos humaniste. Non sans lyrisme, M. Sarkozy demande “une nouvelle Renaissance, qui n’adviendra que grâce à l’éducation.LE MONDE, 04 Sept 2007
Nous avons donc:
- - l’Epître aux Banquiers
- - l’Epître aux Educateurs
Un Nouveau Testament (”républicain”?) - par l’Apôtre Saint-Sarkozy ! - serait-il en train de naitre sous nos yeux (éblouis, émerveillés) ?
Du pain sur la planche pour Apologétes, Exegétes, Pères de l’Eglise et autres Biblistes…. (et gare aux Apocryphes…)
En attendant…Repentez-vous, pauvres et misérables mécréants !


“Ne pas prêter plus facilement aux spéculateurs qu’aux ménages.”
Ca y va, la démagogie.
Quand on sait que la crise financière actuelle a justement été provoquée parce que les banques américaines ont prêté trop facilement à des ménages qui n’avaient pas les moyens de rembourser…
Et c’est quoi, un spéculateur? A quoi le reconnaît-on? Il entre dans une banque la bite à la main, en disant: vite, j’ai envie d’enculer un pauvre?
Cette éternelle distinction entre les méchants spéculateurs et les gentils instits CAMIF est idiote. C’est parce que les gros spéculateurs assoiffés de profit risquent beaucoup de pognon — et donc risquent de le perdre — que les entreprises peuvent financer leur développement.
Et les mignons instits CAMIF, quand ils achètent des actions de privatisées font la culbute, ils font pas de la spéculation? Ils les refusent, ces immondes profits capitalistes?
On est pas sortis de l’auberge…
Les ménages en question étant souvent eux-même des spéculateurs puisqu’ils espèrent gagner à la revente de leur bien immobilier.