22 juin 2007

Patrimoine, rente et libéralisme

> politique, économique — Copeau à 7:29

Puisqu’à l’heure où j’écris ces lignes (elles seront mises en ligne un peu plus tardivement), la fête de la musique bat son plein, et puisque par ailleurs, au plus fort des dernières campagnes électorales, je me suis penché sur des sujets fort éloignés de ce genre de préoccupations, en évoquant souvent des sujets musicaux d’ailleurs, Queensrÿche et Helloween en particulier, je poursuis ma stratégie anti-blogging en évoquant ce soir un sujet politique. J’aime cet esprit de contradiction, qui me fait penser à Shriyû dans les Chevaliers du Zodiaque, où, aux ordres de son mentor chinois, le héros doit, de la seule force de ses poings, retourner le sens d’un torrent glacial. Permettez-moi de m’inspirer de cet illustre modèle.

J’ai écouté ce soir Europe 1, émission dans laquelle étaient invités, entre autres, Jacques Généreux et Pascal Salin. Bien sûr, les lecteurs réguliers de ce blog connaissent sans doute Pascal, l’un des plus illustres penseurs libertariens contemporains, et Français qui plus est, ce qui en soi est source du plus grand désappointement chez le vulgus gallius. Jacques Généreux, lui, ne joue clairement pas dans la même catégorie, car s’il est sympathique et déterminé, il n’en reste pas moins un prof d’économie de première année, au cours intéressant, présentant avec pédagogie la micro et la macroéconomie (notamment le fameux diagramme IS-LM qu’il adore et dont il s’est fait une spécialité), mais qui n’a strictement rien de comparable avec la qualité de l’œuvre du talentueux Pascal, œuvre reconnue internationalement. Les deux, au-delà de leur corpus professionnel initial, ont en revanche choisi de s’engager dans la voie du combat politique, non en tant qu’acteurs, mais en tant qu’essayistes. Là encore, toutefois, l’honnêteté la plus élémentaire m’oblige à dire que rien n’est comparable entre le lumineux Salin et le dogmatique quoique enfonceur de portes ouvertes, Généreux.

Ceci étant dit, venons-en au fond du débat, très bref au demeurant, qui a bien évidemment opposé Pascal et Jacques. Ce dernier a dit en substance la chose suivante : loin de mettre en branle une « rupture » comme annoncée, le « gouvernement Sarkozy » (si je puis me permettre ce raccourci) a choisi de louvoyer, ne se lançant ni dans une politique de relance de la demande (on se demande bien pourquoi il l’aurait fait, je crains que Jacquouille n’ait pas saisit que les électeurs n’ont pas eu envie de prendre ses désirs pour des réalités), ni dans une politique de l’offre (baisse des charges des entreprises, allègement du coût du travail, soutien aux investissements, etc). Pascal, lui répondant, n’a certes pas pris le même angle d’attaque, mais, s’il a souligné l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre une véritable politique de l’offre, c’est pour mieux appuyer le fait que, comme Généreux le disait, le gouvernement ne se lance pas du tout dans une politique suffisamment ambitieuse en l’espèce.

Rien que de très classique.

Ce qui l’est moins, c’est ce que lui a rétorqué Généreux. En substance, il a dit qu’un libéral comme Pascal devrait s’opposer à la politique gouvernementale (chose qu’il fait, au passage) parce que le gouvernement Fillon défend une économie des rentiers, et pas du tout une économie du travail. C’est notamment le cas en exonérant presque entièrement les donations et les droits de succession. Généreux a raison : l’abattement principal, aujourd’hui fixé à 76 000 €, est cumulable avec celui dédié aux enfants (à concurrence de 50 000 € par enfant). Comme la succession moyenne est de 100 000 €, le dispositif actuel exclut déjà près de 90% des transmissions entre époux et 80% des transmissions en ligne directe de toute imposition. En portant ce taux à 95%, Fillon et Sarko cherchent donc à favoriser plus encore l’héritage et la rente.

A cette objection, on peut répondre deux choses, que je vais volontairement écarter. D’une part, que l’héritage découle naturellement du droit de propriété, lui-même un droit naturel, et peut-être le plus sacré. N’étant pas jusnaturaliste, cet argument me laisse de marbre. D’autre part, que critiquer l’économie de rentiers est faire preuve de convoitise envers les plus riches, comme Sade l’écrivait avec son immense talent il y a deux siècles.

Je considère que, malgré le plus ou moins bien-fondé de ces deux objections, la question reste entière : une économie de rentiers, ou le fait de favoriser la transmission du patrimoine au sein de la famille, est-ce économiquement productif ou néfaste ?

Il me semble que ce dont nous manquons et avons besoin, c’est de gens qui prennent des risques, il n’y a qu’à comparer le palmarès des entreprises US et françaises pour s’en convaincre. Ce dont nous manquons aussi, c’est de flexibilité, non seulement au niveau de l’emploi, mais aussi au niveau des salaires. Le gouvernement travailliste néo-zélandais a supprimé avec un succès manifeste le salaire minimum, parce qu’il a offert du travail à ceux qui en étaient structurellement privés. Les pays qui ont le taux de chômage le plus bas ont aussi le moins de restrictions aux licenciements, c’est mécanique.

Dans ce contexte, je ne suis pas sûr que le fait de favoriser les rentiers soit un signe de dynamisme économique.

Je ne dis pas, bien évidemment, qu’il faut spolier les conjoints et enfants de ceux qui ont bossé toute leur vie pour se constituer un capital, en instituant des prélèvements faramineux. Je dis simplement que je préférerais, et de loin, que l’on incite les Français aisés à investir, par des crédits d’impôts, des exonérations, des avantages divers, plutôt que de favoriser aveuglément des descendants qui, si les parents étaient des gens riches, n’ont jamais eu et n’auront jamais le moindre goût de l’effort. Ce qui n’est pas la meilleure des incitations à prendre des risques.

22 réactions »

  1. h16 dit le 22 juin 2007 à 11:02

    J’ai écouté (vaguement entre deux cuillerées pour papa, deux cuillérées pour maman) l’émission en question et j’ai moi aussi sursauté en entendant le Généreux formuler cette remarque à Salin, surtout pour des raisons de ton : “un libéral comme vous devrait s’y opposer …”

    J’ai trouvé fort de café qu’un type comme lui dise à Salin comment penser, d’une part, et d’autre part, lui préconise finalement un prêt-à-penser faux de surcroît.

    Le libéralisme manque, je pense, de rhéteurs acides.

  2. Jb dit le 22 juin 2007 à 12:56

    Auriez-vous les références de l’émission? J’aimerais l’écouter en Podcast.

    D’avance merci.

  3. Copeau dit le 22 juin 2007 à 13:09

    http://www.europe1.fr/antenne/references.jsp?id=3000#

  4. Copeau dit le 22 juin 2007 à 13:10

    Je suis d’accord avec ta remarque h16 : que Généreux donne à Salin des leçons de libéralisme, c’est particulièrement culotté.

  5. Vialatte dit le 25 juin 2007 à 21:50

    Mais enfin foutez la paix aux rentiers !!!
    Ces gens-la ont la chance de pouvoir profiter de la vie et de gouter au plaisir de l’hedonisme. Quelle chance cela doit etre de pouvoir se lever a midi tous les jours, ne rien foutre de la journee et rester eveille tard le soir devant la TV. N’avoir aucun soucis a se faire et vivre dans le plus grand confort !!!
    En bref, laissez moi profiter de mon heritage en paix et arreter de dire que c’est a cause de gens comme moi que l’economie va mal. J’en ai rien a foutre de la competitivite de l’economie francaise!!! Je ne travaille pas et je n’achete que des produits made in China.
    Ce mepris vis-a-vis des riches, c’est vraiment tres francais.
    Au passage, je vous conseille le film About A Boy avec Hugh Grant, d’apres le livre de Nick Hornby.

  6. romain dit le 26 juin 2007 à 16:53

    excellent billet.Je trouve à titre perso la guache plus libérale (et plus juste) que la droite en voulant maintenir l’impôt sur les successions.

    Ce n’est pas une question de riche ou pauvre mais une question de permettre à chacun d’être à égalité au départ pour se construire selon ses envies et ses talents.

  7. vincent dit le 27 juin 2007 à 6:56

    En exemptant toutes les successions et donations d’un montant “raisonnable”, la droite ne risque pas de créer une économie de rentiers: personne ne vivra de 200 à 250 000 euros de capital.

    Par contre, ces 200.000 Euros, s’ils sont transmis à un âge “praticable” pour les légataires, peuvent constituer un capital de départ intéressant.

    Autre argument en faveur de l’exonération de ces successions “ordinaires”: d’une façon générale, les récipiendaires emploient l’argent ainsi obtenu mieux que ne le fait l’état.

    Pour ma part, je suis favorable à l’exonération totale de TOUTES les successions, à condition que le donateur puisse choisir sans aucune restriction légale ses héritiers: plus d’obligation de léguer à ses enfants (si papy trouve que ses enfants le méprisent, c’est son droit), la loi actuelle n’étant appliquée qu’en l’absence de testament.

    Ainsi, un milliardaire aurait le choix entre pourrir ses enfants ou tout placer dans une fondation, ou une oeuvre caritative de son choix, ou de privilégier un héritier pour éviter une division patrimoniale trop importante…

    Si le héritier fait mauvais usage improductif de l’argent ainsi gagné, tant pis, mais gageons que ce ne sera pas le cas le plus fréquent. Alors que l’état…

    Un moyen terme (politiquement moins risqué) serait déjà de mettre fin à la distinction fiscale entre “ligne directe” et “ligne indirecte”, en alignant les taux marginaux des secondes sur les premières.

  8. romain dit le 27 juin 2007 à 7:32

    oui mais à ce niveau tu te retrouveras avec un type avec 400000 euros de capital de départ et un autre à 100 euros…et là y’a plus concurrence libre…

  9. Dr. Lecter dit le 27 juin 2007 à 10:27

    @romain :
    oui mais là actuellement nous n’avons pas le même capital toi et moi. Peut-on dire qu’il n’y a pas concurrence libre entre nous, et m’obliger à te reverser une partie de mon argent ?
    tu vas me dire : les pauvres enfants, ils ont pas choisi leurs parents… oui mais il y a des tonnes de trucs qui influencent la vie et les études d’un enfant(et sans doute pas l’argent en premier : la profession des parents me parait extrèmement importante, il y a également un certain sens des études et certaines valeurs au sein de la famille). Faut-il donc faire un système éducatif comme dans Un Bonheur Insoutenable ?
    Ca sent l’arnaque lorsqu’en poussant l’argument de concurrence libre on se retrouve dans un système communiste…

    sinon, très bon billet Copeau :)

  10. romain dit le 27 juin 2007 à 13:41

    un systéme communiste?non mais quelle concurence a-t-on dans un 100 métres si la ligne de départ est à 20 métres de l’arrivée pour certains et à 130 métres pour les autres???

  11. vincent dit le 27 juin 2007 à 22:21

    @ romain #10: tout le monde n’est pas obligé de courir le 100m. Certains choisiront le football ou le marathon. Ou la natation. Le Rock N roll. A chacun selon ses qualités. Et puis certains se contenteront de la 3ème place, parce que bon, l’important, c’est de participer.

    #8 : Ajoutons que celui qui a 400 000 Euros pourra être un excellent investisseur qui apportera à celui qui n’a que 10 euros mais plein d’idées des capitaux en échange d’une part de sa start up. Dans un pays ou les personnes capables d’investir n’ont pas forcément le talent pour le faire (tous les héritiers ne sont pas des aigles), ils peuvent utiliser leur capital pour faire fructifier le talent des autres dans un échange gagnant gagnant.

    Bon, le héritier peut aussi dilapider l’argent. Tout comme l’entrepreneur qui a d’abord eu une bonne idée peut tout perdre sur une mauvaise décision. Puis se refaire… mais si l’argent est dilapidé, il n’en circule pas moins et arrivera dans d’autres poches.

    Alors que si sur 400 000 Euros, 200 000 ont été bouffés par l’état… On est sûr d’une dilapidation de la plus grande partie dans des politiques toutes plus foireuses les unes que les autres.

    Autre raisonnement: faudrait il obliger les pays qui héritent de la nature de ressources importantes à en verser 40% à un gouvernement mondial pour rétablir l’équilibre avec ceux qui n’ont pas de pétrole ? Non, bien sûr: la plupart des pays les plus riches du monde ont su compenser des ressources naturelles très moyennes en développant d’autres forces.

    Il en va de même des individus. Faudrait il obliger ceux qui héritent d’un QI de 140 à léguer une part de leur cerveau à Thierry Roland (et pourtant ce dernier ne s’en tire pas trop mal dans la vie) ? Faut il interdire aux pianistes d’enseigner la musique à leurs enfants, au motif que les parents musiciens ne peuvent rien en faire (mais il y a d’excellent musiciens non issus de familles d’artistes) ? Les belles femmes devraient elles se couper le nez pour éviter de faire de l’ombre à celle qui ont moins de chance physiquement (mais celles ci ne savent elles pas compenser par leur charme, leur esprit, leur regard qui pétille…) ? Faut il interdire aux noirs de s’entrainer au sprint pour rétablir l’équilibre avec les blancs dans la finale du 100m ? Ou mettre des poids de plomb aux blancs pour assurer une meilleure représentation des noirs sur les podiums de natation ?

    Bref: L’argent hérité des parents n’est qu’une source de diversité (je préfère cette expression à inégalité, que les français assimilent facilement à iniquité) parmi tant d’autres. mais les individus peuvent compenser une faiblesse liée à la naissance par le développement des forces qu’ils ont en eux, ou en associant leurs forces respectives. En prétendant rétablir l’égalité par rapport à l’argent au profit de l’état, l’impot successoral ne fait qu’appauvrir globalement la communauté de ses citoyens, mais n’améliore en rien les capacités des moins chanceux à compenser les écarts liés à la naissance.

  12. romain dit le 28 juin 2007 à 8:16

    Evidemment que c’est un facteur et seulement un facteur et qu’un fils de balayeur de Venissieux pourra parfois plus reussir qu’un fils de patron du CAC 40…Il n’empeche que c’est infiniment plus rare que le contraire, il n’y a donc pas égalité (ou équité si tu préféres)!!!!!

    Pour moi il devrait être possible à chacun de choisir si c’est un cent métres ou un dos crawlé ou un marathon que l’on veut courir.

    Là est à mon sens la liberté.On en est pas au communisme, d’ailleurs le trés peu marxiste Raymond Aron évoquait la nécessité de ne pas perpétuer les inéglaités de départ dans ses “dix-huit leçons sur la société industrielle” en 1962.

    Gates et Buffett, peu suspects de manquer de talents et de vouloir faire rendre gorge aux plus riches se sont plus récemment prononcés contre les revisions à la baisse de cet impot aux USA au nom de la liberté de chacun de pouvoir faire fructifier ses talents.

  13. Phantom Opera dit le 30 juin 2007 à 8:42

    En attendant que lib.org remarche (qu’est-ce qu’on s’ennuie quand même quand ton forum est fermé, Copeau!), je vais peut-être répondre à quelques uns de tes billets. J’ai lu celui là il y a quelques jours, par principe je ne l’ai pas trop apprécié, mais je ne savais pas trop quoi répondre, ayant peur que mon message passe mal car étant directement concerné par ton billet, donc j’ai zappé.

    Donc, personnellement je n’ai pas vraiment aimé tes arguments parce que je les ai trouvé un peu trop utilitaristes. Je ne te soupçonne de rien du tout Copeau, il y a quelques années, avant que je découvre lib.org, j’aurais peut-être pu dire la même chose.

    Ca va être un peu cru dit comme ça, mais je crois que la prise de risque (tout comme la chômage, la croissance économique, les palmarès des entreprises dans le monde, etc.) ne doit pas être considéré comme un but en soi. Le vrai but, c’est le respect de la liberté individuelle, et si des parents adoptent un comportement irrationnel en transmettant leur capital à leurs enfants au risque qu’ils le dilapident, qu’il en soit ainsi. Félix Potin, le grand marché de la fin du XIXe siècle, s’est écroulé à cause d’une mauvaise gestion de la descendance, quand j’étais petit ce marché mythique n’était plus qu’un réseau d’épiceries, réseau qui a totalement disparu parce que l’activité n’était plus rentable. Est-ce qu’on souffre de cette disparition? Je n’en ai pas l’impression.

    Moi personnellement, je n’aime pas trop ces droits de succession parce que je pense qu’ils ont un but atomiste (comme dirait RH sur lib.org): le démantèlement de la communauté familiale.

  14. Copeau dit le 30 juin 2007 à 9:35

    J’entends bien l’ami, mais je suis utilitariste, plutôt que jusnaturaliste, alors…

  15. Phantom Opera dit le 30 juin 2007 à 10:14

    En fait, je me demande si d’un point de vue utilitariste c’est si efficace que ça (exemple cité de Félix Potin). Je n’ai pas envie de passer pour un conservateur farouche défenseur de la famille comme le fait RH sur lib.org, mais je pense plus généralement qu’il n’est pas bon d’intervenir dans la famille de l’extérieur, car la famille demeure malgré tout une des meilleures sécurités pour un individu. Dans une France où beaucoup de gens souffrent d’un manque de réseau social, intervenir dans le dernier recours qu’est la famille nucléaire ne me semble pas très moral, pour ne pas dire cynique. Si la réussite de la société doit nécessairement passer par son atomisation, alors non, franchement une société comme ça je n’en veux pas. Comme dirait l’autre, there is no such thing as society.

  16. gérard dit le 2 juillet 2007 à 18:42

    Au delà de l’aspect scandaleux de l’idée mème de l’impot sur les succéssions (ben oui vu que l’impot tu le payes quand t’achètes,pendant toute ta vie tu payes parce que tu l’as acheté , faudrait payer encore une fois parce que t’es mort ??? ! ) , je pense qu’il faudrait une bonne fois pour toutes revoir la position des notaires et par le fait le racket organisé par l’état à travers ses fonctionnaires ! depuis des années , les gens qui ont un patrimoine,immobilier ou non passent leur temps chez les notaires à construire des SCI, où plus personnes n’y comprend plus rien tant les méandres des objets de ces SCI sont aussi nombreux que complexes. Alors un peu de réalisme, un bien capitalisé pendant une vie ne peut subir une nouvelle fois, l’ultime taxe, quelque fois définitive ( ben oui il y a des gens qui vendent des biens pour payer la succéssion: c’est mon cas ! )c’est pas un rentier qui vous dit ça, c’est un mec de 40 ans qui aurait bien voulu garder la maison de son grand-père… mais c’est pas possible ! Bon courage à tous !

  17. socdem dit le 5 juillet 2007 à 10:01

    vouloir que le même patrimoine se transmette c’est quand même penser en conservateur et non en libéral!

  18. gérard dit le 5 juillet 2007 à 16:48

    vouloir l’inverse …c’est l’anarchie ! dans le mème raisonnement , pourquoi payer des impots?

  19. Coldstar dit le 6 juillet 2007 à 14:09

    Certains libéraux dont je fais partie souhaitent que chacun soit libre de transmettre son patrimoine comme il le souhaite. Et ça ne fait pas de moi un conservateur, loin de là, mon cher socdem. Car si cette logique permet éventuellement de transmettre tout son patrimoine à ses enfants, elle autorise aussi les parents à totalement déshériter leurs enfants au bénéfice de tiers, fondations… Ce “détail” m’écarte quelque peu des conservateurs.

  20. Rincevent dit le 9 juillet 2007 à 4:27

    Socdem, si une personne souhaite léguer son petit pécule à tel ou tel de ses proches après sa mort, pourquoi l’en empêcher ? Choisir ceux qui recevront ses biens, n’est-ce pas en quelque sorte la dernière liberté d’un mourant, et faire respecter ses dernières volontés le droit ultime de chacun d’entre nous ? Je ne vois vraiment pas pourquoi l’Etat (ou n’importe qui d’autre que ceux qui ont été mandatés par le mourant) viendrait s’immiscer dans la tragédie familiale que représente le décès d’un proche. Voler l’argent des morts, c’est obscène.

  21. socdem dit le 9 juillet 2007 à 8:47

    bon je vais pas me reexpliquer mais il me semble que quand on est pour une liberté des individus et une concurrence,le fait d’avoir un individu qui commence avec 2000 000 euros et douze apparts et un avec 0 et locataire ça fausse les choses et ça ne fait que conserver des inégalités c’est donc plus conservateur que libéral (à mon sens bien sur).Qu’il devienne possible de pouvoir léguer à quelqu’un d’autre est une proposition intéressante mais qui me semble renforce à ce moment le pouvoir du chef de famille sur es enfants ce qui peut aussi amener à une restriction de liberté puisque le pére pourra faire pression “si tu fais pas des études de droit je te file mes sous à une fondation”.Quand à “voler l’argent d’un mort” n’exagerons pas ou poussons la logique jusqu’au bout:brulons les objets des défunts car c’est aussi obscéne que les enfants utilisent l’argent du cadavre de leurs parents si on pense comme ça… Qu’il soit possible de léguer des biens acquis, d’en avoir la liberté oui.que cette liberté vienne fausser la concurrence de façon démesurée non.

  22. Vialatte dit le 9 juillet 2007 à 15:10

    Je ne comprends pas pourquoi il faudrait reduire a tout prix les inegalites de richesse. Qu’est ce que ca peut vous foutre qu’il y ait de riches heritiers et des enfants qui naissent sans un sou en poche ???? Les gens qui sont frustres par les inegalites de richesse font preuve de jalousie !!!
    1) Pourquoi je devrais laisser tout mon heritiage a l’Etat que je vois toutes les conneries que les fonctionnaires font avec nos impot ??? J’ai pas envie que mon heritage serve a financer le trou de secu ou qu’il entretienne 2 millions de chomeurs ou qu’il serve a faire fonctionner un system educatif en faillite. Que l’Etat vienne nous prendre une partie de notre heritage, c’est de la spoliation et rien d’autre.
    2)Ensuite, je suis vraiment desole de dire cela, mais quand on n’a pas d’argent et qu’on n’est pas capable d’offrir un niveau de vie decent a ses enfants et ben…..on ne fait pas d’enfants !!!! J’ai pas envie de dire que seuls les riches devraient avoir le droit de se reproduire parce qu’on va me prendre pour un facho. Mais le fait qu’il y ait un systeme de redistribution des richesses aussi genereux dans un pays cela entraine une deresponsabilisation des individus qui s’accroche a l’aide de l’Etat comme un nourrison a sa nounou. Les pauvres font des gosses, sans se preoccuper des consequences et apres ils esperent que l’Etat viendra s’occuper de leur petit problemes financiers ????? C’est vraiment se foutre de la gueule du peuple !!!!!
    Il est vraiment temps de supprimer l’Etat providence et de laisser les gens se demerder tout seul. L’Etat providence fait naitre trop d’esperences et deresponsabilise les individus devant les difficultes de la vie.

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