27 août 2007

Raymond, le rendez-vous manqué

> politique — Copeau à 7:30

Je voulais écrire un billet retraçant la vie de Raymond Barre, cela étant, je crois que Guy Sorman, dans une autre perspective, a résumé excellement le fond de ma pensée. Je lui laisse donc la main pour les lignes suivantes, et le remercie de sa clairvoyance.

Raymond Barre fut le bon président que la France n’a pas élu au moment où nous en aurions eu le plus besoin.
Le déséquilibre des finances publiques qui plombe aujourd’hui la croissance remonte en effet aux années 1980, quand Barre candidat proposa , en vain , aux Français sa médecine d’urgence. La nouvelle donne économique - pétrole chère , inflation , démarrage de l’économie de l’information aux Etats Unis , révolution Reagano- thatchérienne - aurait exigé à cette époque , un virage dans nos modes de gestion du budget de l’Etat , de la solidarité sociale et du chômage . Virage que la Grande-Bretagne a pris mais pas nous. Mitterrand fit l’autruche, Chirac aussi ; Sarkozy, on ne sait pas encore.

Mais Barre n’avait aucune chance d’être élu dans un régime présidentiel, pas plus que Pierre Mendès-France en son temps ; il ne parlait pas aux tripes et s’en tenait en réunions publiques au même registre didactique qu’avec ses élèves de Sciences Po. Ses étudiants, je suis fier de l’avoir été, ne l’appelèrent jamais que Monsieur le Professeur et non Monsieur le Premier Ministre comme le protocole républicain l’eut exigé ; il en était enchanté et n’aimait rien d ‘autre de que de commenter les progrès de la science économique.

Barre aimait les aphorismes, celui-ci en particulier : « Il faut penser en homme d’action et agir en homme de pensée «, de Henri Bergson. Voilà une autre France, une génération disparue.

A propos de mémoire, il me revient une conversation entre trois complices de cette génération-la , Barre, Louis Pauwels et Henri Amouroux ; tous les trois académiciens , ils s’interrogeaient sur l’au-delà. “Nous sommes immortels , disait Henri Amouroux , aussi longtemps que les vivants se souviennent de nous”.

25 août 2007

Télécharger la musique de deezer.com

> numérique — Copeau à 13:51

On parle beaucoup en ce moment de deezer.com, site génial qui permet d’écouter de la musique en ligne et de créer / conserver ses playlists. La question est aussi de savoir comment conserver les fichiers musicaux en tant que tel. Voici une méthode. Il n’est bien sûr pas légal de conserver des fichiers mp3 écoutés sur ce site ; en revanche, évoquer cette astuce n’est pas inintéressant pour qui veut mieux maîtriser certaines fonctions de son navigateur.

1. utilisez Firefox

2. Installez l’extension cacheviewer qui permet de connaître ce qui est dans le cache de firefox. Extension bien utile en soi, au-delà de la question qui nous occupe présentement.

3. écoutez la musique que vous voulez télécharger en entier.

4. Ouvrer cacheviewer (menu Outils) et recherchez : http://proxy-9.blogmusik.net/encapsulation.php?ID=

5. Cherchez un fichier d’environ 3Mo. Copiez/collez-le où vous voulez et renommez-le en .mp3

Et voilà ! Ne dites pas merci, lisez plutôt ceci.

23 août 2007

Narcisso Show

> érotique — Copeau à 10:32

Je viens de tomber par hasard (un vrai hasard, pour une fois) sur un site perso centralisant toutes les vidéos de la première saison de Narcisso Show, la fausse émission animée par Jacky Nercessian, Le Narcisso Show était une rubrique de l’émission Venus TV qui passait sur M6 en 1990. Une voix off disait à chaque début :

“Vous lui avez peut être écrit pour qu’il recherche une amie perdue où une passante inconnue ? Va-t-il la retrouver ? Voici, en direct du studio 109, Jean-Patrick Narcisso et son Narcisso Show”

Et c’est comme ça qu’une fille venait effectuer un striptease (parfois intégral) sur le plateau télé de cette pseudo-émission maniant l’humour au deuxième degré, ce qui tout de même est bien rare dans ce genre artistique..

21 août 2007

Nestor Burma

> romantique, ubique — Copeau à 9:35

Voici, je le pense, un billet qui va vous surprendre. En effet, rien - me semble-t-il - ne pourrait vous laisser un seul instant supposer que je puisse être un fan du détective créé par Léo Malet. Et pourtant, c’est bien le cas. J’ai lu une grande partie des romans de l’auteur, et j’ai vu la quasi totalité des saisons de la série produite par Antenne 2 / France 2, depuis sa première apparition en 1991, dans laquelle Nestor est assez idéalement incarné par un Guy Marchand au flegme inaltérable.

Non, ce n’est pas le charme, parfois discret, parfois incontestable, des petites Hélène qui me font apprécier ces séries romanesques et télévisées. Ce n’est pas non plus le travestissement télévisuel, service public oblige, où l’alcoolo anar de Malet devient un dandy désabusé joueur de saxo. C’est plutôt l’état d’esprit qui s’en dégage, très parisien à l’ancienne, appuyé sur un vieux fond libertaire parfaitement mis en valeur par la bêtise du commissaire Faroux et de son adjoint, l’excellent inspecteur Fabre joué par le non moins excellent Patrick Guillemain.

Il est vrai que Malet a été, parmi les petits boulots  de son début de carrière, journaliste dans divers canards au nom évocateur (En dehors, L’insurgé, Journal de l’Homme aux Sandales, la Revue Anarchiste, etc.). Un temps surréaliste, puis devenu trotskiste, Malet crée après-guerre le personnage de Burma. Chacun de ses romans se déroule dans l’un des arrondissements de la capitale, ou a du moins pour scène principale un seul et même arrondissement.

Je vous conseille tout particulièrement la lecture de Pas de bavard à la Muette,  qui se déroule à Passy, Brouillard au pont de Tolbiac (près de la place d’Italie), ou encore Nestor Burma court la poupée.

Je n’ai jamais eu la chance de lire les BD illustrées par Tardi, mais, pour en avoir vu quelques planches, il me semble que ce dessinateur si particulier parvient très bien à retranscrire l’atmosphère qu’on imagine à la lecture des romans de Malet, où même les beaux quartiers (je me souviens d’une description frissonnante des jardins du Luxembourg et de l’Observatoire) prennent un aspect inquiétant.

A lire, donc, d’autant que je trouve l’écrite de Malet bien supérieure à celle de Frédéric Dard, et que je trouve Burma plus attachant que San-Antonio. Beaucoup de bruit pour rien, je me contenterai de dire, pour ce dernier.

16 août 2007

Roboclop

> comique — Copeau à 16:55

Le futur liberticide, c’est déjà demain.


Roboclop
envoyé par mozinor

15 août 2007

Boris

> atomique — Copeau à 8:57

Des amis libertariens, qui se reconnaîtront certainement, m’ont fait découvrir il y a quelques temps Boris, la bière de la Liberté. On la trouve dans certains supermarchés (Leclerc, Cora, notamment). Je vous invite à la découvrir si vous ne la connaissez pas, même s’il s’agit d’une vulgaire pils sans aucun caractère. Ce qui fait sa force, c’est son slogan et son positionnement commercial, plutôt étonnant dans un pays collectiviste. Voici en effet ce qui est inscrit sur le pack :

Je vais où je veux, car il n’y aque la liberté pour guider mes pas et mes pensées. Je n’ai pas peur de défendre mes idées. Mes valeurs sont celles d’une génération qui veut garder le contrôle sur sa vie et sur son avenir.

Je n’obéirai toujours qu’à un seul drapeau : le mien.

(ces deux dernières phrases se retrouvant sur les bouteilles)

On m’appelle Boris le rebelle, car je crois en moi-même plutôt qu’au système dans lequel on voudrait me faire vivre. Pour donner mon nom à cette bière je l’ai brassée à ma manière, sans compromis. C’est pourquoi je lève mon verre à tous les insoumis qui la prennent comme moi, droite et fière.

L’agence de communication, québécoise, qui a initié le concept de cette bière alsacienne de Saverne, a pris des risques incroyables. Encore que, de l’anarchiste au libertarien, pas mal peuvent s’y retrouver. En tout cas, bravo pour cette initiative.

10 août 2007

Risques

> atomique, ubique — Copeau à 13:17

C’est grâce aux risques que l’on prend que la vie devient vivable

Charlotte Rampling

Avis à tous les altercomprenants, qui nient le fondement même de l’identité humaine.

9 août 2007

Back

> ubique — Copeau à 8:56

Je suis bien revenu, j’ai passé de bonnes vacances merci. Je n’ai toutefois pas une inspiration débordante en ce moment, apte à couvrir des pages et des pages de ce blog, attendez-vous par conséquent à une activité proche du service minimum en ces lieux durant les prochains jours, sinon les prochaines semaines.

Je réponds toutefois toujours aux commentaires, de Copeau et de Copeau Reloaded, alors n’hésitez pas, vous auriez tort !