Indices (d’absence) de libéralisme
Lu dans Le Figaro : la palme de l’originalité revient à Laurence Boone, chef économiste France de Barclays Capital qui a établi, à l’attention de ses clients, un « indice du libéralisme des candidats ». Notés de - 4 à + 4 (pour le moins libéral au plus libéral) le classement n’est pas une surprise en soi. Mais les notes si : avec - 1,8 pour Ségolène Royal et + 1,6 pour Nicolas Sarkozy, les candidats affichent des programmes économiques plutôt modérés.
«Sarkozy n’est pas un ultralibéral »
« Comparé aux standards internationaux du libéralisme, Nicolas Sarkozy n’est pas un ultralibéral », explique Laurence Boone. Les critiques contre la BCE et son interventionnisme supposé coûtent des points au candidat UMP. « Remettre en cause la gouvernance de l’euro pourrait conduire à son affaiblissement et risque de relancer l’inflation, ce qui serait contre-productif », estime Laurence Boone. En revanche, Nicolas Sarkozy gagne du terrain sur sa rivale socialiste avec l’assouplissement du temps de travail et sa volonté de réduire le coût de l’emploi des salariés les moins productifs. « L’inverse de Ségolène Royal, dont la promesse de ramener le smic à 1 500 euros va renchérir le coût du travail non qualifié », estime Laurence Boone. Si les électeurs sont encore indécis, les investisseurs étrangers, eux, savent à quoi s’en tenir.


Je pense que Sarkozy a raison de critiquer la politique de la BCE à partir du moment où il ne remet pas en question son indépendance. Chacun est ainsi dans son rôle.
Sur le plan économique, Sarkozy est le plus libéral de tous les candidats, de loin. Sur le plan des libertés fondamentales, j’ai un doute. J’ai peur de mesures coercitives et liberticides, notamment dans le cadre d’une politique ‘volontariste de vivre-ensemble’ et de ‘discrimination positive’.
Je répète ce que j’écrivais ailleurs : sur le plan économique, et ce n’est pas de la provoc gratuite, je ne suis pas sûr qu’il soit le plus libéral (et encore moins “de loin”) ; je trouve le programme de Le Pen aussi extrêmement libéral, encore que, bien évidemment, il n’a pas peur de la contradiction en noyant le tout dans un magma protectionniste incohérent.
En fait je compte sur l’équipe de flingueurs derrière Sarkozy pour réformer l’Etat. Je pense que la clé de la réussite en France c’est la réforme de l’Etat: réduction des effectifs, imposition à la source … Si l’Etat est réformé, le reste peut suivre.
Pourvu qu’il ne s’arrête pas aux premières grèves quand il fera quelque chose. Sinon, c’est 5 ans de chiraquisme mou.