18 juillet 2007

Underwear

> musique — Copeau à 3:21

Bon, allez, un petit dernier pour la route, il s’agit de Them, avec Let me see Your Underwear, morceau très copeauesque dans l’esprit, et que par conséquent je ne pouvais manquer de vous faire profiter :)


them let me see your underwear
envoyé par dj-T-goth

17 juillet 2007

Farewell

> musique, ubique — Copeau à 19:02

Je pars quelques jours, je vous souhaite de bonnes vacances si vous en prenez, du courage dans le cas contraire, et vous dit à très bientôt. Durant mon absence, les commentaires restent ouverts. Et afin de trouver le temps moins long (!), je vous propose de regarder et d’écouter Once in a Lifeime, un morceau de Wolfsheim, groupe allemand d’électro-pop/synthop peu connu hors de ses frontières, et pourtant excellent tant dans sa composition que par la voix de son chanteur Peter Heppner.


Wolfsheim - Once in a Lifetime
envoyé par Tunashaker

16 juillet 2007

Agoravox, Wikipédia, liberté, déontologie, objectivité

> numérique, politique — Copeau à 12:30

Vous avez certainement lu les dernières démêlées qui opposent l’école de journalisme de Sciences-Po Paris, et plus encore l’un de ses professeurs, Pierre Assouline, à Wikipédia. Il semble à présent que les journaux dits “sérieux” hurlent avec les hyènes et s’attaquent à la pseudo-information comme au pseudo-journalisme.

On peut reprocher tout ce qu’on voudra à Agoravox, à Wikipédia, notamment un manque flagrant d’objectivité. Mais il ne sont, après tout, que le reflet des internautes d’un pays donné ; les wikipédiens US ou Néo-Zélandais sont libéraux, les wikipédiens français sociaux-démocrates. En ce sens, si vous croyez encore à l’objectivité des journaux dits “sérieux”, je vous invite à lire les nombreux sondages publiés par la revue Commentaire, après chaque scrutin électoral d’importance, qui montre, comme c’est l’évidence, que les journalistes de la presse écrite ou audiovisuelle ne sont pas moins objectifs que nous amis wikipédiens ou “journalistes citoyens”.  Le procédé qui consiste à instiller des erreurs dans les articles du wiki est détestable ; la volonté de reprise en main - sinon du pouvoir, du moins des grands oligopoles des médias - est largement vraie, et je partage donc l’avis d’Agoravox sur ce point.

15 juillet 2007

The Violence In Me

> musique — Copeau à 10:05


http://fr.youtube.com/watch?v=ypyD7oPit8g

12 juillet 2007

Lang, yuppie cultureux quoique traître à la Noble Cause

> politique, ubique — Copeau à 10:59

Jack quitte le PS, pour rejoindre la commission Balladur chargée, en gros, de la réforme des institutions. Jack est un type sympa, on dirait presque Chirac plus jeune ; toute la boboïtude l’a adulé, lui qui l’incarnait presque. Pourtant, Jack n’était pas seulement un adepte des geuletons sans prétention mais gratuits de Blois ; ce fut aussi, jadis, dans une aile du Palais-Royal, du temps de la splendeur du ministère de la Culture - Acte I du rayonnement interstellaire de Mitterrand, un joyeux yuppie de l’Etat culturel, spécialiste du triple cocktail mondain par jour, et qui faisait baver d’envie les très ascètes conseillers d’Etat situés dans l’aile d’en face.

Battu à Blois, Lang se réfugia à Paris, pensant qu’une telle figure de proue, pressentie aux présidentielles de 1995 voire 2002, allait voir le tapis rose se dérouler sous ses pieds rue de Solférino. Il n’en fut rien et, las, désabusé devant tant d’injuste incompréhension, il quitta cette terre inhospitalière pour conquérir une circonscription gagnée d’avance dans le Pas-de-Calais. Mufles, les Nordistes ne l’élirent qu’avec un étriqué 54% au second tour, score indigne d’une telle Majesté. Piqué au vif, c’est bien légitimement que Jack leur fit alors, à toutes et tous, un doigt d’honneur en rejoignant la commission Balladur. Voilà en quelques mots le parcours de la figure de proue sondagèsque du PS, ou plutôt brillant second derrière l’autre traître Kouchner.

Accessoirement, on me dit dans l’oreillette que Lang serait un prof de droit public réputé, bien plus qu’un cultureux. Je demande à voir, n’étant pas totalement débutant en matière de droit public, et n’ayant pour autant jamais entendu parler de lui dans les milieux académiques autorisés, où on s’autorise à penser qu’il manque d’autorité mais pas d’ambition, comme aurait peut-être dit Coluche.

Millenium 2 - La fille qui rêvait d’un bidon d’essence… et d’une alumette

> romantique — Copeau à 7:45

Voici déjà un bon moment que j’ai lu le tome II de Millénium, ou plutôt des aventures de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist, la première autiste hackeuse sous curatelle, le second journaliste d’investigation co-directeur d’une revue bobo quoique de grande qualité à Stockholm.

J’avais omis de vous parler de ce deuxième bouquin, par manque de temps et certainement pas par manque d’envie. En effet, ce nouveau volet de la saga Millénium (en attendant le troisième et dernier avatar, qui sortira à la rentrée) est largement à la hauteur du premier. L’intrigue de ce polar nordique se focalise plus sur le rôle de Lisbeth, et moins sur celui de Mikael.

L’histoire débute là où Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes s’arrêtait. Blomkvist triompha avec panache à la fois d’un maniaque sexuel maquillé en capitaine d’industrie, et d’un financier véreux aux méthodes particulièrement douteuses. Il triompha, certes, mais ne tira tout de même pas aussi bien son épingle du jeu que Lisbeth, qui, du haut de ses innombrables talents numériques, rafla la mise, au sens propre comme au figuré. Après s’être mise au vert quelques temps, Lisbeth est de retour en Suède, vit encore plus cachée qu’auparavant, et rien ne semble pouvoir troubler sa quiétude en Powerbook, sinon une copine de temps en temps pour satisfaire ses légitimes désirs lesbiens.

Mikael a retrouvé sa place au sein de Millénium, lui qui a été malmené précédemment par une enquête bâclée qui lui a coûté sa place. Il projette, avec deux collaborateurs free-lance en appui, de sortir un numéro spécial consacré aux méthodes esclavagistes employées par des proxénètes venus de Russie ou de pas loin, à l’encontre de jeunes femmes naïves venues gagner leur croute en Occident. Vous pointez ici du doigt, fidèles lecteurs, la principale faiblesse de cet opus : le thème central, très féministe, n’est pas très différent de celui de Millénium I, ce qui est très dommage et signe d’un manque de renouvellement flagrant de la part de Stieg Larsson.

Je ne veux pas vous dévoiler plus avant l’intrigue, ce serait fort peu urbain de ma part, et probablement vain, dans la mesure où je vous fais confiance pour vous faire votre propre opinion au sujet de ce roman d’excellente facture et haletant. Je me bornerai à dire que Lisbeth est décidément pleine de ressources, et que nous ne sommes sans doute pas encore au bout de nos surprises la concernant. Son passé, son présent et son futur restent au mieux troubles, au pire obscurs.

Ce bouquin-là est à la hauteur du premier, je l’ai dit, et incarne tout autant que celui-ci la nouvelle vague du roman policier suédois. Tout comme le commissaire Wallander d’Henning Mankell, dont j’ai déjà si souvent parlé (je fais ici une piqure de rappel, car je me rends bien compte que tous les lecteurs de ce blog ne sont pas des réguliers, loin de là). Je ne prétends pas que Larsson fasse ici preuve de grande crédibilité, dans la mesure où Lisbeth la punkette gothique est si caricaturale qu’on a du mal à imaginer un seul instant qu’elle puisse avoir la moindre existence réelle, ce qui est pourtant le ressort de base de tout roman. C’est tout aussi vrai pour Blomkvist, qui est encore, comme je l’écrivais dans le billet précédent, le double de Larsson, son prolongement fantasmatique, tellement parfait et gentil qu’il en devient parfaitement lassant.

Si le trait qui dessine les personnages est grossier, le déroulé de l’histoire est haletant et extrêmement bien pensé, c’est le premier pilier de l’œuvre de l’auteur. Le second pilier réside, quant à lui, dans l’état d’esprit qui se dégage des romans de Larsson. Un état d’esprit joyeusement libertaire, à l’amour libre assumé, à l’homosexualité latente, au contournement des autorités stériles ou collabos. On se croirait retourné dans un film du début des années soixante-dix, et c’est, je crois, ce qui me plaît le plus chez Larsson. C’est ce qui le rend si joyeusement sympathique.

8 juillet 2007

Fedora

> numérique, ubique — Copeau à 16:20

Je suis relativement absent ces derniers jours du net, pour cause de migration définitive vers linux, et, corrélativement, de suppression totale du dual boot avec Windows. Par ailleurs et au surplus, j’ai décidé de quitter le duo Ubuntu / Kubuntu, pour la distibution Fedora, dont la septième salve vient de sortir et est très prometteuse.

Je reviendrai vers vous en grande forme dans quelques jours. Avecà nouveau, du moins je l’espère, des billets que vous commenterez en nombre et avec la qualité usuelle qui vous anime.