Blanc, nul ou abstention
En ces temps électoraux, j’invite tous les libéraux conséquents et cohérents à ne pas voter demain pour l’un ou l’autre des candidats à la présidentielle. Entendons-nous bien : je ne considère ni Ségolène, ni Nicolas, comme des anti-libéraux. Si le Pen, Besancenot, Bové ou d’autres s’étaient hissés au second tour, évidemment, je n’hésiterais pas un seul instant à voter contre eux. Les deux candidats encore en lice ne sont pas de véritables ennemis du libéralisme, on en trouve même quelques traces (comme dans un précipité) chez l’un (plutôt en économie) comme chez l’autre (plutôt sur les sujets de société). Mais pas de quoi les départager. Je les considère l’un comme l’autre comme symétriquement éloignés de l’idée que je me fais du libéralisme. Je ne vois donc pas pourquoi je devrais préférer l’un ou l’autre.
Je vous invite donc, chers lecteurs, à voter demain blanc ou nul, ce qui est un vote symbolique et marquant. Vous pouvez même choisir l’abstention, ce qui sera mon cas.
Sinon, tout le monde sait que Sarko va l’emporter facilement, alors j’aurai sûrement d’autres choses à faire demain soir que de regarder bêtement la télé.

