7 juin 2007

Poncelet, Virenque et Tapie

> politique — Copeau à 6:50

Je ne sais pas du tout - et me fous un peu à vrai dire - si l’actuel président du Sénat, Christian Poncelet, a trempé dans des magouilles dignes d’un conseiller général de la Creuse sur le retour. On l’accuse d’avoir facilité l’attribution de plusieurs marchés publics à la Sogea, qui est une filiale du célèbre groupe Vinci.

La justice, du moins on peut l’espérer (il y a déjà eu un classement sans suite dans une affaire louche en 2006), tirera tout cela au clair.

Ce qui m’interpelle, sinon me scandalise, c’est bien plus la ligne de défense de Poncelet. Bien évidemment, c’est un grand classique, il prétend - alors qu’il a presque la patte entière dans le pot de miel - qu’il n’y est pour rien, qu’il n’a rien fait, qu’il est méchamment accusé par un méchant individu que d’ailleurs il ne connaît pas, ou si peu. Mais, sans doute emporté par sa lancée, le bonhomme Christian trouve judicieux d’ajouter ceci (je cite) :

« Je suis intervenu dans trois ou quatre opérations, mais c’était une démarche normale. Je n’ai perçu aucune somme d’argent, il n’y a pas d’enrichissement personnel. Je suisun homme libre, je me contente de mettre les gens en relation. » Tout juste M. Poncelet reconnaît-il avoir été « imprudent ».

C’est beau comme du Richard Virenque. Je vous laisse donc méditer ces propos. Au passage, on notera le retour en fanfare de l’antienne socialiste désormais connue qui expose que si on pique l’argent du contribuable et celui des actionnaires pour le glisser dans les caisses du parti et non les siennes propres, on commet une bonne action, absolument pas répréhensible. Cette fois-ci, c’est beau comme du Bernard Tapie.